“Soyez toujours dans la joie du Seigneur”. Lettre circulaire du Visiteur de la Province de France

“Soyez toujours dans la joie du Seigneur”

Lettre circulaire du Visiteur de la Province de France

‘Soyez toujours dans la joie du Seigneur ; laissez-moi vous le redire : soyez dans la joie. Que votre sérénité soit connue de tous les hommes. Le Seigneur est proche.’ Ph 4,4-5

Chers confrères, ‘La Grâce et la Paix de Notre Seigneur Jésus Christ, soient toujours avec nous !’ Nous avançons progressivement sur le chemin, avec Marie et Joseph ; chemin qui nous conduit vers une étable pour y accueillir un nouveau-né et y reconnaître l’Emmanuel, ‘Dieu-avec-nous’. C’est un chemin sur lequel on avance ensemble ; nous avons besoin les uns des autres pour que nos vies, nos cœurs deviennent un lieu d’accueil pour l’inouï dans ce qu’il y a de plus quotidien, simple. Ce qui est caché, ‘Celui qui est au milieu de nous et que nous ne connaissons pas’, se révèle peu à peu dans un être-ensemble, dans un vivre-ensemble au cœur de notre maison commune.

Saurons-nous, le soir de Noël, être assez dépouillés, vides de nous-mêmes pour que la Parole éternelle d’Amour nous comble de sa présence et soit pour beaucoup une source de joie, une Bonne Nouvelle qui change en profondeur nos vies ? Serons-nous assez convertis, retournés pour devenir des artisans de Paix dans le quotidien de nos relations ?

Sur ce chemin d’humanité, des évènements marquent nos journées et viennent les bousculer, les interroger, les renouveler. Comment les recevons-nous ? De quoi ces évènements sont-ils porteurs, sont-ils le signe ? Permettez-moi de m’arrêter, succinctement, à ceux-ci, qui peuvent éclairer notre mission, notre action pastorale.

 

1. Le mouvement des ‘gilets jaunes’ ou un besoin d’être reconnu et écouté

Ce mouvement unique, hors circuit des partis politiques, des syndicats, que nous avons pu croire de courte durée, est une force de rassemblement de gens très divers, frappés par une crise qui met à jour un malaise profond ; ils crient leur souffrance, leur mal-être, le fait de ne pas exister vraiment ; il y a du désespoir et malheureusement les moyens pour se faire entendre ne sont pas maitrisés et débouchent sur la violence et la casse ! Le sentiment de subir une injustice sociale fait éclater la colère qu’il est parfois difficile à contrôler !

Nous avons eu du mal à comprendre ce qui se passait, à déceler ce dont ce mouvement était porteur. Nous avons souri, critiqué, soutenu etc. : nous ne sommes pas restés indifférents.

Que nous soyons d’accord ou non avec, ce mouvement a un message qui nous est adressé comme citoyens et comme croyants.

« … Il faudrait être sourds ou aveugles pour ne pas nous rendre compte de la lassitude, des frustrations, parfois des peurs et même de la colère… qui habitent une part importante des habitants de notre pays, et qui expriment ainsi des attentes et de profonds désirs de changements. Il faudrait être indifférents et insensibles pour ne pas être touchés par les situations de précarité et d’exclusion que vivent beaucoup sur le territoire national »[1]

Être sourds, aveugles, indifférents à des situations de désespoir que vivent une partie de nos concitoyens, comme fils de St Vincent, cela n’est guère possible ! Je retiens deux choses parmi d’autres :

Les ronds-points sont devenus des lieux de rassemblement où chacun redécouvre la force et la beauté de la fraternité, où se tissent des liens nouveaux. Ils sont « Bonne Nouvelle » pour beaucoup. Un nouveau feu réchauffe, rend proche.

Les cahiers de doléances qui sont proposés permettent de libérer la parole par l’écrit donnant l’occasion d’être entendu et de ne pas crier dans le désert : ‘Les gens racontent leur quotidien et leurs difficultés avec beaucoup de détails’. Ils sont un lieu où ‘on peut dire ce qu’on marmonne d’habitude le soir chez soi’.

Dans nos quartiers, nos paroisses, les lycées, déjà nous offrons des lieux pour que les gens se rassemblent et que leur parole soit entendue et prise au sérieux ! Prêter attention à ces lieux fait partie de notre mission et nous devons garder le souci de les proposer à un maximum de gens. De même il nous revient d’animer des espaces de dialogue dans le respect des uns et des autres, ouvrant un débat sur ce qu’il faut changer, apporter, mettre en place pour le bien de tous et pour une vie digne. Chacun a besoin sur son chemin quotidien de bénéficier des temps d’arrêt, de réflexion pour se construire et aider à la reconstruction du lien social : ‘nous devons écouter, dialoguer et apaiser’ rappelle le secrétaire général de la CEF !

N’est-ce pas dans ce sens que nous pouvons combattre le ‘cléricalisme’ ?

Le Christ n’est-il pas venu rassembler, faire vivre dans sa Parole, inviter les gens au bonheur ?

 

2. ‘Noël ensemble’ à Villepinte !

Pour dire l’attachement au vivre-ensemble, dans la paix, voilà une belle initiative et une réponse intéressante ; chacun est invité par les paroisses catholiques avec la collaboration des représentants des communautés juives et musulmanes à s’y rendre. ‘Dans notre société hyper individualiste où le lien social tend à régresser et la communauté du vivre-ensemble à s’essouffler, il devient, plus que Jamais urgent de trouver les chemins de fraternité.’ (P. Guillaume LEUKEUMO).

