Homélie. 12e dimanche du temps ordinaire

Ce passage de l’évangile a trouvé un écho favorable chez les chrétiens, dès les premiers temps de l’Église. Souvenons-nous aussi, que le Pape François nous a invités à méditer ce passage le 27 mars 2020, depuis la place St Pierre complètement vide, sous une pluie battante, au moment le plus angoissant de la pandémie.

Alexis CERQUERA

Homélie. 12e dimanche du temps ordinaire

Ce passage de l’évangile a trouvé un écho favorable chez les chrétiens, dès les premiers temps de l’Église. Souvenons-nous aussi, que le Pape François nous a invités à méditer ce passage le 27 mars 2020, depuis la place St Pierre complètement vide, sous une pluie battante, au moment le plus angoissant de la pandémie.

L’évangéliste Marc cherche à fortifier la foi de la communauté implantée à Rome, menacée par la persécution et l’hostilité de l’Empereur. Son seul objectif est d’exhorter les chrétiens à faire confiance à Jésus et à sa Parole !

C’est le soir, la nuit tombe. Le Seigneur incite les disciples à traverser la mer pour regagner l’autre rive. Il les exhorte à quitter la « sécurité » pour aller vers l’inconnu, à la rencontre « des autres », de ceux qui n’appartiennent pas à leur groupe, à leur communauté. Après des jours de prédication, de miracles, de « célébrations » il leur faut courir le risque d’annoncer la Bonne Nouvelle à ceux qui sont « loin »

Pour vivre le message évangélique dans la joie et l’espérance, il nous est nécessaire d’aller à la rencontre de ceux qui sont aux marges : « sur l’autre rive ». Jésus invite ses disciples – nous aujourd’hui- à se décentrer, se déplacer… Or le changement, quel qu’il soit, peut réserver des surprises !  

Et pour les disciples, elles arrivent sans tarder… Le temps se déchaîne, le vent est violent, la barque battue par les vagues…  Jésus est étrangement gagné par un profond sommeil ! Les disciples, aux commandex, sont pris de panique au milieu de cette grande tempête.

Le dialogue entre le Maitre et ses disciples peut surprendre, mais il est explicable et compréhensible dans de telles circonstances.

L’évangéliste Marc utilise le verbe « avoir peur », mais ici, il signifie plutôt « être lâche ». Jésus ne désapprouve pas la peur. Il la comprend parce que lui-même l’a vécue. Elle fait partie de notre vie, et nous sommes fréquemment confrontés à des situations qui peuvent la provoquer. Le courage suppose la peur.

La lâcheté, par contre, peut nous empêcher d’affronter avec responsabilité les tempêtes de notre existence.

La lâcheté, contraire à la foi, il nous arrive parfois de la cultiver et de l’habiller de dévotions désincarnées, de ritualismes vides et de conformisme paresseux.

En ce moment de crise de notre société et de notre Église il est important et urgent de mener une réflexion courageuse et créative ainsi qu’une autocritique de nos peurs et lâchetés. Un dialogue sincère et collaboratif, doit nous aider à assumer d’une manière responsable « les passages vers l’autre rive ».

Aujourd’hui en Église il nous faut réécouter cette interpellation de Jésus : « Pour quoi vous êtes si lâches ? N’avez-vous pas encore la foi ? »

Il nous faut reconnaître, avec sincérité, que nous ne prenons pas au sérieux, tout ce que l’Évangile signifie et ce à quoi Il nous appelle. Dans notre rapport au monde, nous restons sur la défensive sans chercher à résoudre les problèmes de fond et nous avons les yeux rivés sur un passé dit « glorieux », mais entachés d’injustices et mépris vis-à-vis beaucoup des populations signalées d’être « au marge » (les homosexuels, les mères célibataires, les femmes, les indigènes…), et par la suite tant des demandes de pardon envers eux ! mais nous résistons à l’appel du Seigneur : « aller vers l’autre rive ».  Restant sur cette attitude nous exposons, alors, à réduire l’Evangile à un tranquillisant supplémentaire !

De même, la foi en Jésus n’est pas une recette psychologique pour combattre les peurs ! Au contraire elle est la confiance radicale en un Dieu-Père et l’expérience de son amour inconditionnel pour tout être humain. Elle offre un socle spirituel solide pour affronter la vie dans la Paix et l’harmonie.

