5 nouvelles branches de la Famille Vincentienne

À chaque génération est de choisir si la vision de Vincent sera un souvenir de l’histoire, ou le souffle missionnaire vivant de chacun de ses membres

Famille Vincentienne

5 nouvelles branches de la Famille Vincentienne

Bernard Massarini
Bernard Massarini

En 2020, 5 nouvelles Congrégations ont rejoint la grande Famille Vincentienne: 

  1.  

   

Jean- Emile Anizan, un homme de Dieu dans la tempête. Il était supérieur général d’une Congrégation religieuse, directeur de l’Union des œuvres, et à ce titre animateur de l’évangélisation par l’ensemble des mouvements chrétiens de France…

C’était dans les années 1900. La France avec l’ensemble de l’Europe, était alors dans la tempête : “révolution” culturelle du scientisme, affaire Dreyfus, naissance du mouvement ouvrier, séparation de l’Eglise et de l’Etat, crispations de l’Eglise….

P. Anizan n’a voulu tenir qu’à Jésus et à l’annonce de son Evangile au peuple des banlieues naissantes. Il a été déposé de sa charge et désavoué par une visite canonique diligentée par Rome ; Sa foi au Christ et à l’Eglise n’a pas faibli. Pour rester fidèle à sa passion d’aimer les gens du peuple et de leur faire connaître Jésus, il s’est engagé comme aumônier volontaire dans les tranchées de Verdun.

En 1918 le pape Benoit XV l’a réhabilité en lui demandant de fonder l’institut religieux dont il rêvait. Il l’a fait. Ce sont les “Fils de la Charité”.

Aujourd’hui l’institut est présents dans 12 pays.

En Europe : 

  • France : 10 communautés ou présences (Paris ; Grigny ; Issy-Les-Moulineaux ; La Courneuve ; Saint-Ouen ; La Chapelle-Saint-Luc ; Valenciennes ; Lourdes, Bourges, Villeneuve-Saint-Georges).
  • Italie (Rome) 1 communauté,
  • Portugal 4 communautés : (SETÚBAL, FIDALGUINHOS/LAVRADIO, GUILHUFE PNE, ARRIFANA VFR) ;
  • Espagne 2 communautés (Getafe Icod de los Vinos) et 2 maisons ;

En Afrique :

  • Congo : 2 communautés (Brazzaville, Pointe Noire) ;
  • République Démocratique du Congo : Kinshasa ;
  • Côte-d’Ivoire 4 communautés (3 Abidjan + 1 N’douci),

En Amérique du Nord et du Sud :

  • Canada (Merida, Lenox, Montréal),
  • Colombie (Bogota),
  • Mexique 2 communauté,
  • Brésil 1 communauté (Facenda)

En Asie : 

  • Philippines 3 lieux (Keyzon, Marikina, Taytay)

2. 

Fondatrice : Marie Louise Angélique Clarac

L’enfance de Marie Louise Angélique Clarac : elle est née le 6 avril 1817, à Auch, en France dans une famille aisée.

Très tôt cependant, elle se montre sensible au sort des plus pauvres, portant déjà en elle le germe d’une vocation exceptionnelle.

Une vie de bonté : « Tout arbre bon produit de bons fruits…Un arbre mauvais ne peut donner de bons fruits…Donc, vous les reconnaîtrez à leurs fruits. » (Mt 17-20)

Toute jeune, Marie Louise a fait don de ses bons fruits et a choisi une vie religieuse remplie de charité envers l’humanité. Plus tard, à travers ses œuvres, elle fut reconnue comme « une dame de grand génie et d’un zèle remarquable ».

Sa vie religieuse :  Sœur Marie Louise Angélique Clarac revêt l’habit des Filles de la Charité de Saint Vincent-de-Paul le 12 mai 1842, attirée par le dévouement envers les pauvres et les nécessiteux. Après des débuts comme enseignante à Clermont-Ferrand et Toulouse, à sa demande, elle part en mission en Algérie, en 1848 pour une période de 6 ans.

De retour en Italie, à l’âge de 37 ans, elle fait de Turin son domicile et le centre de ses œuvres charitables. En 1862, sous le conseil de l’évêque d’Ivrée Mgr Luigi Moreno, elle acquiert un vaste complexe qui comprend, entre autres, un jardin d’enfants, une école et un oratoire. Neuf ans plus tard, en 1871, elle quitte définitivement la famille des Filles de la Charité de Saint Vincent-de-Paul et fonde la Congrégation des Sœurs de Charité de Sainte-Marie, non sans avoir surmonté de nombreux obstacles.

