Saint Vincent de Paul lorsque l’obéissance ouvre la voie de la Providence

Nous développons souvent le portrait de Monsieur Vincent comme d’un homme vertueux, entièrement consacré au service des pauvres. Lorsque nous avons désiré renouveler notre regard sur lui, il y a trente ans, avec le Père Morin, nous avons redécouvert un homme au regard qui s’est élargi

Bernard Massarini

Saint Vincent de Paul lorsque l’obéissance ouvre la voie de la Providence

Nous développons souvent le portrait de Monsieur Vincent comme d’un homme vertueux, entièrement consacré au service des pauvres. Lorsque nous avons désiré renouveler notre regard sur lui, il y a trente ans, avec le Père Morin, nous avons redécouvert un homme au regard qui s’est élargi. Je vous propose aujourd’hui de le regarder moins comme le centre, mais comme l’homme de relations. L’homme fidèle aux siens et obéissant à ses proches ce qui va le conduire à découvrir sa mission et se mettre au service des plus fragiles.

Un homme attentif aux siens et obéissant à ses proches. Tout d’abord, c’est lui qui le dit lorsqu’il parle aux sœurs, c’est un homme avec son tempérament qui jeune, aura même honte de son père venant le visiter chez les cordeliers où il commence ses études. Cependant, dès qu’il termine ses premières études, il projette de se faire prêtre pour offrir aux siens des moyens et  lui rechercher une honnête retirade, comme lui a laissé entrevoir le vice-légat à Avignon : « il me l’a promis aussi, le moyen de faire une retirade honorable, me faisant avoir, à ces fins, quelque honnête bénéfice en France » (I, 2.)

Bon gascon il sait que pour avoir de la promotion il faut avoir de l’argent et se faire remarquer. Avoir de l’argent cela s’obtient par la recherche de bénéfices et avoir des relations en montant sur Paris. Monsieur Vincent tracte plusieurs rentes de monastères et sur Paris s’obtient les grâces de la reine Margot et se fait proche de Monseigneur de Berulle. Il place ses cartes pour obtenir ce qui lui semble bon pour lui et pour les siens.

Homme de relation il rencontre à la Catho un docteur en théologie Mr Duval, grand théologien qui deviendra son directeur spirituel. Dans ses relations auprès de la reine Margot, il rencontre un théologal, qu’elle avait retenu à son service. L’homme entre en période de doutes profond sur la foi. Il va choisir de prendre sur lui les doutes de l’homme sur lui pour l’en libérer. Il nous racontera qu’il sera traversé par les doutes de la foi et ne s’en sortira qu’en mettant sa main sur son cœur pour toucher le credo qu’il avait enfermé dans la poche de sa soutane et faisant le vœu de service des pauvres.

Dès 1611, son ami Bérulle lui demande pour l’aider à se mettre au service de la paroisse de Clichy afin de récupérer François Gondren, un jeune prêtre dans l’institut qu’il fonde. Encore une fois de plus, Vincent écoute et il reçoit sa première paroisse. C’est dans cette paroisse qu’il découvre la vocation de curé et se dit heureux comme le pape : « je me disais à moi-même : «Mon Dieu, que tu es heureux d’avoir un si bon peuple !» Et j’ajoutais : «Je pense que le Pape n’est pas si heureux qu’un curé au milieu d’un peuple qui a si bon cœur.» Et un jour Monseigneur le cardinal de Retz me demandait : a Eh bien ! Monsieur, comment êtes-vous ?» Je lui dis : à Monseigneur, je suis si content que je ne le vous puis dire.» ­ a Pourquoi ?» ­ «C’est que j’ai un si bon peuple, si obéissant à tout ce que je lui dis, que je pense en moi-même que ni le Saint-Père, ni vous Monseigneur, n’êtes si heureux que moi.» (IX, 55)

C’est ensuite sur le conseil de son ami le Cardinal de Bérulle qu’il accepte le poste de précepteur chez les Gondi et va ainsi rencontrer la famille qui lui révèlera sa vocation. Il se met au service de sa nouvelle « patronne » Madame de Gondi et va sur sa demande, confesser un paysan employé sur les terres de la duchesse qui est mourant : « Un jour, on m’appela pour aller confesser un pauvre homme dangereusement malade, qui était réputation d’être le plus homme de bien, ou au moins un des plus hommes de bien de son village. » (XII, 180) Comme elle l’a suivi et notant le bienfait du sacrement, Madame la duchesse l’invite à prêcher sur la réconciliation, ce qu’il va  faire les jours suivant. La prédication sera suivie de multiples confessions ce qui va lui donner l’idée de créer une congrégation : la Congrégation de la Mission. Une congrégation pour réconcilier les gens des champs avec le Père Créateur. C’est cette même Mme de Gondi qui quelques années plus tard fournira les fonds pour qu’il puisse commencer à missionner sur ses terres afin que davantage de gens des champs puissent entrer en contact avec la grâce de Dieu.