Ce genre d’initiative n’est certainement pas isolé et nous ne pouvons que nous en réjouir !

 

3. La béatification des martyrs d’Algérie ou la force d’une fidélité au dialogue, à l’amitié

C’est un événement qui touche non seulement l’église d’Algérie mais l’Église entière. « La sanctification est un cheminement communautaire, à faire deux à deux », rappelait le Pape François dans son exhortation apostolique sur la sainteté, ‘Gaudete et exsultate’.

Les martyrs d’Algérie ont souvent été saisis par la violence islamiste « deux à deux » et leur vocation à la sainteté s’est réalisée dans un « deux à deux quotidien », avec et au milieu des Algériens, grâce à a« ceux et celles que la vie de quartier, les services partagés, avaient fait leur prochain. Ils sont martyrs de la Charité, de l’Amour au quotidien, fidèles à un peuple, à des personnes secouées par la violence, en fidélité au don de soi jusqu’au bout.

Ils ont passé leurs vies à aimer et à servir ce peuple qui était dans l’épreuve de la tourmente, de la violence. Ils pensaient que leurs relations avec leurs frères et sœurs, avec lesquels ils avaient partagé toute leur existence, étaient plus importantes que de protéger leur vie.

Accueillons ce que dit Mgr DESFARGES, archevêque d’Alger : « Je ne peux pas être disciple de Jésus si je ferme mon cœur. Que ce dialogue inter-religieux soit difficile à mener, que ça nous demande des conversions, c’est une chose. Mais des hommes et des femmes ont donné leurs vies et ont manifesté que ce chemin de fraternité vaut la peine d’être vécu. Je voudrais vivre de telle façon que les autres puissent me reconnaitre comme l’un de leurs frères. Vivre avec l’autre me fait du bien. Je ne dis pas que c’est facile. La vie reste la vie. Mais tout de même, ce chemin-là permet d’être heureux ». 

Ou encore cette profession de foi de sœur Paule-Hélène en 92 : « « Nous croyons que tous les hommes sont habités par l’Esprit qui les conduit de l’intérieur même de leur tradition religieuse vers leur vocation de Fils de Dieu. Appelées à demeurer dans cette “maison de l’islam”, nous sommes conscientes de la précarité de notre mission et par là même de la richesse du don que Dieu nous fait ». 

« À travers la béatification de nos frères et sœurs, l’Église veut témoigner de son désir de continuer d’œuvrer pour le dialogue, la concorde et l’amitié. Nous croyons que cet événement inédit dans votre pays dessinera un grand signe de fraternité dans le ciel algérien à destination du monde entier. » (Message du Pape à l’Algérie) cela signifie que le dialogue et même l’amitié avec des musulmans sont une voie de sainteté pour aujourd’hui.

Cette béatification « valide en quelque sorte le sens d’une présence chrétienne dans le monde musulman, non pas dans un but de prosélytisme mais pour développer la rencontre avec l’autre », souligne le frère Jean-Jacques Pérennès, op.

« Leur sang versé, mêlé à celui de milliers d’Algériens et d’Algériennes, victimes de la violence dans ces dernières années, scelle un pacte nouveau entre nous : une alliance d’amitié que rien, même la mort, ne pourra briser ».

Faisons nôtre cette prière de sœur Paule-Hélène : « Que la faiblesse et la folie de notre petit nombre et de notre vieillissement soit lieu d’accueil et de puissance de l’Esprit de Dieu, pour que nos vies livrées fassent signe là où notre témoignage s’exerce le plus souvent dans le silence ».

N’est-ce pas une belle invitation à regarder les liens qui sont les nôtres et qui nous lient à des personnes différentes par la culture, la religion, l’histoire ! invitation aussi à recevoir ces liens comme un don ; c’est à travers eux que nous travaillons à la paix et construisons la fraternité ! Ces liens ont une puissance qui aide à aller plus loin, à tout partager, jusqu’au don de soi.

Ces liens d’amitié, de voisinage, de partage de responsabilité, de gratuité etc., tissés au jour le jour, sont le visage quotidien du vivre-ensemble-en paix et signes du Royaume. Ils nous emmènent jour après jour vers la sainteté.

Sommes-nous heureux sur ce chemin de la rencontre, du dialogue, de la fraternité ? Quelle est notre joie à nous donner ainsi dans le quotidien, à faire confiance, à recevoir de l’autre ?

Dieu ne vient-il pas à Noël signer de sa vie ce ‘pacte d’amitié’ que même la mort ne pourra détruire ? Ne vient-il pas nous inviter à vivre ces liens entre nous, si différents et si semblables et de nous nourrir de ces liens ?

 

4. Le Projet Provincial

L’Assemblée Provinciale l’a voté. Il reste, comme tout projet, à devenir de plus en plus réalité dans les lieux où nous sommes. Il nous sera remis officiellement remis le 25 janvier 2019, lors des journées de formation permanente et au début d’un nouveau mandat de gouvernance.