Elle travaille avec persévérance, humilité et patience à multiplier et solidifier ses œuvres jusqu’à son décès à l’âge de 70 ans, le 21 juin 1887.

Le 26 janvier 1981, le Pape Jean-Paul II confirme l’ouverture du procès en vue de sa béatification.

Les sœurs sont 300 dans 11 pays : Italie, Argentine ; Canada ; Mexique ; USA ; Chili, Equateur ; Colombie ; Pérou, Bolivie et une seule communauté en France à Auch

3. Les Sœurs de Saint Vincent de Paul de Lendelede

La Congrégation a été fondée le 5 décembre 1811 par l’Abbé Jacobus Guilielmus Benedictus De Beir (1763-1854), curé de la Paroisse de Lendelede, Diocèse de Bruges, Flandre Occidentale en Belgique, et Sœur Catherine van Ooteghem qui a inculqué l’esprit de service de Saint Vincent aux malades, aux pauvres et aux jeunes, ainsi que d’autres services de charité.

Il a commencé avec le groupe de trois filles qui s’occupaient de l’école des enfants pauvres, puis en 1827 un deuxième groupe qui s’occupait des malades et des vieillards et en 1838 un troisième groupe qui s’occupait des malades à domicile. C’est en 1856 que ces trois groupes furent réunis sous le nom de « Sœurs de Saint Vincent de Paul de Lendelede ». En 1955 l’institut de droit diocésain s’est uni aux sœurs de Saint Vincent de Paul de Menen, Belgique.

Elles sont au Rwanda, en Belgique et à Amiens depuis 2 ans maintenant.

4. Sœurs Missionnaires de la Charité

La congrégation est née le 4 septembre 2014 de l’union des quatre instituts :

 –  les Sœurs du Bon-Sauveur de Caen, fondées en 1730 pour l’enseignement et le soin à domicile après 1905 elles se chargeront des soins psychiatriques et de l’enseignement des sourds ;

 – les Sœurs de la Charité de Sainte-Marie d’Angers fondée en 1679 pour l’hôpital de la ville : 

– les Sœurs de Saint-Charles d’Angers : fondée en 1714 à Angers pour l’éducation

– et celles de la Sainte Famille de Nantes fondée en 1856 par un abbé pour le service des malades.

La Congrégation est présente dans 9 pays. : la Centrafrique, l’Espagne, la Guinée-Conakry, l’Italie, l’Irlande, la France, Madagascar, les Pays de Galles ; le Sénégal. Elle est composée de 3 régions et d’une délégation : la région France, (42 communautés), la région Madagascar (11 communautés), la région Sénégal-Guinée (6 communautés), la délégation Centrafrique (3 communautés).

5.  Le Rosier de l’Annonciation 

La communauté des sœurs du Rosier de l’Annonciation a été fondée en 2010 dans le diocèse de Blois par sœur Laetitia Tremolet de Villers, installée dans les premières années à proximité de la Communauté Saint Martin. Rejointe par d’autres jeunes femmes, elles s’installent en 2014 à Laval, puis en 2016 à Lourdes, sous la protection de la Vierge Marie, depuis le 2 février 2019 elles sont reconnues comme une association publique de fidèles, par l’évêque de Tarbes et Lourdes.

Le 22 août 2018, une rencontre inattendue avec le couvent de Marcassu ouvre une période de discernement pour l’installation de la communauté dans le diocèse d’Ajaccio. En septembre 2019, les soeurs font d’abord le choix, en accord avec l’évêque du lieu, d’Installer leur maison de Formation au Couvent de Marcassu (Haute-Corse). En mars 2020, le confinement leur donne l’occasion de vivre plusieurs mois sur place et de confirmer leur désir d’enraciner la communauté dans ce diocèse. Elles décident néanmoins de garder leur maison de Lourdes où actuellement une famille loge sur place et y assure un accueil de pèlerins à la demande. Les sœurs s’engagent par des vœux privés qu’elles renouvellent chaque année. 

En contemplant le mystère de l’Incarnation du Christ en Marie, ces femmes consacrées veulent annoncer par toute leur vie l’Amour de Dieu aux hommes. Elles développent un ministère particulier au service des familles.

Les sœurs professes portent un habit marron, couleur de la terre qui nous ramène à notre condition originelle de servante du Seigneur. La ceinture, signe du vœu de chasteté est aussi un rappel de la ceinture que portait la Vierge Marie lors de ses apparitions à Lourdes. Le voile blanc représente le Baptême, les trois bandes sur la tête représentent la foi, l’espérance et la Charité. Les sœurs reçoivent le bandeau doré après trois ans de vœux temporaires. La couleur or est là pour témoigner de la Résurrection. Les novices quant à elles, portent une jupe bleue et un haut blanc aux couleurs de la Vierge sous la protection de laquelle elles se mettent le temps de leur formation. 

