A Châtillon-sur-Chalaronne, la Société Goroni honore Monsieur Vincent

A Châtillon-sur-Chalaronne, la Société Goroni honore Monsieur Vincent

Par un Colloque co-organisé par l’Université de Lyon

C’est la société historique de l’Ain (fondation d’un prêtre diocésain ayant profité d’une mise à l’écart pour approfondir sa passion pour la recherche en fondant une société d’histoire qui aujourd’hui porte son nom) qui, en collaboration avec l’Université catholique de Lyon, nous offre trois jours de colloque avec 25 intervenants, professeurs des Universités  de Tours, Lyon et Saint-Etienne et Paris IV, des Universités catholique de Lyon et de Paris, ainsi que des Filles de la Charité, des pères Lazaristes, des équipières de Saint Vincent, directeur de Centre de Santé vincentiens [1]. Près de 70 personnes dont une cadre de santé d’une maison de personne âgées, un étudiant en théologie de la communauté du chemin neuf, une éducatrice petite enfance en discernement, quelques prêtres du diocèse, lazaristes, filles de la charité, sœurs de l’Union chrétienne se retrouvent dans la salle de cinéma de la petite ville de Châtillon que la mairie a prêté pour l’occasion.

En ré-visitant la place de la charité dans la culture chrétienne et après nous être penchés sur l’apport vincentien, l’objectif est de trouver une façon de vivre aujourd’hui cet héritage, au cœur des pauvretés contemporaines.

Le premier jour offre deux temps : la matinée nous plonge tout d’abord dans l’histoire de la charité qui palpite de tant de visages  au cours des siècles, nous rappelant qu’elle s’inscrit entre social et théologie, dans une longue tradition de présence aux pauvretés au cours de l’histoire que l’on peut graver en quatre insistances : lien constant charité prière, capacité d’adaptation, universalité des réponses, espace de dialogue inter-religieux. Un autre conférencier nous montre que c’est la voie biblique de Dieu à ses envoyés qu’il choisit, pour qu’ils sortent ses créatures bien-aimées de situations difficiles. Une histoire qu’il parfait en Jésus envoyant son Fils pour que sa vigne produise du fruit : mission qu’il nous confie. Parcourant l’histoire, c’est sur le visage de Martin, que nous nous arrêtons : en partageant son vêtement, il nous renvoie au Christ dénudé pour que nous revêtions Dieu. Ceci nous fera nous pencher sur la charité de Saint Vincent, expression de l’amour trinitaire qui déborde sur les humains.

L’après-midi nous montre comment évolue au cours de l’histoire, la prise en charge de la charité par l’Eglise. , Augustin a été le témoin de la grâce et s’est évertué à mettre en œuvre, dans une société inégalitaire, des espaces correctifs (hospices pour étrangers, couvent accueillants des pauvres), il ira jusqu’à proposer aux autorités l’établissement de l’équivalent d’un « défenseur des pauvres »  prenant une bonne partie de son temps pour juger afin de rétablir les droits des plus fragiles.

Nous voyons ensuite comment l’évêque de Lyon après une visite canonique de la paroisse de Châtillon, et fait prêcher une mission par le père Bourgoin futur oratorien, va d’une part demander à Bérulle de lui redonner ce grand prédicateur et intimer à François de Sales d’enfermer les visitandines qui n’avaient comme clôture que leur amour de Jésus pour les pauvres. Ne pouvant confier le père Bourgoin, Bérulle envoie Vincent qui, par inspiration de l’Esprit-Saint, a l’intuition d’une charité organisée, sur demande de Mme de Gondy. A sa mort, elle lègue une partie de ses biens pour fonder l’oratoire à Châtillon !

Progressivement après le XIIe, nous voyons que l’Eglise spécialise ses services d’aide aux pauvres suivant qu’ils touchent les questions de santé, d’éducation ou d’économie. On entend aussi un délégué du tiers-état écrivain faire état du délabrement moral des personnes, de la perte de confiance dans les institutions et même en l’Eglise qui ne remplit plus son rôle d’intercession.

On assiste à la naissance d’un ordre de laïques pour le service des pauvres avec l’œuvre hospitalière des hospices de Beaune ; des femmes qui pratiquent les conseils évangéliques sans faire de vœux et ne sont pas tenues aux offices de l’Eglise mais servent les pauvres de toutes leurs énergies ; elles font de nombreuses fondations jusqu’au XIXème. C’est dans ce contexte qu’arrive Monsieur Vincent.

A 18h dans la salle de réception de l’Hôtel-Dieu où Monsieur Vincent a signé le règlement de la première charité, Monsieur le maire donne rendez-vous aux congressistes pour un verre de l’amitié. A 20h30, c’est dans l’église que le père Petitclerc nous réunit pour échanger sur le droit à l’éducation dans le monde de la pauvreté. A son habitude, il nous invite à renouveler notre regard posant notre attention sur les liens entre Vincent de Paul et Don Bosco tous deux disciples de François de Sales, maître de douceur, comme clef d’une vraie rencontre avec les personnes et spécialement les pauvres. Dans un monde en mutation où éduquer semble difficile il nous faut consacrer nos énergies pour aider à faire disparaitre ou pour le moins à réduire les violences, en relevant les défis de l’éducation, celui du « vivre ensemble » (car si liberté et égalité sont des droits, la fraternité est un devoir auquel il faut éduquer), retrouvant la distinction entre respect et tolérance, pour une saine action pédagogique. Il confie enfin le défi de la spiritualité pour que chacun en s’expérimentant comme un être mortel,  se sente inviter à laisser une trace. Car seules demeurent les qualités d’une relation. Tout cela pour aider nos jeunes, éclatés entre divers univers d’adultes, celui de leur famille, celui de leurs ainés et celui de leur professeurs, à s’unifier pour devenir plus humains.

Le 27 septembre s’ouvre par plusieurs approches qui nous rappellent la nouveauté de Monsieur Vincent qui créé à Châtillon une confrérie non plus de piété, mais une confrérie de service de la charité. Une organisation nouvelle qui prévoit que les membres se soutiennent et se stimulent dans la prière. Une association qui accueille de jeunes dames pieuses, des personnes de la bourgeoisie ou de la noblesse et des veuves qui, par la qualité de leurs relations, seront signes de l’amour de Dieu. Dès le début, elles vont employer des personnes qui seront garde-malades. Le règlement est précis et exigeant alliant service corporel délicat et profondeur de spiritualité, pour accompagner les personnes accueillies. Ce sont avec des femmes que Vincent met en route cette nouvelle aventure qu’il va diffuser à son retour de Châtillon,  sur les terres des Gondi et sur Paris faisant appel à de multiples femmes, influentes, riches et douées de talents. Ces dernières vont même le pousser à créer une charité du grand Hôtel-Dieu de Paris, devenant un des piliers de l’œuvre vincentienne. Elles vont être chevilles ouvrières de l’aide aux enfants trouvés, au réfugiés et victimes de guerre, et même des personnes âgées….Il reconnaitra le génie de ces femmes véritables « sentinelles de l’invisible » comme les avait baptisées le saint pape Jean-Paul II. Elles sont invitées à devenir les Marie des Cana de l’humanité.