Rendant encore service à son « mentor » le Cardinal de Bérulle qui souhaite intégrer un autre jeune prêtre : Johannes Lourdelot dans son institut, il est prié  d’aller le remplacer dans les Dombes lyonnaises à Chatillon.

Il doit accepter les conditions qui lui sont offertes. Il sera logé chez un noble protestant, avant de pouvoir disposer d’un presbytère décent. Cet homme est protestant, il va être touché par l’engagement missionnaire de monsieur Vincent va revenir à la foi catholique.

Il obéit de  nouveau à l’appel de deux dames de la paroisse qui viennent le voir avant une messe, « …un dimanche, comme je m’habillais pour dire la sainte messe, on me vint dire qu’en une maison écartée des autres, à un quart de lieue de là, tout le monde était malade, sans qu’il restât une seule personne pour assister les autres… » (IX, 243). Elles lui font  changer son homélie et il invite les fidèles à la charité. C’est ce geste et sa visite l’après-midi à la famille qui va lui donner l’idée de créer la première charité.

Nous le voyons c’est en obéissant à sa recherche pour le bien des siens et ensuite en obéissant aux personnes qui le sollicite qu’avance son projet, c’est en obéissant qu’il va est conduit à se met à la suite de l’Esprit-Saint pour déployer ses réalisations.

Cela ne s’arrête pas là, car la rencontre avec celle qui va devenir sa collaboratrice c’est à l’évêque du Bellay qu’il la doit. Il lui confie une dame de sa famille jeune veuve : Louise Marillac. Monsieur Vincent accepte cette femme de foi à la situation familiale douloureuse : elle est récemment veuve et qui a un fils instable. Il va la charger de visiter les charités naissantes et l’associer progressivement à son œuvre. C’est elle qui avec lui va organiser les premières consacrées servantes des pauvres : celles qui vont devenir les Filles de la Charité.

Comme ce portrait que je viens de vous dresser le montre, c’est par l’obéissance quotidienne aux médiations survenues dans sa vie, une fois son objectif choisi, que Monsieur Vincent va devenir le grand saint de la charité pour lequel le dossier de canonisation aura plus de 300 positions parlant de situations de charité qu’il a mises en place.

C’est par l’écoute attentive des personnes dont il s’est entouré pour parvenir à son honnête retirade qu’il va devenir le frère de tous les pauvres : sans-abris, filles à la rue, enfants abandonnés, déplacés de guerre, aînés, galériens, chrétiens esclaves des nations musulmanes.

Ne l’oublions pas quelques soit notre façon d’entrer dans le service du Christ, une fois notre objectif découvert, si nous nous mettons dans une disposition d’obéissance quotidienne aux évènements qui surviendront, nous serons sans aucun doute conduit là où Dieu nous attend : l’annonce de la Bonne Nouvelle aux pauvres dans les pas de Jésus.

Sur cette route restons toujours ancré en Jésus par l’oraison : ce cœur à cœur avec Dieu qui lui permet de s’établir fermement en nous. L’oraison étant conservé l’œuvre de Dieu pourra se continuer. Demandons à Monsieur Vincent, où que nous soyons sur la route de nos objectifs de réussite personnelle de nous maintenir dans cette écoute du Père et n’oublions pas les cinq petites pierres que Vincent a donné aux lazaristes pour vivre leur vocation. Ces cinq petites pierres de la fronde de David, celles qui lui ont permis de triompher de l’ennemi de la promesse : ces cinq vertus qui vont accompagner la vie du missionnaire et des vincentiens au service des plus fragiles de leurs frères : humilité, simplicité, douceur, zèle, mortification  

Rendons grâce à Dieu pour le chemin ouvert par Monsieur Vincent, continuons la louange en accueillant le don du Christ par son eucharistie

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Une ode aux couleurs

Je dois avouer que ces jours ci j'ai "des bleus au cœur" quand je vois la tournure des événements autour de la question du racisme. J'en serai presque arrivé à en "broyer du noir", sans vouloir en venir aux poings avec personne.

Bernard Massarini

Une ode aux couleurs

Je dois avouer que ces jours ci j’ai “des bleus au cœur” quand je vois la tournure des événements autour de la question du racisme. J’en serai presque arrivé à en “broyer du noir”, sans vouloir en venir aux poings avec personne.  

Mais tentons de “mettre noir sur blanc” la discussion, sans vouloir qu’aucun de nous qui ne soit mal à l’aise pour question de supériorité. Tentons seulement de remettre des couleurs dans un univers qui risque de devenir “gris”.

Ok, même si se faire traiter “de bleu”, bien que n’ayant rien de racial, n’est pas encore un compliment, je vous le confesse, lors de la dernière fête chez moi, c’était “noir de monde”, sans aucune connotation raciste. Retrouvant Kidgo mon ami togolais nous nous sommes embrassé, je savais qu’il n’allait pas déteindre…

Nous avons pris “un petit jaune”, n’ayant rien contre les chinois, même si leur façon de traiter les ouïghours ne nous plaît pas trop.