Je souhaite « nous » inviter, pour ces prochains mois, à prendre à bras le corps la question des jeunes. Cette question ne s’arrête pas uniquement à celle des vocations même si elle y est très liée. Quelle place donnons-nous aux jeunes dans nos communautés, nos rassemblements, quelle responsabilité leur confions-nous ? Dans son message pour la journée mondiale de la paix, François souligne combien il est nécessaire de promouvoir la participation des jeunes et la confiance en l’autre, en développant une politique qui soit capable d’encourager et de mobiliser les talents et les capacités de chacun pour le bien de la communauté.

Un jeune ne nous répondra que dans la mesure où nous lui manifesterons notre confiance et lui confierons quelque chose à vivre, où il puisse se donner et trouver du sens. Je souhaite que les journées de janvier nous aident, non seulement à entendre des témoignages, mais aussi à partager ce que nous vivons avec, les projets que nous construisons avec et pour eux… notre pastorale des jeunes, comment nous les voyons s’impliquer, comment ils sont nos partenaires etc. ! Nous avons décidé de développer l’accueil de jeunes étudiants dans certaines de nos maisons mais il nous faut aller plus loin dans un accompagnement. Nous avons mis en place une commission des Vocations qui a à charge de définir une « culture des vocations ». Elle s’est réunie ce mercredi et aura certainement un apport intéressant à nous donner.

Travailler avec des jeunes, cela demande de notre part une grande prudence dans notre proximité avec eux ; l’Église souffre trop de ces manquements, de ces mauvais rapports qui sont dangereux et qui ‘tuent’. Aidons-nous à bien nous situer, à maitriser nos sens, à être au clair vis-à-vis de nous-mêmes et à prendre du temps pour aborder la façon dont nous vivons les vœux que nous avons prononcés. Ils marquent notre être-au-monde, notre être-ensemble.

 

5. La paix pour combattre la violence

La violence est présente partout dans le monde, elle défigure, elle engendre la peur, la fuite. Elle divise et invite à construire des murs, des barrières entre les hommes.

Elle est présente en chacun de nous, prête à surgir et à blesser par des paroles ou des coups. Dans quel lieu de ce monde, n’est-elle pas présente ? Quel peuple n’est-il pas touché, blessé, menacé par elle ?

Pourtant, nous croyons qu’elle n’a pas le dernier mot de l’histoire, celle entre Dieu et l’humanité, celle entre des peuples, celle entre des personnes. C’est l’amour qui est vainqueur.

Marché du Mawlid et de Noël ou du Vivre ensemble en paix’ : heureuse initiative de Caritas Alger sur ‘4 jours qui ont été l’expression de ce vivre ensemble qui anime les équipes de Caritas Alger à faire en sorte que chaque personne bénéficiant de ses services soit un chainon unique dans cette grande chaine de solidarité et de fraternité’ (Maurice PILLOUD) ; cela a donné l’opportunité aux musulmans et aux chrétiens de vivre dans une ambiance liante, de tolérance, auréolée de coexistence et de paix, partageant leurs richesses artisanales entre autre. Initiative force de solidarité, au service de la Paix.

Et dans son message pour la journée mondiale de la Paix, ‘ la bonne politique est au service de la paix’, le Pape nous invite à offrir la paix à toutes personnes ; cela est au cœur de la mission des disciples du Christ : ‘Paix à cette maison’. Cette maison, précise-t-il, ‘c’est chaque famille, chaque communauté, chaque pays, chaque continent, dans sa particularité et dans son histoire ; c’est avant tout chaque personne, sans distinctions ni discriminations.’ C’est ce lieu où Dieu vient habiter, remplir de sa présence et quand il vient c’est en ami de la Paix, comme Prince de la Paix.

En l’accueillant dans notre maison, devenons des hommes de paix, pacifiés et heureux. Devenons des hommes donnés, heureux des liens d’amitié et de fraternité qui jalonnent notre vie.

 

Joyeux Noël à chacun et à chaque communauté.

Que la Paix de Dieu, le Christ Jésus, soit la Paix dans chacune de vos maisons !

Qu’elle soit le don par excellence pour 2019 !

P. Christian MAUVAIS, CM 🔸

Sommes-nous heureux sur ce chemin de la rencontre, du dialogue, de la fraternité ? Quelle est notre joie à nous donner ainsi dans le quotidien, à faire confiance, à recevoir de l’autre ? Dieu ne vient-il pas à Noël signer de sa vie ce ‘pacte d’amitié’ que même la mort ne pourra détruire ? Ne vient-il pas nous inviter à vivre ces liens entre nous, si différents et si semblables et de nous nourrir de ces liens ?

Christian MAUVAIS
NOTE :

[1] ‘Dans un monde qui change, retrouver le sens du politique’ de la CEF, p. 16.

Visite de Provinces en Amérique Latine. Juillet 2018

Visite de Provinces en Amérique Latine.

Juillet 2018

Dans la ligne du partenariat que nous avons avec la COLOMBIE et sur invitation du Visiteur, le P. Orlando ESCOBAR, je me suis rendu dans ce pays pour connaître un tant soit peu la réalité de la Province, ses implantations, ses lieux de formation que nous soutenons financièrement et rencontrer les confrères, découvrir un peu la mission.

Sachant mon déplacement en Colombie qui a duré 10 jours, le P. Rolando GUTIERREZ, lors de son passage à Paris pour le CIF, m’a invité à venir au COSTA RICA où j’ai passé 4 jours. Etant sur le continent, j’ai accepté l’invitation. S’est rajouté dans la suite, l’invitation du P. José UBILÚS à venir au PEROU où j’ai passé 4 jours. Le P. Roberto GOMEZ m’a accompagné durant ce voyage, sauf au Pérou. Il fut un bon et nécessaire interprète.