Ce sont cependant les « garde-malades » de Châtillon qui vont inspirer à Saint Vincent les filles de la charité. Il a confié les charités à Louise de Marillac. Il appelle Marguerite Naseau, cette fille des champs rencontrée lors d’une mission sur les terres des Gondi, qui s’est organisée avec ses amies, pour enseigner les filles des champs et à venir aider la confrérie de st Nicolas-des-Champs. C’est ainsi qu’il approfondit l’intuition de créer, ce qui allait devenir les Filles de la charité. Nous le voyons, mission et charité sont pour Vincent, l’expression du même amour de Dieu contemplé et partagé.

L’après-midi du 27, est réservé au parcours vincentien : église, Hôtel-Dieu et maison st Vincent avant de nos retrouver à 17h à l’église. Des participants sont venus nombreux, écouter le cardinal Sarah nous parler de la charité dans la mission de l’Eglise. C’est la charge de Cor Unum qu’il exerça 4 ans qui l’a conduit sur les routes des pauvres porter la solidarité pour vivre ce visage de l’Eglise. Il nous rappelle qu’en 2010, le texte ‘intima naturae ecclesiae’ a redit que la pauvre, avant d’être un terme socio-politique est un lieu théologique où le croyant rencontre Jésus.

Les pauvres sont le trésor de l’Eglise et l’évêque, pasteur de la charité, exprime une de ses trois charges en veillant à ce que ce service soit bien accompli par son Eglise. Il rend grâce pour les témoins de ce don au cours de l’histoire de l’Eglise. Les vincentiens par le spécifique de la visite à domicile, portent l’attention matérielle et le réconfort spirituel s’inscrivant dans la grande tradition de l’Evangile qui guérit et sauve.

A 18 h, après le chapelet, ce sont trente prêtres qui entourent l’évêque et le cardinal, et une dizaine de chevaliers du Saint-Sépulcre, et plusieurs servants de messe. L’église est pleine à souhait, pour célébrer saint Vincent. Le Cardinal nous invite à rester fidèles à l’intuition de l’alliance du service de l’âme et du corps que saint Vincent a mis en œuvre dans la visite à domicile, garantie de la connaissance des pauvre, qui ne l’oublions pas, sont le visage de Jésus.

Le dernier jour s’ouvre en nous rappelant que c’est souvent le hasard des évènements qui sauvent de l’oubli des charismes : st Martin tombé dans l’oubli, renaitra par le désir de la reine d’Autriche Anne-Elizabeth faisant édifier une ville épiscopale dans le village natal du saint et, par la suite, grâce à un laïc qui, après une partie de sa vie passée dans les îles, va se mettre en recherche pour retrouver la sépulture de saint Martin, ce qui aboutira à l’exhumation de sa tombe et conduira à la construction de la cathédrale actuelle de Tours.

Puis, un historien nous rappelle que la société se construisant dans des courants de pensées éloignées de l’Eglise ; l’étude des dossiers de canonisation de cette époque comme Jérôme-Emilien et Vincent de Paul, révèlent avec force, la veine sociale dans laquelle s’inscrit Monsieur Vincent. Jérôme-Emilien voit son dossier chargé de miraculeux et de spiritualité remarquable ; alors que pour St Vincent, une liste de faits rapportés, pourraient servir à établir un traité de charité : éducation des jeunes enfants, secours d’urgence aux victimes de guerre, amélioration de vie des personnes âgées, aide aux religieuses, à l’éducation des jeunes filles et jeunes hommes, formation des prêtres, missions paroissiales, etc… Cela révèle le portrait d’un homme correspondant au modèle utilitariste de l’humain que l’on construit avec la religion des Lumières. On nous redit ensuite l’original des sœurs de la charité que saint Vinent n’appellera « sœurs » que sur le tard, préférant le titre de « filles de la charité », correspondant davantage à la mission qu’elles ont et à la place à laquelle l’Eglise les intègre dans ses dispositifs de charité.

Nous est ensuite rapidement brossé le grand courant du catholicisme social du XIXème : à l’époque de l’industrialisation, il marque profondément la pensée chrétienne qui cherche à reconnaitre l’ouvrier non comme outil de production mais partenaire des richesses produites. Il doit donc pouvoir profiter des richesses produites (créations caisses d’assurance maladie, de caisse retraite, début de la recherche du repos hebdomadaire).

Vient au cœur de ces grandes dynamiques naissantes le travail de sœur Rosalie : une femme au cœur de feu qui incarne Vincent dans les faubourgs pauvres de Paris. Elle met en œuvre le génie éducatif de Vincent qui avait saisi que l’éducation est clef du progrès car elle offre au pauvre, d’accéder à la connaissance et aux qualifications qui vont lui permettre une vraie insertion dans la nouvelle société qui naît.

Puis nous est montré comme ce sont des relations d’intimité entre les premiers conférenciers qui conduiront Frédéric Ozanam à suivre Mr Le Prévost, fondateur par la suite, des religieux de saint Vincent, et faisant de ce dernier, le patron de la conférence de charité lancée par les jeunes étudiants.

Nous est alors rappelé que c’est dans son histoire, que Monsieur Vincent écoutant les appels qui lui viennent de ceux qui l’entourent sera transformé de l’intérieur ; entraînant dans son expérience de Dieu vécue dans la rencontre transformatrice des pauvres touchés par la grâce, faisant ainsi que s’associent à lui prêtres, laïques et sœurs, s’engageant avec lui dans cette voie de plénitude ….

Les paroles qui achèvent cette rencontre dévoilent la continuité de cette merveilleuse découverte mise en œuvre dans le social l’éducatif et la santé qui est encore aujourd’hui, source de renouvellement intérieur et de joie pour celles et ceux qui entrent en contact avec cette dynamique.

 

Bernard MASSARINI, CM 🔸

Programme complet de la rencontre

MARDI 26 SEPTEMBRE 2017

09h00 : Ouverture du colloque par la Société Nouvelle Gorini.

Conférence inaugurale 09h30 : Jean-Dominique Durand, professeur émérite d’Histoire Contemporaine, Univ. de Lyon:  Pour une histoire de la Charité. Les fondements bibliques et historiques

10h00 : Michaël Gaborieau, prêtre, doctorant en théologie biblique, Univ.  de Fribourg:   L’ancrage biblique d’une compréhension de la charité comme une mission.

10h30 : Bruno Judic, professeur d’Histoire du Moyen Âge, Univ. de Tours:  La Charité de saint Martin : le récit de Sulpice Sévère et ses avatars iconographiques.

11h00 : Jean-François Desclaux, prêtre de la Congrégation de la Mission:  La Trinité, source de la Charité dans les écrits de saint Vincent de Paul.

11h30 : échanges et pause Les institutions de Charité jusqu’au début des  temps modernes:  accueillir et soigner les pauvres

14h00 : Paul Mattei, professeur émérite de Langue et Littérature latines, Univ. de Lyon, conseiller scientifique de la coll. « Sources chrétiennes»:  L’action caritative de l’Eglise en Afrique au temps de saint Augustin. Pratique  et théorie.

14h30 : Hervé Chopin,  professeur d’Histoire, doctorant, Univ. de Lyon:  La charité dans le monde canonial dans l’ancien diocèse de Lyon

15h00 : Jean-Pierre Gutton, professeur émérite d’Histoire Moderne, Univ. de Lyon: Les hôpitaux en France sous l’Ancien Régime : assistance, répression, médicalisation.

