La rencontre des délégués de la famille vincentienne à Rome. 7-12 Janvier 2020

Une première dans notre famille, quatre jours pour comprendre notre histoire, écouter ce que déjà nous vivons, approfondir le sens de notre charisme et finalement proposer des voies pour progresser afin d’offrir un service efficace des plus pauvres afin que l’Evangile de Jésus soit porté aux périphéries de l’Eglise et du monde.

Bernard Massarini

La rencontre des délégués de la famille vincentienne à Rome. 7-12 Janvier 2020

Nous étions près de 200 personnes de 97 branches de la Famille Vincentienne réunis à Rome du 7 au 12 janvier 2020 par le Bureau international de la Famille Vincentienne. Une première dans notre famille : quatre jours pour comprendre notre histoire, écouter ce que déjà nous vivons, approfondir le sens de notre charisme et finalement proposer des voies pour progresser afin d’offrir un service efficace des plus pauvres pour que l’Évangile de Jésus soit porté aux périphéries de l’Eglise et du monde.

La rencontre s’est ouverte par l’audience du pape. Il nous a accordé un temps de photo à l’issue de sa catéchèse. L’après-midi a ouvert la rencontre par deux conférences : celle du Père MALONEY, ancien supérieur général des Lazaristes, qui a mis en route cette aventure commune et une de l’actuel supérieur Général, le P. Tomaz MAVRICK qui nous a donné des orientations à vivre pour que la Famille Vincentienne développe la richesse du charisme que l’Eglise lui a confié.

C’est en 1994, lors d’une visite des lazaristes au Mexique, que le Père MALONEY aura la joie de découvrir avec les Pères de la Mission, les Filles de la Charité, ce qu’il avait l’habitude de rencontrer lors de ses visites mais cette fois, ils lui ont donné l’occasion de rencontrer la Société Saint-Vincent-de-Paul, les Equipes Saint-Vincent (AIC) et la Jeunesse Mariale Vincentienne. La découverte de cette solide collaboration fait prendre conscience du  dynamisme de ces divers acteurs animés de l’esprit laissé par Saint Vincent au Mexique. C’est cette prudence audacieuse alliant amour des pauvres et  attachement indéfectible à Jésus-Christ qui caractérisait Vincent. Fort de cela, le Père MALONEY va proposer l’année suivante, à Rome, que se retrouvent le président international de la Société Saint-Vincent-de-Paul, la Président des AIC et la Supérieure Générale des Filles de la Charité. C’est l’occasion pour chacun des responsables de dire leur joie de découvrir qu’en Eglise, ils vivent le même charisme, chacun dans sa tradition propre. Ils repartiront après avoir vécu un moment avec le Pape Jean-Paul II, heureux d’entendre que les vincentiens étaient disposés à mettre leur charisme au service de l’Eglise. Ils repartiront avec une intuition à manifester ensemble : ils établiront une date annuelle de fête et créeront une prière pour avoir une force commune.

Puis le Père MAVRICK, actuel supérieur général des prêtres de la mission et coordinateur de la Famille Vincentienne,  nous a partagé la joie de constater ce grand dynamisme que nous sommes au cœur de l’Eglise et il nous a invité à approfondir la formation à la spiritualité, à veiller à conserver le charisme dans toutes nos institutions d’éducation où la présence des religieux et religieuses diminue, à veiller au service intégral de la personne dans nos institutions de santé, à continuer à promouvoir des initiatives pour aider à sortir de la misère et améliorer nos réponses aux situations de catastrophes naturelles.  

Nous avons vu qu’il faudra attendre 2015 pour que le premier Bureau de la Famille Vincentienne voie le jour et que s’organise cette dynamique souhaitée depuis 20 ans déjà. Elle est composée d’un Bureau formé des 4 branches historiques (AIC, Lazaristes, Filles de la Charité, Société Saint Vincent de Paul) et de 4 branches rotatives pour des mandats de 3 ans. Il est assisté par le Bureau du comité exécutif qui coordonne le travail des commissions : communication, charisme, collaboration, changement systémique, sans-abris depuis le symposium 2017. Il nous a été demandé d’insister sur la communication entre nous afin que nous entrions davantage dans une ère de communion en approfondissant notre chemin commun.

La Famille Vincentienne est aujourd’hui présente dans 158 pays sur les 197 reconnus par l’ONU. Elle s’est  déjà dotée de 120 conseils nationaux dont 46 animés par des frères ou prêtres de la Congrégation de la Mission, et 20 par des religieuses de plus de 15 congrégations. Parmi les 54 autres conseils nationaux, la moitié sont animés par des laïcs des divers mouvements et associations vincentiennes. Il s’agit donc d’une famille en action et dynamique qui a besoin de solides bases communes pour déployer la richesse des services qu’elle propose de par le monde.

Le second jour, ce fut la culture des vocations qui a été abordée. Nous nous sommes interrogé sur la façon dont nous pouvons transmettre l’appel au service comme vincentiens, en sachant témoigner de la joie de vivre et en invitant celles et ceux qui nous entourent à partager nos activités, nos temps de prière et peut-être en faisant bénéficier de nos lieux de vies pour que les personnes puissent s’ancrer dans le chemin vincentien. La table ronde qui suivra fera échanger un jeune d  la Jeunesse Mariale Vincentienne du Liban, une avocate Haïtienne au service des projets de développement, un frère d’une communauté aux USA et une sœur anglaise. Ils nous ont permis d’entendre à nouveau le murmure de Jésus qui a invité au creux de leurs rencontres du quotidien ces sœurs et ces frères à faire un pas de plus pour répondre à son appel au service des plus fragiles.