Le COSTA RICA est une Vice-Province qui a été portée, soutenue par la Province d’Allemagne ; il reste encore un confrère allemand, Bernard KOCH, né en 1927. C’est en 1955 qu’est née la Vice Province ; depuis, il n’y a plus de liens avec l’Allemagne. Accolé à la maison provinciale, un collège où travaillent des confrères mais ça devient lourd.

A San José, j’ai rencontré le Vice Visiteur, le P. William BENAVIDES, avec l’économe de la Vice Province. Le P. William a présenté la Vice Province avec ses 3 maisons, celle provinciale avec le collège, celle de formation avec les cours de philo et de théo et celle de la mission de TALAMNACA, dans le diocèse de Limon, que j’ai pu visiter. La richesse de cette Vice Province se résume à la présence de 9 confrères, de 11 séminaristes dont 3 sont au Séminaire Interne au Guatemala et 8 autres jeunes sont en discernement. 2 jeunes seront ordonnés diacres d’ici la fin de l’année.

Les séminaristes, durant leurs études, travaillent sur un secteur paroissial et les samedis vont dans des bidonvilles à la rencontre des gens.

Les jeunes en discernement se retrouvent une fois par mois à la maison de Formation à IPÍS pour partager entre eux et le P. Rolando ; ils participent à 3 temps de mission chez les Indigènes et, une fois par mois, ils ont une rencontre avec d’autres jeunes de différentes Congrégations. Ils veulent permettre aux jeunes de connaître différentes propositions vocationnelles. Cette expérience avec les Vocations a commencé en 2009, où est mis en avant l’accompagnement, la proximité avec les Pauvres et le partage de la mission. La Famille Vincentienne est active aussi dans ce travail des vocations. L’accent est mis sur deux points : la culture des vocations et la mission chez les Indigènes.

C’est vous dire la dynamique qu’il y a et combien l’espérance est vivante. L’unité de la Vice Province fait sa force. Comme le disait Rolando, tout en reconnaissant un besoin de confères missionnaires, ‘nous ne connaissons pas le découragement mais nous avons une grande confiance en la Providence’.

J’ai eu la joie de visiter la mission de Talamanca, près du Panama où deux confrères, dont un frère, ont la charge d’animer et d’accompagner le peuple Indigène, oubliés et laissés sur le bord du chemin. L’accès n’est pas des plus simples, voiture, pirogue et moto et de longues heures. Lors de mon passage, les séminaristes et 3 jeunes en discernement ont passé 8 jours en mission ; je vous assure que c’est formateur à la mission et à l’esprit vincentien. Nous avons célébré avec une communauté, moment fort de communion fraternelle. Il y avait présents de nombreux enfants et jeunes dont certains se préparent à la communion et à la confirmation.

Seule la Congrégation de la Mission en porte le souci et le territoire où ils vivent est immense. Les confrères ont le soutien de l’évêque du lieu, Mgr Javier qui a rebaptisé sa cathédrale et son Diocèse : St Vincent de Paul ; ce n’est pas neutre ! j’ai eu la joie de le voir, alors qu’il participait avec son presbyterium à une rencontre de formation. Il est vrai que dans l’ensemble des églises du pays, il y a une statue de St Vincent, signe de reconnaissance de la part des prêtres qui ont été formés par la Congrégation de la Mission.

Pour l’avenir, nous avons retenu, avec le P. Visiteur et le P. Rolando, la possibilité d’envoyer des jeunes de France, avec la DCC ou autres, pour une découverte d’une réalité humaine et ecclésiale et soutenir un discernement. Ou envoyer, pourquoi pas, des jeunes qui ont été appelés à entrer au séminaire, dès le début du processus de formation.

Retenu aussi la volonté de garder une ouverture d’échanges entre nos deux Provinces avec la possibilité qu’un confrère du Costa Rica puisse venir pour le travail vocationnel et s’enrichir de nos pratiques. L’idée d’envoyer un diacre est émise pour 3-4 ans ; il pourrait aussi faire des études. Un début appelé à une continuité !

En novembre, le P. Rolando doit venir participer au CIF sur la culture des Vocations. Certains parmi vous pourront le rencontrer à cette occasion.

Le PEROU est une Province qui a fêté les 160 ans de l’arrivée des premiers missionnaires de France. J’avais oublié que l’été était parti pour laisser placer à l’hiver, temps pluvieux et parfois froid. Cela n’a pas empêché le P. José UBILÍUS de m’accompagner pour visiter les monuments du vieux Lima : Palais Présidentiel, la cathédrale, le musée de l’or et surtout les communautés des confrères sur Lima et la Maison Provinciale des Filles de la Charité et une de leurs écoles ; j’avais travaillé avec l’une d’elles en travaillent les confrères est autre chose que de l’entendre et encore je n’ai pas circulé à pied dans les quartiers. Ils ont une belle mission de proximité sur deux paroisses-bidonvilles de plus de 120000 habitants chacune ; il y a un beau dynamisme. C’est d’ailleurs le lieu où notre Frère Maxime M. a fait son Séminaire Interne et croyez-moi, partout où je suis passé, on m’a parlé de lui et demandé de ses nouvelles. Il est dans la mémoire de tous les confrères. Visite de la Maison Provinciale où se trouve un espace pour les confrères âgés qui ont chacun une chambre adaptée et avec la présence de soignants.