15h45 : Jean-Pierre Gerfaud, docteur en Linguistique et en Sciences de l’Éducation, ancien maître de conférences à l’Université Catholique de Lyon :  Bernardin Uchard, député du Tiers-Etat (1615) : Les lamentations d’un pauvre laboureur qui a peur de la guerre; supplication à la régente.

16h15 : Vincent Richard, prêtre, curé de Nuits-Saint-Georges (diocèse de Dijon):  La charité hospitalière à Châtillon-sur-Chalaronne. La mission de la Congrégation des Sœurs de sainte Marthe. 16h45 : échanges et pause 18h00 : réception par M. le maire de Châtillon à l’ancien Hôtel-Dieu.

CONFERENCE PUBLIQUE  à 20H30 à L’EGLISE DE CHATILLON-SUR-CHALARONNE: Jean-Marie Petit-Clerc, prêtre, polytechnicien, éducateur spécialisé, Défis de l’éducation dans le monde de la pauvreté.

MERCREDI 27 SEPTEMBRE 2017 De nouveaux enjeux: la charité comme une mission

09h30 : Dominique Blot, curé de la paroisse de Châtillon-sur-Chalaronne:  Les enjeux pastoraux du diocèse de Lyon au XVII ° siècle. L’intuition de Mgr de Marquemont, archevêque de Lyon.

10h00 : Élise Bortheirie, Fille de la Charité :  Dynamique spirituelle et missionnaire de la Charte des Servantes de la Charité.

10h30 : Marie-Joëlle Guillaume, agrégée de Lettres Classiques, journaliste, écrivain:  Le charisme de la femme au cœur des fondations de charité de saint Vincent de Paul.

11h00 : Bernard Koch, prêtre de la congrégation de la Mission:  Charité : pédagogie missionnaire et autorités politiques.

11h30 : Matthieu Brejon de Lavergnée, maître de conférences d’Histoire Contemporaine à l’Univ. de Paris-Sorbonne:  Des confréries de Dames aux Filles de la Charité. L’invention châtillonnaise

12h00 : échanges et pause

14h 30 : Visite guidée des lieux vincentiens à Châtillon-sur-Chalaronne (2h00)

17H00 : CONFERENCE PUBLIQUE  A L’EGLISE DE CHATILLON-SUR-CHALARONNE: S.E. le Cardinal Robert Sarah, préfet de la Congrégation du Culte Divin : Les enjeux contemporains de l’exercice de la charité dans le monde.

18h00 : Messe de la St Vincent de Paul, présidée par Mgr Robert Sarah.

JEUDI 28 SEPTEMBRE 2017

09h00 : Roberto Gomez, missionnaire Lazariste, Institut Catholique de Paris :  Saint Vincent, un Mystique de la Charité : action et contemplation.

09h30 : Laurent Saatième SOMDA, Faculté de Droit Canonique, Institut Catholique  de Paris :  La mission des Dames de la Charité dans le droit de l’Église.

10h00 : Philippe Castagnetti, maître de conférences d’Histoire Moderne, Université de Saint-Étienne :  Construire un « saint de la charité » au XVIIIe siècle. L’amour du prochain dans les Positiones de virtutibus de Vincent de Paul et Jérôme Émilien. L’apostolat de la Charité : un défi à la modernité?

10h45 : Christian Sorrel, professeur d’Histoire Contemporaine, Univ. de Lyon:  Charité, philanthropie et action sociale: le XIXe siècle en débats.

11h15 : Daniel Moulinet, prêtre, professeur d’Histoire de l’Église, Université Catholique de Lyon:  Catholicisme et question sociale.

11h45 : Guy Avanzini, professeur émérite de Sciences de l’Éducation, Univ. de Lyon :  L’Education comme un acte de charité, selon saint Vincent de Paul.

12h15 : échanges et pause

14h00 : Dominique Robin, professeur émérite d’Histoire Moderne:  L’influence de Sœur Rosalie Rendu dans l’inspiration vincentienne de Frédéric Ozanam et des pionniers de la Société de Saint-Vincent-de-Paul.

14h30 : Bernard Barbiche, professeur honoraire à l’École nationale des chartes:  La naissance de la vocation vincentienne de Frédéric Ozanam à partir de sa correspondance. Comment l’action de saint Vincent de Paul  peut-elle motiver les acteurs sociaux?

15h00 : Patrick Subreville, membre de la Société d’Emulation de l’Ain:  Anne-Marie Javouhey, femme d’Evangile, libératrice des esclaves noirs. Éducation et liberté.

15h30 : Jacques Dupoyet, président de l’association Alfa 3 A:  De la charité à l’action sociale. 16h00 : Bruno Judic, professeur d’Histoire du Moyen-Âge, Université de Tours:  Charité et philanthropie autour de la figure martinienne.

16h30 : Monique Javouhey, Fille de la Charité:  Le rôle de l’Église pour sensibiliser les organismes internationaux comme l’O.N.U. aux pauvres.

17h00 : Laurence de la Brosse, présidente de l’A.I.C., Association Internationale des Charités:  1617-2017 : le coup de génie des Charités, l’originalité toujours actuelle de la première fondation de Saint Vincent.

17h30 : échanges et pause 17h45 : Christian Sorrel, professeur d’Histoire Contemporaine, Univ. de Lyon: Conclusion du colloque

 

Monsieur Vincent écoutant les appels qui lui viennent de ceux qui l’entourent sera transformé de l’intérieur ; entraînant dans son expérience de Dieu vécue dans la rencontre transformatrice des pauvres touchés par la grâce, faisant ainsi que s’associent à lui prêtres, laïques et sœurs, s’engageant avec lui dans cette voie de plénitude ….

Note du Redacteur :

(1) Le rédacteur s’excuse pour n’avoir pas mis les noms des conférenciers et n’avoir cité qu’une part de présentations, mais la publication des actes du colloque palliera à ce manque.

Il vous laisse cependant le programme complet de la rencontre afin que vous ayez une vue d’ensemble de l’évènement de qualité proposé par la société d’histoire de l’Ain.

SOCIÉTÉ NOUVELLE GORONI (pour en savoir plus) :

http://catholique-belley-ars.cef.fr/blog/category/mouvements-et-services-diocesains/mouvement-362/

Des nouvelles de la Famille Vincentienne

La Famille Vincentienne

En France

Depuis 1984 le Supérieur Général Robert Maloney c.m. a relancé notre marche commune dans les pas de saint Vincent en ouvrant la dynamique de Famille Vincentienne. Cela a permis découvrir que, de par le monde, nous sommes aujourd’hui plus de 200 associations et congrégations à vivre de l’esprit de Vincent. Des femmes et des hommes soucieux de se faire proche des pauvres afin de les aider à se relever et reprendre leur marche dans l’existence ayant été écoutés dans tout leur être…

En France la dynamique s’est cherchée se traduisant par l’organisation de rencontre nationale d’une journée ayant permis aux diverses branches d’exprimer l’originalité de leur service, celle d’un colloque en 2010 pour l’anniversaire de la mort de St Vincent. Dans le même temps, des confrères (pères et confrères) et des sœurs accompagnent en proximité de leurs communautés les équipes, les conférences et les jeunesses mariales au plan local ou diocésain.