L’après-midi a été consacré à la transmission du charisme et les difficultés rencontrées. Le Père MAVRICK nous exposera l’appel du frère Aloïs, prieur de la Communauté de Taizé. Honorant l’appel du frère Roger, fondateur de la communauté, l’ancienne supérieure générale des Filles de la Charité avait offert quelques sœurs pour le service des jeunes. Elles n’ont pu demeurer, et la communauté sollicite la Famille vincentienne pour qu’elle propose des frères ou des sœurs pour prendre en charge l’infirmerie de ce lieu d’évangélisation de plus de 40.000 jeunes du monde entier annuellement. Puis ont été évoqué les saints et bienheureux de la famille en vue de l’élaboration du lectionnaire de la Famille Vincentienne. S’en est suivie une réflexion sur la continuité du charisme sans la présence des religieux et religieuses avec l’exemple de la Hollande. Le samedi a été consacré à penser notre façon d’affermir le déploiement de la famille et sur la façon de la rendre présente sur le net. 

Nous avons ensuite évoqué le festival de films qui a eu lieu l’année suivant l’anniversaire des 400 ans du charisme à Castel-Gondolfo, ce qui a révélé une richesse de création cinématographique durant le synode des évêques sur les jeunes. Il avait pour thème « la mondialisation de la charité ». De nombreux courts-métrages et films ont été réalisés. Nous avons eu la joie de voir deux courts-métrages qui nous ont présenté deux situations en Europe : la crise économique en Espagne et la situation des migrants. Puis ce fut au tour de l’alliance pour les sans-abris lancée lors du symposium de 2017, qui avec la délégation vincentienne à l’ONU s’est proposée de trouver 10.000 logements stables pour des sans-abris. Il faut saluer l’efficacité de nos réseaux qui depuis octobre 2017 ont déjà trouvé 8600 logements pour des personnes seules et des familles. Nous entendons que le fondement de notre charisme n’est pas dans la défense de valeurs, mais bien dans l’acceptation à nous laisser bousculer par l’Évangile qui rejoint tout homme et tout l’Homme. Cette dignité n’est pas liée à la performance individuelle mais doit prendre en compte l’histoire, les relations, la dimension familiale et sociale de la personne accueillie.

Les échanges en groupes linguistiques ont aidé à soutenir, préciser et donner des éléments que le Bureau pourra utiliser pour continuer son action de soutien de la grande dynamique de service des pauvres dans laquelle nous sommes engagés en Eglise. Nous venons de vivre un symposium riche en rencontres, en échanges : il nous a aidé à préciser, à approfondir notre identité, tout en envisageant des outils pour ce nouvel espace missionnaire de notre Eglise. La charité du Christ nous presse, nous sommes conscients que la dignité de l’homme n’est pas une idéologie mais un combat. Sans jamais renoncer, nous aimerons corporellement et spirituellement les plus fragiles qui nous serons présentés pour que la Bonne Nouvelle de Jésus soit effective.

Bernard MASSARINI, c.m. au nom de l’Archiconfrérie de la Sainte-Agonie

 

Bernard MASSRINI c.m. au nom de l’Archiconfrérie de la Sainte Agonie

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Le Berceau accueille des jeunes

Tous les bénévoles animateurs sont heureux de participer à la découverte de ce géant de la charité qui touche les jeunes, par son grand sens du service des plus pauvres et le fait qu’il n’est pas un religieux qui enferme dans des cases, mais qui donne le goût de la rencontre.

Bernard Massarini

Le Berceau accueille des jeunes

Quels jeunes ?

Chaque année le Berceau reçoit 10.000 personnes durant l’année, et d’avril à juin, elle accueille plus de 800 jeunes. Il y a deux types de passages : ceux d’une journée de 10h à 16h, et ceux pour des sessions de 2 à 5 jours, dans le cadre d’une préparation au sacrement de confirmation ou d’une session « silence et prière » organisée par un groupe ou un mouvement.

Les passages sur une journée concernent des jeunes de 9 à 18 ans d’aumôneries scolaires d’établissements privés ou publics, et de jeunes en catéchèse dans leurs paroisses.

Ceux qui viennent pour la préparation au sacrement de confirmation viennent de secteurs paroissiaux de diocèses de la province ecclésiastique, et de plus loin (Versailles, Carcassonne, …).

Nous recevons aussi la centaine de jeunes du pélé-VTT durant la période estivale juste quelques heures, et quelques équipes d’étudiants du Raid 4L Trophy, rallye voiture de France au Maroc, sponsorisées par la SSVP.

Viennent aussi des jeunes de toute la France avec les prêtres de la Fraternité St Thomas Becket, pour des sessions d’initiation à la vie intérieure et à la prière.

Quel accueil ?

C’est une équipe animatrice de 7 personnes, 4 laïcs, une sœur et deux prêtres, qui assure ce service général d’accueil. Ils présentent ou des témoignages ou des enseignements sur les sacrements, la foi, le credo… etc…

Aux groupes qui passent, plusieurs temps sont proposés :

– la découverte du lieu avec une vidéo accompagnée d’explications sur la Famille Vincentienne ;

– puis la visite de Ranquines, la maison natale. C’est l’occasion de raconter des détails de la vie de saint Vincent, en s’appuyant sur les divers objets qui nous le rappellent : les citations des lettres de saint Vincent, le fauteuil de la famille qui le recevait dans l’internat qu’il avait fondé, et le buste du visage mortuaire,

– enfin la chapelle, où l’on porte l’attention sur la foi comme source de la vie de saint Vincent.

