Lettre aux confrères pour le temps de carême

 

Lettre aux confrères pour le temps de carême 2017

Sous-titre

« Si chacun de nous donne la priorité à l’autre, le place avant lui-même, avant ses propres désirs, avant ses propres intérêts, avant ses propres souhaits personnels ; si chacun fait attention à l’autre, partage du temps, des pensées, des expériences, des difficultés, des doutes, des souffrances, des joies, etc. en suivant le modèle parfait de « relations de la Trinité », alors quelqu’un fera de même pour chacun de nous. Ainsi prendra forme un ensemble merveilleux et miraculeux de relations où, ensemble, nous réaliserons la mission confiée par Jésus de la meilleure façon et le plus efficacement possible. » (Lettre du P. Général pour ce Carême 2017)

Chers confrères, « Que la grâce et la Paix de Notre Seigneur, soient toujours avec nous » ! Nous voici donc entrés dans ce temps du Carême et la lettre du P. Général, le Père Tomaz MAVRIC est un bon apport pour alimenter notre marche spirituelle, avec cette invitation renforcée : « d’embrasser nos Règles Communes et nos Constitutions comme un instrument indispensable pour le développement de notre vocation, pour notre chemin de sainteté, et pour la mission confiée à chacun de nous par Jésus, Evangélisateur des pauvres ! » ; de fait, où en sommes-nous de cette lecture quotidienne ? Comment elle nous nourrit personnellement, communautairement ?

De plus, il nous invite à contempler le mystère de la Trinité comme modèle de vie relationnelle ‘nous ne sommes pas des îles’ ! ; Je vous invite donc à lire en communauté cette lettre, à y réfléchir et à répondre aux questions qui nous sont données. C’est un bel apport pour relire, redéfinir, renforcer nos liens avec la Congrégation, avec la communauté, avec les personnes vers qui nous sommes envoyées. « En ce temps de Carême, nous sommes invités à avancer pour nous rapprocher du modèle parfait de « relations » que Jésus nous donne ».

Dans la même ligne, le Pape François nous invite à porter attention à l’autre à l’aide de ‘la parabole de l’homme riche et du pauvre Lazare (cf. Lc 16,19-31). Laissons-nous inspirer par ce récit si important qui, en nous exhortant à une conversion sincère, nous offre la clé pour comprendre comment agir afin d’atteindre le vrai bonheur et la vie éternelle’. Nous voilà placés, non seulement devant nous-mêmes, devant nos frères pour une connaissance approfondie mais encore devant notre péché qui nous éloigne, qui nous rend aveugles et sourds à l’autre qui nous est donné !

Ces deux apports de l’Eglise sont une belle richesse pour nous faire grandir face à Dieu, face à nos confères et face à nos frères et sœurs. Lieux de vie où nous avons à nous construire, à nous recevoir, à nous donner ; lieux où nous affirmons notre appartenance qui donne sens à notre engagement par le don de nous-mêmes.

‘Christ, ma vie, c’est à toi que je la donne ; c’est à toi que j’appartiens et plus largement tu me lies à ton Corps mystique qu’est l’Eglise. Et c’est là où je suis invité à contempler la Trinité pour comprendre ce lien qui donne sens à ce que je suis, ce lien qui me fait tenir dans une juste relation avec l’autre.

‘Communauté, ma vie, c’est à toi que je la donne ; Tu es mon lieu d’appartenance, ce lien fort qui m’unit à chacun des confrères qui la composent, et plus largement, tu me fais appartenir au corps entier qu’est la Congrégation. Et c’est là où je suis invité à me plonger dans les Constitutions et Règles Communes pour comprendre ce lien qui donne sens à ce que je suis au milieu de mes frères, ce lien qui me fait tenir dans le service des autres.

Le Christ et la Communauté sont la source de toute fraternité, fraternité qui s’étend audelà vers ceux et celles qui sont en attente, qui sont au loin et que nous avons parfois du mal à rejoindre.