Durant le brunch, “un blanc” dans la communication nous a fait craindre la critique suprématiste alors que nous goûtions la joie d’être ensemble.

Nous avons arrosé avec “d’excellents rouge”, sans vouloir agresser nos frères indiens  d’Amérique qui ont beaucoup souffert du Covid-19.

Certains ont préférer “se descendre des blancs” sucrés, sans faire aucune allusions aux horribles chansons de certains rappeurs qui invitent à exécuter l’expression, et eux sans aucunes évocations des saveurs du terroir !

Quand l’éclair a claqué, alors que levait un violent orage, nous étions “verts de peur”, mais tenons à rassurer les martiens, s’ils le désirent seront bienvenus à la fête ! 

Rassurez moi, nous ne venons pas de “voir des éléphants roses”, mais ensemble je suis certain, nous allons continuer à mettre des couleurs à l’existence, car la palette des tons de la création émerveille encore toutes et tous lorsqu’elle produit l’arc-en-ciel !

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Racisme et Humanité

Alors que nous sortons de la pandémie du Covd-19, une nouvelle épidémie nous contamine, le racisme, saurons-nous en sortir sans provoquer de morts ? Sans accuser politiques ni rejeter la presse ? Saurons-nous éviter une descente dans les bas-fonds d’une mémoire meurtrie ?

Bernard Massarini

Racisme et Humanité

Alors que nous sortons de la pandémie du Covd-19, une nouvelle épidémie nous contamine, le racisme, saurons-nous en sortir sans provoquer de morts ? Sans accuser politiques ni rejeter la presse ? Saurons-nous éviter une descente dans les bas-fonds d’une mémoire meurtrie ?

Depuis le 25 mai, comme vous, j’ai vu la terrible image de l’homme noir au sol, à Minneapolis, aux Etats-Unis, demandant à respirer, mourir sous les genoux d’un policier sachant qu’il était en train de tuer cet homme. J’ai été horrifié et révolté par ce qu’il est arrivé à Mr Georges Floyd. Il n’est cependant que l’une des multiples personnes de couleurs à souffrir la discrimination.

Quelques jours avant, le 13 mai, une jeune infirmière noire de Louisville, était malencontreusement tuée dans son appartement. Tout cela fait resurgir à la lumière ces actes injustifiables dont sont victimes les noirs dans un pays constitué de multiples ethnies.

Cela ne fait pas naitre en moi la haine de la police, mais me renvoie à la justice qui va devoir condamner les pratiques injustifiables de celles et ceux qui ont charge de protéger l’ordre dans nos sociétés. Le policier responsable de la mort de Mr Floyd d’abord accusé d’homicide involontaire, verra les jours suivant, la plainte requalifiée de meurtre. Cela semble plus juste. Mais n’oublions pas le 5 juin à Buffalo, un militant pacifiste chrétien de 75ans, déséquilibré par un policer, mourra de sa chute tandis qu’un twitt irresponsable et méprisant du président des Etats-Unis, le jour suivant le traitera « d’Antifa », justifiant cette nouvelle mort. C’est donc bien l’éthique de nos services de sécurité qui est en cause, notez tout de même que dans les jours ayant suivi la mort de Mr Floyd, la police municipale de Minneapolis a été dissoute pour tenter d’en recréer une plus saine et sure au service des citoyens. N’oublions pas non plus de saluer cette nouvelle !

Nous le savons, les Etats-Unis ont une longue et douloureuse histoire de rapport des races, un lourd passé d’esclavagisme, avant de parvenir une saine coexistence. La société croyait avoir gagné en respect et dignité après la longue marche civique du pasteur Martin Luther King. Quelle étrange nation capable d’écrire son histoire en élisant son premier président noir et plaçant comme successeur un populiste qui attise les tensions d’une société à fleur de peau.

Je rappellerai cette mésaventure d’un photographe animalier noir qui promenant son chien dans New-York le 26 mai demande à une dame blanche de bien vouloir garder son chien afin de prendre le cliché d’un oiseau. La dame appellera au secours la police prétextant une attaque. La police va tout d’abord plaquer la photographe au sol avant de s’excuser. Triste attitude de cette new yorkaise blanche qui a effectivement joué du privilège blanc. 

Tous ces cas nous renvoient au souvenir douloureux d’une histoire récente auquel le terrible film « Twelve years slaves » : la vie d’un noir dans les années 1840. Libre dans la partie nord de sa patrie, il est enlevé par des colons du sud qui 12 ans l’emploieront comme esclave dans la production de coton. Ne perdons pas la mémoire, mais écrivons un présent sans haine. Inventons une histoire réconciliée et résiliante.