La communauté a choisi son nom en mémoire de l’Annonciation, mystère joyeux, appelé par Saint Jean-Paul II le « mystère-mère ». C’est le mystère de la vocation de la femme, de la vie nouvelle, du Christ-prêtre présent en Marie, le mystère de l’Espérance. C’est ce mystère que les sœurs veulent annoncer par toute leur vie. Mais alors pourquoi « du rosier ». En référence à Sainte Myriam de Jésus-Crucifiée, une carmélite palestinienne canonisée le 17 mai 2015 qui recevait des messages de Jésus durant lesquels il appelle la France « Mon Rosier ».

 

 

5ème Journée mondiale des pauvres : avec la communauté lazariste d’Amiens

Les groupes ont été attentifs au fait que le temps de la manifestation du messie ne serait pas un jugement mais le rassemblement de tous les élus, l’occasion pour tous d’entrer dans la louange de Dieu

Bernard MASSARINI

5ème Journée mondiale des pauvres : avec la communauté lazariste d’Amiens

Sur l’invitation de la communauté Lazariste d’Amiens, la diaconie de la Somme s’était donnée rendez-vous ce dimanche 14 novembre à l’Eglise sainte Anne pour fêter la 5ème journée mondiale du pauvre. Et nombreux étaient là : la banque alimentaire, Cœur Soleil, la conférence st Vincent de Paul sainte Anne et l’Oasis Saint Ho ainsi que de nombreux bénéficiaires, la coordinatrice de la diaconie, le diacre, et le Pierre Marionneau, le prêtre, tous deux accompagnateurs de la diaconie diocésaine.

Pierre, le prêtre, était à l’animation musicale, projetant les chants dynamiques pour aider à notre prière. Afin de bien marquer cette journée, en mettant les plus fragiles à l’honneur, c’est un partage d’évangile qui a marqué cette célébration. Après la proclamation de l’évangile faite par Bruno (le diacre accompagnateur du service de la diaconie), le P Bernard président, après avoir remis l’évangile à chacun, a invité à former des petites équipes de six. A chaque équipe, après avoir relu le texte, est invitée à faire un partager de 15 minutes, n’oubliant pas de choisir celui ou celle qui ferait la mémoire des échanges.

Le partage a été d’une grande fraternité, les bénéficiaires ont participé et même été porte-paroles. Les groupes ont été attentifs au fait que le temps de la manifestation du messie ne serait pas un jugement mais le rassemblement de tous les élus, l’occasion pour tous d’entrer dans la louange de Dieu. Plusieurs ont noté que si les grands signes de l’ordre du cosmos qui nous permettent de nous repérer, auraient terminé leur mission, c’est l’entrée dans la nouvelle saison qui sera la marque du retour du Messie. Aucune peur ne doit animer les croyants qui, nourris de la Parole, entreront dans la louange nouvelle désirée par le Créateur.

L’émotion a ensuite été forte lorsque Sullivan s’est avancé pour en premier recevoir Jésus pour la première fois (communion par intinction pour recevoir le corps et le sang de Jésus).

C’est ensuite une trentaine de personnes qui ont pris la direction de la salle Ozanam pour un repas tiré du sac. Dans un climat de grande convivialité, tous ont pris place et partagé ce bon moment. Vers 14h tous se sont séparés dans l’attente de se retrouver pour d’autres temps de fraternité, pour continuer ainsi à faire grandir la fraternité.

Bernard Massarini, c.m., de l’Oasis Saint Ho.

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6ème et dernière journée de l’Assemblée Provinciale 2021

Sixième et dernière journée de l'Assemblée Provinciale 2021

Père Frédéric PELLEFIGUE, nouveau supérieur provincial nommé de la province de France

Ce matin de samedi 30 octobre, à 7h15 nous sommes au Thabor comme chaque matin. Le petit déjeuner trainera mais à 8h45 tous sont dans la salle d’assemblée, l’animateur Frédéric PELLEFIGUE après nous avoir invité à réciter la prière pour l’assemblée générale, fait lire par notre secrétaire Jérôme DELSINNE les actes de la veille que nous approuvons après quelques petites rectifications. Il nous rappelle que la commission préparatoire de l’Assemblée Provinciale attend les feuilles d’évaluation.

Nous commençons par revoter les engagements de conversion à une grande majorité. Nous passons ensuite au vote de la révision des normes provinciales à la quasi-unanimité.