En septembre 2015, créant la nouvelle province de France, les pères lazaristes votent leur projet provincial dans sa troisième partie dit :

Depuis une  vingtaine  d’années,  des  associations  de  laïcs,  des  congrégations  et  des  institutions,  fondées  sur le charisme  de  notre  fondateur  s’associent  davantage  pour  travailler  à  l’évangélisation  et  au  service  des pauvres.  

Nous mettrons tout en œuvre pour que soit constituée une équipe nationale de la Famille Vincentienne. Elle développera une connaissance mutuelle et ouvrira une dynamique commune avec des actions concrètes qui manifesteront le charisme vincentien dans notre société.

Chaque communauté désigne un confrère pour accompagner les diverses réalités de la Famille Vincentienne au niveau local ou diocésain. Les membres de la communauté lui offrent leur collaboration pour que la Famille Vincentienne trouve sa place dans l’Église locale. Nous privilégions la célébration commune les fêtes de la famille vincentienne.

A peine voté, j’ai contacté notre visiteur pour lui demander s’il m’autorisait à regrouper présidents nationaux des principales branches françaises de la famille vincentienne. Une première rencontre s’est tenue à la Maison-Mère en présence des pères lazaristes : moi-même, le visiteur et son assistant, la sœur Decomble pour les Filles de la Charité, Mme de Précourt et sa vice-présidente Mme Witthman, Mme Colson pour la Société Saint Vincent de Paul, Aurélie pour les JMV, sr Klein pour les sœurs de Strasbourg. Cette première rencontre nous fait exprimer toutes les méconnaissances réciproque et entraine que soient associés le P ; Planchot et Mme Flour de l’Association de la médaille Miraculeuse, le P. Danjou de l’Archiconfrérie de la Sainte Agonie, le P. Hiss pour la maison du missionnaire et la sœur Roland des sœurs de Jeanne Antide Thouret. Sans pouvoir nous rejoindre parce que trop eu nombreuses les sœurs de Gehtsémani, bien connue des nos frères de Valfleury sont restés en contact sans pouvoir nous rejoindre.

Lors de la deuxième rencontre plusieurs choses se décident : un agenda des manifestations de l’année jubilaire en France (Chatillon, Paris, le Berceau, Gannes, Villepin), le calendrier des saints de la famille vincentienne, une conférence du P. Pedro lors de son passage en France et la réalisation d’une œuvre mémoire : un visage de Mr Vincent fait de visages de nos accueillis.

Lors de la 3e rencontre nous nous fixons un rythme bisannuel : vers mars et vers octobre et travaillons notre texte charte, nous le votons et élisons notre représentation. Je suis choisi comme coordinateur, Patrick Rabarison-JMV est choisi comme secrétaire, Marie-Pierre Flour-AMM, chargé de communication et Mme Colson-SSVP, trésorière. Nous ouvrons un compte que chacun honorera annuellement. Est proposé que nos réunions à venir puissent avoir lieu dans nos diverses maisons et la première s’est faite en mars au siège national de la Société Saint Vincent de Paul.

Pour notre première année 2017 c’est au siège national de la SSVP que nous nous retrouvons…un beau climat fraternel pour un travail soutenu qui se traduit par quatre décisions. Nous choisissons d’aller deux par branches de la famille en octobre au symposium de la famille vincentienne, et nait la proposition de deux membres de notre famille de nous héberger.

Pour continuer à constituer l’esprit de corps la SSVP qui réunira une partie de ses accueillis en octobre 2018 propose que nous soyons tous présent à cet évènement pour nous faire connaitre et partager ce moment de convivialité spécial.

Nous continuons en nous proposant d’améliorer l’exposition famille vincentienne en apportant chacun du matériel écrit et audio-visuel contemporain courant 2018. Enfin un échange sur notre ADN vincentien service et spiritualité nous conduit à voir la nécessité de former des laïcs vincentiens capables d’accompagner spirituellement personnellement et les équipes pour cela est envisagé la mise sur pied d’ici deux ans d’une formation à destination des laïcs des charges dans ce cadre.

Le bureau international nous a fait suivre une liste de 25 congrégations dont seules 4 se réclament d’un lien spécifique avec nous, toutes très âgées, à l’exception de celles de l’Union Chrétienne de Saint Chaumond[1] qui souhaite joindre la délégation qui ira au symposium romain et va intégrer la coordination. Pour les trois autres[2], comme le fait déjà le coordinateur chaque mois, à celles déjà membre de la coordination[3] : il leur adressera les actualités de la famille qu’il glane de par le monde.

Nous le voyons un processus est enclenché, il s’agit désormais de mettre en route la seconde partie du projet provincial touchant la mise en mouvement chez nous, de la Famille Vincentienne. Si nous parcourons le texte, nous lisons :

« Chaque communauté désigne un confrère pour accompagner les diverses réalités de la Famille Vincentienne au niveau local ou diocésain. Les membres de la communauté lui offrent leur collaboration pour que la Famille Vincentienne trouve sa place dans l’Église locale. Nous privilégions la célébration commune les fêtes de la famille vincentienne. »

C’est vous désormais qui avez la parole pour que continue cette dynamique. En proposant un délégué de chacune de vos communautés qui sera en lien avec la coordination, nous complèterons le service qu’assurent les 27 sœurs et pères et frères qui cheminent déjà avec des groupes d’équipières ou de conférenciers. Nous mettrons ainsi en route ces nouvelles énergies là où nous avons la joie d’avoir aussi en plus des associations vincentiennes en proximité des institutions vincentiennes :  EHPAD, Maisons d’enfants et écoles, collèges et lycées.

Merci de votre collaboration à ce projet qui nous remet sur la voie du renouvellement du charisme légué par Sainte Louise de Marillac et Saint Vincent.

Bernard MASSARINI, CM – Coordinateur de la FAMVIN en France 🔸

La Famille Vincentienne est conformée aujourd’hui par plus de 200 associations et congrégations suivant l’esprit de Saint Vincent de Paul

Notes :

[1] Union Chrétienne de Saint-Chaumond congrégation d’éducation fondée par Mme Polaillon et Mr Vincent

[2] Sœurs de Notre-Dame de la réconciliation ; Sœurs de la charité d’Evron et Sœurs de la Miséricorde de Sées.

[3] aux F.D.L.C., Sœurs de Jeanne Antide Thouret, à celles de Strasbourg et celles de Gethsémani

400 ans du charisme : temps de la mémoire, de l’identité et du prophétisme


400 ans du charisme : temps de la mémoire, de l’identité et du prophétisme

L’histoire s’écrit tous les jours dans l’inconscience de nos tâches quotidiennes ce qui ne nus rends pas attentifs aux conquêtes ou aux errances.

Introduction. L’histoire s’écrit tous les jours dans l’inconscience de nos tâches quotidiennes ce qui ne nus rends pas attentifs aux conquêtes ou aux errances. C’est ce qui rend nécessaire des moments significatifs qui nous aident à lever le regard à nous mettre en retrait de l’ordinaire, pour que cette attitude méditative et priante, fasse apparaitre l’intensité de l’appel que nus livre l’histoire construite en communion avec Dieu dans l’effort de nos pratiques ordinaires.