Car ces derniers jours, nous voyons en de multiples endroits sur divers continents de statues de rois, d’empereurs, de navigateurs déboulonnées et jetées à la mer. En France, on se demande s’il ne faut pas enlever les rues mémoires jules Ferry, les statues de Louis XVI, Napoléon… ou cet élu qui le 11 juin, rebaptise la rue parisienne cuvier, un naturaliste raciste par celui de la première étudiante africaine noire. Si nous continuons à jeter aux oubliettes de l’histoire nos images, nous voilà revenus à la période de querelle iconoclaste du 9ème siècle. Ce temps où les empereurs d’Occident et d’Orient, interprétant les désastres de leur nation comme résultat de l’adoration d’images ont cherché à les faire disparaitre. C’est alors que nait plus d’une centaine d’années de batailles incessantes entre ceux qui défendaient le droit de vénérer le créateur en respectant les images comme espace de médiation entre monde sacré et mondé créé et ceux qui traitaient ces derniers d’idolâtres.

Christophe Colomb le vénitien du Portugal jeté à l’eau à Boston, Léopold II roi des belges, à Bruxelles, tagué, mais où va-t-on s’arrêter ? César n’a-t-il pas colonisé une bonne partie de l’Europe ? Napoléon n’est-il pas allé en Afrique après avoir essayé d’entrer en Italie et en Espagne? Le Japon Showa dans son ère expansionniste n’a-t-il pas réduit de nombreux asiatiques en esclaves ? Mehmet II le sultan truc, n’avait-il instauré un grand marché aux esclaves blancs à Constantinople ?

N’oublions pas, si nos ancêtres n’ont pas été des dirigeants modèles, toutes celles et ceux qui ont commencé par faire disparaitre les traces du passé ont toujours partie liée avec les courants nationalistes. Des courants qui ont conduit aux dictatures. Sachons conserver d’eux la mémoire, y compris controversée. Tirons de leurs expériences, de leurs écrits, des leçons pour ne pas reproduire leurs erreurs. Si nous continuons cette folie destructrice de la mémoire, nous risquons de perdre nos identités et d’entrer dans des conflits incessants qui nous conduiront aux régimes totalitaires et à la destruction.

Ne l’oublions pas, l’histoire du monde a été une série de mises sous tutelles de civilisations par d’autres. Les scandinaves poussant leurs conquêtes vers les terres du sud ont réduit les rus en esclavages de nombreuses années[1] ; les turcs et les berbères ont gardés en esclavages les blancs[2] (les femmes pour leurs harems et les hommes comme leurs forces de travail et leurs armées) ; les blancs ont utilisés les noirs comme leurs mains d’œuvre (pour produire le sucre et le coton)[3]. Triste mémoire, mais conservons-la pour lire et apprendre de ces mécanismes qui ont été source honteuses de richesses.  Veillons à ne pas reproduire de telles injustices.

Soyons disciples de Jésus qui vivait dans une terre colonisée par les romains. Un peuple partagé entre des purs qui ne souhaitaient aucun mélange : les pharisiens, et des autorités qui s’accommodaient d’une acculturation : les sadducéens, des peuples voisins en lutte sur les frontières : les syro-phéniciens, ou une tribu divisée par l’histoire religieuse fixiste : les samaritains. Au cœur de ces tensions Jésus va trouver des paroles de communion.

Aux sadducéens et pharisiens il rappellera qu’au lieu de se battre pour savoir quelles sont les lois à appliquer il faut retrouver, l’amour de Dieu et du prochain, leur sens respect du transcendant et service du prochain, comme le rappellent les dix commandements.

A une femme syro-phénicienne suppliant l’aide pour sa fille il accordera la guérison pour que continue la vie. A la femme de Samarie qui venait puiser de l’eau il rappellera que la vraie religion avant d’être affaire de traditions identitaires est soif de communion avec le Tout-Autre qui est proche de chacun.

Il n’hésitera pas une seule seconde à redonner la santé au serviteur du soldat envahisseur, saisissant en cet appel le besoin de compagnonnage du soldat pour continuer à vivre sa mission de surveillance en demeurant humain.

Soyons de ces humains capables d’inventer une nouvelle histoire de paix, qui racontera aux générations à venir les errements de ses ancêtres pour ouvrir des voies nouvelles pour une vie commune sur notre petite planète.

Hier entrant dans un des centres d’hébergement de la ville où j’habite, après avoir été sollicité une rencontre avec la direction, je m’approche d’un jeune couple africain qui écoutait des chansons sur leur téléphone, je demande maladroitement à l’homme d’où il venait. Il me reprend que nous avons beau ne pas avoir la même couleur, que nous étions tous sur la terre et que tous nous avions droit à vivre dignement sur celle-ci, que les frontières avaient été inventées par les hommes. Je m’excuse et leur explique que j’ai longtemps travaillé avec des sénégalais des camerounais, des malgaches et que chacun était vraiment différent, un miracle de cette terre que mon désir n’était pas de les blesser. Je leur demande s’ils le pouvaient, de m’excuser de ma maladresse.  Je m’éclipse pour mon rendez-vous et en me retirant, je fais le détour pour aller de nouveau m’excuser de ma question qui leur avait fait de la peine. Je leur redis qu’il n’y avait aucun de racisme de ma part, que j’étais, il y a quelques jours en conversation avec un jeune ami congolais sur whatsapp, hospitalisé à Kinshasa, après avoir été accidenté par un véhicule. Ce sera pour eux l’occasion de me dire alors leur tristesse d’être depuis 4 ans en centre d’hébergement, alors qu’ils aimeraient commencer à vivre normalement. Violence issue de leur rage de ne parvenir à s’insérer qui s’était traduite en crainte de racisme blanc face aux noirs.