Les groupes reçoivent des feuillets pour noter leurs découvertes.

Après leur temps de restauration, nous leur proposons divers types de jeu pour approfondir la connaissance de St Vincent. Certains sont très mobiles, d’autres plus statiques : du jeu de l’oie aux mots croisés, en passant par l’enquête sur le vol, les traversées pour être au service des plus faibles, la richesse de la vie familiale. Chacun des jeux est constitué de 3 à 5 étapes qui comprennent ou des approches de textes bibliques, ou des lectures d’extraits de saint Vincent, et des défis sportifs (course d’obstacle, labyrinthe, etc.).

Pour chaque groupe qui va de 40 à 300 participants, nous sommes de 2 à 6 animateurs présents, suivant le nombre, pour mieux aider à un déroulement qui permette à tous de vivre ce temps dans les meilleures conditions possibles. La meilleure taille du groupe est la trentaine.

Quelles leçons ?

La rencontre de groupes s’effectue dans une grande simplicité. Le temps de présentation rapide passé pour aider chacun de trouver sa place et être (re)connu ; les adultes présents nous accompagnent, participent, encadrent à travers les différentes activités. Les objectifs définis et le cadre posé, commence un véritable partage de connaissances, de compétences et de plaisir au service de la découverte ou de l’approfondissement de Mr Vincent et de ses œuvres. A la fin de la journée, selon les groupes, le temps consacré à la visite ou aux activités, à l’expérience vécue par les uns ou les autres, le retour ou la synthèse nous renforcent dans le besoin de ces jeunes à entendre le message de Mr Vincent – criant d’actualités – et profondément à l’écoute.

Des témoignages où la parole se libère permettent un retour sur des événements intimes, un temps nécessaire de réflexion sur nos  choix de  vie.

Chaque groupe a ses attentes et chaque visite est différente, enrichissant chacun de ces rencontres multiples dans la sérénité du site.

Tous les bénévoles animateurs sont heureux de participer à la découverte de ce géant de la charité qui touche les jeunes, par son grand sens du service des plus pauvres et le fait qu’il n’est pas un religieux qui enferme dans des cases, mais qui donne le goût de la rencontre. L’évocation de la honte de son père, de ses larmes après sa visite à sa famille, touche beaucoup qui le trouvent accessible.

Certains jeunes ou animateurs vont même laisser quelques mots sur le cahier des prières de Ranquines, confiant à Saint Vincent des personnes en souffrance dans leur voisinage ou même parfois dans leurs familles.

Il nous est demandé d’être inventifs pour redonner confiance aux plus jeunes qui sont objets de railleries dès qu’ils sont reconnus comme croyants. Nous les aidons à découvrir que croire est comme goûter sa musique propre. A l’image des divers styles musicaux : rap, slam, rock, raï face auxquels nous pouvons marquer surprise, mais jamais rejet, car les styles musicaux sont tous également respectables.

Il nous faut aussi nous faire proche des plus grands, confrontés à une existence incertaine, souvent violente et vide de sens, pour leur offrir un espace et une parole vivante et dynamique, accompagnée d’un témoignage de vie heureuse et donnée au service des autres, les aidant ainsi à retrouver confiance dans leur foi hésitante et souvent fragilisée par leur environnement, et à se remettre sur la route pour, avec les autres, faire naitre le monde de demain dont ils rêvent : monde fraternel et solidaire, un monde des relations humaines épanouissantes, à l’image du royaume dont Jésus a dessiné les traits durant son existence terrestre.

L’équipe trop petite pour ce merveilleux service est preneuse de bonnes volontés pour nous aider dans ces temps d’animation, aidant à enrichir les témoignages qui pourront être portés aux jeunes. Intéressé, il faut avoir la foi, connaitre un peu Saint Vincent, aimer l’animation pour contribuer à animer ou juste accompagner ces temps. Si cela vous dit et qu’avez un peu de temps, n’hésitez pas à nous contacter, nous serons heureux de vous compter parmi les bénévoles au service des jeunes.

, Anita Briffeuil ; Elena Cruz CALVO ; Bernard MASSARINI ; Frédéric PELLEFIGUE 🔸

Il nous est demandé d’être inventifs pour redonner confiance aux plus jeunes qui sont objets de railleries dès qu’ils sont reconnus comme croyants. Nous les aidons à découvrir que croire est comme goûter sa musique propre.

Bernard Massarini
POUR DEMANDER DES INFORMATIONS OU CONNAÎTRE DAVANTAGE
VISITEZ NOTRE SITE :

www.ouvre-berceau-st-vincent.cef.fr/

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La rencontre des délégués de la famille vincentienne à Rome. 7-12 Janvier 2020

Une première dans notre famille, quatre jours pour comprendre notre histoire, écouter ce que déjà nous vivons, approfondir le sens de notre charisme et finalement proposer des voies pour progresser afin d’offrir un service efficace des plus pauvres afin que l’Evangile de Jésus soit porté aux périphéries de l’Eglise et du monde.

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Le Berceau accueille des jeunes

Quels jeunes ?

Chaque année le Berceau reçoit 10.000 personnes durant l’année, et d’avril à juin, elle accueille plus de 800 jeunes. Il y a deux types de passages : ceux d’une journée de 10h à 16h, et ceux pour des sessions de 2 à 5 jours, dans le cadre d’une préparation au sacrement de confirmation ou d’une session « silence et prière » organisée par un groupe ou un mouvement.

Les passages sur une journée concernent des jeunes de 9 à 18 ans d’aumôneries scolaires d’établissements privés ou publics, et de jeunes en catéchèse dans leurs paroisses.