La célébration des 400 ans de la naissance du charisme vincentien, ouverte le 25 janvier de cette année, est une bonne raison en même temps qu’u évènement suffisamment significatif pour une réflexion pertinente, qui par cet article souhaiterait susciter quelques réflexions spirituelles. Le texte de divise en trois parties, le passé (mémoire) ; le présent (identité) et l’avenir (prophétisme).

  • UNE MEMOIRE RECONNAISSANTE

L’action de grâces nait lorsque nous découvrons la gratuité de l’amour de Dieu qui est en même temps source de la logique du don de la vie. Face à la générosité d’un Dieu qui s’incarne dans l’histoire et permet que la vie divine fleurisse dans l’existence des hommes, l’être humain remercie en se livrant par ses actes, au don d’une grâce qui le constitue et le déborde clairement. Nous connaissons, les affirmations répétées de saint Vincent au sujet de la gratuité divine, qui ne cessait de répéter que nos origines étaient l’action généreuse constante et surprenante de la Providence divine.

De quoi allons-nos remercier Dieu durant ces 400 ans ? De tout, remercions de la vie de Vincent et son ouverture au dessein miséricordieux de Dieu dans son existence. Nous remercions la force d’un charisme créatif qui a ouvert le chemin de communication de la consolation des pauvres et une espérance pour l’Eglise. Nous remercions la lucidité et la persévérance, qui comme personnes et come institution, nous avons   vécu les difficultés traversées. Nos remercions l’effort et le don généreux de tant d’hommes et de femmes, qui nourris d’esprit vincentien, ont su être témoins convaincant de l’amour qui transforme tout : martyrs, défunts, malades et aînés. Nous rendons grâce pour les joies intérieures nées de l’œuvre bien faite et les larmes silencieuses face à la dureté de l’amour offert.

Nous remercions aussi les grandes œuvres de charité comme pour les petites conquêtes dans le service. Nous remercions pour le zèle de l’expansion missionnaire, ainsi que les institutions que nous réalisons comme famille, pour actualiser notre héritage. Nous rendons grâce pour les remerciements reçus sans aucune prétention, ais surtout pour la joie et l’espérance des pauvres et de tous les hommes et femmes, qui se sont sentis reconnus dans l’amour affectif et effectif. Nos remercions la flamme de charité qui continue encore en nos cœurs et pour les rêves et les projets que se déploient au milieu de nous.

  • REDEPLOYER L’IDENTITE

Le passé se contemple dans l’action de grâce et le présent avec réalisme et fondé sur des convictions. Nous constatons douloureusement, que nombre d’êtres humains continuent de vivre dans la pauvreté, que les pauvres existent et qu’ils réclament notre aide. Dans le monde le charisme vincentien est encore vivant et fréquent, il continue à être motif de don pour beaucoup de témoins qui s’offrent encore généreusement pour écouter l’urgence de la charité et communiquer le don d’eux-mêmes en même temps qu’étant signes d’espérance pour beaucoup de personnes dans le besoin. Nous sommes aujourd’hui plus conscients d’être une grande famille et nous voyons plus clairement le travail commun que cela exige.

Mais il est aussi évident aujourd’hui que la crise socio-culturelle et relieuse que nous vivons touche profondément la vitalité et la rénovation du Charisme vincentien. Il y a la difficulté des vocations pour la vie sacerdotale et consacrée, ainsi que pour le bénévolat et la persévérance. Les générations sont chaque fois plus vieilles et parfois la vitalité du charisme s’est vu relégué en une reproduction de coutumes. Dans certains lieux l’illusion a fait place au pessimisme et le travail en commun pour des projets personnels. Ce ne sont pas toujours les pauvres qui sont « notre poids » et « notre douleur » et à une certaine « bureaucratisation » de la charité fait perdre la chaleur de l’amour qui s’éteint dans le service.

Peut-être qu’une des difficultés la plus grande, si elle n’est pas la fondamentale, pour la vitalité et le dynamisme d Charisme, est que produit d’un zèle inapproprié, elle efface l’horizon évangélique qui doit l’accompagner, comme sa source, et qui doit être toute notre pratique concrète de la charité. C’est Dieu Père en Christ Jésus qui au moyen de l‘Esprit qui nous a appelé à être messagers de sa miséricorde avec les pauvres. C’est cette conviction ontologique, ce caractère contemplatif qui détermine notre service et celui qui ne laisse pas nos activismes, l’immédiateté ou le caractère « concret » avec lequel nous réalisons certaines œuvres avec les pauvres, rendre stérile la force de l‘amour effectif. Cette problématique a certainement été présente dès les origines, mais aujourd’hui, e raison des conditions de sécularisation de notre société, il devient plus difficile d’expliquer et rendre concrète dans la vie, notre identité spirituelle et donc les objectifs de notre service.

Que nous faut-il accentuer dans notre présent à la lumière des 400 ans  ? Notre identité ! elle renvoie à la source et au contenu de ce et Celui qui nous passionne. Dans la vie ordinaire lorsque quelqu’un s’identifie avec quelque chose ou quelqu’un, il exprime facilement ses sentiments avec passion et conviction ; par exemple pour une équipe sportive, ses stars de la musiques ou ses artistes, etc…et nous-mêmes héritiers du Charisme vincentien ressentons-nous de la passion pour le Christ comme étant celle qui donne sens à notre vie et au don de nous-mêmes. ?

Il est évident qu’il n’y a pas d’expérience de Dieu s’il n’y a pas d’intimité avec jésus. Une réelle expérience de Dieu entraine une suite passionnée du Maître, se sentant profondément séduit par lui, séduit par son plan, par l’utopie du Royaume qui donne sens à vivre et mourir pour lui. La passion du Christ est ce qui doit nous faire vibrer de joie et profondément, jalonnant notre existence afin qu’elle vive en plénitude les luttes quotidiennes et assume les défis chaque fois plus grands dans le service généreux des pauvres. Présupposer cette conviction ou la mettre de côté dans notre action est ouvrir notre spiritualité au vide et notre action au non-sens stérile.

  • UN FUTUR PROPHETIQUE

Remercier, confronter et renforcer pour reconfigurer et provoquer. L’avenir n’est pas toujours évident parce que nous ne le maitrisons pas. Mais nous pouvons encore le voir de deux manières : avec peur pour tout ce qu’il peut porter d’inattendu et nous en tenir à l’identique pour nus rassurer ou le regarder dans l‘espérance, confiant en tout ce que Dieu peut inspirer et le réaliser. Je crois que l’attitude vincentienne la plus conforme au charisme suit cette deuxième voie.

Comment donc nous ouvrir avec confiance à l’avenir que réveille le 400ème anniversaire ? Sans craintes de reconnaitre que notre pratique pastorale est peut être obsolète et qu’elle a besoin d’une reconfiguration intérieure et extérieure, sincère et prophétique. Sans peurs de nous séparer d’un monde qui n’existe plus et affronter dans l’espérance la réalité qui est la nôtre dans l’ordinaire. Sans craindre de reconnaitre notre ignorance et nus laisser éclairer par les autres qui comme nous essaient de lutter pour un monde plus juste et fraternel. Sans redouter le pouvoir du travail en commun ni dans le dynamisme que donne de se confronter à nos sécurités. Sans peur de ressentir la vulnérabilité d’être incompris, ni la solitude du chemin.

