Le Berceau accueille des jeunes

Tous les bénévoles animateurs sont heureux de participer à la découverte de ce géant de la charité qui touche les jeunes, par son grand sens du service des plus pauvres et le fait qu’il n’est pas un religieux qui enferme dans des cases, mais qui donne le goût de la rencontre.

Bernard Massarini

Le Berceau accueille des jeunes

Quels jeunes ?

Chaque année le Berceau reçoit 10.000 personnes durant l’année, et d’avril à juin, elle accueille plus de 800 jeunes. Il y a deux types de passages : ceux d’une journée de 10h à 16h, et ceux pour des sessions de 2 à 5 jours, dans le cadre d’une préparation au sacrement de confirmation ou d’une session « silence et prière » organisée par un groupe ou un mouvement.

Les passages sur une journée concernent des jeunes de 9 à 18 ans d’aumôneries scolaires d’établissements privés ou publics, et de jeunes en catéchèse dans leurs paroisses.

Ceux qui viennent pour la préparation au sacrement de confirmation viennent de secteurs paroissiaux de diocèses de la province ecclésiastique, et de plus loin (Versailles, Carcassonne, …).

Nous recevons aussi la centaine de jeunes du pélé-VTT durant la période estivale juste quelques heures, et quelques équipes d’étudiants du Raid 4L Trophy, rallye voiture de France au Maroc, sponsorisées par la SSVP.

Viennent aussi des jeunes de toute la France avec les prêtres de la Fraternité St Thomas Becket, pour des sessions d’initiation à la vie intérieure et à la prière.

Quel accueil ?

C’est une équipe animatrice de 7 personnes, 4 laïcs, une sœur et deux prêtres, qui assure ce service général d’accueil. Ils présentent ou des témoignages ou des enseignements sur les sacrements, la foi, le credo… etc…

Aux groupes qui passent, plusieurs temps sont proposés :

– la découverte du lieu avec une vidéo accompagnée d’explications sur la Famille Vincentienne ;

– puis la visite de Ranquines, la maison natale. C’est l’occasion de raconter des détails de la vie de saint Vincent, en s’appuyant sur les divers objets qui nous le rappellent : les citations des lettres de saint Vincent, le fauteuil de la famille qui le recevait dans l’internat qu’il avait fondé, et le buste du visage mortuaire,

– enfin la chapelle, où l’on porte l’attention sur la foi comme source de la vie de saint Vincent.

Les groupes reçoivent des feuillets pour noter leurs découvertes.

Après leur temps de restauration, nous leur proposons divers types de jeu pour approfondir la connaissance de St Vincent. Certains sont très mobiles, d’autres plus statiques : du jeu de l’oie aux mots croisés, en passant par l’enquête sur le vol, les traversées pour être au service des plus faibles, la richesse de la vie familiale. Chacun des jeux est constitué de 3 à 5 étapes qui comprennent ou des approches de textes bibliques, ou des lectures d’extraits de saint Vincent, et des défis sportifs (course d’obstacle, labyrinthe, etc.).

Pour chaque groupe qui va de 40 à 300 participants, nous sommes de 2 à 6 animateurs présents, suivant le nombre, pour mieux aider à un déroulement qui permette à tous de vivre ce temps dans les meilleures conditions possibles. La meilleure taille du groupe est la trentaine.

Quelles leçons ?

La rencontre de groupes s’effectue dans une grande simplicité. Le temps de présentation rapide passé pour aider chacun de trouver sa place et être (re)connu ; les adultes présents nous accompagnent, participent, encadrent à travers les différentes activités. Les objectifs définis et le cadre posé, commence un véritable partage de connaissances, de compétences et de plaisir au service de la découverte ou de l’approfondissement de Mr Vincent et de ses œuvres. A la fin de la journée, selon les groupes, le temps consacré à la visite ou aux activités, à l’expérience vécue par les uns ou les autres, le retour ou la synthèse nous renforcent dans le besoin de ces jeunes à entendre le message de Mr Vincent – criant d’actualités – et profondément à l’écoute.

Des témoignages où la parole se libère permettent un retour sur des événements intimes, un temps nécessaire de réflexion sur nos  choix de  vie.

Chaque groupe a ses attentes et chaque visite est différente, enrichissant chacun de ces rencontres multiples dans la sérénité du site.

Tous les bénévoles animateurs sont heureux de participer à la découverte de ce géant de la charité qui touche les jeunes, par son grand sens du service des plus pauvres et le fait qu’il n’est pas un religieux qui enferme dans des cases, mais qui donne le goût de la rencontre. L’évocation de la honte de son père, de ses larmes après sa visite à sa famille, touche beaucoup qui le trouvent accessible.

Certains jeunes ou animateurs vont même laisser quelques mots sur le cahier des prières de Ranquines, confiant à Saint Vincent des personnes en souffrance dans leur voisinage ou même parfois dans leurs familles.

Il nous est demandé d’être inventifs pour redonner confiance aux plus jeunes qui sont objets de railleries dès qu’ils sont reconnus comme croyants. Nous les aidons à découvrir que croire est comme goûter sa musique propre. A l’image des divers styles musicaux : rap, slam, rock, raï face auxquels nous pouvons marquer surprise, mais jamais rejet, car les styles musicaux sont tous également respectables.

Il nous faut aussi nous faire proche des plus grands, confrontés à une existence incertaine, souvent violente et vide de sens, pour leur offrir un espace et une parole vivante et dynamique, accompagnée d’un témoignage de vie heureuse et donnée au service des autres, les aidant ainsi à retrouver confiance dans leur foi hésitante et souvent fragilisée par leur environnement, et à se remettre sur la route pour, avec les autres, faire naitre le monde de demain dont ils rêvent : monde fraternel et solidaire, un monde des relations humaines épanouissantes, à l’image du royaume dont Jésus a dessiné les traits durant son existence terrestre.