Le Christ, avec l’autorité qui lui vient de son Père, apaise la tempête. Ses gestes et ses paroles, rappellent le récit de la genèse : Fils du Créateur, Il va apaiser les éléments en furie, à la stupéfaction de ses disciples : « Qui est-il donc, pour que même le vent et la mer lui obéissent ? »

Il est évident que le Seigneur n’allait pas laisser périr ses disciples, malgré leur manque de confiance. La mission évangélisatrice est urgente ! Néanmoins ils doivent s’entraîner à la confiance, la disponibilité et l’autorité. Contre les ennemis destructeurs d’humanité il convient de se montrer solide dans la foi.

Le fait que Jésus apaise la tempête est pour les disciples, est un moment révélateur. La parole de Jésus est la parole créatrice de Dieu.

Dans ce récit, tout finit bien : les disciples ne périssent pas, Jésus les sauve. Mais ils vont périr un jour.

De plus, ils sont nombreux ceux qui, perdus dans une situation périlleuse, dans l’obscurité, dans le chaos, ne s’en sortent pas, crient éperdument vers Jésus… et périssent ! Nous mourons, nous aussi !

Le but de ce récit n’est donc pas de dire aux disciples – à nous aujourd’hui –  que nous survivrons si nous faisons appel à Jésus, mais de nous rappeler que dans le danger, dans la souffrance incompréhensible, dans la mort même, nous ne sommes pas abandonnés. Nous sommes dans un monde animé par la Parole de Dieu, celle de Jésus, et nous sommes entourés par sa puissance mystérieuse. Face à la souffrance, face à la mort, face au chaos, il faut du courage ! Sur le lac, ce moment révélateur de la majesté incompréhensible de Jésus donne ce courage aux disciples. Il nous le donne encore !

Le pape François a affirmé ce 27 mars 2020 : « Embrasser la croix, c’est trouver le courage d’embrasser toutes les contrariétés du temps présent, en abandonnant un moment notre soif de toute puissance et de possession, pour faire place à la créativité que seul l’Esprit est capable de susciter. C’est trouver le courage d’ouvrir des espaces où tous peuvent se sentir appelés, et permettre de nouvelles formes d’hospitalité et de fraternité ainsi que de solidarité. Par sa croix, nous avons été sauvés pour accueillir l’espérance et permettre que ce soit elle qui renforce et soutienne toutes les mesures et toutes les pistes possibles qui puissent aider à nous préserver et à sauvegarder. Étreindre le Seigneur pour embrasser l’espérance, voilà la force de la foi, qui libère de la peur et donne de l’espérance. »

 

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Homélie Fête de la Sainte Famille. 29 décembre 2019. Chapelle Saint Vincent de Paul – Paris

Après la fête de la Nativité, voici une fête plus intime : la Sainte Famille. Une fête instituée dans notre calendrier liturgique en 1921, dans un contexte où la société s’était déjà largement sécularisée et où le pape Benoît XV...

Alexis CERQUERA

Homélie Fête de la Sainte Famille. 29 décembre 2019. Chapelle Saint Vincent de Paul – Paris

Après la fête de la Nativité, voici une fête plus intime : la Sainte Famille. Une fête instituée dans notre calendrier liturgique en 1921, dans un contexte où la société s’était déjà largement sécularisée et où le pape Benoît XV a voulu recentrer l’attention sur la famille comme première cellule sociale et cellule privilégiée d’éducation et de vie chrétienne.

La liturgie nous propose une lecture d’un passage du livre de Ben Sirac, (2è siècle avant notre ère). Dans ce passage c’est respect qui est placé comme une valeur fondamentale. C’est le respect qui construit de façon générale dans nos relations avec les autres et de façon particulière avec nos proches, dans nos familles. Respect les autres c’est (pour Ben Sirac) manifester la présence de Dieu, c’est lui rendre hommage à partir de nos relations avec les autres. Un passage attire mon attention : l’importance que le Siracide donne aux personnes âgées. Il est terrible aujourd’hui constater qu’elles sont souvent conduites dans des centres d’hébergement et très souvent abandonnées par leurs enfants, il serait bon de relire Ben Sirac et de nous rappeler les valeurs traditionnelles de respect envers les aînés quels que soient leur âge et leur état de santé.