Chaque vie, chaque être humain avant d’être noir, blanc, jaune, rouge, a deux yeux, deux oreilles, deux bras deux jambes exposées aux regards de tous, un cerveau et un cœur invisible, mais qui produisent la vie. Car le cerveau est ce qui anime toutes les pensées et le cœur, le siège des émotions qui conduisent vers les autres. Soyons ces infatigables artisans de justice faisant que tout acte d’incivilité soit justement sanctionné, mais surtout, attelons-nous ensemble à construire de vrais liens dignes de notre humanité, plurielle et un signe de la beauté de la création.

Comme le dit l’appel lancé par nos frères d’Amérique, animateurs de la famille vincentienne. « En 1649, Vincent de Paul écrivait les pauvres sont mon souci et ma douleur. Aujourd’hui en 2020, membres de la famille vincentienne nous redisons fermement ; la vie de hommes et femmes de couleurs comptent ». Les personnes de couleurs et toute vie comptent, à la suite de saint Vincent, dans les pas de Jésus, elles sont notre préoccupation et notre peine.

__________

[1] Gruzinski, Les quatre parties du monde, Ed La Martinière, Paris, 2014.

[2] R.C Davis Esclaves chrétiens maitres musulman, Ed Jacqueline Chambis, Cahors, 2006 ; N’Daye, Le génocide voilé, Folio, Paris 2017.

[3] Olivier Pétré-Grenouilleau, La Traite des noirs, Poche, Ed. PUF, 1998.

 

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Comprendre le Pape sur les prêtres homo. Cherchons à comprendre les paroles du Pape François sur les prêtres homosexuels

Dans un nouveau livre entrevue écrit avec un prêtre espagnol le pape François affirme que l’homosexualité dans le contexte clérical le préoccupe beaucoup et que c’est une question « très sérieuse » ; il dit que si un prêtre est homosexuel n’est pas capable de conserver la foi à la promesse du célibat il ferait mieux d’abandonner le sacerdoce au lieu de vivre une « double vie »...

Bernard Massarini

Comprendre le Pape sur les prêtres homo. Cherchons à comprendre les paroles du Pape François sur les prêtres homosexuels

Dans un nouveau livre entrevue écrit avec un prêtre espagnol le pape François affirme que l’homosexualité dans le contexte clérical le préoccupe beaucoup et que c’est une question « très sérieuse » ; il dit que si un prêtre est homosexuel n’est pas capable de conserver la foi à la promesse du célibat il ferait mieux d’abandonner le sacerdoce au lieu de vivre une « double vie », il met en garde les séminaristes pour lesquels l’homosexualité est « profondément enracinée », et selon lui, la perception sociale différente de l’homosexualité (qui serait devenue « de mode ») et qui pénètre y compris la culture catholique.

Les commentaires du Pape ont provoqué la consternation chez ceux qui l’admiraient, craignant qu’il ait fait un pas en arrière face aux diverses approches pastorales face aux personnes LGBT catholiques, qui étaient sa marque de fabrique, et qui satisfait ceux qui habituellement le critiquent parce que son appel constant à la miséricorde risque de briser la doctrine catholique. D’autres sont perplexes face à cette nouvelle controverse : celui qui parle dans le livre est le même homme qui disait en 2013 : « Qui suis-je pour juger? »

De nombreux catholiques et commentateurs se sont interrogés sur les réseaux sociaux : si les prêtres homosexuels qui trahissent le célibat devraient quitter la soutane, que dire des hétérosexuels qui font la même chose ? Nous avons échangé par courriel électronique avec le père James Martin SJ, rédacteur d’América : « Ce n’est pas la première fois que le Pontife est mal compris et un titre coup de poing d’un journal a donné une fausse impression. Il est vrai cependant que les commentaires de François font naitre une certaine confusion. Tout d’abord il parle des prêtres homosexuels qui ont des ˋexpressions d’affectionˊ, finalement qui sont sexuellement actifs : chose qu’il condamne naturellement. Il dit que ne devraient pas être acceptés dans les séminaires ni dans les ordres religieux, mais il affirme que les prêtres homosexuels devraient être ˋentièrement responsablesˊ, ce qui laisse entendre qu’ils sont acceptés s’ils respectent le célibat…J’ai l’impression qu’il leur rappelle simplement leur promesse de célibat, qu’ils ont en commun avec tous les autres prêtres ». 