L’équipe trop petite pour ce merveilleux service est preneuse de bonnes volontés pour nous aider dans ces temps d’animation, aidant à enrichir les témoignages qui pourront être portés aux jeunes. Intéressé, il faut avoir la foi, connaitre un peu Saint Vincent, aimer l’animation pour contribuer à animer ou juste accompagner ces temps. Si cela vous dit et qu’avez un peu de temps, n’hésitez pas à nous contacter, nous serons heureux de vous compter parmi les bénévoles au service des jeunes.

, Anita Briffeuil ; Elena Cruz CALVO ; Bernard MASSARINI ; Frédéric PELLEFIGUE 🔸

Il nous est demandé d’être inventifs pour redonner confiance aux plus jeunes qui sont objets de railleries dès qu’ils sont reconnus comme croyants. Nous les aidons à découvrir que croire est comme goûter sa musique propre.

Bernard Massarini
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Le père Pedro reçoit le prix Fondation Air France pour son action auprès des pauvres à Madagascar

Auteur : Pierre Lacombe • Publié le 4 décembre 2019 sur le site de : France-Info. Outre-mère. Le Père Pedro qui lutte depuis 30 ans pour la réinsertion sociale et économique des plus pauvres à Madagascar a reçu ce mardi 3 décembre le prix Fondation Air France, en présence de Brigitte Macron, au Musée du quai Branly à Paris.

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2e Dimanche de l’Avent. Préparez. “Préparez le chemin du Seigneur, rendez droites ses sentiers”. Homélie en la Chapelle Saint Vincent de Paul – Paris

Pendant tout l’Avent, nous entendons parler de la venue du Seigneur et de l’attitude qui convient pour ne pas manquer sa visite. Il me semble que les textes qui sont proposés par la liturgie, durant ces quatre dimanches, nous dictent quatre attitudes : veiller, préparer, espérer, écouter (une par dimanche). Quatre mots, mais ce sont des verbes actifs, car il faudra le faire. Alors, dimanche dernier, le premier dimanche de l’avent, nous étions invités à « veiller ». Aujourd’hui, le deuxième dimanche, nous sommes invités à préparer. « Préparez le chemin du Seigneur. »

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Homélie du Deuxième dimanche de l’Avant. 8 décembre 2019. Chapelle de la Médaille Miraculeuse – Paris

Des faux prophètes, le monde en crève ! Leur message fascine mais il confond, fait peur et désoriente. Il y a tant de « prophètes de malheur » et nous manquons cruellement des prophètes d’espérance. Les premiers, proposent de vivre « des attentes et non pas en attente », de se contenter des petits espoirs mais n’apprennent pas à vivre dans l’espérance. Ces prophètes de malheur divisent l’humanité, paralysent les cœurs et n’apportent surtout pas la paix.

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Le Berceau accueille des jeunes

Quels jeunes ?

Chaque année le Berceau reçoit 10.000 personnes durant l’année, et d’avril à juin, elle accueille plus de 800 jeunes. Il y a deux types de passages : ceux d’une journée de 10h à 16h, et ceux pour des sessions de 2 à 5 jours, dans le cadre d’une préparation au sacrement de confirmation ou d’une session « silence et prière » organisée par un groupe ou un mouvement.

Les passages sur une journée concernent des jeunes de 9 à 18 ans d’aumôneries scolaires d’établissements privés ou publics, et de jeunes en catéchèse dans leurs paroisses.

Ceux qui viennent pour la préparation au sacrement de confirmation viennent de secteurs paroissiaux de diocèses de la province ecclésiastique, et de plus loin (Versailles, Carcassonne, …).

Nous recevons aussi la centaine de jeunes du pélé-VTT durant la période estivale juste quelques heures, et quelques équipes d’étudiants du Raid 4L Trophy, rallye voiture de France au Maroc, sponsorisées par la SSVP.

Viennent aussi des jeunes de toute la France avec les prêtres de la Fraternité St Thomas Becket, pour des sessions d’initiation à la vie intérieure et à la prière.

Quel accueil ?

C’est une équipe animatrice de 7 personnes, 4 laïcs, une sœur et deux prêtres, qui assure ce service général d’accueil. Ils présentent ou des témoignages ou des enseignements sur les sacrements, la foi, le credo… etc…

Aux groupes qui passent, plusieurs temps sont proposés :

– la découverte du lieu avec une vidéo accompagnée d’explications sur la Famille Vincentienne ;

– puis la visite de Ranquines, la maison natale. C’est l’occasion de raconter des détails de la vie de saint Vincent, en s’appuyant sur les divers objets qui nous le rappellent : les citations des lettres de saint Vincent, le fauteuil de la famille qui le recevait dans l’internat qu’il avait fondé, et le buste du visage mortuaire,

– enfin la chapelle, où l’on porte l’attention sur la foi comme source de la vie de saint Vincent.

Les groupes reçoivent des feuillets pour noter leurs découvertes.

Après leur temps de restauration, nous leur proposons divers types de jeu pour approfondir la connaissance de St Vincent. Certains sont très mobiles, d’autres plus statiques : du jeu de l’oie aux mots croisés, en passant par l’enquête sur le vol, les traversées pour être au service des plus faibles, la richesse de la vie familiale. Chacun des jeux est constitué de 3 à 5 étapes qui comprennent ou des approches de textes bibliques, ou des lectures d’extraits de saint Vincent, et des défis sportifs (course d’obstacle, labyrinthe, etc.).

Pour chaque groupe qui va de 40 à 300 participants, nous sommes de 2 à 6 animateurs présents, suivant le nombre, pour mieux aider à un déroulement qui permette à tous de vivre ce temps dans les meilleures conditions possibles. La meilleure taille du groupe est la trentaine.

Quelles leçons ?