Ceux qui viennent pour la préparation au sacrement de confirmation viennent de secteurs paroissiaux de diocèses de la province ecclésiastique, et de plus loin (Versailles, Carcassonne, …).

Nous recevons aussi la centaine de jeunes du pélé-VTT durant la période estivale juste quelques heures, et quelques équipes d’étudiants du Raid 4L Trophy, rallye voiture de France au Maroc, sponsorisées par la SSVP.

Viennent aussi des jeunes de toute la France avec les prêtres de la Fraternité St Thomas Becket, pour des sessions d’initiation à la vie intérieure et à la prière.

Quel accueil ?

C’est une équipe animatrice de 7 personnes, 4 laïcs, une sœur et deux prêtres, qui assure ce service général d’accueil. Ils présentent ou des témoignages ou des enseignements sur les sacrements, la foi, le credo… etc…

Aux groupes qui passent, plusieurs temps sont proposés :

– la découverte du lieu avec une vidéo accompagnée d’explications sur la Famille Vincentienne ;

– puis la visite de Ranquines, la maison natale. C’est l’occasion de raconter des détails de la vie de saint Vincent, en s’appuyant sur les divers objets qui nous le rappellent : les citations des lettres de saint Vincent, le fauteuil de la famille qui le recevait dans l’internat qu’il avait fondé, et le buste du visage mortuaire,

– enfin la chapelle, où l’on porte l’attention sur la foi comme source de la vie de saint Vincent.

Les groupes reçoivent des feuillets pour noter leurs découvertes.

Après leur temps de restauration, nous leur proposons divers types de jeu pour approfondir la connaissance de St Vincent. Certains sont très mobiles, d’autres plus statiques : du jeu de l’oie aux mots croisés, en passant par l’enquête sur le vol, les traversées pour être au service des plus faibles, la richesse de la vie familiale. Chacun des jeux est constitué de 3 à 5 étapes qui comprennent ou des approches de textes bibliques, ou des lectures d’extraits de saint Vincent, et des défis sportifs (course d’obstacle, labyrinthe, etc.).

Pour chaque groupe qui va de 40 à 300 participants, nous sommes de 2 à 6 animateurs présents, suivant le nombre, pour mieux aider à un déroulement qui permette à tous de vivre ce temps dans les meilleures conditions possibles. La meilleure taille du groupe est la trentaine.

Quelles leçons ?

La rencontre de groupes s’effectue dans une grande simplicité. Le temps de présentation rapide passé pour aider chacun de trouver sa place et être (re)connu ; les adultes présents nous accompagnent, participent, encadrent à travers les différentes activités. Les objectifs définis et le cadre posé, commence un véritable partage de connaissances, de compétences et de plaisir au service de la découverte ou de l’approfondissement de Mr Vincent et de ses œuvres. A la fin de la journée, selon les groupes, le temps consacré à la visite ou aux activités, à l’expérience vécue par les uns ou les autres, le retour ou la synthèse nous renforcent dans le besoin de ces jeunes à entendre le message de Mr Vincent – criant d’actualités – et profondément à l’écoute.

Des témoignages où la parole se libère permettent un retour sur des événements intimes, un temps nécessaire de réflexion sur nos  choix de  vie.

Chaque groupe a ses attentes et chaque visite est différente, enrichissant chacun de ces rencontres multiples dans la sérénité du site.

Tous les bénévoles animateurs sont heureux de participer à la découverte de ce géant de la charité qui touche les jeunes, par son grand sens du service des plus pauvres et le fait qu’il n’est pas un religieux qui enferme dans des cases, mais qui donne le goût de la rencontre. L’évocation de la honte de son père, de ses larmes après sa visite à sa famille, touche beaucoup qui le trouvent accessible.

Certains jeunes ou animateurs vont même laisser quelques mots sur le cahier des prières de Ranquines, confiant à Saint Vincent des personnes en souffrance dans leur voisinage ou même parfois dans leurs familles.

Il nous est demandé d’être inventifs pour redonner confiance aux plus jeunes qui sont objets de railleries dès qu’ils sont reconnus comme croyants. Nous les aidons à découvrir que croire est comme goûter sa musique propre. A l’image des divers styles musicaux : rap, slam, rock, raï face auxquels nous pouvons marquer surprise, mais jamais rejet, car les styles musicaux sont tous également respectables.

Il nous faut aussi nous faire proche des plus grands, confrontés à une existence incertaine, souvent violente et vide de sens, pour leur offrir un espace et une parole vivante et dynamique, accompagnée d’un témoignage de vie heureuse et donnée au service des autres, les aidant ainsi à retrouver confiance dans leur foi hésitante et souvent fragilisée par leur environnement, et à se remettre sur la route pour, avec les autres, faire naitre le monde de demain dont ils rêvent : monde fraternel et solidaire, un monde des relations humaines épanouissantes, à l’image du royaume dont Jésus a dessiné les traits durant son existence terrestre.

L’équipe trop petite pour ce merveilleux service est preneuse de bonnes volontés pour nous aider dans ces temps d’animation, aidant à enrichir les témoignages qui pourront être portés aux jeunes. Intéressé, il faut avoir la foi, connaitre un peu Saint Vincent, aimer l’animation pour contribuer à animer ou juste accompagner ces temps. Si cela vous dit et qu’avez un peu de temps, n’hésitez pas à nous contacter, nous serons heureux de vous compter parmi les bénévoles au service des jeunes.