L’opinion du Pape, selon lequel l’homosexuel serait devenu « de mode » dans la culture occidentale contemporain, fait peur et fait souffrir beaucoup : « Je ne peux parler au nom du Pape, mais je présume non qu’il voulut dire qu’elle est toujours plus visible dans la vie publique. Mais cependant, que l’homosexualité est ‘à la mode’, n’est pas seulement une erreur, mais une attaque car répand l’idée que les personnes homosexuelles ‘choisissent’ leur orientation, ce qui signifierai aller non seulement contre les psychiatres responsables, mais aussi contre l’expérience de vie des personnes LGBT » dit le père Martin.

Mais le Pape s’est-il réellement éloigné de ce que l’Eglise a déjà affirmé au sujet des séminaristes et prêtres homosexuels ? « Non à proprement parler, mais il est important de lire ses commentaires dans le contexte de ses autres observations sur le sujet : la phrase la plus connue : ‘Mais qui suis-je pour juger ?’, une réponse à une demande sur les prêtres gay ; et une plus récente, que François a dit à son ami Juan Carlos Cruz, un gay qui a été victime d’abus sexuels ‘Dieu t’a fait ainsi’.

Selon le psychologique Thomas Plante, qui enseigne la psychologie à l’Université Sainte Claire en Californie, la source de ces nouvelles prises de position du Pape remontant à l’Instruction vaticane de 2005 sur l’admission des personnes ‘aux tendances homosexuelles’ au sacerdoce, un document qui propose les mêmes distinctions que François a décrite dans la brève entrevue avec le clarétain Fernando Prado : s’il est admissible d’admettre au séminaire des hommes qui ont expérimenté une attirance homosexuelle ‘transitoire’, les candidats ayant cette ‘tendance enracinée’ devraient être dissuadé, tout en respectant leur sensibilité.

Le problème est que cette distinction ne résiste pas à la lumière des connaissances psychologiques contemporaines : « En même temps notre Eglise ploie sous le poids de tels documents. Elle pense que ce mec avec col romain et barrette rouge qui écrivent ces documents devraient se faire aider de professionnels dans le domaine » dit le docteur Plante, ajoutant que le langage de l’Instruction ne reflète pas « nos connaissances sur la sexualité humaine, sur l’homosexualité et sur son fonctionnement ».

Le docteur Plante a examiné des milliers d’aspirants au sacerdoce et a pratiquement renoncé, lui et le directeur du séminaire dans lequel il travaillait, pour faire la distinction sur laquelle insiste apparemment le Vatican :  « le point critique de la question et que l’orientation sexuelle, du point de vue psychologique et du possible risque d’abus, est insignifiante : est plus important comment se comporte la personne dans ses pulsions et ses désirs, qu’elle soit hétéro ou homosexuelle : c’est là le point ». Lorsque le Pape parle spontanément sur un thème tant chargé émotionnellement, il y a le risque que « les prêtres homosexuels deviennent les boucs émissaires par le simple fait d’être homo, non en raison de ce qu’ils font mais de leur orientation [] pour ce qu’ils sont, non pour ce qu’ils font, et ceci est un problème énorme ».

Le docteur Plante se demande pourquoi le Pape et les évêques ne recourent pas plus souvent aux professionnels de la psychologie et de la sexualité humaine pour émettre leurs opinions sur ce thème : « Là il y a besoin de clarté parce que c’est un thème chaud », autour duquel « il y a trop d’émotivité, trop de colère, trop d’hostilité. Il y a besoin de reprendre profondément son souffle et de communiquer d’une façon claire, parce que lorsque ce n’est pas réellement clair les personnes projetteront leur propres histoires [sur ce qui est dit» et nous courrons alors le risque que certains utilisent les imprécisions du Pape comme une ‘arme’ pour rendre coupable les prêtres homosexuels

Le Père Martin est d’accord avec le fait qu’utiliser un ‘langage imprécis’ ou faire des commentaires qui ‘semblent contradictoire’ peut tromper les fidèles ‘et même démoraliser, dans certains cas’. « [Il y a des commentaires que] nous avons l’habitude d’utiliser par les partis opposés créant de nouvelles divisions dans l’Eglise. Nous parlons tous murmurons, mais lorsque le Pape le fait il y a un plus grand risque de faire des dégâts »

Thomas Plante ne croit pas, comme le suggère certains titres de journaux, que François ou le Saint-Siège souhaite expulser les prêtres homosexuels : « Nous voyons ce qu’il arriverait si nous avions vraiment une Inquisition pour expulser tous les prêtres homosexuels » ; selon Plante cela signifierait une réduction ‘d’un tiers ou de la moitié’ du nombre des prêtres, la suppression et l’humiliation, « de personnes qui n’ont rien fait de mal aucune erreur et qui savent se gérer leur pulsions, ce que doivent aussi savoir faire les époux, comme les prêtres hétérosexuels. J’aime le Pape François, mais il ne travaille pas dans le champ de la santé mentale. Parce qu’il ne parle pas avec des professionnels ? Il y a beaucoup de catholiques engagés dans l’Eglise qui veulent aider à et apprendre davantage sur le sujet. Nous voulons vous aider, nous avons de bonnes intentions et nous voulons aider l’Eglise. Si le Vatican avait des fuites dans une toiture, ils appelleraient un col romain ou une barrette rose avec échelle et chevilles pour le réparer ? ».