Le Père Roberto GOMEZ nous rappelle ensuite nos autres décisions :  

  • Les noms des délégués Maxime MARGOUX, Frédéric PELLEFIGUE et de leurs substituts : Maximilien ANDREI et Yack YOUSSEF.
  • Les noms proposés pour le poste de supérieur général que nous allons transmettre à la curie générale.
  • Les 2 postulats pour l’Assemblée Générale.

Il nous dit que 8 points de l’Instrumentum Laboris n’ont pas été abordés à cause du manque de temps, mais qu’il est possible de les aborder si nous décidons de prolonger l’assemblée ou de les reprendre à d’autres occasions. Nous avons cependant bien partagé sur les 400 ans de la fondation pour 2025.

Il invite le visiteur à nous communiquer quelques paroles au sujet du rapport de la CIASE, une commission indépendante demandée par la CEF et la CORREF concernant les abus sexuels dans l’Église. Le visiteur nous invite à lire les paroles des victimes et le rapport ainsi que les recommandations. Il dit que nous pouvons aussi le lire en communauté et partager entre nous de ce que nous ressentons et entendons. Les 45 recommandations ne sont peut-être pas toutes pour nous, mais l’assemblée des évêques et la CORREF vont se les approprier prochainement dans leurs assemblées respectives. Demeurons attentifs à ce qui sera dit et proposé.

Suit un échange dans lequel nous partageons nos sentiments entre douleur et colère. Nous sommes touchés car membres de cette famille. L’un de nous ayant participé à une soirée à l’ICP sur le sujet, nous évoque un psychanalyste qui a parlé du déni et d’une réflexion sur la violence. Il         a terminé en rappelant que nous sommes invités à transformer la souffrance en espérance.

Le visiteur remercie tous et chacun, remerciant particulièrement Jack de l’éclairage qu’il nous a apporté sur la complexe situation de certaines missions. Il remercie que nous soyons parvenus à extraire des points d’insistance pour nous renouveler et a été heureux de notre façon d’envisager l’avenir de la Maison-Mère et nous invite à continuer à travailler, en province, le travail de la CIASE ; il mentionne la peine que nous n’ayons pas eu le temps de travailler certains points qui avaient été envisagés. Repartons avec un ‘plus’ de fraternité, de connaissance, invitant à partager ce ‘plus’ avec les confrères et les personnes de qui nous sommes proches. Nous allons accueillir une nouvelle équipe d’animation et après nous avoir remercié pour notre collaboration, il nous invite à être solidaire de la nouvelle équipe.

Après que nous ayons signé les feuilles de présence, le visiteur déclare close l’assemblée. Tandis que les confrères de la Maison-Mère arrivent, nous nous dirigeons vers la Chapelle. Sont présents aussi les confrères de Vitry, ceux de Villepinte, et de saint André de l’Eure.

Alors que nous commençons la célébration, le visiteur nous rappelle que nous fêtons les jubilés de plusieurs confrères, jubilés de vocations et d’ordination. Il dit que nous rendrons grâce pour les services des pères LAUTISSIER aux archives, SAINT SEVIN et LAMBLIN à l’économat. Il termine en nous lisant la lettre du supérieur général qui communique la nomination du P. Frédéric PELLEFIGUE comme provincial de la province de France, lors de la session du conseil général du 27 octobre.

Nous commençons donc la célébration de l’eucharistie rendant grâce pour toutes ces belles nouvelles et ces confrères.

Avant de nous séparer par un dernier chant de louange il demande à l’économe provincial, Fr. Célestin de remettre un cadeau aux pères Saint-Sevin, Lamblin et Lautissier, après les avoir remerciés pour leur service de la Province.

Tous se retrouvent autour de l’apéritif et du repas. Il est 14h, lorsque chacun prend le chemin pour regagner ses confrères dans sa communauté.

Bernard MASSARINI

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La FAMVIN se retrouve après la pandémie

Cette rentrée est marquée par l’accueil de deux novices venues d’Allemagne vivre à la Maison-Mère leurs six mois de fin de Noviciat. Elles travaillent en qualité d’infirmière et agent pastoral dans des établissements de la Fondation Vincent de Paul. Leur présence au sein des communautés du site de la Toussaint à Strasbourg est appréciée par les sœurs.