La rencontre de groupes s’effectue dans une grande simplicité. Le temps de présentation rapide passé pour aider chacun de trouver sa place et être (re)connu ; les adultes présents nous accompagnent, participent, encadrent à travers les différentes activités. Les objectifs définis et le cadre posé, commence un véritable partage de connaissances, de compétences et de plaisir au service de la découverte ou de l’approfondissement de Mr Vincent et de ses œuvres. A la fin de la journée, selon les groupes, le temps consacré à la visite ou aux activités, à l’expérience vécue par les uns ou les autres, le retour ou la synthèse nous renforcent dans le besoin de ces jeunes à entendre le message de Mr Vincent – criant d’actualités – et profondément à l’écoute.

Des témoignages où la parole se libère permettent un retour sur des événements intimes, un temps nécessaire de réflexion sur nos  choix de  vie.

Chaque groupe a ses attentes et chaque visite est différente, enrichissant chacun de ces rencontres multiples dans la sérénité du site.

Tous les bénévoles animateurs sont heureux de participer à la découverte de ce géant de la charité qui touche les jeunes, par son grand sens du service des plus pauvres et le fait qu’il n’est pas un religieux qui enferme dans des cases, mais qui donne le goût de la rencontre. L’évocation de la honte de son père, de ses larmes après sa visite à sa famille, touche beaucoup qui le trouvent accessible.

Certains jeunes ou animateurs vont même laisser quelques mots sur le cahier des prières de Ranquines, confiant à Saint Vincent des personnes en souffrance dans leur voisinage ou même parfois dans leurs familles.

Il nous est demandé d’être inventifs pour redonner confiance aux plus jeunes qui sont objets de railleries dès qu’ils sont reconnus comme croyants. Nous les aidons à découvrir que croire est comme goûter sa musique propre. A l’image des divers styles musicaux : rap, slam, rock, raï face auxquels nous pouvons marquer surprise, mais jamais rejet, car les styles musicaux sont tous également respectables.

Il nous faut aussi nous faire proche des plus grands, confrontés à une existence incertaine, souvent violente et vide de sens, pour leur offrir un espace et une parole vivante et dynamique, accompagnée d’un témoignage de vie heureuse et donnée au service des autres, les aidant ainsi à retrouver confiance dans leur foi hésitante et souvent fragilisée par leur environnement, et à se remettre sur la route pour, avec les autres, faire naitre le monde de demain dont ils rêvent : monde fraternel et solidaire, un monde des relations humaines épanouissantes, à l’image du royaume dont Jésus a dessiné les traits durant son existence terrestre.

L’équipe trop petite pour ce merveilleux service est preneuse de bonnes volontés pour nous aider dans ces temps d’animation, aidant à enrichir les témoignages qui pourront être portés aux jeunes. Intéressé, il faut avoir la foi, connaitre un peu Saint Vincent, aimer l’animation pour contribuer à animer ou juste accompagner ces temps. Si cela vous dit et qu’avez un peu de temps, n’hésitez pas à nous contacter, nous serons heureux de vous compter parmi les bénévoles au service des jeunes.

, Anita Briffeuil ; Elena Cruz CALVO ; Bernard MASSARINI ; Frédéric PELLEFIGUE 🔸

Il nous est demandé d’être inventifs pour redonner confiance aux plus jeunes qui sont objets de railleries dès qu’ils sont reconnus comme croyants. Nous les aidons à découvrir que croire est comme goûter sa musique propre.

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Famille Vincentienne en France. Rencontre du 15 novembre 2018

Famille Vincentienne en France. Rencontre du 15 novembre 2018

Ce 15 novembre, nous nous sommes retrouvés dans le bâtiment où siègent les Équipes Saint Vincent-AIC France, au 67 rue de Sèvres à Paris. Elles étaient représentées par France MORANE et Muriel WITTMAN ; l’Association de la Sainte Agonie par Mmes d’ARX  et CREPEY ; l’Association de la Médaille Miraculeuse par Mme FLOUR ; les Religieux de Saint Vincent de Paul par le Père Gilles MORIN, provincial ; les sœurs Missionnaires de l’Évangile par sœur Reine-Marie RIVAUX, la Société Saint Vincent de Paul  par M. LANTERNIER et le P. DESCLAUX ; la Jeunesse Mariale Vincentienne par Mlle MADRID ; les Filles de la Charité par sœur Éliane BULTEL et sœur Marie-Vianney RESSEGAND pour les Sœurs de l’Union Chrétienne de Saint-Chaumond.

S’étaient excusés car retenus pour des rencontres imprévues dans l’exercice de leurs missions : Sœur Nicole-Marie ROLAND des Sœurs de Jeanne-Antide Thouret, sœur Blandine KLEIN des Sœurs de la Charité de Strasbourg et le P. HISS de la Maison du Missionnaire.

Après un temps de café préparé par le bureau national des Équipes Saint Vincent-AIC France qui nous recevaient, nous avons débuté notre temps de rencontre par une prière selon la pratique des équipières : une lecture méditée puis partage sur le texte des béatitudes, puis nous avons commencé l’ordre du jour en évoquant la visite du P. Agostino, coordinateur international de la famille vincentienne, venu rencontrer cinq congrégations dont trois nouvelles ayant un lien avec st Vincent : les sœurs de sainte Marie de la Présentation de Broons qui ont décliné étant trop peu nombreuses déjà reliées à d’autres dynamiques, les sœurs du Christ Mystère d’Union qui disent être trop prises par le soutien de leur dimension internationale pour rejoindre une coordination supplémentaire. Et les sœurs Missionnaire de l’Evangile dont nous accueillions une d’entre elles. : sœur Reine-Marie.

Les sœurs Missionnaires de l’Évangile sont nées de quatre congrégations : trois du 17ème et une du 19ème siècle.  La plus ancienne, les sœurs de la charité d’Angers (sous Louis XIV nées au moment du grand enfermement vivaient avec les pauvres dans l’hôpital) ; le Bon sauveur de Caen, née au même moment pour le service des personnes atteintes de maladies psychiatriques, et les sœurs de St Charles d’Angers, au service de l’éducation qui récupéraient les pauvres honteux qui se cachaient.  Enfin les sœurs de Griaux, de Nantes, qui sont nées au 19ème siècle, au service des dockers . Après un long processus de concertation, elles sont nées comme sœurs Missionnaires de l’Évangile et sont 390 présentes dans 9 pays : Madagascar, Centrafrique, Guinée, Irlande, Pays de Galle, Espagne, Italie et France.