L’apôtre Paul, donne la place principale à l’amour comme source et soutient de nos relations humaines et familiales. Et c’est le Christ des Évangiles qui nous présente le mieux le visage du Dieu-Amour. Paul, nous invite ainsi à nous revêtir de cette Amour transformé en tendresse, bonté, humilité, douceur et patience… et nous pouvons y ajouter les valeurs que nous pouvons considérer constructifs de nos relations…

Mais, il faut le dire, je ne suis pas d’accord avec Paul, quand dans les recommandations qu’il fait aux familles de son temps il annonce : « Vous les femmes, soyez soumises à votre mari; dans le Seigneur, c’est ce qui convient ». Je crois que si nous sommes fidèles au Dieu de Jésus Christ, cette recommandation est devenue caduque et obsolète, car elle ne tient pas compte de l’évolution et de l’égalité homme/femme de nos sociétés contemporaines, même si saint Paul atténue sa recommandation par la suivante : « Et vous les hommes, aimez votre femme, ne soyez pas désagréables avec elle ». Pour saint Paul, c’était novateur et révolutionnaire de demander aux hommes d’aimer leur femme, mais pour nous, ça relève du gros bon sens.

Je sais que le concept de famille nous semble un concept vague et difficile de cerner, mais il s’agit pleinement d’une réalité sociale a dimensions théologiques et christologiques :

Il faut souligner que nos familles, quelles qu’elles soient d’ailleurs, construites à l’image du Christ ou pas, sont le lieu par excellence de notre enracinement dans la vie. C’est le premier endroit de notre socialisation, c’est-à-dire de notre manière de nous insérer dans un groupe humain. « Nous y découvrons des valeurs, des codes de conduite, parfois aussi des contradictions. C’est en elles que nous faisons également l’expérience de nos premières frustrations de désirs non assouvis. Mais pardessus-tout, les familles sont le lieu où se construit chaque être humain par les mots de tendresse et de douceur. La famille est le lieu par excellence d’apprentissage de l’amour. Aux yeux de Dieu, nous ne sommes pas des étrangers les uns pour les autres. Nous sommes ses enfants appartenant à une même famille, sa famille ».

La fête de la sainte Famille, pour moi, n’est pas la promulgation d’un modelé unique, sous la forme idyllique de la famille de Nazareth… parce qu’elle-même a traversé aussi des situations fortement humaines comme l’exile, le doute, l’incompréhension…

Il nous faut relire attentivement l’exhortation apostolique Amoris lætitia pour nous rendre compte que la famille n’est pas un patrimoine unique de l’Église mais qu’elle a une importance capitale pour la construction de la société : « Fidèles à l’enseignement du Christ, nous regardons la réalité de la famille aujourd’hui dans toute sa complexité, avec ses lumières et ses ombres […]. Le changement anthropologique et culturel influence aujourd’hui tous les aspects de la vie et requiert une approche analytique et diversifiée ».

La famille « chrétienne s’exprime dans sa diversité humaine : famille traditionnelle, famille reconstituée, famille monoparentale, et on peut ajouter aujourd’hui : famille homosexuelle…

On peut bien refuser de reconnaître certains types de familles, mais on ne pourra jamais empêcher leur existence; toutes ces familles font partie de notre réalité d’aujourd’hui. Aucune ne doit être idéalisée, car aucune n’est parfaite. En revanche, aucune, non plus, ne doit être exclue ou condamnée, car toutes peuvent porter le Christ au monde et peuvent en témoigner.

En cette fête de la Sainte Famille, invitons toutes nos familles, quelles qu’elles soient, au respect entre les générations, à revêtir nos cœurs de tendresse, de bonté, d’humilité, de douceur, de patience, de pardon et d’Amour mutuel, comme le demande saint Paul, en y ajoutant toutefois l’égalité homme/femme et la réciprocité entre parents et enfants, et à la solidarité avec les hommes et les femmes blessés, rejetés, exilés, opprimés, comme l’exige l’évangéliste Matthieu.

Dans l’exhortation Apostolique nous trouvons cette prière :

Jésus, Marie et Joseph
en vous, nous contemplons la splendeur de l’amour vrai,
en toute confiance nous nous adressons à vous.

Sainte Famille de Nazareth,
fais aussi de nos familles un lieu de communion et un cénacle de prière, d’authentiques écoles de l’Évangile et de petites Églises domestiques.