Nous avons toujours besoin de revisiter ces liens qui nous font appartenir à un ensemble pour les corriger, les convertir. Par quels liens précis je manifeste mon appartenance au Christ, à la communauté ? Comment je m’engage à créer la communauté, à en faire un lieu de convivialité, un lieu de gratuité, heureux d’être ensemble ! Quelle est la part active que je m’engage à donner réellement durant ce Carême, pour ce vivre-ensemble harmonieux ? Quel dialogue constructif et respectueux, je m’engage à vivre avec ma communauté ? Quelle attention particulière je m’engage à porter vis à vis d’un confrère de la communauté ? Quel temps je m’engage à donner pour être davantage avec mes confrères, pour un moment de détente, de sortie, de réflexion, de prière ?

Nous avons choisi de suivre le Christ dans la Congrégation et il y a des exigences d’une vie commune qui découlent de ce choix. Ne nous contentons pas du minimum ; osons le plus, le davantage.

Chacune de ces attitudes attentionnées, chacune de ces paroles cordiales construiront ce lieu favorable de fraternité qu’est la communauté et cela pour vivre la mission avec un nouvel élan, un zèle renouvelé. La vie du Ressuscité entrera chez nous et nous poussera à sortir comme missionnaires, liés par cette appartenance au Christ et à la Congrégation.

Que l’Esprit Saint nous accompagne sur ce chemin !

Bon Carême et joyeuse marche ensemble.

N’oublions pas de porter plus intensément nos frères âgés, malades, en deuil. Que notre prière se fasse plus intense pour eux et nous rapproche de chacun d’eux

« Le Carême est un nouveau commencement, un chemin qui conduit à une destination sûre : la Pâques de la Résurrection, la victoire du Christ sur la mort…. Le Carême est le moment favorable pour intensifier la vie de l’esprit grâce aux moyens sacrés que l’Eglise nous offre: le jeûne, la prière et l’aumône. A la base de tout il y a la Parole de Dieu, que nous sommes invités à écouter et à méditer avec davantage d’assiduité en cette période » (message du pape François pour le Carême)

Christian Mauvais CM, visiteur province de France🔸

Nous avons choisi de suivre le Christ dans la Congrégation et il y a des exigences d’une vie commune qui découlent de ce choix. Ne nous contentons pas du minimum ; osons le plus, le davantage !

Mot d’accueil à Folleville


Mot d’Accueil

à Folleville

Notre présence à Folleville, ce 25 janvier, 400 ans après M. Vincent revêt une signification toute particulière pour nous tous.

En effet, plus qu’un simple pèlerinage traditionnel à cette période, plus qu’un simple retour aux sources, nous voulons aujourd’hui faire mémoire d’un événement qui a été fondateur pour toute la famille vincentienne. Cet événement est à l’origine d’une dynamique qui a mis en mouvement un nombre incalculable de personnes de toutes conditions, de tous bords. Cela, pour aider le Pauvre à retrouver un visage humain au Pauvre en lui redonnant toute sa place dans la société et dans l’Église et faire ainsi que l’Église devienne et la société deviennent également des lieux de vie, de miséricorde.

Cette démarche peut être une source d’inspiration pour notre présence au monde ! Même un réveil !

Oui, partageons une action de grâce commune pour le chemin parcouru durant ces 400 ans, pour les diverses missions vécues, les personnes qui ont été relevées, guéries et mises en route ; la mission a pris différents visages au cours des siècles mais les missionnaires ont tenté d’être fidèles à Jésus Christ comme a sur l’être St Vincent.

Soyons reconnaissants envers nos ainés d’hier et d’aujourd’hui. Ils ont tenu bon ensemble, de s’être laissés pousser par ce dynamisme et ils nous y ont entrainés. Ils sont de vrais témoins pour nous.

Oui, faisons une demande de pardon pour nos infidélités au Charisme de notre fondateur, nos réticences, nos peurs, notre frilosité face à ce Souffle de l’Esprit Saint qui nous bouscule. Pardon pour notre individualisme, notre égoïsme qui étouffe notre élan missionnaire. Nous avons besoin de guérison dans nos relations entre nous, entre les membres de la même famille. Nous avons besoin de guérison dans nos appréhensions des réalités humaines, ecclésiales, sociales.