Les quatre communautés, si elles ne sont pas spécifiquement vincentiennes, sont inspirées de Saint Vincent et de Saint François de Sales. Seules celles d’Angers se réclament Charles Borromé. Leur référence commune est Matthieu 25 « J’ai eu faim, et vous m’avez donné à manger, j’ai eu soif, et vous m’avez donné à boire, j’étais étranger, et vous m’avez recueilli ; nu, et vous m’avez vêtu ; j’ai été malade, et vous m’avez visité ; j’étais en prison, et vous êtes venus à moi ». Leur maison généralice est à Caen.

Puis nous avons abordé le point suivant à l’ordre du jour : l’élection du nouveau président coordinateur qui nous a partagé le bilan des trois premières années comme Famille Vincentienne en France autour de trois adjectifs : enthousiasmant, exigeant et complexe. Du côté de l’enthousiasme, il a énuméré les multiples réalisations conduites ces trois années passées ; en ce qui concerne l’exigence, il a rappelé que les multiples démarches pour suivre les décisions communes n’avaient été assurées que par deux personnes et souvent les deux prêtres. A été salué le service de notre chargée de communication.

Pour aborder l’aspect complexe, est revenue la question des critères d’appartenance à la famille vincentienne, car nous souhaiterions être libres de décider qui intégrer sans devoir passer par une instance internationale. Nous avons préféré clarifier cette question auprès du coordinateur international de la famille vincentienne avant de procéder à l’élection du nouveau président qui se fera après la rencontre de ce dernier. Dans l’attente de cette clarification, nous reconduisons l’équipe de présidence (le président, le secrétaire et la trésorière et chargée de communication).

Est ensuite présentée la carte présentant les membres de la famille vincentienne en France réalisée à l’occasion du pèlerinage de la Société Saint Vincent de Paul à Lourdes en octobre dernier. Chaque branche prend un exemplaire de cette carte pour chacune de ses délégations diocésaines.

Puis le président de la Société Saint Vincent nous partage la joie de leur rassemblement à Lourdes qui a accueilli 1000 participants desquels 200 accompagnés. Ce fut un moment de fraternité qui a permis de s’extraire de l’urgence de l’action pour se centrer sur la spiritualité grâce aux interventions de la Visitatrice des Filles de la Charité de la province France-Belgique-Suisse, du Visiteur des pères lazaristes et du provincial des religieux de saint Vincent de Paul. Des groupes « fraternité » ont permis de prolonger les apports créant un esprit de communion.

Cette rencontre a de nouveau fait prendre conscience du besoin de spiritualité, de ressourcement, de renouvellement. Ce fut l’occasion d’évoquer le maintien ou la création d’outils de formation permanente. Nous évoquons l’établissement d’une bibliographie vincentienne de base et l’exigence de revenir à l’esprit de nos fondateurs. Nous insistons sur la nécessité de continuer notre recherche pour créer des modules de formation, des publications. Est émise l’idée de faire de la revue « Cahier Vincentien » un outil au service de la formation des laïcs vincentiens.

La matinée se termine en évoquant la difficile continuité de l’esprit vincentien dans notre société pluriculturelle et marquée de sécularisation. Il est rappelé que les règlements intérieurs doivent clairement exprimer les conditions d’accueil de nouveaux membres. Les Équipières ont désormais choisi de n’accueillir que des personnes de tradition chrétienne tandis que la société saint Vincent de Paul, elle, a retenu de ne recevoir que des postulants acceptant la part d’exercices spirituels inhérents à la vie en équipe. Nous allons ensuite tous à la chapelle, célébrer l’eucharistie avec des Filles de la charité de la maison qui nous reçoit.

Après le repas pris à la maison mère des pères lazaristes nous reprenons le travail. Nous commençons par bloquer les deux dates pour les rencontres de coordination en 2019. Les dates retenues sont : le  2 avril  à  Besançon, chez les sœurs de Jeanne-Antide Thouret, et  le  25 novembre à la maison provinciale des Filles de la Charité, rue Clerc à Paris.

Puis nous nous penchons sur la mise en route d’une formation commune aux divers laïcs de nos réseaux en présence de sœur CAMARA de l’équipe VDP réseaux et formation, pôle charisme, qui est dédié à la formation à l’esprit vincentien. Il est mentionné que les sœurs de la Charité de Strasbourg et celles de Gethsémani ont exprimé leur intérêt et leur désir de se joindre à ce qui se met en route.

Nous remettons le dossier d’un projet en 5 sessions de 2 jours, élaboré par les P. RABARISON et le P. MASSARINI après consultation d’un père jésuite dédié à la formation des laïcs.

S’ouvre un débat qui fait apparaitre la difficulté de trouver des collaborateurs aptes à sortir du seul rôle d’animateur de temps de prière pour devenir animateur spirituel. Or il y a de moins en moins de pères et de sœurs en proximité des équipes. Les Équipes Saint Vincent-AIC France expriment leur doute quant à l’inscription sur de longs programmes de leurs membres.