* Kevin Clarke est correspondant en chef de l’hebdomadaire Americae auteur d’un libro sur saint Oscar Romero.

Article de Kevin Clarke* publié sur le site de l’hebdomadaire des jésuites américain (Etats-Unis) le 5 décembre 2018.

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175 ans de la fondation des religieux de saint Vincent de Paul

Près de 150 personnes avaient pris place dans la chapelle Notre-Dame de grâce, ce 2 mars, dans la rue Fondary pour la célébration du deuxième jour du triduum des 175 ans de la fondation des religieux de saint Vincent de Paul

Bernard Massarini

175 ans de la fondation des religieux de saint Vincent de Paul

Près de 150 personnes avaient pris place dans  la chapelle Notre-Dame  de grâce, ce 2 mars, dans la rue Fondary pour la célébration du deuxième jour du triduum des 175 ans de la fondation des religieux de saint Vincent de Paul.

9 prêtres entouraient le Père  provincial de France et le provincial d Afrique de l’Ouest et moi-même ainsi que deux servants de messe pour la procession d’entrée. Célébration simple animée par un chœur qui favorisait l’action de grâce.

Dans son homélie, le père provincial nous a rappelé que l’appel à la charité était le chemin ordinaire du disciple de Jésus, qu’un chrétien sans charité est une personne sans cœur, un chrétien en peinture selon les dires de Monsieur Vincent : « …Tous les hommes composent un corps mystique ; nous sommes tous membres les uns des autres. On n’a jamais ouï qu’un membre, non pas même dans les animaux, ait été insensible à la douleur d’un autre membre ; qu’une partie de l’homme soit froissée, blessée ou violentée, et que les autres ne s’en ressentent pas. Cela ne se peut. Tous nos membres ont tant de sympathie et de liaison ensemble que le mal de l’un est le mal de l’autre. A plus forte raison, les chrétiens, étant membres d’un même corps et membres les uns des autres, se doivent-ils de compatir. Quoi ! Être chrétien et voir son frère affligé, sans pleurer avec lui, sans être malade avec lui ! C’est être sans charité ; c’est être chrétien en peinture ; c’est n’avoir point d’humanité ; c’est être pire que les bêtes » (XII, 271). Il souligne que pour Jean-Léon Le Prevost, fondateur de leur Congrégation, aidé de Maurice Maignen et Clément Myionnet, cette charité est la marque de leur vie.  Ce 2 mars étant l’anniversaire de la première journée de patronage, le Père provincial nous a cité les impressions des premiers Frères face à des enfants  vivant dans une pauvreté repoussante, grossiers et indisciplinés. Guidés par la foi, embrasés de l’amour du Christ, ils vont déplacer des montagnes. Ainsi va naître la Congrégation des Religieux de st Vincent de Paul, composée de frères laïcs que des prêtres viendront rejoindre par la suite.

Tous après avoir rendu grâce avec Marie sont invités  à rejoindre une salle où nous attend un apéritif dinatoire et où vont se retrouver avec les Religieux de plusieurs nationalités, des fidèles de la chapelle et des autres œuvres RSV, des collaborateurs et amis ainsi que des animateurs des patronages.

Puis lentement nous sommes dirigés vers une des salles du patronage pour la table ronde réunissant autour de Louis Daufresne,  rédacteur en chef de radio Notre-Dame,  le frère Alexis Kleiner qui vient de rédiger le “Prier quinze jours avec Jean-Léon Le Prévost”, le R.P. Bernard Pitaud, sulpicien, spécialiste de l’École française, Laurence Munoz, vice-présidente de la Fédération Sportive et Culturelle de France à laquelle sont affiliés les patronages RSV, et Martin Choutet, co-fondateur de l’Association Pour l’Amitié connue pour son service de collocation solidaire.