Bernard Massarini

Réunion de la coordination de la Famille Vincentienne nationale du 14 octobre 2021 à Paris

Bernard Massarini
Bernard Massarini

cmission.fr

C’est dans la salle Jean-Gabriel Perboyre du 95 rue de Sèvres que ce 14 octobre, la Famille vincentienne s’est donné rendez-vous. C’est notre première rencontre présentielle après les trois rencontres en « distanciel » durant les temps de confinement sanitaire. Une grande joie animait ceux qui étaient parvenus à se libérer : la Congrégation de la Mission qui recevait ; la SSVP avec son président et son assesseur spirituel ; les Equipes saint Vincent avec leur nouvelle présidente, la représentante des sœurs missionnaires de l’Evangile ; deux membres de l’archiconfrérie de la sainte Agonie (son président et une membre) ; deux de L’Association de la Médaille Miraculeuse (le directeur et la secrétaire de la famille vincentienne) ; deux des sœurs de Jeanne Antide Touret (la déléguée accompagnée d’une sœur) ; deux représentantes de la Congrégation des Sœurs de la Charité de Strasbourg.

Manquaient les Jeunesses Mariales Vincentiennes, les FDLC, le père Rorthais des Oblats de Saint Vincent ; Les Fils de la charité, les sœurs du Rosier de l’Annonciation.

Pour démarrer, nous avons pris le temps de prier nous centrant sur l’action de grâce pour le don de la création, prolongée d’une méditation de Laudato si sur notre mission de soin, préservation de la création et de la vie humaine que Dieu nous confie.

Un rapide tour de table est fait pour que tous se présentent à nouveau.

Les sœurs de la charité de Sainte Jeanne-Antide Touret, lors de leur chapitre général, viennent d’élire leur  nouvelle supérieure générale : Sr Maria Rosa MUSCARELLA.

La déléguée, Sœur Pascale nous partage alors qu’après avoir respecté les confinements exigés les sœurs ont pu enfin vivre leur chapitre général après l’avoir reporté un an et demi. Elle salue l’internationalité du conseil général, les 4 sœurs élues sont : Sr Wandamaria CLERICI (italienne), Sr Maria Luisa CARUSO (italienne), Sr Mirta PAREDES (paraguayenne), Sr Solange WIDER (suissesse).

Dans le cadre de ce chapitre, le Pape François a fait un discours aux participantes (un discours à retrouver ici)

Sr Pascale ajoute que l’épidémie de COVID a affaibli les sœurs et rendu plus difficiles les rencontres avec les sœurs d’Angleterre et d’Espagne. Elle informe du décès de la sœur archiviste, mémoire de la congrégation. En plus de la douleur de cette disparition inattendue, la question de la reprise de cette mission d’archives est cruciale. 25 jeunes sœurs venues d’Asie ont pu reprendre cet été les activités avec les jeunes, ce qui permet de continuer à diffuser le charisme des fondateurs. Sœur Nicole qui participait jusqu’alors aux rencontres FamVin France est partie à Sancey : la maison natale de Sr Jeanne Antide Touret. Elle sera ainsi au service des pèlerins, ce site historique voit d’ailleurs son activité évoluer avec la création d’un Escape Game, signe de la volonté de s’adapter aux publics accueillis, comme le sweat-shirt floqué : « je passerai les mers » qui a du succès au sein de leur réseau de 18 écoles dynamique. Cinq novices sont rentrées au Noviciat en septembre.

Les Sœurs de la Charité de Strasbourg ont été affaiblies par la crise traversée, marquées notamment par plusieurs décès au sein des communautés. Elles sont désormais moins d’une centaine de sœurs sur trois départements du Grand Est et une communauté en Allemagne (Heppenheiml-Eidelberg). Ces six derniers mois, trois communautés ont fermé. Trois priorités pour cette congrégation : l’accompagnement quotidien de ses membres vieillissant, le travail en Fédération (la Fédération des congrégations issues de Strasbourg) et l’évolution de la Fondation Vincent de Paul (fondation qu’elles ont créé il y a 20 ans pour la pérennisation de leurs œuvres en confiant à des laïcs la gestion des établissements sanitaires, sociaux et médico-sociaux qu’elles avaient créés).

La « sortie » de crise sanitaire a été l’occasion de réorganiser des rencontres en interne mais aussi avec des publics extérieurs (comme à l’occasion des journées du patrimoine).

Cette rentrée est marquée par l’accueil de deux novices venues d’Allemagne vivre à la Maison-Mère leurs        six mois de fin de Noviciat. Elles travaillent en qualité d’infirmière et agent pastoral dans des établissements de la Fondation Vincent de Paul ? Leur présence au sein des communautés du site de la Toussaint à Strasbourg est appréciée par les sœurs.