Sainte Famille de Nazareth,
que plus jamais il n’y ait dans les familles des scènes de violence, d’isolement et de division ; que celui qui a été blessé ou scandalisé soit, bientôt, consolé et guéri.

Sainte Famille de Nazareth,
fais prendre conscience à tous du caractère sacré et inviolable de la famille, de sa beauté dans le projet de Dieu.

Jésus, Marie et Joseph,
Écoutez, exaucez notre prière

Amen !

 

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Homélie Veillée de Noël. 24 décembre 2019. Chapelle saint Vincent de Paul – Paris

Le grand jour est arrivé, « la terre tout entière est en fête, car le Seigneur vient ». Le Seigneur est là, parmi nous. Son visage est posé sur nous et nous sommes en allégresse, nous nous réjouissons de sa présence dans notre histoire.

Alexis CERQUERA

Homélie Veillée de Noël. 24 décembre 2019. Chapelle saint Vincent de Paul – Paris

Le grand jour est arrivé, « la terre tout entière est en fête, car le Seigneur vient ». Le Seigneur est là, parmi nous. Son visage est posé sur nous et nous sommes en allégresse, nous nous réjouissons de sa présence dans notre histoire.

Ce soir, nous vivons le commencement d’un temps nouveau, d’un temps inauguré par le Seigneur. Un temps qui se renouvelle tous les jours, toujours nouveau, c’est une nouvelle création.

Ce soir, nous fêtons l’amour incommensurable de Dieu envers son humanité. Lui-même est venu habiter notre humanité, il a pris chair de notre chair… Mais il n’est pas venu avec le fracas d’une star médiatique. Il est rentré dans notre histoire dans  le silence le plus profond. Et c’est dans ce silence qu’éclate la révélation définitive de l’Amour de Dieu par la naissance de Jésus-Christ. Le Seigneur est venu dans la pauvreté de notre humanité pour nous rendre riches de son amour.

La nuit est finie, et un jour d’amour arrive pour l’humanité… « Quand l’amour est vraiment don, quand l’amour est pure générosité, quand l’amour est espace d’accueil, alors il fait jour » alors c’est Noël, la fête que l’humanité célèbre avec son Dieu, le Seigneur.

Aujourd’hui, le Seigneur a décidé de nous rendre heureux, de nous montrer le chemin, de nous donner son Fils… Aujourd’hui, par ce mystère de l’Incarnation, Dieu exprime son désir de nous conduire vers lui…  tout en respectant notre liberté…

Il y a dans cette nuit la naissance de l’humanité à la dignité. Il y a dans cette nuit la Révélation de Dieu dans la Pauvreté.  Il y a dans cette nuit, la rencontre entre l’homme et Dieu, entre l’humanité et la Divinité… Cette nuit, l’humanité a rencontré son chemin vers Dieu.

Ce n’est pas un conte de fées, ce n’est pas une histoire pour amuser l’imagination des enfants rêveurs… Cette nuit, le Seigneur nous révèle son visage d’Amour, cette nuit, le monde est en fête et nous célébrons un monde nouveau, une humanité nouvelle, un Dieu toujours neuf, une histoire qui commence…

Nous vivons ce paradoxe de Noël, nous vivons la puissance de Dieu qui se fait petit ; nous vivons ce message d’amour, dans un contexte de deshumanisation ; nous vivons cette incarnation de Dieu dans notre histoire, dans un contexte de refus de Dieu dans notre quotidien ; Dieu se fait lumière, mais l’être humain parfois ne veut pas voir clair ; Dieu vient vivre avec nous, mais l’humanité, est en train de le mettre dehors… mais c’est ainsi, et même dans des réalités plus dures, que le message de Dieu retentit et doit se faire entendre. Noël n’est pas une fête pour rester dans une euphorie passagère. Il est nécessaire que nous quittions le monde des mythes, il ne s’agit pas d’imaginer, de s’émouvoir d’une manière sentimentale et artificielle… Il importe,  et c’est  essentiel de situer Jésus-Christ dans l’activité humaine la plus pressante.

L’humanité souffre énormément, les guerres, les conflits, les maladies, la négation des droits de l’homme, les sans-papiers et les gens de la rue en France, les enfants volés et prostitués en extrême orient… dans toute la géographie du monde, l’humanité souffre et subit des violences énormes… mais malgré cela, l’humanité reste et restera dans le cœur de Dieu. Et à chaque fois, son message de paix, de solidarité, de vie, prend  un sens… Non, l’humanité n’est pas perdue, ni morte, ni finie… elle est dans le cœur de Dieu et Dieu n’arrête pas de l’aimer.