Oui, engageons-nous aussi ensemble dans une démarche de conversion personnelle, communautaire, pastorale et missionnaire ! nous entrerons ainsi davantage dans une dynamique nouvelle pour vivre la Mission comme mystique de la Charité !

Se laisser guider par l’Esprit ne peut se faire sans remise en cause. L’urgence de la mission ouverte sur l’avenir provoque bien des tensions dans la communion.
(Lécrivain, sj)

Mettons-nous dans la mouvance de l’Esprit ; qu’il nous  guérisse pour nous entrainer sur les chemins du monde d’aujourd’hui porter la Bonne Nouvelle à ceux qui l’attendent. Que l’Esprit réveillent en nous des énergies nouvelles !

Dans notre pèlerinage d’aujourd’hui, le cœur de St Vincent nous accompagne comme il le fait chaque jour quand nos propres cœurs battent eux-mêmes au rythme de la Charité et dans le Souffle qui nous envoie en Mission. La Charité du Christ envers des pauvres a été ce feu qui a embrasé notre fondateur. La Charité du Christ a été ce qui a mis en route st Vincent et a fait de lui un missionnaire de la Charité envers le Frère. Ce nom de Dieu  ‘la Charité’ vous a été donné à vous mes sœurs car vous êtes celles qui portez l’Amour de Dieu aux pauvres. Cet amour nous met tous finalement en état d’urgence.

Ce mouvement d’allant et de venant qui nous caractérise tous, trouve son origine dans l’envoi du Fils de Dieu au cœur du monde pour y révéler le visage de notre Dieu. C’est un mouvement d’abaissement qui nous situe au niveau du visage de l’homme, particulièrement celui qui est au dernier rang, à la dernière place ; ceci pour vivre avec lui, humblement, un face à face, un cœur à cœur qui lui redonne dignité et permet à chacun de trouver sa véritable place dans la société, dans l’Eglise.

Ce mouvement nous oblige à nous tourner vers nos frères les plus délaissés mais aussi vers notre frère ainé qui est toujours resté tourné vers son Père. C’est dans ce face à face là, que Jésus et St Vincent ont puisé leur énergie pour entreprendre, leur créativité pour ouvrir des chemins nouveaux, leur audace pour appeler et s’unir dans la mission.

Quand les 2 cœurs sont à l’unisson, rien ne les arrête ! L’Amour a toute liberté pour se manifester et se répandre.

Si nous portons un regard sur ce que nous sommes et vivons aujourd’hui dans nos différentes insertions au service de l’homme, nous pouvons certes, être satisfaits, même fiers, mais pouvons-nous nous en contenter, en rester là ? N’avons-nous pas à nous interroger, à nous remettre en cause  pour nous déplacer là où il a urgence, pour nous faire sortir de nos lieux habituels, de nos fonctionnements classiques, pour nous engager à travailler ensemble au service intégral de l’homme d’aujourd’hui dans ses pauvretés qui sont multiples ?

Comme Vincentiens, nous, missionnaire, sommes appelés à vivre toujours en communion les uns avec les autres pour être au service de nos frères et sœurs dans le monde. La collaboration fait partie de notre histoire depuis le début.

Faisons donc corps pour que la Charité soit effective ; mettons en commun nos forces, nos compétences, nos expériences, notre vie de prière : la dignité et l’espoir des pauvres y gagneront.  Cela demande confiance en l’autre, respect, compréhension. Pour rayonner, il faut être plusieurs et de différents styles : prêtres, frères, laïcs, religieuses etc. ; personne n’est de trop, il y a de la place pour tous et là aussi, il nous faut innover une manière de travailler ensemble.

Continuer la mission de St Vincent nous amène à être nous-mêmes des fondateurs aujourd’hui ; c’est ainsi que nous serons fidèles à son Charisme, non pas en le copiant mais en nous mettant en mouvement, dans cette dynamique qui est celle de l’Esprit qui envoie le Fils sur terre.