On évoque un parcours alpha vincentien : base pour aider à avoir des membres plus capables de devenir personnes-ressources. Il faudrait des éléments pour entrer dans la démarche accompagnateur. La demande est davantage d’accompagnateurs que d’animateurs. Sœur CAMARA présente un parcours en six journées sur Paris qui en est à son troisième round et pourrait être proposé à nos laïcs. La proposition séduit et nous pensons qu’il serait bon de la proposer dans nos réseaux dès la session de janvier. D’autre part, pour affiner une proposition qui corresponde à notre attente, VDP réseaux et formation demande qu’un petit groupe se constitue pour collecter les attentes et penser le contenu de la formation. Vont se retrouver avant la prochaine rencontre de coordination sœur CAMARA avec le P. RABARSION et le P. MASSARINI avant d’être rejoints par quelques membres de la Société de Saint Vincent de Paul, Équipes Saint Vincent-AIC France et certainement des sœurs de la Charité de Strasbourg pour élaborer cette formation souhaitée. On exprime qu’il s’agit davantage de la formation d’accompagnateurs spirituels que de celui d’animateurs de temps de prière. Est suggéré à Mme CREPEY de s’adjoindre à l’équipe.  Les sœurs de l’Union chrétienne de Saint Chaumond nous partagent leur attention actuelle pour récupérer de l’héritage vincentien ce qui les constitue et qu’elles avaient perdu après la révolution. Une fois ce travail de restauration terminé, elles devraient être en mesure rejoindre cette dynamique. Nous les encourageons dans cette démarche de revitalisation de leur charisme.

Nous prolongeons la réunion en écoutant l’avancée du projet d’accueil des femmes à la rue au 97 rue de Sèvres. Après de longues négociations, une convention vient d’être signée. Un architecte a été trouvé et les travaux vont commencer en janvier 2019 avec une ouverture prévue pour l’automne 2019.

Après le symposium de Rome pendant lequel l’orchestre international « Gen Verde » avait animé le temps de louange lors de la rencontre place saint Pierre, il a été proposé aux chefs d’établissement scolaires vincentien de monter un spectacle avec les élèves et la troupe du « Gen Verde » afin d’expérimenter qu’à travers l’art la paix est possible. Le projet est en suspens.

Vient alors le temps de formaliser notre décision prise lors de la dernière rencontre de planifier une formation collaboration pour novembre. Lorsque nous remettons le dossier avec les unités de valeurs, Équipes Saint Vincent-AIC France notent que leur formation internet « diplomado » recoupait déjà plusieurs thèmes que nous souhaiterions traiter. Il a été convenu qu’il était nécessaire que nous prenions encore du temps avant de nous engager dans cette voie…

Notre réunion se clôt comme prévu. Et tous expriment leur joie pour les trois ans de collaboration. Nous nous quittons heureux de savoir que notre prochaine réunion de coordination vincentienne France aura lieu à Besançon.

P. Bernard MASSARINI, CM 🔸

Cette rencontre a de nouveau fait prendre conscience du besoin de spiritualité, de ressourcement, de renouvellement. Ce fut l’occasion d’évoquer le maintien ou la création d’outils de formation permanente. Nous évoquons l’établissement d’une bibliographie vincentienne de base et l’exigence de revenir à l’esprit de nos fondateurs. Nous insistons sur la nécessité de continuer notre recherche pour créer des modules de formation, des publications…

Explications :

www.famvin.org/fr

 

Les initiatives de la Famille Vincentienne en France

Les initiatives de la Famille Vincentienne en France

Le pape François a créé chaque 33e dimanche du temps ordinaire, une journée dédiée aux pauvres. A cette occasion, la Famille Vincentienne présente ses initiatives au service des pauvres.

«Un pauvre crie; le Seigneur entend.» (Ps33, 7) est la citation biblique que le Pape François a retenu pour cette deuxième journée mondiale.

« Les pauvres sont nos seigneurs et nos maitres » disait Saint Vincent. Aujourd’hui, les vincentiens creent des espaces de partage où les plus fragiles retrouvent le goût d’être debout et de partager la confiance par les échanges fraternels vécus dans les diverses structures. Les divers espaces ouvert essaient de répondre à leurs appels.

 

Que regroupe la Famille Vincentienne ?

En France, la Famille Vincentienne regroupe une quinzaine de congrégations et associations s’enracinant dans la spiritualité de Saint Vincent de Paul. Elles œuvrent dans des services de proximité (personnes âgées, enfants en difficultés, sans abris et les migrants), dans des institutions de santé (centre de post-traitements, maisons de retraite –EHPAD-, maisons d’enfants à caractère social-MECS-) et dans des établissements d’enseignement (écoles, collèges et lycées techniques).

 

Parmi les principales

– Les Équipes Saint Vincent – AIC France, environ 2000 femmes en 90 équipes développent des actions en direction des femmes ou des enfants : soutien scolaire, cours de français et de multiples initiatives invitant les personnes reçues à développer leur esprit d’initiatives, certaines aident des familles lors des visites auprès de leurs enfants en centre de détention.

– Les Filles de la Charité de la Province Belgique-France-Suisse regroupent 75 communautés. Elles portent le souci de la formation au charisme vincentien des laïcs qui assurent les services qu’elles leur ont confiés dans le domaine éducatif, sanitaire et social.

– Les Confrères et consœurs de Saint Vincent, quelques 17000 personnes dans plus de 90 départements déploient divers services auprès de personnes fragiles : partageant les compétences par des tables ouvertes pour aider à retrouver des emplois, créant des ateliers théâtres pour redonner confiance et promouvant de multiples initiatives qui redonnent à chacun de repartir dans la vie.

Les congrégations masculines des pères lazaristes et des religieux de saint Vincent proposent des services d’accueil de jeunes étudiants, des locaux qu’ils mettent au service des personnes en réinsertion sociale avec habitat et Humanisme (Amiens), l’APA (Paris) et IDEFORIS (Dax) et déploient aussi des actions auprès de jeunes sans grandes ressources ainsi que des activités dans des centres de jeunesses : patronages.

– Les Jeunesses Mariales Vincentiennes (J.M.V.), une association de jeunesse, née des apparitions de la Vierge Marie à Sainte Catherine Labouré (à la rue du Bac). Elle rejoint des enfants et des jeunes et leur permet de vivre en équipe, de contempler la vie et de s’engager au service de leurs frères.