La SSVP a entamé un long processus pour parvenir à sa nouvelle campagne de communication, non plus centrée sur le pauvre, mais sur les valeurs de leur projet. La campagne a touché 12 villes de la province en plus de Paris. Ils ont eu en plus la chance d’avoir 977 panneaux dans les gares et aéroports. La campagne a déjà permis à 500 personnes de contacter l’association, certainement de nouveaux bénévoles.

La dernière assemblée générale, après avoir longtemps été repoussée, a été réalisée avec la présence de quasi tous les délégués. Le président nous dit qu’il termine son mandat en 2022. Il s’emploie à finaliser deux chantiers : celui de la gouvernance (revoyant les statuts et règlements intérieurs). L’autre sur le projet associatif qui a été rédigé en 2018. Les bénévoles doivent maintenant se l’approprier. On constate le manque de capacité du mouvement et des bénévoles à lire les nouvelles pauvretés. On retombe dans le routinier alors qu’on devrait aller vers les plus grandes pauvretés. Des outils sont pensés et proposés pour accompagner cette évolution.

Le président de la SSVP s’est joint au mouvement « Promesse d’Eglise » lancé par DCC Secours Catholique CCFD,… suite à la lettre du pape au Peuple de Dieu en avril 2018. Ils sont 70 à participer au travail sur la formation des prêtres, le cléricalisme, la place des femmes, la synodalité dans nos mouvements. Après le rapport Sauvé, les représentants de la SSVP continuent le travail de réflexion sur ce qui les concerne comme laïcs dans les 45 recommandations du rapport. Le travail est suivi par les évêques Mgr FONLUP et Mgr BLANCHET vice-président CEF. Ils demandent que Promesse d’Eglise fasse une proposition pour le synode. La question qui est posée est quelle sera notre place dans l’Eglise de demain.

Les conférences jeunes ont doublé grâce au dynamisme des jeunes du conseil d’administration. Ils ont organisé une session d’été avec 60 jeunes et vont faire une retraite fin octobre début novembre à Folleville.

Equipes Saint Vincent – Association Internationale des Charités : C’est la nouvelle présidente des Equipes Saint Vincent, Mirta NAMY, qui nous parle de sa nouvelle mission. Cela fait six mois qu’elle est à la fédération, elle a accepté le défi après avoir secondé la précédente présidente, France, durant la crise sanitaire. Mirta constate la difficulté de motiver les équipes à reprendre leurs activités, les membres peuvent être confrontés aux tensions autour du pass-sanitaire. Les formations en présence ont repris mais avec moins de participation. Dans le même temps, comme le témoignait Michel LANTERNIER pour la SSVP, la question des prises de responsabilité demeure, les bénévoles restent dans leurs habitudes et pourtant de nouvelles pauvretés ont vu le jour comme chez les étudiants. Mirta partage sa joie de l’initiative d’une nouvelle équipe qui se propose d’aider les personnes âgées dans leurs démarches administratives pour éviter l’admission en EHPAD en identifiant et sollicitant les aides nécessaires au maintien à domicile.

Sur cette question de l’engagement et des nouveaux besoins, le président de la SSVP suggère que soient redéfinis les projets afin de poser des durées d’engagement pour que les personnes puissent continuer leurs services. La question centrale est la question de l’ «appel ». Le projet doit être l’accroche qui permet ensuite de travailler la question de l’appel.

Le coordinateur note qu’il est difficile de passer du service temporaire à l’engagement à cause d’une culture de consommation de la charité.

Le Père Morin provincial des Religieux Saint Vincent de Paul confirme que ce n’est pas une question technique mais une question spirituelle. Il faut passer du donner du temps à la conviction : « j’avais soif tu m’as donné à boire », … Il rappelle que 25% de jeunes s’engagent pour des projets ou des temps donnés, ce qui rend difficile la prise de responsabilité.

Sr Pascale des sœurs de Jeanne Antide Touret nous apprend que pour répondre à la solitude des jeunes enfermés dans leurs studios, sa communauté a organisé un espace de coworking qui rencontre un succès inattendu. Les jeunes ont répondu nombreux, et ces rencontres sont des opportunités pour faire connaîter la congrégation et ses actions, les sœurs sont contentes de ce lien qui est en train de naitre.

Le Père Morin provincial des Religieux Saint Vincent de Paul partage le report de leur chapitre général qui n’aura lieu qu’en mai 2022, ce qui paralyse beaucoup de choses.

Les membres de cette organisation ont été malmenés par la pandémie qui a emporté des religieux aînés. Ils ont aussi perdu un frère à St Etienne, une personnalité toute donnée aux pauvres qui a été entouré lors de funérailles par nombre de pauvres en larmes. Leur réseau africain qui, l’été, venait aider les communautés, n’a pu fonctionner ce qui a rendu le fonctionnement des œuvres plus compliqué, devant même réduire les activités.

