Ce confinement me permet de faire attention à la nature, d’écouter mon corps et tous ceux qui m’entourent. Cette nouvelle ambiance a fait écho dans ma vie spirituelle, communautaire et pastorale.

P. Hermann Nahantsoa CM

J’ai le plaisir de vous partager mon expérience pendant ce confinement

Le confinement m’a fait découvrir pour beaucoup de chose dans la vie. Il change notre manière de faire,  de vivre et même notre manière de penser. Avec ce confinement, on dirait que le monde s’arrête de respirer et le silence envahit les bruits qui nous habitent. Toute était tranquille ici au Berceau sauf les chants des différents oiseaux qui résonnaient et retentissaient dans tout le Parc. Ce confinement me permet de faire attention à la nature, d’écouter mon corps et tous ceux qui m’entourent. Cette nouvelle ambiance a fait écho dans  ma vie spirituelle, communautaire et pastorale. Je souligne quelques traits qui m’ont marqué pendant ce confinement sur la vie de prière, vie communautaire et notre mission ici au Berceau et mon expérience personnelle.  

  • Vie de prière : la prière est fondamentale dans notre vie. C’est par la prière que nous pouvons vivre en présence de Dieu. A cause de ce confinement, nous avions assez de temps personnel pour prier. Comme il est tranquille, les oiseaux regagnent les vieilles chaines du Berceau. Les chants des oiseaux me permettent de plonger dans ma prière de méditation. Le confinement ne change pas nos rythmes de prière en communauté mais cela a changé le mode sur lequel je connecte avec Dieu. J’ai besoin de prier en pleine nature tranquille. C’est une expérience nouvelle que je découvre pendant ce confinement. Avant le confinement, quand je prie dehors j’aimais réciter les chapelets en marchant. Mais pendant le confinement j’ai découvert qu’il est agréable de prier Dieu en méditant sa création.  
  • Vie de communauté : En générale, le confinement ne change rien à notre rythme journalier. Mais comme nous n’avons pas accès à la plupart de nos activités habituels, nous nous mettions d’accord de lire ensemble une fois par semaine la Constitution, le Coste est de deux fois par semaines et Fratelli tutti est une fois par semaine. Ces lectures sont suivies des discussions et de partages. Tous cela renforcent notre communauté, et nous permettent aussi de se retrouver régulièrement.
  • Expérience pastorale et personnelle : notre mission au berceau est repartie en trois axes principaux : « l’accueil des pèlerins et visiteurs du site du Berceau de Saint Vincent de Paul ; l’animation du centre spirituel pour des propositions locales, en lien avec le diocèse d’Aire et de Dax, et pour des propositions nationales voire internationales, en lien avec les différentes instances de l’Eglise et de la Famille Vincentienne ; et la recherche sur Saint Vincent de Paul et sa spiritualité. » (cf. lettre du Visiteur de Toulouse du 21 octobre 2015). Avec ce confinement tout est en suspendu. En outre, l’évêque du diocèse m’a nommé comme aumônier de l’EPHAD du Berceau, mais je n’ai pas le droit d’y aller avec ces mesures de barrière qu’on doit respecter. Par conséquent, je me consacre de faire le jardin. Cette activité me permet de s’étendre un peu et une manière aussi pour notre communauté de vivre l’encyclique du pape François sur le « laudato si » que nous travaillons avec des groupes des personnes de l’extérieures qui sont intéressées.  Ce confinement me permet aussi de  connaitre nos voisins. Je pense que grâce au confinement notre relation avec les voisins s’améliore.
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