Sans crainte non plus de nous ouvrir aux nouvelles pauvretés et aux nouvelles approches qui rendent compte de la personne humaine et de Dieu. Sans craindre de montrer notre joie et nos convictions, sans que personne ne nous l’ai demandé. En n’hésitant pas à donner gratuitement de notre temps et de nos capacités, de nos biens et nos sentiments. Sans crainte d’affronter nos propres limites en travaillant à les dépasser, mais sachant qui si nous sommes ouverts à la volonté de Dieu, c’est Lui qui guidera nos pas.

Conclusion

Il apparait donc clairement que célébrer les 400 ans du Charisme vincentien n’est pas seulement faire référence à un passé notable et important, mais, afin que nous ayons tous les privilèges de l’avoir comme horizon de notre vie et notre prière, c’est une responsabilité historique de réfléchir sur son histoire et son actualité. C’est ce qui nous impose de remercier qui est la source de notre vie charismatique, de demeurer dans l’identité du Maître qui nous a appelé et de nous ouvrir dans l’espérance sans crainte du lendemain : don de Dieu.

Bernard Massarini CM🔸

Nous remercions la force d’un charisme créatif qui a ouvert le chemin de communication de la consolation des pauvres et une espérance pour l’Église.

Accueillir l’étranger : Affirmations des chefs religieux


ACCUEILLIR L’ETRANGER : AFFIRMATIONS DES CHEFS RELIGIEUX

Accueillir l’étranger n’est pas seulement un thème du 400è anniversaire de la Vocation Vincentienne (1617-2017). C’est la valeur centrale de pratiquement toutes les religions. L’appel à “accueillir l’étranger” par la protection et l’hospitalité et d’honorer les étrangers ou ceux de foi différentes dans le respect et l’égalité, est profondément ancré dans toutes les principales religions. La Famille Vincentienne repose sur ce socle commun.

En décembre 2012, le Haut-Commissaire des Nations-Unies pour les réfugiés António Guterres a organisé un dialogue entre des responsables religieux, des associations humanitaires fondées sur la foi, des représentants universitaires et de gouvernements de nombreux pays avec pour thème « Foi et protection ». Nous transcrivons ici le texte final :

  1. Contexte général

En décembre 2012, António Guterres, le Haut Commissaire des Nations Unies pour les réfugiés, a organisé un Dialogue avec des chefs religieux, des organisations humanitaires confessionnelles, des représentants de gouvernements du monde entier et des chercheurs sur le thème « Foi et Protection ». Comme le Haut Commissaire l’a noté dans ses remarques liminaires, « … tous les systèmes de valeurs des principales religions embrassent l’humanité, le soin et le respect de l’autre, ainsi que la tradition d’octroyer une protection aux personnes en danger. Les principes du droit moderne des réfugiés s’enracinent profondément dans ces Ecritures et Traditions anciennes. » Lors de la clôture de cet événement marquant, le Haut Commissaire a souscrit à une recommandation relative à l’élaboration d’un code de conduite à l’intention des chefs religieux visant à accueillir les migrants, les réfugiés et d’autres personnes déplacées de force et à lutter contre la xénophobie.

En réponse à cet appel, de février à avril 2013, une coalition de grandes organisations humanitaires confessionnelles et d’établissements universitaires (y compris HIAS, Islamic Relief Worldwide, Jesuit Refugee Service, Fédération Luthérienne Mondiale, Oxford Centre for Hindu Studies, Religions for Peace, University of Vienna Faculty of Roman Catholic Theology, le Conseil Oecuménique des Eglises, World Evangelical Alliance et World Vision International) ont rédigé « Accueillir l’étranger : affirmations des chefs religieux. » Ces affirmations, traduites en arabe, chinois, espagnol, français, hébreu et russe, appellent les chefs de toutes les confessions à « accueillir l’étranger » dans la dignité, le respect et l’appui bienveillant. Des groupes confessionnels dans le monde entier utiliseront également ces affirmations et leurs ressources d’appui comme des instruments pratiques visant à mobiliser un soutien pour les réfugiés et les autres personnes déplacées dans leurs communautés.

  1. Principes fondateurs

L’appel visant à « accueillir l’étranger », par le biais de la protection et de l’hospitalité, et à honorer l’étranger ou les fidèles d’autres confessions avec respect et sur un pied d’égalité, est profondément enraciné dans toutes les grandes religions.

Dans les Upanishads, le mantra atithi devo bhava ou « l’hôte est semblable à Dieu » exprime l’importance fondamentale de l’hospitalité dans la culture hindoue. Au centre du dharma ou de la Loi hindoue, se trouvent les valeurs de karuna ou de compassion, ahimsa ou non-violence à l’égard de tous et de seva ou volonté de servir l’étranger et l’hôte inconnu. Fournir nourriture et abri à l’étranger dans le besoin est traditionnellement du devoir du chef de famille et bon nombre s’y conforment encore. Plus généralement, le concept du dharma consacre l’injonction à faire son devoir, y compris à l’égard de la communauté, ce qui doit se faire dans le respect des valeurs telles que la non-violence et l’abnégation au service du bien.

Le Tripitaka souligne l’importance de cultiver quatre états d’âme : metta (l’amour bienveillant), muditha (la joie sympathique), upekkha (l’équanimité), et karuna (la compassion). Les traditions du bouddhisme sont multiples et variées mais le concept de karuna en est la pierre angulaire. Il recouvre les qualités de tolérance, de non-discrimination, d’inclusion et d’empathie pour la souffrance des autres, reflétant le rôle central que joue la compassion dans d’autres religions.

La Torah contient 36 occurrences de l’honneur dû à l’étranger. Le Lévitique contient l’un des fondements les plus remarquables de la foi juive : « L’étranger qui séjourne parmi vous, vous sera comme celui qui est né parmi vous, et tu l’aimeras comme toi-même ; car vous avez été étrangers dans le pays d’Egypte ». (Lévitique 99, 33-34). Par ailleurs, la Torah déclare « tu n’opprimeras point l’étranger ; vous savez vous-mêmes ce qu’éprouve l’étranger, car vous avez été étrangers dans le pays d’Egypte. » (Exode 23, 9)

Dans l’Evangile de Matthieu (32, 32), nous entendons l’appel : « J’ai eu faim et vous m’avez donné à manger, j’ai eu soif et vous m’avez donné à boire, j’étais étranger et vous m’avez accueilli… ». Et dans la Lettre aux Hébreux (13, 1-2), nous lisons « Persévérez dans l’amour fraternel. N’oubliez pas l’hospitalité ; quelques-uns en la pratiquant ont, à leur insu, logé des anges. »

Lorsque le Prophète Mohammed a fui la persécution de la Mecque, il a cherché́ refuge à Medina, où il a été accueilli avec hospitalité. L’hijrah du Prophète, ou la migration, symbolise le déplacement depuis les terres d’oppression et le traitement hospitalier qui lui a été réservé incarne le modèle islamique de la protection des réfugiés. Le Saint Coran appelle à la protection du demandeur d’asile, ou al-mustamin, qu’il soit musulman ou non-musulman, dont la sécurité́ est irrévocablement garantie par l’institution d’Aman (la fourniture de sécurité et de protection). Comme mentionné dans la Sourate Al Anfal : « […] ceux qui […] ont donné́ refuge et porté secours, ceux-là sont les vrais croyants : à eux, le pardon et une récompense généreuse. » (8, 74)

Le monde compte aujourd’hui des dizaines de millions de réfugiés et de déplacés internes. Nos croyances exigent que nous nous rappelions que nous sommes tous des migrants sur cette Terre, cheminant ensemble dans l’espoir.