Pour moi, Père Bernard MASSARINI, dans nos patronages, les protocoles évolutifs ont été très lourds à gérer par les frères directeurs de patronage. Des choses magnifiques ont été vécues dans les séjours de vacances qui ont touché des jeunes défavorisés économiquement et familialement. 50% des enfants quelle que soit leur culture, ont participé à la messe quotidienne : la bonne nouvelle était annoncée aux pauvres. En plus de la période sanitaire, le rapport Sauvé rajoute au climat. N’oublions pas que nous avons une bonne nouvelle et qu’il faut aller de l’avant. Les gens attendent une parole d’espérance et de personnes qui rayonnent leur joie

Lors de la célébration du 175ème anniversaire de la mort du Père Planchat le premier prêtre de la société et martyr de la commune. La procession qui terminait la mémoire de la Roquette à la paroisse Notre Dame des Otages, lieu où les dix prêtres et le séminariste ont été exécutés, ils ont été pris à parti par des antifas qui leurs tiraient des projectiles et les insultaient. Exfiltré par les forces de l’ordre, ils ont eu l’impression de revivre le parcours des ecclésiastiques il y a 150 ans.

Après la messe dans la chapelle du 95 de la rue de Sèvres. Toute l’équipe part manger au restaurant d’application du Lycée Albert de Mun, tout proche et membre du réseau des établissements vincentiens.

Après ce déjeuner de grande qualité, l’équipe de la coordination de la FamVin France était invitée à découvir l’Accueil Louise et Rosalie que nous a présenté le président de la Société Saint Vincent. Un projet collectif : les pères de la Mission ont souhaité offrir un espace de leur établissement pour le service des plus fragiles, ils ont consulté la SSVP qui avec les ESV de 2017 à 2021 ont élaboré le projet après avoir remis la salle de plus de 100 mètres carrés en état : un espace d’accueil, une cuisine, des douches et des machines à laver le linge…

Actuellement ouvert trois matinées et le dimanche matin avec déjeuner du midi, les bénévoles (exclusivement des femmes des ESV) de ce nouvel espace accueillent une quinzaine de femmes quotidiennement, alors qu’il était initialement destiné à des femmes vivant dans la rue, ce sont en fait des femmes logés mais en grande précarité qui le fréquentent, orientées par les assistantes sociales ou le bouche à oreille.

Un projet similaire est réfléchi par la SSVP et les Filles de la Charité sur Lille et pour les mères célibataires, le Président de la SSVP attirant notre attention sur le fait qu’en France aujourd’hui des jeunes mères célibataires qui viennent d’accoucher se retrouvent à la rue avec leur nourrisson.

Le flyer de l’Accueil Louise et Rosalie nous sera remis lors de la prochaine rencontre.

Ce sont les Sœurs missionnaires de l’Evangile qui ouvrent l’échange. Leur représentante nous partage leur thème d’année : « renouveler notre audace missionnaire » et nous dit qu’elle est en train d’effectuer les visites canoniques et sera dans les prochains jours dans les EPHAD de leur réseau. Les bâtiments vides dont elles disposent sont mis au service d’associations de personnes en fragilité sociale. Dans l’ensemble de leurs propriétés, ce sont près de 6 000 salariés auprès de qui elles s’emploient à transmettre le charisme.

Puis Marie-Pierre Four nous informe de son changement de poste suite au départ à la retraite de sa collègue, reprenant ses missions, elle va devoir arrêter le secrétariat de la coordination de la FamVin France.

De plus, mon mandat de coordonateur arrive à son échéance, la question est de savoir si une personne volontaire veut me succéder ou si je reprends pour un dernier mandat. En guise de bilan, je rappelle les réalisations sur ce triennat : les rencontres zoom auxquelless nous avons été fidèles, la deuxième édition du calendrier vincentien, les vidéos vincentiennes sur le site vidéo international de la Famille vincentienne Vinflix qui porte notre 10aine de vidéos en français, la cartographie de nos diverses actions avec les sans- abris qui va être communiqué sur la carte mondiale de ces actions, la communication que je fais aux maisons de retraite pour partager des nouvelles internationales de la FamVin. Je rappelle la difficulté à travailler sur la communication sur le site Famvin.org, la mise en route d’une formation de bénévoles aptes à conduire des services vincentiens lorsque ne sont ni religieux ou religieuses qui n’a pas été poursuivie. Je rappelle les trois nouvelles dernières organisations nous ayant rejoints : les sœurs missionnaires de l’Evangile, les sœurs du Rosier de l’annonciation et les Fils de la Charité. Je souligne que sur les 146 branches de la famille vincentienne nationale, 80 sont conduites par des laïcs et 76 par des religieux ou religieuses. Nous sommes donc sur la voie de la parité, poursuivons cette collaboration. Enfin, je précise que si je suis prêt à poursuivre ce mandat pour les 3 prochains années, il sera nécessaire de trouver un volontaire pour le prochain mandat et qu’une transmission soit opérée.