, Anita Briffeuil ; Elena Cruz CALVO ; Bernard MASSARINI ; Frédéric PELLEFIGUE 🔸

Il nous est demandé d’être inventifs pour redonner confiance aux plus jeunes qui sont objets de railleries dès qu’ils sont reconnus comme croyants. Nous les aidons à découvrir que croire est comme goûter sa musique propre.

Bernard Massarini
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Famille Vincentienne en France. Rencontre du 15 novembre 2018

Famille Vincentienne en France. Rencontre du 15 novembre 2018

Ce 15 novembre, nous nous sommes retrouvés dans le bâtiment où siègent les Équipes Saint Vincent-AIC France, au 67 rue de Sèvres à Paris. Elles étaient représentées par France MORANE et Muriel WITTMAN ; l’Association de la Sainte Agonie par Mmes d’ARX  et CREPEY ; l’Association de la Médaille Miraculeuse par Mme FLOUR ; les Religieux de Saint Vincent de Paul par le Père Gilles MORIN, provincial ; les sœurs Missionnaires de l’Évangile par sœur Reine-Marie RIVAUX, la Société Saint Vincent de Paul  par M. LANTERNIER et le P. DESCLAUX ; la Jeunesse Mariale Vincentienne par Mlle MADRID ; les Filles de la Charité par sœur Éliane BULTEL et sœur Marie-Vianney RESSEGAND pour les Sœurs de l’Union Chrétienne de Saint-Chaumond.

S’étaient excusés car retenus pour des rencontres imprévues dans l’exercice de leurs missions : Sœur Nicole-Marie ROLAND des Sœurs de Jeanne-Antide Thouret, sœur Blandine KLEIN des Sœurs de la Charité de Strasbourg et le P. HISS de la Maison du Missionnaire.

Après un temps de café préparé par le bureau national des Équipes Saint Vincent-AIC France qui nous recevaient, nous avons débuté notre temps de rencontre par une prière selon la pratique des équipières : une lecture méditée puis partage sur le texte des béatitudes, puis nous avons commencé l’ordre du jour en évoquant la visite du P. Agostino, coordinateur international de la famille vincentienne, venu rencontrer cinq congrégations dont trois nouvelles ayant un lien avec st Vincent : les sœurs de sainte Marie de la Présentation de Broons qui ont décliné étant trop peu nombreuses déjà reliées à d’autres dynamiques, les sœurs du Christ Mystère d’Union qui disent être trop prises par le soutien de leur dimension internationale pour rejoindre une coordination supplémentaire. Et les sœurs Missionnaire de l’Evangile dont nous accueillions une d’entre elles. : sœur Reine-Marie.

Les sœurs Missionnaires de l’Évangile sont nées de quatre congrégations : trois du 17ème et une du 19ème siècle.  La plus ancienne, les sœurs de la charité d’Angers (sous Louis XIV nées au moment du grand enfermement vivaient avec les pauvres dans l’hôpital) ; le Bon sauveur de Caen, née au même moment pour le service des personnes atteintes de maladies psychiatriques, et les sœurs de St Charles d’Angers, au service de l’éducation qui récupéraient les pauvres honteux qui se cachaient.  Enfin les sœurs de Griaux, de Nantes, qui sont nées au 19ème siècle, au service des dockers . Après un long processus de concertation, elles sont nées comme sœurs Missionnaires de l’Évangile et sont 390 présentes dans 9 pays : Madagascar, Centrafrique, Guinée, Irlande, Pays de Galle, Espagne, Italie et France.

Les quatre communautés, si elles ne sont pas spécifiquement vincentiennes, sont inspirées de Saint Vincent et de Saint François de Sales. Seules celles d’Angers se réclament Charles Borromé. Leur référence commune est Matthieu 25 « J’ai eu faim, et vous m’avez donné à manger, j’ai eu soif, et vous m’avez donné à boire, j’étais étranger, et vous m’avez recueilli ; nu, et vous m’avez vêtu ; j’ai été malade, et vous m’avez visité ; j’étais en prison, et vous êtes venus à moi ». Leur maison généralice est à Caen.

Puis nous avons abordé le point suivant à l’ordre du jour : l’élection du nouveau président coordinateur qui nous a partagé le bilan des trois premières années comme Famille Vincentienne en France autour de trois adjectifs : enthousiasmant, exigeant et complexe. Du côté de l’enthousiasme, il a énuméré les multiples réalisations conduites ces trois années passées ; en ce qui concerne l’exigence, il a rappelé que les multiples démarches pour suivre les décisions communes n’avaient été assurées que par deux personnes et souvent les deux prêtres. A été salué le service de notre chargée de communication.

Pour aborder l’aspect complexe, est revenue la question des critères d’appartenance à la famille vincentienne, car nous souhaiterions être libres de décider qui intégrer sans devoir passer par une instance internationale. Nous avons préféré clarifier cette question auprès du coordinateur international de la famille vincentienne avant de procéder à l’élection du nouveau président qui se fera après la rencontre de ce dernier. Dans l’attente de cette clarification, nous reconduisons l’équipe de présidence (le président, le secrétaire et la trésorière et chargée de communication).

Est ensuite présentée la carte présentant les membres de la famille vincentienne en France réalisée à l’occasion du pèlerinage de la Société Saint Vincent de Paul à Lourdes en octobre dernier. Chaque branche prend un exemplaire de cette carte pour chacune de ses délégations diocésaines.