Découverte davantage de la paroisse N.D. de la Milagrosa, où vit José U. avec deux confrères âgés, P. César P., espagnol et l’évêque émérite de Titicaca, P. Raimundo R., et un plus jeune, le Directeur des Filles de la l’accompagnement de groupes comme celui des vocations qui animent chaque mois une messe où sont présents de nombreux jeunes dont certains se préparent à la confirmation.

J’ai eu la chance aussi de rencontrer, au Centre Animation Vincentienne, la Famille Vincentienne : AIC, SSVP, JMV, AMM, Groupe Vocations ; cette rencontre s’est continuée un soir, à la paroisse, par un temps de connaissance où chaque groupe a présenté ses activités, ses projets. Un beau moment de partage ; l’esprit de St Vincent est bien vivant et rend heureux de nombreuses personnes et des jeunes. C’est là où j’ai rencontré Vanessa qui est venue en août travailler avec d’autres jeunes, à la Chapelle de la Médaille Miraculeuse. Elle était très heureuse de cette expérience.

Je ne remercierai jamais assez le P. José UBILLÍUS de son invitation, de son accueil, de sa disponibilité. C’est un aperçu de la réalité de cette Province que j’ai eu mais il m’a rendu heureux et cela redonne espoir.

La COLOMBIE est une Province qui vient en 3ème position par le nombre de confrères, après la Pologne et l’Espagne (St Vincent de Paul) ; elle a été érigée comme province en 1913 ; mais elle va fêter en 2020, les 150 ans de l’arrivée des premiers missionnaires venus de France en 1870.

Comme partout, un accueil chaleureux, fraternel, bienveillant. Reçu à bras ouvert partout, avec reconnaissance de ma visite dans leur Province. Les liens tissés dans une histoire sont forts. J’y suis arrivé en période de renouvellement. Les semaines avant mon arrivée, il y avait eu la visite canonique, les retraites annuelles, l’Assemblée Provinciale, la visite du P. Général et les ordinations.  S’en sont suivies, la nomination d’un nouveau Provincial, le P. Diego qui était Directeur des Filles de la Charité et qui, à ce poste, à été remplacé par le P. Carlos, Directeur du Théologat, qui avait étudié à Paris et travaillé à Quillan.

 

Quelques brèves visites culturelles et religieuses

La cathédrale de sel à ZIPAQUIRA. Une merveille sous terre, taillée dans les galeries de sel par les mineurs après leurs heures de travail avec un splendide chemin de croix.

Le Sanctuaire de MONTSERRAT qui culmine à plus de 3000 m et qui domine une bonne partie de la ville de Bogota.

Les thermes dans les environs de Santa Rosa, aux pieds de cascades merveilleuses. Un bain de 3 heures dans une eau chaude, sous un ciel étoilé, quel régal et doux temps de pause.

La traversée des Andes avec un paysage magnifique, des cultures diverses sur des terrains plus que pentus sur lesquels broutent des vaches.

Une ferme du café à Santa Rosa avec une explication détaillée sur la fabrique du café, de la cueillette à la tasse ; puis visite d’une entreprise qui collecte, trie, sèche, torréfie, moud le café pour exportation. Le café n’aura plus jamais pour moi le même goût !

Le Sanctuaire National à Nuestro Senor de los Milagros de Buga.

 

Quelques rencontres de communautés

Une avec les séminaristes diocésains au grand séminaire d’El ESPINAL pendant plus d’une heure. C’est un confrère qui en est le Directeur, le P. Sébastian. Les séminaristes ont montré un intérêt pour la formation chez nous, par la mission que nous vivons, notamment avec l’Islam, la vie de notre Eglise, les vocations.

Une autre avec la communauté de SANTA ROSA de CABAL qui a été école apostolique et qui est maintenant la maison d’accueil pour la Province, pour des groupes dont la Famille Vincentienne. C’est la maison où sont arrivés et se sont installés les 1ers confrères français.

Une autre à CARTAGO, une des maisons où sont accueillis les confrères âgés, dans un cadre merveilleux, pacifique avec un climat tempéré. Certains ont à charge une chapelle/sanctuaire.

Une à CALI sur la 3ème chaine des Andes. Les confrères ont une paroisse à charge, plus le Sanctuaire de la Médaille Miraculeuse et c’est la maison du Directeur des Filles de la Charité de la province de Cali, (il y en a un autre à Bogota pour la province de Bogota et Venezuela).  Un confrère de 89 ans continue la mission à moto comme il l’a fait toute sa vie ; les km, dit-il, ne lui font pas peur. Rencontre aussi à la Fundacion Vicentina Luisa de Marillac, dirigée par Teresita, maison où sont accueillies des personnes âgées, seules, sans ressources ; nous y avons célébré, pris le café ensemble, dansé au rythme de la musique locale. Un bon moment vincentien.

Une autre à la maison Provinciale à BOGOTA; cette maison accueille sans cesse les confrères de passage. Il y a toujours du monde à table, un peu à l’image de notre Maison Mère. C’est là que j’ai retrouvé le P. Nestor, Régional au Rwanda et qui était passé au Berceau.