P. Bernard MASSARINI, CM 🔸

« Les pauvres sont nos seigneurs et nos maitres » disait Saint Vincent. Aujourd’hui, les vincentiens creent des espaces de partage où les plus fragiles retrouvent le goût d’être debout et de partager la confiance par les échanges fraternels vécus dans les diverses structures. Les divers espaces ouvert essaient de répondre à leurs appels.

POUR ALLER PLUS LOIN :

www.famvin.org

Qui suis-je pour juger ? « TVU ‘Tendre Vers l’Unification’ »

Qui suis-je pour juger ?

« TVU (Tendre vers l’unification) »

Groupe de partage, de fraternité,
destiné aux prêtres ou religieux concernés par l’homosexualité qui souhaitent retrouver la joie d’un célibat chaste et continent

C’est l’Association « Devenir un En Christ » (groupe des catholiques concernées directement ou indirectement par l’homosexualité existant depuis 30 ans) qui m’a sollicitée pour faire naitre cette initiative. L’expérience a commencé en établissant des contacts par mail avec les prêtres qui demandaient de l’aide spirituelle face à cet aspect de leur personnalité.

À partir de ces échanges une proposition de retraite spirituelle a vu le jour. Ce temps de méditation et de prière a été préparé avec la collaboration d’une psychologue laïque thérésienne, il a été bâti sous le thème : « re choisir le Christ ». Sept prêtres ont répondu à cette proposition. Malheureusement, à la suite du texte de la Congrégation de l’Education Catholique interdisant l’accès au sacerdoce aux hommes homosexuels, tous ont décliné leur participation.

Après deux ans de réflexion et avec la collaboration d’un prêtre diocésain de Toulouse, nous avons créé ce service qui porte le nom de TENDRE VERS L’UNIFICATION et a pour objectif de venir en aide aux prêtres ou aux frères religieux  en situation de crise en les invitant à vivre la joie de consacrés dans le célibat continent.

Le Visiteur de la province Lazariste de Toulouse à l’époque, le père Yves Bouchet, CM nous a invité à aller rencontrer Mgr Giraud, évêque auxiliaire Lyon et responsable de la commission de la Conférence Episcopale chargée des prêtres à ce moment-là : Mgr GIRAUD qui a manifesté son intérêt pour une telle initiative. Nous avons commencé à bâtir ce projet et par la suite nous avons pris l’habitude d’envoyer nos compte-rendu à ces successeurs en ce service : Mgr Bouilleret (alors évêque d’Amiens) et Mgr Beau (alors évêque auxiliaire de Paris).

Le groupe de réflexion a commencé en 2011, co-animé par le prêtre diocésain, du Diocèse de Toulouse, qui connaissait aussi l’Association « Devenir Un En Christ ». Nous l’avons mis sous le patronage de la Congrégation de la Mission, pensant que le service d’accompagnement des prêtres était un service vincentien. Le groupe s’est retrouvé à Paris trois fois les deux premières années, suite à cela et avec le souci d’une plus grande stabilité des vies personnelles nous avons abouti à quatre rencontres annuelles. Les rencontres ont lieu au 67, rue de Sèvres dans le 6e arrondissement.

Normalement nos rencontres commencent le dimanche soir et finissent le lendemain dans l’après-midi. Ils comportent trois axes fondamentaux : la prière liturgique (complies le dimanche soir, laudes et messe le lundi matin). Le partage du « quoi de neuf » (ce qui est advenu dans les mois passés) le dimanche soir et un moment de formation autour des textes ou des petits ouvrages le lundi matin et l’après-midi pour finir avec un moment d’échange de perspectives.

Tous les participants disent que nous sommes devenus une « fraternité » et pour aller plus loin nous avons constitué un groupe whats’app qui est devenu une manière de nous soutenir.

Ordinairement le groupe est constitué par 18 membres (prêtres ou frères) ; quatre ont décidé d’arrêter pour différentes raisons. D’autres sont en lien avec le groupe mais ils ne parviennent pas à faire le pas de venir “s’exposer” avec d’autres prêtres  ou frères pour vivre le partage. A chaque fois nous sommes entre 10 et 14 prêtres et frères par rencontre.

Nous nous sommes donnés à connaître par le « bouche-à-oreille ». Nous nous présentons aussi aux évêques avec lesquels nous sommes en lien et quelques abbayes ou centres spirituels dont nous sommes proches (Solesmes, Tamie, Leyrins, En Calcat, Notre Dame du Désert, Maylis, Grottes Saint Antoine).

Pour aller plus loin dans la communication nous désirons constituer un blog ou dans l’avenir bâtir un site internet. Cet article se veut une manière humble de vous partager l’existence de cette expérience évangélique et d’Église en ce temps de difficulté dans notre communauté ecclésiale.

Nous bénéficions de l’attention des quelques évêques de la Conférence Épiscopale Française, et tenons informé le responsable de la Commission épiscopale pour les ministres ordonnés et les laïcs en mission ecclésiale de ladite Conférence. Nous informons régulièrement nos supérieurs de nos activités (bien sûr en gardant la discrétion) pour qu’ils comprennent l’importance de ce service et nous aident à avancer dans nos recherches de stabilité spirituelle et humaine pour mieux servir l’Église que nous appelle chaque jour.

Nous nous retrouvons tous les trois mois à Paris, et nous espérons être des bons instruments à l’écoute de nos confrères prêtres et frères….

P. Bernard MASSARINI, CM 🔸

L’homosexualité est difficile à aborder parce qu’elle touche aux profondeurs de l’humain et qu’elle a des effets socio-politiques. Nous avons souhaité nous laisser provoquer par l’interrogation du pape et, au-delà des « pré-jugés », ré-ouvrir la réflexion sur l’homosexualité.