Puis le président de la Société Saint Vincent nous partage la joie de leur rassemblement à Lourdes qui a accueilli 1000 participants desquels 200 accompagnés. Ce fut un moment de fraternité qui a permis de s’extraire de l’urgence de l’action pour se centrer sur la spiritualité grâce aux interventions de la Visitatrice des Filles de la Charité de la province France-Belgique-Suisse, du Visiteur des pères lazaristes et du provincial des religieux de saint Vincent de Paul. Des groupes « fraternité » ont permis de prolonger les apports créant un esprit de communion.

Cette rencontre a de nouveau fait prendre conscience du besoin de spiritualité, de ressourcement, de renouvellement. Ce fut l’occasion d’évoquer le maintien ou la création d’outils de formation permanente. Nous évoquons l’établissement d’une bibliographie vincentienne de base et l’exigence de revenir à l’esprit de nos fondateurs. Nous insistons sur la nécessité de continuer notre recherche pour créer des modules de formation, des publications. Est émise l’idée de faire de la revue « Cahier Vincentien » un outil au service de la formation des laïcs vincentiens.

La matinée se termine en évoquant la difficile continuité de l’esprit vincentien dans notre société pluriculturelle et marquée de sécularisation. Il est rappelé que les règlements intérieurs doivent clairement exprimer les conditions d’accueil de nouveaux membres. Les Équipières ont désormais choisi de n’accueillir que des personnes de tradition chrétienne tandis que la société saint Vincent de Paul, elle, a retenu de ne recevoir que des postulants acceptant la part d’exercices spirituels inhérents à la vie en équipe. Nous allons ensuite tous à la chapelle, célébrer l’eucharistie avec des Filles de la charité de la maison qui nous reçoit.

Après le repas pris à la maison mère des pères lazaristes nous reprenons le travail. Nous commençons par bloquer les deux dates pour les rencontres de coordination en 2019. Les dates retenues sont : le  2 avril  à  Besançon, chez les sœurs de Jeanne-Antide Thouret, et  le  25 novembre à la maison provinciale des Filles de la Charité, rue Clerc à Paris.

Puis nous nous penchons sur la mise en route d’une formation commune aux divers laïcs de nos réseaux en présence de sœur CAMARA de l’équipe VDP réseaux et formation, pôle charisme, qui est dédié à la formation à l’esprit vincentien. Il est mentionné que les sœurs de la Charité de Strasbourg et celles de Gethsémani ont exprimé leur intérêt et leur désir de se joindre à ce qui se met en route.

Nous remettons le dossier d’un projet en 5 sessions de 2 jours, élaboré par les P. RABARISON et le P. MASSARINI après consultation d’un père jésuite dédié à la formation des laïcs.

S’ouvre un débat qui fait apparaitre la difficulté de trouver des collaborateurs aptes à sortir du seul rôle d’animateur de temps de prière pour devenir animateur spirituel. Or il y a de moins en moins de pères et de sœurs en proximité des équipes. Les Équipes Saint Vincent-AIC France expriment leur doute quant à l’inscription sur de longs programmes de leurs membres.

On évoque un parcours alpha vincentien : base pour aider à avoir des membres plus capables de devenir personnes-ressources. Il faudrait des éléments pour entrer dans la démarche accompagnateur. La demande est davantage d’accompagnateurs que d’animateurs. Sœur CAMARA présente un parcours en six journées sur Paris qui en est à son troisième round et pourrait être proposé à nos laïcs. La proposition séduit et nous pensons qu’il serait bon de la proposer dans nos réseaux dès la session de janvier. D’autre part, pour affiner une proposition qui corresponde à notre attente, VDP réseaux et formation demande qu’un petit groupe se constitue pour collecter les attentes et penser le contenu de la formation. Vont se retrouver avant la prochaine rencontre de coordination sœur CAMARA avec le P. RABARSION et le P. MASSARINI avant d’être rejoints par quelques membres de la Société de Saint Vincent de Paul, Équipes Saint Vincent-AIC France et certainement des sœurs de la Charité de Strasbourg pour élaborer cette formation souhaitée. On exprime qu’il s’agit davantage de la formation d’accompagnateurs spirituels que de celui d’animateurs de temps de prière. Est suggéré à Mme CREPEY de s’adjoindre à l’équipe.  Les sœurs de l’Union chrétienne de Saint Chaumond nous partagent leur attention actuelle pour récupérer de l’héritage vincentien ce qui les constitue et qu’elles avaient perdu après la révolution. Une fois ce travail de restauration terminé, elles devraient être en mesure rejoindre cette dynamique. Nous les encourageons dans cette démarche de revitalisation de leur charisme.

Nous prolongeons la réunion en écoutant l’avancée du projet d’accueil des femmes à la rue au 97 rue de Sèvres. Après de longues négociations, une convention vient d’être signée. Un architecte a été trouvé et les travaux vont commencer en janvier 2019 avec une ouverture prévue pour l’automne 2019.

Après le symposium de Rome pendant lequel l’orchestre international « Gen Verde » avait animé le temps de louange lors de la rencontre place saint Pierre, il a été proposé aux chefs d’établissement scolaires vincentien de monter un spectacle avec les élèves et la troupe du « Gen Verde » afin d’expérimenter qu’à travers l’art la paix est possible. Le projet est en suspens.

Vient alors le temps de formaliser notre décision prise lors de la dernière rencontre de planifier une formation collaboration pour novembre. Lorsque nous remettons le dossier avec les unités de valeurs, Équipes Saint Vincent-AIC France notent que leur formation internet « diplomado » recoupait déjà plusieurs thèmes que nous souhaiterions traiter. Il a été convenu qu’il était nécessaire que nous prenions encore du temps avant de nous engager dans cette voie…

Notre réunion se clôt comme prévu. Et tous expriment leur joie pour les trois ans de collaboration. Nous nous quittons heureux de savoir que notre prochaine réunion de coordination vincentienne France aura lieu à Besançon.