Enfin la maison de formation à FUNZA. Il y a d’une part le Séminaire Interne avec comme Directeur, le P. Alexander qui a quitté Toulouse l’an passé. Il y a 14 séminaristes. D’autre part, il y a le séminaire de Théologie sur 4 ans avec une trentaine de séminaristes dont 2 ont été ordonnés diacres peu avant mon arrivée. Le Recteur en est un ancien qui a fait des études en France, le P. Carlos CARDONA ; depuis il a été nommé Directeur des Filles de la Charité. Pendant plus de 2 heures, nous avons rencontré les jeunes et les professeurs ; échange riche et intéressant sur le monde, l’église de France, la mondialisation et les migrations, la formation etc. ; les sujets n’ont pas manqué.

Rencontre avec la Famille Vincentienne. A Cali avec les A.M.M. dont Marie est la présidente et qui nous a servi de chauffeur et de guide le temps de notre présence ; avec les Filles de la Charité dans différents lieux ; avec les Louise de Marillac.

Partout, des églises pleines, ferventes, avec une liturgie animée et bien vivante.

 

Partage familial avec les parents de nos confrères

A Bogota, une journée avec les parents de Roberto G., et une partie de ses sœurs, neveux, nièces ; la famille est grande et très unie.

A Pereira (dans la région du café) un repas chez la sœur du P. Alvaro R., Matilde. On avait déjà rencontré une nièce à Bogota.

A Cali, un repas avec les parents d’Alexis Cerquera, chez eux.

Des moments heureux, intenses, à faire connaissance, à partager en toute simplicité.

Avant mon départ pour le retour, avec le nouveau Visiteur et 3 de ses nouveaux membres du Conseil, nous avons fait une rencontre. J’ai pu ainsi, le remercier pour sa disponibilité puisque je lui ai fait changer son agenda et le remercier pour l’accueil reçu partout et par chacun. Il a demandé des nouvelles des confrères qui sont actuellement en France et nous avons fait un bilan de ces échanges de confrères pour études et mission, qui nous apparaît à tous les deux, positif et donc à continuer, en demandant aux confrères d’écrire plus régulièrement aux deux Visiteurs pour leur partager ce qu’ils vivent et deviennent.

  • Nous avons préparé l’envoi du P. Alexis VARGAS qui a rejoint la communauté de Villepinte pour 3 ans de mission qui se poursuivront par des études.
  • Ensuite, le P. Diego nous a présenté la Province avec ses 32 maisons, 163 confrères prêtres, 11 Frères (54 ans de moyenne d’âge), 4 diacres, 21 étudiants, 1 stagiaire, 14 au Séminaire Interne, 60 en philosophie et 6 en discernement. L’âge moyen étant de 54 ans. Ils sont présents dans 12 pays avec la formation, l’économie et le suivi des jeunes comme défis à relever. La Province soutient la formation avec spécialisation des confrères : 10 sont envoyés en étude chaque année. Ils sont présents au niveau provincial et au niveau diocésain avec un accent pour une formation de qualité. La C.M. est très reconnue et appréciée par l’histoire et la place qu’elle a prise dans les séminaires. La semence a été bonne, les fruits aujourd’hui sont beaux.
  • Au niveau vocations, ils sont bénis par Dieu. Il y en a en général, plus dans la CM que dans les diocèses ; les jeunes sont pour la mission et ont des racines chrétiennes profondes. Ils sont en lien avec le Costa Rica qui ont un apport riche, en se basant sur la place et le rôle de la famille humaine. Il y a tout un travail avec les Filles de la Charité qui tiennent un rôle important dans les vocations, même si elles en ont moins. Il y a une bonne collaboration avec elles et la Famille Vincentienne ; les confrères sont demandés en Amérique latine.
  • Nous avons repris la convention de notre collaboration, qui avait été signée par nos prédécesseurs et qui date du P. Sylvestre ; nous avons choisis de la travailler dans chacun de nos conseils ; l’aspect du soutien financier a été abordé et il sera revu un peu à la baisse. La situation de la Province n’est plus tout à fait la même et une autonomie est réussie. Certes, la Province a en charge la Région du Rwanda/Burundi où ils sont présents depuis 20 ans avec 10 ordinations autochtones et le Venezuela qui a demandé son rattachement à la Colombie ; il y a peu de vocations au Venezuela et les confrères dont le nombre baisse sont de plus en plus âgés.
  • Le bilan est plus positif que négatif : rencontre avec les lieux et les origines du Charisme, richesse spirituelle, soutien économique, bonne collaboration mutuelle depuis de longue date. Pour l’avenir, il serait mieux que les confrères envoyés soient mieux préparés à l’avance par une session pour découvrir l’église de France et la société.

En conséquence, nous continuons.

La Province de Colombie va fêter les 150 ans de l’arrivée des confrères français. Il y a certainement un travail d’archives à faire et à réfléchir. Affaire à suivre !

« C’est à Medellin que l’église entière est devenue vincentienne »

Mr Tulio Botero Salzar cm

(Archevêque de Medellin en 1969, lors de la Conférence de Medellin où l’église latino-américaine a fait le choix préférentiel des pauvres).

Christian MAUVAIS, CM – Visiteur Province de France 🔸

C’est à Medellin que l’église entière est devenue vincentienne

Mr Tulio Botero Salzar cm

P. Raymond de BARRAU, CM (21 juillet 1934 – 14 avril 2018)

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Notre confrère Raymond de BARRAU, CM. a rejoint la Maison du Père

A tous les confrères de la Province : Nous apprenons le décès de notre confrère Raymond de BARRAU à l’hôpital de Dax, où il a été admis suite à un accident cérébral.