François EUVÉ, revue ETUDES n. octobre 2014

Pour toute information ou pour prendre contact :

 

P. Bernard MASSARINI, CM

par courriel (click) :

waranaka@hotmail.com

Portable (mobile ) :

(0033) (0) 6 26 01 45 70

 

Les médias en parlent : Père Pedro : «Les recettes de la fraternité n’ont pas de nationalité»

Les médias en parlent

Père Pedro : «Les recettes de la fraternité n’ont pas de nationalité»

INTERVIEW – Akamasoa, la cité malgache que le prêtre a fondée sur une décharge pour lutter contre la pauvreté, se veut un modèle duplicable, à la portée de tous les États.

À70 ans, Pedro Opeka, figure charismatique de la lutte contre la misère à Madagascar depuis près de trente années – affectueusement appelé «père Pedro» -, fait l’objet d’un hommage à travers La Cité d’espérance du père Pedro , une galerie de portraits signée Pierre Lunel aux Éditions du Rocher. Des personnes rencontrées à Akamasoa, cette ville-association fondée par le prêtre qui reloge et fait travailler 25.000 familles de la célèbre décharge d’Andralanitra, près de Tananarive.

LE FIGARO.- Akamasoa serait-elle un «business model» de la lutte contre la pauvreté, puisque vous appelez tous les États à dupliquer votre action?

Père PEDRO.- Les gens n’imaginent pas ce qu’on a fait avec Akamasoa… Une œuvre concrète, à portée de main, modélisable et exportable. C’est ça, mon ambition: la faire connaître pour que les gouvernants du monde entier puissent la dupliquer sur leur sol. Les recettes de la fraternité n’ont pas de nationalité. Je veux leur montrer, preuves en main avec le …

LE FIGARO 🔸
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Le FIGARO

L’Europe a-t-elle encore des valeurs chrétiennes dans sa façon de traiter les migrants ?

L’Europe a-t-elle encore des valeurs chrétiennes dans sa façon de traiter les migrants ?

« L’Europe a-t-elle encore des valeurs chrétiennes dans sa façon de traiter les migrants ? » demande le cardinal éthiopien Berhaneyesus Souraphiel, archevêque d’Addis Abeba au cours du Synode « les jeunes, la foi et le discernement vocationnel » (Rome, 3-28 octobre 2018)

Depuis deux ans, j’accompagne la petite équipe de la pastorale des migrants du diocèse d’Aire et Dax, dans les Landes. Nous l’avons agrandie en y invitant une Fille de la Charité de la communauté du Berceau qui donne des cours de français et une laïque venant d’une paroisse du sud du département qui accompagne des Oromos (des migrants d’une tribu d’Éthiopie).

Dans les Landes, des structures d’État sont actives pour guider les migrants qui arrivent. Ce sont deux CADA (Centre d’Aide aux Demandeurs d’Asile) : l’un à Mont-de-Marsan et l’autre à Dax. Deux CAO (Centre d’Aide et d’Orientation) : un situé au Berceau et l’autre à Amou qui accueille des jeunes mineurs d’Afrique de l’Ouest (Guinée Conakry, Mali et Congo). De multiples associations accompagnent les arrivants : le CIMADE (Comité inter mouvements auprès des évacués, organisme protestant d’entraide) ; la Ligue des droits de l’homme ; le CCFD ; le Secours Catholique ; Amnesty International ; l’Association des Familles Laïques, etc

Le Berceau, ayant un statut de CAO, a reçu l’an dernier des femmes seules (venant de l’Éthiopie et de l’Érythrée) et cette année, des hommes (venant d’Afghanistan, du Darfour, du Yémen, de la Syrie, du Kurdistanet  du Saharaui).

Le CAO du Berceau fermant à la fin du mois d’octobre 2018, nous recherchons des lieux d’accueil pour les dix jeunes déboutés (le CIMADE nous a contacté pour les suivre et les accompagner). Quelques familles, elles aussi déboutées (kosovares et albanaises), ayant des enfants scolarisés, vont être accompagnées par une association s’inspirant du travail d’une autre association née sur Bayonne il y a cinq ans, qui grâce à sa méthode, a permis la régularisation que quelques 50 familles.

Lors de dernière rencontre du conseil diocésain de la solidarité, nous avons évoqué le sort des jeunes mineurs migrants un peu abandonnés, par faute de perspectives et ceux qui, actuellement arrivent à raison de deux par jour dans le département. Ils ne sont plus pris en charge, ni par l’ASE (Aide sociale à l’Enfance) ni par la police qui, auparavant, avait mission de les piloter vers les instances d’accueil. Ceci augmente le risque de laisser les jeunes se perdre, car la rue en France n’a rien à voir avec celle d’Afrique, même si elle aussi présente des dangers. Une des bénévoles de l’équipe de la pastorale de migrants, elle-même originaire d’Afrique, est en mesure de parler avec certains jeunes. Elle leurs a permis de rencontrer quelques anciens migrants de leur pays actuellement établis dans les Landes… Nous le voyons : la situation est complexe mais de nombreuse personnes sont solidaires.

Le 18 octobre, dans sa conférence de presse au Synode des Jeunes à Rome, le cardinal éthiopien Berhaneyesus Souraphiel, archevêque d’Addis Abeba et président de la Conférence épiscopale d’Éthiopie, , attire l‘attention de nos pays européen sur leur mission : « Il est triste de sentir que des frontières se ferment à des personnes qui fuient la faim et la guerre. Où sont les racines chrétiennes de l’Europe ? l’Europe n’est-elle pas un continent qui se déclarait animé de valeurs chrétiennes ? » s’est exclamé le cardinal, durant la conférence de presse quotidienne du synode des jeunes en cours au Vatican (du 3 au 28 octobre). Dans la salle sont intervenus trois autres chefs de l’Église grecque catholique d’Ukraine, délégué fraternel, et le ministre des affaires extérieurs du patriarcat de Moscou et de toutes les Russies.

 « Lorsque nous parlons de l’Afrique plus de la moitié de la population est jeune, ils veulent changer les choses, ils veulent sortir de la pauvreté: la plupart des mass-media mondiaux parlent des migrations des jeunes africains vers le Moyen Orient qui traversent le Soudan et la Lybie, vers l’Europe mais ces derniers en nombre très limités des migrations parce que la plus grande part des migrations de jeunes se passent à l’intérieur du continent africain, nous pouvons dire que nous ne parlons que de 20% des migrants tandis que 80% de l’émigration se passe à l’intérieur du continent » a dit le cardinal éthiopien.