P. Bernard MASSARINI, CM 🔸

Cette rencontre a de nouveau fait prendre conscience du besoin de spiritualité, de ressourcement, de renouvellement. Ce fut l’occasion d’évoquer le maintien ou la création d’outils de formation permanente. Nous évoquons l’établissement d’une bibliographie vincentienne de base et l’exigence de revenir à l’esprit de nos fondateurs. Nous insistons sur la nécessité de continuer notre recherche pour créer des modules de formation, des publications…

Explications :

www.famvin.org/fr

 

Les initiatives de la Famille Vincentienne en France

Les initiatives de la Famille Vincentienne en France

Le pape François a créé chaque 33e dimanche du temps ordinaire, une journée dédiée aux pauvres. A cette occasion, la Famille Vincentienne présente ses initiatives au service des pauvres.

«Un pauvre crie; le Seigneur entend.» (Ps33, 7) est la citation biblique que le Pape François a retenu pour cette deuxième journée mondiale.

« Les pauvres sont nos seigneurs et nos maitres » disait Saint Vincent. Aujourd’hui, les vincentiens creent des espaces de partage où les plus fragiles retrouvent le goût d’être debout et de partager la confiance par les échanges fraternels vécus dans les diverses structures. Les divers espaces ouvert essaient de répondre à leurs appels.

 

Que regroupe la Famille Vincentienne ?

En France, la Famille Vincentienne regroupe une quinzaine de congrégations et associations s’enracinant dans la spiritualité de Saint Vincent de Paul. Elles œuvrent dans des services de proximité (personnes âgées, enfants en difficultés, sans abris et les migrants), dans des institutions de santé (centre de post-traitements, maisons de retraite –EHPAD-, maisons d’enfants à caractère social-MECS-) et dans des établissements d’enseignement (écoles, collèges et lycées techniques).

 

Parmi les principales

– Les Équipes Saint Vincent – AIC France, environ 2000 femmes en 90 équipes développent des actions en direction des femmes ou des enfants : soutien scolaire, cours de français et de multiples initiatives invitant les personnes reçues à développer leur esprit d’initiatives, certaines aident des familles lors des visites auprès de leurs enfants en centre de détention.

– Les Filles de la Charité de la Province Belgique-France-Suisse regroupent 75 communautés. Elles portent le souci de la formation au charisme vincentien des laïcs qui assurent les services qu’elles leur ont confiés dans le domaine éducatif, sanitaire et social.

– Les Confrères et consœurs de Saint Vincent, quelques 17000 personnes dans plus de 90 départements déploient divers services auprès de personnes fragiles : partageant les compétences par des tables ouvertes pour aider à retrouver des emplois, créant des ateliers théâtres pour redonner confiance et promouvant de multiples initiatives qui redonnent à chacun de repartir dans la vie.

Les congrégations masculines des pères lazaristes et des religieux de saint Vincent proposent des services d’accueil de jeunes étudiants, des locaux qu’ils mettent au service des personnes en réinsertion sociale avec habitat et Humanisme (Amiens), l’APA (Paris) et IDEFORIS (Dax) et déploient aussi des actions auprès de jeunes sans grandes ressources ainsi que des activités dans des centres de jeunesses : patronages.

– Les Jeunesses Mariales Vincentiennes (J.M.V.), une association de jeunesse, née des apparitions de la Vierge Marie à Sainte Catherine Labouré (à la rue du Bac). Elle rejoint des enfants et des jeunes et leur permet de vivre en équipe, de contempler la vie et de s’engager au service de leurs frères.

P. Bernard MASSARINI, CM 🔸

« Les pauvres sont nos seigneurs et nos maitres » disait Saint Vincent. Aujourd’hui, les vincentiens creent des espaces de partage où les plus fragiles retrouvent le goût d’être debout et de partager la confiance par les échanges fraternels vécus dans les diverses structures. Les divers espaces ouvert essaient de répondre à leurs appels.

POUR ALLER PLUS LOIN :

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Qui suis-je pour juger ? « TVU ‘Tendre Vers l’Unification’ »

Qui suis-je pour juger ?

« TVU (Tendre vers l’unification) »

Groupe de partage, de fraternité,
destiné aux prêtres ou religieux concernés par l’homosexualité qui souhaitent retrouver la joie d’un célibat chaste et continent

C’est l’Association « Devenir un En Christ » (groupe des catholiques concernées directement ou indirectement par l’homosexualité existant depuis 30 ans) qui m’a sollicitée pour faire naitre cette initiative. L’expérience a commencé en établissant des contacts par mail avec les prêtres qui demandaient de l’aide spirituelle face à cet aspect de leur personnalité.

À partir de ces échanges une proposition de retraite spirituelle a vu le jour. Ce temps de méditation et de prière a été préparé avec la collaboration d’une psychologue laïque thérésienne, il a été bâti sous le thème : « re choisir le Christ ». Sept prêtres ont répondu à cette proposition. Malheureusement, à la suite du texte de la Congrégation de l’Education Catholique interdisant l’accès au sacerdoce aux hommes homosexuels, tous ont décliné leur participation.

Après deux ans de réflexion et avec la collaboration d’un prêtre diocésain de Toulouse, nous avons créé ce service qui porte le nom de TENDRE VERS L’UNIFICATION et a pour objectif de venir en aide aux prêtres ou aux frères religieux  en situation de crise en les invitant à vivre la joie de consacrés dans le célibat continent.

