5 nouvelles branches de la Famille Vincentienne

À chaque génération est de choisir si la vision de Vincent sera un souvenir de l’histoire, ou le souffle missionnaire vivant de chacun de ses membres

Famille Vincentienne

5 nouvelles branches de la Famille Vincentienne

Bernard Massarini
Bernard Massarini

En 2020, 5 nouvelles Congrégations ont rejoint la grande Famille Vincentienne: 

  1.  

   

Jean- Emile Anizan, un homme de Dieu dans la tempête. Il était supérieur général d’une Congrégation religieuse, directeur de l’Union des œuvres, et à ce titre animateur de l’évangélisation par l’ensemble des mouvements chrétiens de France…

C’était dans les années 1900. La France avec l’ensemble de l’Europe, était alors dans la tempête : “révolution” culturelle du scientisme, affaire Dreyfus, naissance du mouvement ouvrier, séparation de l’Eglise et de l’Etat, crispations de l’Eglise….

P. Anizan n’a voulu tenir qu’à Jésus et à l’annonce de son Evangile au peuple des banlieues naissantes. Il a été déposé de sa charge et désavoué par une visite canonique diligentée par Rome ; Sa foi au Christ et à l’Eglise n’a pas faibli. Pour rester fidèle à sa passion d’aimer les gens du peuple et de leur faire connaître Jésus, il s’est engagé comme aumônier volontaire dans les tranchées de Verdun.

En 1918 le pape Benoit XV l’a réhabilité en lui demandant de fonder l’institut religieux dont il rêvait. Il l’a fait. Ce sont les “Fils de la Charité”.

Aujourd’hui l’institut est présents dans 12 pays.

En Europe : 

  • France : 10 communautés ou présences (Paris ; Grigny ; Issy-Les-Moulineaux ; La Courneuve ; Saint-Ouen ; La Chapelle-Saint-Luc ; Valenciennes ; Lourdes, Bourges, Villeneuve-Saint-Georges).
  • Italie (Rome) 1 communauté,
  • Portugal 4 communautés : (SETÚBAL, FIDALGUINHOS/LAVRADIO, GUILHUFE PNE, ARRIFANA VFR) ;
  • Espagne 2 communautés (Getafe Icod de los Vinos) et 2 maisons ;

En Afrique :

  • Congo : 2 communautés (Brazzaville, Pointe Noire) ;
  • République Démocratique du Congo : Kinshasa ;
  • Côte-d’Ivoire 4 communautés (3 Abidjan + 1 N’douci),

En Amérique du Nord et du Sud :

  • Canada (Merida, Lenox, Montréal),
  • Colombie (Bogota),
  • Mexique 2 communauté,
  • Brésil 1 communauté (Facenda)

En Asie : 

  • Philippines 3 lieux (Keyzon, Marikina, Taytay)

2. 

Fondatrice : Marie Louise Angélique Clarac

L’enfance de Marie Louise Angélique Clarac : elle est née le 6 avril 1817, à Auch, en France dans une famille aisée.

Très tôt cependant, elle se montre sensible au sort des plus pauvres, portant déjà en elle le germe d’une vocation exceptionnelle.

Une vie de bonté : « Tout arbre bon produit de bons fruits…Un arbre mauvais ne peut donner de bons fruits…Donc, vous les reconnaîtrez à leurs fruits. » (Mt 17-20)

Toute jeune, Marie Louise a fait don de ses bons fruits et a choisi une vie religieuse remplie de charité envers l’humanité. Plus tard, à travers ses œuvres, elle fut reconnue comme « une dame de grand génie et d’un zèle remarquable ».

Sa vie religieuse :  Sœur Marie Louise Angélique Clarac revêt l’habit des Filles de la Charité de Saint Vincent-de-Paul le 12 mai 1842, attirée par le dévouement envers les pauvres et les nécessiteux. Après des débuts comme enseignante à Clermont-Ferrand et Toulouse, à sa demande, elle part en mission en Algérie, en 1848 pour une période de 6 ans.

De retour en Italie, à l’âge de 37 ans, elle fait de Turin son domicile et le centre de ses œuvres charitables. En 1862, sous le conseil de l’évêque d’Ivrée Mgr Luigi Moreno, elle acquiert un vaste complexe qui comprend, entre autres, un jardin d’enfants, une école et un oratoire. Neuf ans plus tard, en 1871, elle quitte définitivement la famille des Filles de la Charité de Saint Vincent-de-Paul et fonde la Congrégation des Sœurs de Charité de Sainte-Marie, non sans avoir surmonté de nombreux obstacles.

Elle travaille avec persévérance, humilité et patience à multiplier et solidifier ses œuvres jusqu’à son décès à l’âge de 70 ans, le 21 juin 1887.

Le 26 janvier 1981, le Pape Jean-Paul II confirme l’ouverture du procès en vue de sa béatification.