(LES AFFIRMATIONS)

« L’une des valeurs fondamentales de ma foi est d’accueillir l’étranger, le réfugié, le déplacé interne, l’autre. Je le/la traiterai comme j’aimerais qu’on me traite. Je demanderai aux autres, même aux dirigeants de ma communauté́ religieuse, de faire de même.

De concert avec les chefs religieux, les organisations confessionnelles, et les communautés religieuses du monde entier, j’affirme :

  • J’accueillerai l’étranger.
  • Ma foi m’enseigne que la compassion, la miséricorde, l’amour et l’hospitalité visent chacun : le compatriote ainsi que l’étranger, le membre de ma communauté ainsi que le nouveau venu.
  • Je me souviendrai et je rappellerai aux membres de ma communauté que nous sommes tous considérés comme « étrangers » quelque part, et que nous devrions traiter l’étranger dans notre communauté comme nous souhaiterions être traités nous-mêmes et lutter contre l’intolérance.
  • Je me souviendrai et je rappellerai aux membres de ma communauté que personne ne quitte sa patrie sans raison : certains fuient la persécution, la violence ou l’exploitation ; d’autres les catastrophes naturelles ; d’autres encore souhaitent offrir, par amour, une vie meilleure à leur famille.
  • Je reconnais que toute personne, en tant qu’être humain, a le droit à la dignité et au respect. Tous ceux qui se trouvent dans mon pays, y compris l’étranger, sont soumis à ses lois, et personne ne devrait faire l’objet d’hostilité ou de discrimination.
  • Je reconnais que l’accueil de l’étranger nécessite parfois du courage mais que les joies et les espoirs qui lui sont associés en surpassent les risques et les défis. Je soutiendrai ceux qui font preuve de courage en accueillant l’étranger.
  • Je ferai preuve d’hospitalité envers l’étranger car ceci confère une bénédiction à ma communauté, à ma famille, à l’étranger et à moi-même.
  • Je respecterai et j’honorerai le fait qu’un étranger puisse être d’une autre confession ou avoir des croyances différentes des miennes ou de celles des membres de ma communauté.
  • Je respecterai le droit de l’étranger de pratiquer librement sa propre religion. Je m’efforcerai d’aménager un lieu où il/elle pourra librement pratiquer son culte.
  • Je parlerai de ma foi sans mépriser ou ridiculiser celle des autres.
  • Je construirai des ponts entre l’étranger et moi-même. Par mon exemple, j’encouragerai les autres à faire de même.
  • Je ferai un effort non seulement pour accueillir l’étranger mais également pour l’écouter avec attention et pour promouvoir la compréhension et l’accueil dans ma communauté.
  • Je défendrai la justice sociale pour l’étranger, tout comme je le fais pour d’autres membres de ma communauté.
  • Lorsque je serai témoin d’hostilité à l’égard de l’étranger dans ma communauté, que ce soit par des paroles ou par des actes, je ne l’ignorerai pas mais je tenterai plutôt d’établir un dialogue et de faciliter la paix.
  • Je ne me tairai pas lorsque je verrai d’autres personnes, y compris les chefs de ma communauté religieuse, parler mal des étrangers, les juger sans chercher à les connaître, ou lorsque je les verrai exclus, lésés ou opprimés.
  • J’encouragerai ma communauté religieuse à œuvrer avec d’autres communautés et organisations confessionnelles pour trouver de meilleurs moyens de porter secours à l’étranger.
  • J’accueillerai l’étranger.
Bernard Massarini CM🔸

L’une des valeurs fondamentales de ma foi est d’accueillir l’étranger, le réfugié, le déplacé interne, l’autre. Je le/la traiterai comme j’aimerais qu’on me traite. Je demanderai aux autres, même aux dirigeants de ma communauté́ religieuse, de faire de même.

António Guterres, Haut Commissaire des Nations Unies pour les réfugiés
VISITER LE SITE :
http://www.unhcr.org/fr/protection/hcdialogue%20/53884c946/accueillir-letranger-affirmations-chefs-religieux.html

Le Supérieur Général rencontre le Pape François


Le Supérieur Général rencontre le Pape François

à la 88e rencontre des Supérieurs majeurs

Du 23 au 25 novembre, le Supérieur général de la Congrégation de la Mission, a participé à la 88ème Assemblée de l’Union des Supérieurs Généraux qui a eu lieu à Rome. Le thème de la rencontre était « allez et portez du fruit » et tous ont partagé sur le thème « la fécondité de la Prophétie »

Durant l’Assemblée, en plus de la richesse de la rencontres avec d’autres supérieurs généraux, a été abordé le thème de ”la fécondité de la prophétie ad intra et ad extra”, et « les Jeunes et la Vie Consacrée ». Les temps de réflexions étaient dynamisants à la vue des échanges qui ont suivis.

Mais le moment le plus important a sans aucuns doutes, été la rencontre avec le pape François. Nous avons rencontré un François simple, tout donné, intéressé et avec le désir de partager au-delà d’un évènement officiel, une rencontre entre frères. Lui avait été adressées quelques questions auparavant, auxquelles il a répondu sereinement et dans un climat de confiance entre amis et frères. Nous a profondément surpris qu’il vienne prendre le café avec tous, sans pouvoir le terminer car tous souhaitaient profiter de ce moment pour la photo. Nous vous partageons quelques photos de ce moment.

Bernard Massarini🔸

Clôturer l’année de la miséricorde


Clôturer l’année de la miséricorde

14 novembre 2016

Nous étions 80 participants ce lundi 14 novembre 2016 pour clôturer l’année de la miséricorde en vincentiens, sur les pas de saint Vincent, soucieux de manifester la Providence de Dieu au cœur de notre société.

Nous avons voulu répondre au souhait de notre Visiteur, qui lors de son installation, avait formulé le rêve de vivre le dialogue entre les traditions religieuses, comme il lui avait été offert de le faire en Eglise durant son temps de service de l’Eglise d’Algérie. La commission de formation permanente s’est emparée de l’idée pour mettre en œuvre une journée de formation adressée à toute la famille vincentienne lors d’une date proche de la clôture de l’année de la miséricorde souhaitée par le Pape François. Le pape invitait l’Eglise, les exégètes, les théologiens, les priants et tout le peuple de Dieu à se pencher ensemble sur Dieu et sous son regard, pour redécouvrir la miséricorde : source de vie et trésor des trois traditions religieuses monothéistes nées au Proche-Orient.

L’équipe a fait jouer le réseau relationnel des uns et des autres pour permettre le matin d’écouter un prêtre, un rabbin et un imam, et l’après-midi, après avoir visionné un court-métrage sur la toute récente association de jeunes « COEXISTER » (qui se propose d’aider les jeunes à déconstruire les clichés sur les autres afin d’apprendre à se reconnaitre divers et engagés dans une fraternité existentielle), nous avons entendu une adjointe en pastorale scolaire d’un lycée vincentien nîmois et une sœur vivant en petite communauté une présence en milieu migrant turc.