L’un d’entre nous propose d’élargir la participation de nouveaux membres de la commission d’où pourrait émerger de nouvelles têtes susceptibles d’animer le réseau.

Avec la validation de la poursuite de sa mission par le Père Bernard MASSARINI, Fanny DOUHAIRE, chargée de projets de la Congrégation des Sœurs de la Charité de Strasbourg se propose alors pour être secrétaire. Tous sont heureux devant cette générosité. Nous nous quittons avec une demi nouvelle équipe avec mission de continuer à porter cette jeune dynamique afin d’élargir l’espace de notre tente dans nos réalisations et nous partons avec la proposition de texte pour notre nouvelle charte qui sera débattue lors de la prochaine rencontre.

Sur ce, nous nous quittons, nous disant que rapidement sera lancé un doodle pour les 2 rencontres 2022.

 

P Bernard Massarini c.m.

Coordinateur de la Famille Vincentienne en France.

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Troisième journée de l’Assemblée Provinciale 2021

Nous partons en groupe travailler sur les engagements auxquels nous sommes prêts pour continuer la mission vincentienne, puis en assemblée nous établissons les deux défis pour notre conversion afin de continuer le service des pauvres ainsi que notre mission de formateur.

Bernard Massarini

Troisième journée de l'Assemblée Provinciale 2021

Bernard Massarini
Bernard Massarini

cmission.fr

Nous sommes le mercredi 27 octobre, après avoir pris le temps de prière matinale des deux premiers jours à la cave, c’est au Thabor que nous nous retrouvons ce matin, sur proposition de l’un d’entre nous, pour le temps d’oraison et de l’office. Puis nous nous restaurons avant que plusieurs d’entre nous s’offrent un petit temps pour souffler qui fait la joie des distributeurs de tabac.

8h45, nous sommes dans la salle de l’Assemblée et écoutons religieusement le texte des actes de la veille soigneusement préparé par Jérôme, aussi prompt et efficace dans ce service de l’Assemblée que dans sa charge de secrétaire de la province.

Nous partons en groupe travailler sur les engagements auxquels nous sommes prêts pour continuer la mission vincentienne, puis en assemblée nous établissons les deux défis pour notre conversion afin de continuer le service des pauvres ainsi que notre mission de formateur.

Après la pause repas et le temps de repos, nous reprenons la rédaction des propositions sur la vie spirituelle et l’activité pastorale, un travail éreintant qui va être l’occasion de moments d’humour cherchant à bien poser les virgules, les parenthèses, les expressions les plus ajustées avant d’élever nos mains pour entériner la rédaction de ces réponses qui vont être communiquées à l’Assemblée Générale.

Vers 16h nous prenons une pause bienvenue où tous apprécient prendre l’air sous un beau soleil de fin d’après-midi. Retour en salle pour élire les délégués à l’Assemblée Générale, Emile Ghali a attiré notre attention sur les Statuts en rappelant que nous avons droit à deux délégués. Nous entamons le vote des deux délégués. Au second tour est élu le Frère Maxime MARGROUX, puis on vote pour le second délégué Frédéric Pellefigue.

Nous terminons l’après-midi en commençant la révision des normes que nous avons élaborées pour vivre en province de France. Le provincial a demandé à la communauté du Berceau de réaliser un texte de base. Vincent GOGUEY et Jean-Pierre RENOUARD ont préparé une synopse en trois colonnes : côté gauche le texte normes par normes, au centre des propositions de modifications des communautés et la colonne de droite la proposition de rédaction nouvelle. Nous entamons le vote du texte article par article.

A peine le temps de souffler, déjà 18h tous se retrouvent pour l’office et la célébration de l’eucharistie présidée par Jack YOUSSOUF qui nous rappelle qu’à la suite de Jésus, il nous reste à passer par la porte étroite de l’incarnation afin que le projet de salut de Dieu continue sur notre terre.

Nous rejoignons alors le réfectoire, content de partager à nouveau un bon repas en continuant les échanges à bâton rompu dans une agréable atmosphère de joie. Les infatigables se retrouvent autour des cartes tzndsi au moment où la commission centrale prépare les journées à venir.

Bernard Massarini c.m.

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