Les sœurs sont 300 dans 11 pays : Italie, Argentine ; Canada ; Mexique ; USA ; Chili, Equateur ; Colombie ; Pérou, Bolivie et une seule communauté en France à Auch

3. Les Sœurs de Saint Vincent de Paul de Lendelede

La Congrégation a été fondée le 5 décembre 1811 par l’Abbé Jacobus Guilielmus Benedictus De Beir (1763-1854), curé de la Paroisse de Lendelede, Diocèse de Bruges, Flandre Occidentale en Belgique, et Sœur Catherine van Ooteghem qui a inculqué l’esprit de service de Saint Vincent aux malades, aux pauvres et aux jeunes, ainsi que d’autres services de charité.

Il a commencé avec le groupe de trois filles qui s’occupaient de l’école des enfants pauvres, puis en 1827 un deuxième groupe qui s’occupait des malades et des vieillards et en 1838 un troisième groupe qui s’occupait des malades à domicile. C’est en 1856 que ces trois groupes furent réunis sous le nom de « Sœurs de Saint Vincent de Paul de Lendelede ». En 1955 l’institut de droit diocésain s’est uni aux sœurs de Saint Vincent de Paul de Menen, Belgique.

Elles sont au Rwanda, en Belgique et à Amiens depuis 2 ans maintenant.

4. Sœurs Missionnaires de la Charité

La congrégation est née le 4 septembre 2014 de l’union des quatre instituts :

 –  les Sœurs du Bon-Sauveur de Caen, fondées en 1730 pour l’enseignement et le soin à domicile après 1905 elles se chargeront des soins psychiatriques et de l’enseignement des sourds ;

 – les Sœurs de la Charité de Sainte-Marie d’Angers fondée en 1679 pour l’hôpital de la ville : 

– les Sœurs de Saint-Charles d’Angers : fondée en 1714 à Angers pour l’éducation

– et celles de la Sainte Famille de Nantes fondée en 1856 par un abbé pour le service des malades.

La Congrégation est présente dans 9 pays. : la Centrafrique, l’Espagne, la Guinée-Conakry, l’Italie, l’Irlande, la France, Madagascar, les Pays de Galles ; le Sénégal. Elle est composée de 3 régions et d’une délégation : la région France, (42 communautés), la région Madagascar (11 communautés), la région Sénégal-Guinée (6 communautés), la délégation Centrafrique (3 communautés).

5.  Le Rosier de l’Annonciation 

La communauté des sœurs du Rosier de l’Annonciation a été fondée en 2010 dans le diocèse de Blois par sœur Laetitia Tremolet de Villers, installée dans les premières années à proximité de la Communauté Saint Martin. Rejointe par d’autres jeunes femmes, elles s’installent en 2014 à Laval, puis en 2016 à Lourdes, sous la protection de la Vierge Marie, depuis le 2 février 2019 elles sont reconnues comme une association publique de fidèles, par l’évêque de Tarbes et Lourdes.

Le 22 août 2018, une rencontre inattendue avec le couvent de Marcassu ouvre une période de discernement pour l’installation de la communauté dans le diocèse d’Ajaccio. En septembre 2019, les soeurs font d’abord le choix, en accord avec l’évêque du lieu, d’Installer leur maison de Formation au Couvent de Marcassu (Haute-Corse). En mars 2020, le confinement leur donne l’occasion de vivre plusieurs mois sur place et de confirmer leur désir d’enraciner la communauté dans ce diocèse. Elles décident néanmoins de garder leur maison de Lourdes où actuellement une famille loge sur place et y assure un accueil de pèlerins à la demande. Les sœurs s’engagent par des vœux privés qu’elles renouvellent chaque année. 

En contemplant le mystère de l’Incarnation du Christ en Marie, ces femmes consacrées veulent annoncer par toute leur vie l’Amour de Dieu aux hommes. Elles développent un ministère particulier au service des familles.

Les sœurs professes portent un habit marron, couleur de la terre qui nous ramène à notre condition originelle de servante du Seigneur. La ceinture, signe du vœu de chasteté est aussi un rappel de la ceinture que portait la Vierge Marie lors de ses apparitions à Lourdes. Le voile blanc représente le Baptême, les trois bandes sur la tête représentent la foi, l’espérance et la Charité. Les sœurs reçoivent le bandeau doré après trois ans de vœux temporaires. La couleur or est là pour témoigner de la Résurrection. Les novices quant à elles, portent une jupe bleue et un haut blanc aux couleurs de la Vierge sous la protection de laquelle elles se mettent le temps de leur formation. 

La communauté a choisi son nom en mémoire de l’Annonciation, mystère joyeux, appelé par Saint Jean-Paul II le « mystère-mère ». C’est le mystère de la vocation de la femme, de la vie nouvelle, du Christ-prêtre présent en Marie, le mystère de l’Espérance. C’est ce mystère que les sœurs veulent annoncer par toute leur vie. Mais alors pourquoi « du rosier ». En référence à Sainte Myriam de Jésus-Crucifiée, une carmélite palestinienne canonisée le 17 mai 2015 qui recevait des messages de Jésus durant lesquels il appelle la France « Mon Rosier ».