Etaient présents outre des lazaristes, des conférenciers de divers coins de France, un laïc en service en aumônerie psychiatrique, des sœurs de la charité parisienne, des laïcs vincentiens de Villepinte, des membres d’une paroisse de Haute-Marne, des fidèles de la rue du Bac, des créatrices de musiques d’inspiration juives, une jeune élève d’école de cinéma,

C’est le Père Christophe ROUCOU ancien responsable du Service des relations avec les musulmans, actuellement à l’Institut Catholique de Marseille qui a assuré la coordination de cet extraordinaire moment de fraternité. Nous répondions au défi de notre société au moment où elle semble céder à la peur de l’autre, particulièrement du musulman, alors qu’elle sort de faire mémoire des attentats multiples commis au nom de terroristes qui firent plus de 130 morts l’an dernier. Comment oublier que ces jeunes européens étaient tous issus de cultures islamiques du bassin méditerranéen ?

Notre attention s’est d’abord focalisée sur les sources de la miséricorde dans les trois religions monothéistes.
Le père Christophe CHOCHOLSKI: prêtre du diocèse de Belley-Ars ouvre la séance. Il commence par nous dire que son attention s’est portée sur la miséricorde après un temps de coopération en Palestine où il a découvert la proximité des traditions juives et musulmanes. Il nous invite à dépoussiérer le terme miséricorde de ses résonnances grecques et lui faire retrouver sa saveur sémitique ; la miséricorde ayant à voir avec la racine RSD et RHM, les deux exprimant la matrice féminine, les entrailles. Partant de ce constat il nous invite à faire couler ces sources de miséricorde dans les déserts de notre monde. Il rappelle que le livre de l’Exode (XXXIV, 6-7) donne les 13 mesures de la miséricorde qui nous est offerte. Il insiste sur le fait que dans la Bible grecque, lorsque le terme agapè est employé, nous traduisons les termes hébreux qui eux-mêmes parlent du masculin et du féminin et de l’altérité concrète. Nous héritiers de la culture grecque, demeurons dans les idées au lieu de résider dans le sensuel lorsque nous parlons d’agapè.

Nous avons regretté l’absence du rabbin Philippe HADDAD qui n’a pu être présent, lui qui est investi de longue date dans le dialogue interreligieux !

Nous avons continué la matinée avec Mohammed BARJAFIL, imam d’Evry, professeur de linguistique à l’université. Il a introduit sa communication en nous rappelant les quatre écoles musulmanes du sunnisme et les deux du chiisme, précisant que ce n’est que récemment, qu’après avoir été stoppés dans l’histoire, sous les influences des conflits politiques a été récemment promue la lecture salafiste comme seule légitime.
Ces écoles révélaient l‘aptitude qu’a l’islam à adapter les textes reçus aux contextes dans lesquels ils se développait. C’est fort de cette histoire, de l’évocation du texte la prière quotidienne de tout musulman et de sa salutation habituelle, qu’il demande de retrouver la sagesse pour aider à la naissance d’un islam de France. Cette prière est rappel du Dieu miséricordieux ainsi que la salutation qui souhaite la paix et la miséricorde sur la personne rencontrée.

Il rappelle tous les textes qui parlent de la façon dont Dieu ne peut que reprendre l’homme sans se lasser, y compris pécheur, s’il revient à Lui. Il nous raconte une belle parabole de pécheurs qui pleurent et crient vers Dieu depuis l’enfer ; par miséricorde il les en extrait et leur demande pourquoi ils ont crié si fort. Ils répondent que c’était pour attirer son attention et qu’il les sorte de ce lieu maléfique. Dieu leur dit d’y retourner dans l’attente du jugement l’un s’exécute alors que l’autre reste. A celui qui reste Dieu demande pourquoi il n’a pas obéi, il lui dit parce que je savais que tu n’as pas de bonheur à me voir souffrir… à la fin des temps, Dieu demande à celui qui est retourné, la raison pour laquelle il est retourné en enfer et celui-ci lui répond que c’est parce qu’il savait qu’il ne l’y abandonnerait pas.

Sa présentation brillante nous montre qu’une lecture circonstanciée des écritures n’est pas une invention moderniste, mais le statut même de la lecture des écrits de l’islam. Il redit avec force sereine que le Coran ne parle pas mais que ce sont les croyants qui le font parler. Il rappelle que ce n’est que progressivement que les mystiques si populaires dans l’islam du XIIème seront discrédités.

Après la pause du repas, c’est Mme Farah REZAI, membre fondatrice de COEXISTER et du Conseil d’administration qui va nous raconter comment son expérience des JMJ madrilène avec les ignaciens va lui permettre d’approfondir la conviction reçue dans son éducation familiale : construire des relations humaines fraternelles avec les proches de son environnement.
Alors que les JMJ sont célébrées durant le ramadan des membres de la délégation vont chaque jour jeûner avec elle pour qu’elle ne soit pas seule. Cela va la toucher bien au-delà de ses ses craintes de le vivre seule, Elle sera bouleversée lorsqu’une jeune allemande viendra la prendre dans ses bras en larmes alors qu’elle entamait une prière pour lui dire sa joie de la voir prier avec elle. Elle n’avait jamais été aussi proche d’elle des musulmans. Elle dira aussi sa surprise de découvrir qu’un jeune chrétien d’un pays ne vit pas s foi de la même façon que celui d’un autre pays.

Ce sera ensuite Françoise THOMAS adjointe en pastorale de l’établissement vincentien de Nîmes, qui va nous conter combien les tensions sont fortes entre les diverses cultures et la joie qu’elle a eu à faire travailler des jeunes musulmanes et chrétiennes sur la miséricorde. Elles sont parvenues à découvrir qu’elles avaient des valeurs communes. Et lorsqu’il s’agissait de retenir le plus important : tant les musulmanes que les chrétiennes s’étaient arrêtées aux mêmes éléments. Ceci les a conduites à projeter de se retrouver pour fonder peut-être une équipe « Coexister ».

Enfin, une petite communauté de sœurs nous a partagé comment elles ont tentés le vivre ensemble avec des migrants turcs. Elles se sont inspirées de la spiritualité de la lettre de la Mission de France, elles se sont mises à la disposition de chacun comme de simples témoins proches ; elles ont ainsi créés des liens de confiance qui ont permis à beaucoup de parvenir à une réelle intégration. Elle nous a dit combien la spiritualité développée par les moines de Thibbirine est guide dans leur mission.

Autant de paroles d’espérance qui renvoie chacun chez lui, fort de ces messages à partager autour de soi. Il faut redire que construire la fraternité n’est pas un rêve, mais la vocation de tout vivant et tout spécialement des vincentiens. Nous sommes convaincus à la suite de St Vincent, que chaque être vivant et un être bien-aimé de Dieu. Il attend que chacun retrouve le sourire et rende grâce pour le don de la vie sur cette terre aux multiples couleurs.

Bernard Massarini c.m.🔸

Autant de paroles d’espérance qui renvoie chacun chez lui, fort de ces messages à partager autour de soi.

Dans peu de temps, les textes et vidéos seront consultables sur le site !