Il est né le 21 juillet 1934 à Salmiech en Aveyron.

Fils d’Emmanuel et de Marie Jacqueline NIEL.

Il a fait ses études secondaires à Rodez et à Toulouse.

Entré dans la Congrégation, grâce à M. Coudron, le 21 septembre 1952 à Paris A prononcé ses vœux le 27 septembre 1957 à Paris.

Ordonné diacre le 4 octobre 1959 à Paris ; il reçut l’ordination sacerdotale le 29 juin 1960 à Paris.

Il est nommé le 8 juillet 1960 à la communauté de Mas Thibert dans le secteur de Port St Louis du Rhône.

En 1963, il est placé à la paroisse de st Louis des Français à Lisbonne.

En 1968, il est nommé à Paris pour des études catéchétiques.

En 1970, il est nommé dans l’équipe diocésaine de Catéchèse régionale au service des enfants et des jeunes handicapés, en difficultés, en résidence à Bordeaux.

En 1972, il est nommé au Hillon qui s’ouvre, et il travaille à l’aumônerie des enfants handicapés de l’École du Berceau, au moment de la mutation de l’établissement.

En 1978, il est nommé à Bordeaux.

En 1989, il est nommé Directeur des Filles de la Charité de la province de Toulouse.

En 1997, il est nommé Administrateur de 3 paroisses et aumônier du service régional des Soins Palliatifs et d’accompagnement de fin de vie sur Toulouse.

Il est diplômé inter-universitaire de Soins Palliatifs.

En 2009, il est nommé comme aumônier de la Maison de Retraite au Berceau ainsi que de la maison de santé de Buglose et de la clinique psychiatrique « Maylis ».

Service qu’il fut heureux d’accomplir jusqu’à son accident vasculaire cérébral le 14 avril dernier.

La célébration de ses funérailles aura lieu le MERCREDI 9 mai à 15h​ dans la Chapelle du Berceau, Jour où nous fêterons Ste Louise de Marillac ;

que cette grande collaboratrice de notre Fondateur auprès des enfants et jeunes démunis, soit à ses côtés et son avocate auprès du Seigneur.

L’inhumation se fera dans le cimetière de St Vincent de Paul. Nous sommes en communion étroite avec sa famille et prions pour lui et tous ceux qu’il a accompagnés humainement et spirituellement, avec patience et beaucoup d’amour.

Demeurons unis dans ce départ et fraternels dans nos liens

A DIEU, RAYMOND !

Tu nous as quittés sur la pointe des pieds, selon tes habitudes, discret, à l’écart, au fond du jardin.
Suite à un AVC et trois semaines d’hospitalisation, le 4 mai, tu t’es envolé après de fols espoirs de retour à la santé. Nous t’avons visité, veillé, priant, silencieux, cœurs suppliants et confiants en la reconnaissance divine de ce que tu fis à la manière évangélique. Les tiens sont venus et revenus, espérant et pleins de foi. Mais !…

Et ce fut le 9 que nous avons célébré ta vie donnée. Mgr Nicolas Souchu, évêque d’Aire et Dax préside la  célébration ; ton ami de toujours, Mgr Pierre Molères témoigne de sa fidélité et du travail passé des années 70-80 ! Tes confrères du Hillon et de Périgueux et des prêtres diocésains dacquois forment une belle couronne sacerdotale. Beaucoup d’amis sont là. La chapelle rayonne du temps pascal : les mots sont ajustés ; on dépose sur ton cercueil la lumière et la croix des vœux ; les Pères Christian Labourse et Paul Dung y rangent ton aube et ton étole, comme on rentre les outils, le soir venu. Les témoignages de notre Evêque, du Père Christian Mauvais, Provincial, de ton frère André et du Père Frédéric Pellefigue tissent une tapisserie-souvenir discrète que tu aurais aimé puisque tu avais quêté la retenue. Lectures, prière universelle sont assurées par ta famille. Le Seigneur s’offre lui-même avec l’offrande achevée de ta vie. Après les derniers gestes liturgiques, nous te raccompagnons sur le seuil de  la chapelle, en implorant Marie qui, dans la nuit du tombeau, croit d’une absolue confiance, l’implorant de marcher, « la première en chemin »,  sur nos routes humaines « qui sont chemins vers Dieu », alors que le petit carillon sonne à la volée et que le dernier rayon de soleil vient lécher ta dernière place communautaire. Tout un symbole … Quelques doigts chassent une coulée intempestive sur le bord de nos yeux : c’est l’heure de la séparation.

Après un ultime hommage au milieu de tous les présents du cimetière de st Vincent, ton corps est déposé « dans l’attente du Jour nouveau » et  ta famille nous invite tous à venir prendre un petit temps, pour nous restaurer et continuer à faire mémoire de ta fraternité et de ton exemple dans le service.

Merci Raymond ! Que Dieu prenne bien soin de toi et toi, de nous.