Il continu : « les migrations, surviennent devant l’absence de bonne gouvernance entrainant la corruption, les conflits, les guerres civiles, les mouvements de libération. Une autre question nait celle du commerce des armes, un grand business qui vient d’Europe, d’Amérique et de la Chine vers l’Afrique dont personne ne parle, particulièrement parce que c’est un commerce juteux. Les armes sont apportées là où l’on trouve des conflits civils, de nombre de jeunes meurent à cause de cela. Nous avons des enfants soldats, qui sont munis d’armes modernes, sophistiquées : comme les mines…. C’est la grande tragédie des jeunes africains qui migrent. J’espère que le Saint Siège, ses contributions diplomatiques et ses relations avec les chefs chrétiens pourront faire quelque chose. Autrefois lorsqu’un migrant allait d’un pays à un autre il était accueilli, on lui donnait un verre d’eau, de l’eau pour se laver, un lieu pour se reposer. Aujourd’hui, être migrant n’est pas facile. Lorsque nombre d’européens sont allés dans d’autres pays ils ont eu davantage d‘occasion que les migrants contemporains. L’Éthiopie est un pays pauvre mais elle reçoit un million de réfugiés. Après l’Ouganda, elle est le second pays d’immigration. »

« Un étranger qui frappe à ta porte sera bien accueilli ; nous sommes tristes lorsque nous sentons que les frontières se ferment à des personnes qui fuient la faim et la guerre et – comme l’a souligné le cardinal Souraphiel – on se demande : où sont les racines chrétiennes de l’Europe ? L’Europe n’est-il pas un continent qui reconnait des valeurs chrétiennes ? J’ai parlé de cela durant le synode. C’est aussi ce qu’a dit le Saint Père lorsqu’il parle du colonialisme idéologique, lorsque pour avoir des aides il est imposé d’accepter les valeurs de l’Occident avant de t’aider. Les multinationales sont présentes dans des lieux de ressources naturelles comme au Congo ils emploient les enfants, les jeunes et les vieux pour extraire les minéraux. L’Église catholique qui est présente en est le témoin. Nous avons même vu des personnes qui sont devenues victimes de ce trafic d’êtres humains duquel ils souffrent : l’Église est aux cotés de ces personnes dépouillées, de ces personnes forcées à quitter la pays ».

Le card.Sourahiel dit avoir été « touché lorsque le Cardinal Vincent Nichols (archevêque de Westminster et président du groupe Sainte Marthe Santa Marta Group, ndr) a dit que dans le monde aujourd’hui,  il y a 40 millions d’esclaves, et la plupart sont des jeunes : ils sont dans le réseau du trafic mondial d’êtres humains ».

« Au Synode nous avons aussi parlé de ce qu’il est possible de faire, de ce que l’Église universelle peut faire. Ceci a touché le cœur de nos jeunes délégués au Synode. J’espère que le Synode s’adressera à tous les jeunes, non seulement à ceux du monde développé, mais à ceux qui n’ont pas les moyens. L’Église doit parler en leur nom. Avant toute autre question, à l’époque d’internet et des technologies modernes, il y a des jeunes pour qui la question est celle de la survie », selon le cardinal éthiopien, qui l’a répété durant l’interview.

« Recevoir l’étranger, le réfugié, toute personne dans le besoin est une valeur chrétienne, une obligation chrétienne, fermer sa porte n’est jamais dans la tradition chrétienne. Tous, nous savons que ceux qui arrivent peuvent ne pas être des êtres humains innocents ou des personnes qui ont souffert la violence dans leur pays, mais la plupart le sont : on voit une mère, une grand-mère qui frappe à la porte pour un lieu où se poser, je crois que c’est un problème de conscience, et la conscience en Europe est formée de valeurs chrétiennes. L’Europe a reçu de nombreux réfugiés, par exemple l’Allemagne, d’autres ont fermé leurs frontières. L’Europe n’a-t-elle plus de racines chrétiennes ? Même Jean-Paul II le demandait, et cette demande vaut pour chaque conscience chrétienne ».

Le Cardinal reconnait qu’entre autre, en Afrique, il y a beaucoup de jeunes qui ne souhaitent pas partir, qui désirent rester dans leur pays pour améliorer les choses de l’intérieur. « Quelques-uns pensent que venir en Europe sera le paradis, mais ce n’est pas la réalité, ils pensent que, venant en Europe, ils vont stabiliser la situation de leur famille, mais ce n’est pas le cas. Et lorsque nous sentons le racisme qui nait en Europe, et dans d’autres pays du monde, nous voulons nous souvenir que la vie de réfugié n’est pas facile. Je dis ceci pour renforcer le désir de demeurer chez soi et de changer la situation de l’intérieur ».

Puissions-nous ensemble trouver des solutions humaines à des situations souvent profondément douloureuses auxquels nos pays semblent se fermer devant la complexité d’un monde qui cherche de nouveaux équilibres pour relever les défis du XXIe siècle.

Bernard MASSARINI, CM – Responsable de la Pastorale des Migrants 🔸

Recevoir l’étranger, le réfugié, toute personne dans le besoin est une valeur chrétienne, une obligation chrétienne, fermer sa porte n’est jamais dans la tradition chrétienne. Tous, nous savons que ceux qui arrivent peuvent ne pas être des êtres humains innocents ou des personnes qui ont souffert la violence dans leur pays, mais la plupart le sont : on voit une mère, une grand-mère qui frappe à la porte pour un lieu où se poser, je crois que c’est un problème de conscience, et la conscience en Europe est formée de valeurs chrétiennes.

Cardinal Berhaneyesus Souraphiel, archevêque d’Addis Abeba