Noël dépasse toute compréhension : Dieu a pris chair dans notre chair et se fait humain dans notre humanité, Il n’a pas pris les meilleurs, les surhumains, ou la forme d’un héros… Il est né dans notre humanité dure et têtue, et il a accepté de devenir l’un des nôtres, pour que nous puissions « le voir » à côté de nous, à partager notre humanité… Il est l’un des nôtres pour nous montrer le chemin vers lui et en même temps le chemin vers la profondeur de notre humanité. kDieu est en nous, en toi, en moi… Dieu se fait visible en son Fils, et son Fils en s’incarnant dans notre humanité nous rend visible le Seigneur notre Dieu.

Noël, c’est la fête du recommencement, noël c’est la fête de la vie nouvelle, noël c’est la fête de l’homme divinisé par Dieu.

Ce soir, la nuit laisse la place à la lumière, « La grâce de Dieu se manifeste pour le salut de tous les hommes » : Jésus Christ est au dedans de nous, comme le cœur de notre cœur, et c’est à travers Lui que nous pourrons embrasser toute l’humanité et nous considérer les uns et les autres comme des frères et des sœurs unis par un seul amour.

En cette nuit sainte, laissons la porte ouverte à Jésus Christ, pour qu’il naisse dans notre vie, dans notre entourage, dans notre quartier, dans nos relations… Laissons cette porte ouverte pour qu’il vienne et continue à vivre avec nous : « Seigneur tu viens, c’est vrai ! Seigneur tu es là ! Seigneur, nous voici, nous t’attendons. Nous ne savions pas qui tu étais, mais maintenant nous reconnaissons ton visage. Seigneur, prends nous ! fais que tous ensemble nous devenions une humanité enfin humaine, et que sans bruit, dans la vérité, dans l’authenticité de chacune de nos journées, nous apportions à tous nos frères en humanité, la lumière adorable de ton Visage. Seigneur, ce Visage imprimé dans nos cœurs, ce Visage que nous attendions, le Visage après lequel soupirait toute la terre, le Visage éternel de l’Amour ». (Maurice Zundel)

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Dimanche 30 Temps ordinaire – C (Lc 18,9-14). Méditation.

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La Congrégation de la Mission

La Congrégation de la Mission

Née au XVIIe siècle de l’expérience faite par Vincent de Paul de la misère spirituelle et corporelle des plus démunis, la “Société des Prêtres de la Mission” a pour but essentiel de suivre le Christ évangélisateur des pauvres.

En lien avec le clergé diocésain, la Société des Prêtres de la Mission est présente à travers différentes formes d’évangélisation : les missions paroissiales itinérantes, la formation des futurs prêtres et les missions dans les pays pauvres. Elle comporte des prêtres et des frères, les uns et les autres engagés dans l’action missionnaire.

La finalité de la Congrégation de la Mission est de suivre le Christ Évangélisateur des pauvres. Cet objectif se réalise dans la fidélité à Saint Vincent par :

• La mission : qui invite à aider son prochain, à annoncer l’Évangile aux pauvres et à célébrer le Christ à travers les sacrements.
• La vie communautaire : qui s’exprime dans une communion fraternelle, avec simplicité et humilité, partage et prière.
• La vie spirituelle : qui puise son dynamisme dans la contemplation de Jésus Christ, Fils de Dieu envoyé par le Père.

La Congrégation fut approuvée par Urbain VIII en 1633 sous le nom de Société des Prêtres de la MissionVincent de Paul ajouta bientôt à la mission de sa société la direction de séminaires diocésains, une des grandes urgences de son temps. En 1792, ils dirigeaient 51 grands séminaires en France. Ils se mirent également à prêcher des retraites, inaugurées par les Conférences du Mardi de Saint Vincent de Paul en 1633. Ils sont partis pour des missions lointaines (Tunis en 1645, Madagascar en 1648, l’Empire Ottoman en 1783). Ils ont entrepris des œuvres d’éducation et de charité.

La Congrégation compte aujourd’hui environ 3000 membres, répartis en 535 maisons à travers le monde ; elle est restée en priorité orientée vers l’évangélisation des plus pauvres et des marginaux.