L’animateur ouvre en nous rappelant que nous allons être situés au cœur du XIXe siècle et de l’émergence des questions sociales que l’Eglise aura soucis d’accompagner tant par des paroles que des œuvres. C’est le frère  Kleiner qui nous fait mieux découvrir Mr le Prévost. Son père était chef de fabrique (président du conseil économique) donc croyant et pratiquant fidèle. En cette première moitié du XIXème siècle la France sort de la tourmente révolutionnaire. On réouvre les églises au culte. Lorsqu’il se présente sur Paris, Jean-Léon Le Prevost fréquente les salons où il côtoie des personnalités telles que Montalembert et Victor Hugo. Il  rejoint le groupe de jeunes étudiants qui s’est constitué autour de Frédéric Ozanam et propose de mettre cette “conférence de la charité” sous le patronage de saint Vincent de Paul. Il s’agit de mettre la charité en œuvre pour montrer la pertinence de la foi chrétienne à la société anti-religieuse qui s’organise. Jean-Léon Le Prevost entend l’appel à se mettre au service de la jeunesse des classes ouvrières pauvres et participe à la dynamique qui mettra en œuvre les premières lois sociales les concernant en 1862. Si les enfants travaillent pour garantir les faibles économies familiales, il faut préserver leur aptitude à s’instruire. C’est donc avec l’aide de deux autres compagnons, Clément Myionnet et Maurice Maignen, qu’il fonde une Congrégation de frères et de prêtres à laquelle sont associés les laïcs pour servir et évangéliser les pauvres.

Il s’inscrit dans la dynamique de Saint Vincent de Paul comme nous le rappelle le Père Pitaud, à une époque ou la richesse était bénédiction et la pauvreté un statut social qui allait bénéficier de l’aumône pour vivre en harmonie, assuré de la providence divine. Monsieur Vincent va entendre l’appel de Jésus à se faire le proche des pauvres. Et dans la société, les pauvres vont devenir ses maîtres et ses seigneurs. Il met les dames riches à leur service et créé les Filles de la Charité pour qu’elles deviennent les “domestiques des pauvres” à l’image des riches qui ont les leurs. Il a le génie de l’organisation et répond à tous types de pauvretés (enfants abandonnés, personnes âgées, prisonniers etc…) prolongeant ainsi la mission de Jésus.

Puis Madame Munoz nous retrace l’histoire de la fédération des associations sportives et culturelles de France qui ont regroupées jusqu’à 4500 patronages. Nées dans l’après-guerre, elles visent à offrir aux jeunes des espaces pour se construire des personnalités fortes et harmonieuses ; elles s’inscrivent dans la dynamique du catholicisme social. Ces patronages vont progressivement se spécialiser dans les activités sportives devenant des clubs attractifs porteurs d’un projet pédagogique marqué par les valeurs chrétiennes. Dans les années 1960, l’épiscopat mettra davantage l’accent sur les mouvements d’action catholique, ce qui aura pour conséquence la perte de vitesse des patronages.

Dans les années 1980 le cardinal Lustiger, pressentant la nécessité d’espaces où pourrait être présentée la foi chrétienne dans un cadre d’animation, crée la fédération des associations culturelles, éducatives et de loisirs, relançant la magnifique expérience qui jusqu’à ce jour est en grand dynamisme.

La FSCF quant à elle va choisir de retrouver ses fondamentaux en proposant une charte GPS (guide de proposition de sens)  qui lui permettra de reprendre sa mission d’éducation intégrale, sortant de la seule culture sportive qui s’était progressivement transformée en culture de la réussite au lieu d’être une culture de la rencontre.  

Enfin nous parle Mr Choutet fondateur de l’Association Pour l’Amitié connue pour ses collocations solidaires qui permettent à des personnes à la rue de retrouver un lieu de vie en compagnie de personnes insérées en recréant des espaces de confiance et renouant le tissu social défait par la vie errante.

Depuis peu cette association développe aussi des repas partagés les dimanches dans 7 paroisses parisiennes permettant aux personnes seules de vivre leur déjeuner du dimanche autrement, et des sorties de tourisme culturel ou spirituelles associant des personnes en difficulté avec d’autres membres de communautés chrétiennes. Martin Choutet rappellera que malgré le droit au logement reconnu pour toute personne humaine nous avons en France 50.000 personnes qui chaque soir dorment en hôtel et de nombreuses personnes déplacées qui vivent en grande précarité aux portes de nos villes.

Suit un débat qui fait ressortir que les patronages sont une institution dynamique, 2 par an sont créés à Paris. Ils répondent en même temps aux besoins des familles surchargées dans les rythmes de travail et sont des lieux de transmission de la culture (apprentissage des règles de la vie commune) et spirituelle (transmission du message chrétien). Sollicité pour nous résumer l’héritage de Mr le Prévost, le frère Kleiner nous parle de la bienveillance qui devra toujours caractériser quelqu’un désirant s’engager dans ses pas. Cette qualité permet de découvrir en chacun la perle rare dont il est porteur et qu’il peut offrir à tous pour la construction d’une société fraternelle. Faisant en sorte que le Royaume de Dieu dont Jésus s’est fait le propagateur puisse se déployer.

Les derniers mots reviendront au supérieur général qui présentera les novices qui vont continuer à porter le charisme et remercie tous les coopérateurs rappelant que la congrégation désormais présente aussi au Canada, en Afrique et au Brésil va continuer à déployer ces splendides intuitions qu’ont su porter des chrétiens en période troublée.

 

LIEN IMPORTANT : https://www.paris.catholique.fr/pelerinage-pour-les-175-ans-des.html

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