Jean-Pierre Renouard cm

Journée du 25 janvier 2018 : Lancement du Bicentenaire de la Maison-Mère de la Congrégation de la Mission – Lazaristes – Programme

Journée du 25 janvier 2018 : Lancement du Bicentenaire de la Maison-Mère de la Congrégation de la Mission – Lazaristes –

« Une maison de quartier pour le monde. 200 ans de présence lazariste dans le sixième »

 

PROGRAMME

La Congrégation de la Mission s’installa sur la rive gauche en 1817 au 95 de la rue de Sèvres. A cet emplacement s’élevait en 1685 l’hôtel Gaignières. Françoics Roger de Gaignières était un généalogiste français, antiquaire et collectionneur. Écuyer du duc de Guise. Puis en 1788 l’hôtel du duc de Lorges ( Guy Aldonce de Dufort de Lorges ). Neveu du célèbre vicomte de Turenne. Le duc de Lorges  connu sous le nom de Maréchal de Lorges servit sous Louis XIV.

  • 7h30 Petit déjeuner
  • 8h30 Laudes dans la salle BAUDE avec les reliques du cœur de saint Vincent
  • 9h00 Présentation de l’année du Bicentenaire (Visiteur)
  • 9h010 Conférence à la salle BAUDE par Jean-Pierre RENOUARD : « Parcours historique de la Maison Mère » 
  • 10h00 Guillaume LEUKEUMO : « Les enjeux et les défis missionnaires pour aujourd’hui de cet événement ».
  • 10h15 Pause
  • 10h30 Film du tricentenaire 45’ : La parole aux confrères : d’autres enjeux et défis missionnaires pour l’avenir de cette maison ?
  • 11h 30 Eucharistie présidée par le P. Général de la Congrégation de la Mission
  • 12h30 Repas festif
  • 14h00 Départ.

Prêtres : Prendre aube et étoile blanche

Commission Bicentenaire Maison-Mère de la Congrégation de la Mission 🔸

Nous sommes héritiers d’une spiritualité vécue et transmise par notre fondateur Saint Vincent de Paul. Elle est le ferment de notre vie, que d’autres peuvent partager, soit en étant membres de la Famille Vincentienne, soit à titre individuel. Dans la fidélité à la Mission du Christ poursuivie par saint Vincent, il nous revient de participer activement à l’animation de cette spiritualité.

Projet Missionnaire, n. 25
Autres informations :

Maison-Mère des Lazaristes

95, rue de Sèvres – 75006 Paris

Ligne de Métro 10 – Station : Vaneau

Tel : 01 45 49 84 84

 

Visite virtuelle à la chapelle de saint Vincent de Paul : http://www.sainte-agonie.fr/visite/chapelle/chapelle%201.html

Services et Institutions à la Maison – Mère :

Archiconfrérie de la Sainte Agonie http://www.sainte-agonie.fr

Service des Missions Lazaristes – Oeuvre du Bienheureux Perboyre : http://sdmobp.wordpress.com/lesdmlazaristes/

Association de la Médaille Miraculeuse : https://www.medaille-miraculeuse.fr/ 

 

24 janvier 2018. Pèlerinage à Villepreux – Yvelines -. Programme

24 janvier 2018. Pèlerinage à Villepreux – Yvelines –

Programme

Les prêtres et frères de la Congrégation de la Mission – Lazaristes – partent en pèlerinage sous les pas de Vincent de Paul à Villepreux lieu d’accueil de la première “confrérie de la charité” (1618). Ce pèlerinage et la “rencontre du 25 janvier” clôturent l’année jubilaire vincentienne “400 ans de l’appel à la Mission” (1617-2017/18)

 

  • 8h15 : départ en bus de la Maison-Mère
  • 9h00 : Eucharistie présidée par le P. Général en l’église saint Germain l’Auxerrois. Pendant l’eucharistie ministères de Gaspard.
  • 10h00 : Départ vers la salle paroissiale : café…
  • 10h30 : Conférence du P. Claude LAUTISSIER, suivie d’un temps de silence
  • 12h30 : Déjeuner
  • De 14h00 -14h20 : Frédéric PELLEFIGUE C.M. : « Chemins d’une année jubilaire selon le double charisme Mission-Charité… »
  • De 14h20-15h10 : Mme GUILLAUME : « De Folleville à Villepreux, Vincent dans l’élan de la réforme catholique ».
  • De 15h10-15h30 : Jean-Pierre RENOUARD C.M. : « Prospectives et questionnements »
  • 15h30-16h00 : Dialogue entre les intervenants et les participants + Retour à Paris

 

Pour les prêtres : Prendre aube et étoile blanche

Conseil Provincial – Province de France 🔸

Le 23 février 1618, après un nouveau tournant d’année (c’est remarquable et à croire que Noël porte fruit), Vincent propose son schéma basé sur le binôme désormais constitutif de son action, « mission & charité ». Villepreux est la première synthèse  de l’œuvre missionnaire de st Vincent. Villepreux est la mise en place d’une évangélisation originale, l’Evangile vécu avec et par le service. Villepreux est le lieu-modèle de l’évangélisation selon st Vincent, évangéliser en servant et servir en évangélisant.

Jean-Pierre Renouard

Pour en savoir plus  :

Jean-Pierre Renouard, “Villepreux, en marge ou au centre ?” in www.cmission.fr (21 novembre 2016) : https://www.cmission.fr/index.php/2016/11/21/villepreux-en-marge-ou-au-centre/

Maison Saint Vincent de Paulhttp://jeanpierrekosinski.over-blog.net

Robert Lesbounit (artiste, fresquiste) Façade église saint-Vincent-de-Paul, Villepreuxhttps://fr.wikipedia.org/wiki/Robert_Lesbounit