Le Visiteur de la province Lazariste de Toulouse à l’époque, le père Yves Bouchet, CM nous a invité à aller rencontrer Mgr Giraud, évêque auxiliaire Lyon et responsable de la commission de la Conférence Episcopale chargée des prêtres à ce moment-là : Mgr GIRAUD qui a manifesté son intérêt pour une telle initiative. Nous avons commencé à bâtir ce projet et par la suite nous avons pris l’habitude d’envoyer nos compte-rendu à ces successeurs en ce service : Mgr Bouilleret (alors évêque d’Amiens) et Mgr Beau (alors évêque auxiliaire de Paris).

Le groupe de réflexion a commencé en 2011, co-animé par le prêtre diocésain, du Diocèse de Toulouse, qui connaissait aussi l’Association « Devenir Un En Christ ». Nous l’avons mis sous le patronage de la Congrégation de la Mission, pensant que le service d’accompagnement des prêtres était un service vincentien. Le groupe s’est retrouvé à Paris trois fois les deux premières années, suite à cela et avec le souci d’une plus grande stabilité des vies personnelles nous avons abouti à quatre rencontres annuelles. Les rencontres ont lieu au 67, rue de Sèvres dans le 6e arrondissement.

Normalement nos rencontres commencent le dimanche soir et finissent le lendemain dans l’après-midi. Ils comportent trois axes fondamentaux : la prière liturgique (complies le dimanche soir, laudes et messe le lundi matin). Le partage du « quoi de neuf » (ce qui est advenu dans les mois passés) le dimanche soir et un moment de formation autour des textes ou des petits ouvrages le lundi matin et l’après-midi pour finir avec un moment d’échange de perspectives.

Tous les participants disent que nous sommes devenus une « fraternité » et pour aller plus loin nous avons constitué un groupe whats’app qui est devenu une manière de nous soutenir.

Ordinairement le groupe est constitué par 18 membres (prêtres ou frères) ; quatre ont décidé d’arrêter pour différentes raisons. D’autres sont en lien avec le groupe mais ils ne parviennent pas à faire le pas de venir “s’exposer” avec d’autres prêtres  ou frères pour vivre le partage. A chaque fois nous sommes entre 10 et 14 prêtres et frères par rencontre.

Nous nous sommes donnés à connaître par le « bouche-à-oreille ». Nous nous présentons aussi aux évêques avec lesquels nous sommes en lien et quelques abbayes ou centres spirituels dont nous sommes proches (Solesmes, Tamie, Leyrins, En Calcat, Notre Dame du Désert, Maylis, Grottes Saint Antoine).

Pour aller plus loin dans la communication nous désirons constituer un blog ou dans l’avenir bâtir un site internet. Cet article se veut une manière humble de vous partager l’existence de cette expérience évangélique et d’Église en ce temps de difficulté dans notre communauté ecclésiale.

Nous bénéficions de l’attention des quelques évêques de la Conférence Épiscopale Française, et tenons informé le responsable de la Commission épiscopale pour les ministres ordonnés et les laïcs en mission ecclésiale de ladite Conférence. Nous informons régulièrement nos supérieurs de nos activités (bien sûr en gardant la discrétion) pour qu’ils comprennent l’importance de ce service et nous aident à avancer dans nos recherches de stabilité spirituelle et humaine pour mieux servir l’Église que nous appelle chaque jour.

Nous nous retrouvons tous les trois mois à Paris, et nous espérons être des bons instruments à l’écoute de nos confrères prêtres et frères….

P. Bernard MASSARINI, CM 🔸

L’homosexualité est difficile à aborder parce qu’elle touche aux profondeurs de l’humain et qu’elle a des effets socio-politiques. Nous avons souhaité nous laisser provoquer par l’interrogation du pape et, au-delà des « pré-jugés », ré-ouvrir la réflexion sur l’homosexualité.

François EUVÉ, revue ETUDES n. octobre 2014

Pour toute information ou pour prendre contact :

 

P. Bernard MASSARINI, CM

par courriel (click) :

waranaka@hotmail.com

Portable (mobile ) :

(0033) (0) 6 26 01 45 70

 

Les médias en parlent : Père Pedro : «Les recettes de la fraternité n’ont pas de nationalité»

Les médias en parlent

Père Pedro : «Les recettes de la fraternité n’ont pas de nationalité»

INTERVIEW – Akamasoa, la cité malgache que le prêtre a fondée sur une décharge pour lutter contre la pauvreté, se veut un modèle duplicable, à la portée de tous les États.

À70 ans, Pedro Opeka, figure charismatique de la lutte contre la misère à Madagascar depuis près de trente années – affectueusement appelé «père Pedro» -, fait l’objet d’un hommage à travers La Cité d’espérance du père Pedro , une galerie de portraits signée Pierre Lunel aux Éditions du Rocher. Des personnes rencontrées à Akamasoa, cette ville-association fondée par le prêtre qui reloge et fait travailler 25.000 familles de la célèbre décharge d’Andralanitra, près de Tananarive.

LE FIGARO.- Akamasoa serait-elle un «business model» de la lutte contre la pauvreté, puisque vous appelez tous les États à dupliquer votre action?

Père PEDRO.- Les gens n’imaginent pas ce qu’on a fait avec Akamasoa… Une œuvre concrète, à portée de main, modélisable et exportable. C’est ça, mon ambition: la faire connaître pour que les gouvernants du monde entier puissent la dupliquer sur leur sol. Les recettes de la fraternité n’ont pas de nationalité. Je veux leur montrer, preuves en main avec le …

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