Les services, ministères qui nous sont confiés sont notre « être-ensemble » au monde.  Dans cet « être au monde », ce qui me paraît prioritaire et urgent, c’est de communier à la vie des gens, de partager leur vie ;

Dans l’église, il y a une exigence qui doit nous interpeller : celle de l’annonce, de la mission ; elle n’est pas le résultat d’une statistique mais une exigence du ‘allant et venant’ car il s’agit d’emprunter, d’ouvrir, de préparer des chemins. C’est une dynamique et c’est fondateur.

Il ne nous est pas demandé d’être blasés  mais blessés par la vie des gens ; Il ne nous est pas demandé d’être rentables mais d’engendrer des vies, d’autoriser des vies à s’ouvrir !

  • Engendrer des vies par des temps de gratuité, d’écoute où l’autre puisse dire et se décharger de ce qui est lourd dans sa vie, de ce qui l’abîme, de ce qui la rend stérile, de ce qui empoisonne ses relations. C’est la démarche vécue par ce paysan de Gannes auprès de Vincent. L’homme a besoin de s’unifier, non de s’éclater. Il a besoin de se désencombrer pour que sa source intérieure puisse à nouveau couler et féconder sa vie. La confession a plusieurs modèles mais elle demeure un lieu de guérison totale.
  • Engendrer des vies par des temps de formation qui ouvrent à la connaissance de l’autre, qui ouvrent des horizons plus larges ; formation qui donne des outils pour appréhender le monde, le comprendre, y prendre sa place ; outils pour se mettre au service de l’autre et pour faire grandir chacun. Formation qui donne du sens, qui aide à s’élever, à nourrir une spiritualité.
  • Engendrer des vies en les éveillant et en réveillant ce qui est endormi en elles comme compétences, dons, énergies, pour les mettre au service de l’autre ; l’un et l’autre trouveront leur place dans la société et s’épanouiront, grâce à un projet construit ensemble.

Plus nous parlerons des pauvres, plus nous nous en éloignerons. Plus nous serons proches d’eux, plus nous serons à notre place et serons appelants, attirants. Ce n’est pas avec des mots que nous sommes missionnaires mais par nos engagements concrets au service de la vie des gens ; là nous serons pris au sérieux.

C’est par l’incarnation que le Fils de Dieu a le mieux parlé de son Père ; sa proximité, ses gestes, ses guérisons ont éveillé chez les gens une autre dimension dans leur vie, les ont élevés à une autre dignité.  Retrouvons cette simplicité d’être.

Quand la vie intérieure se referme sur ses propres intérêts, il n’y a plus d’espace pour les autres, n’y entrent pas les pauvres, on n’écoute plus la voix de Dieu, on n’apprécie pus la douce joie de son amour, on ne vibre plus d’enthousiasme pour faire le bien
(EG 2)

Pour engendrer les gens à la vie il nous faut des temps entre nous pour que la vie nous gagne, fasse de nous éveilleurs, des engendreurs. Et la vie communautaire est un de ces temps ou lieux. Elle est un ressort pour la mission, elle est un lieu de charité mutuelle. On ne peut donner que ce que l’on reçoit entre nous !

Elle se doit d’être un lieu de ressourcement par la prière sous toutes ses formes, l’eucharistie et le pardon, par la lecture des Constitutions et Normes. Elle doit battre selon le cœur de chacun au rythme du cœur du Christ et du Pauvre. Peut-être nous faut-il réinventer une manière d’être ensemble pour la mission en ouvrant nos communautés à d’autres acteurs.

Il est important de ne pas se mettre en route sans Dieu ; lui seul nous engendre à sa Vie par son Souffle ! Faisons lui confiance. Important de ne pas se mettre en route sans nous tous ; nous engendrons une nouvelle manière de vivre, comme disciples du Christ ! Faisons nous confiance. Il est important de ne pas se mettre en route sans les personnes, notamment celles qui sont blessées ; elles nous engendrent à la vie en Dieu. Faisons leur confiance.

Devant le cœur de St Vincent, faisons le pari de la confiance. Ce capital Foi/confiance seul ouvre à l’espérance. Seul il nous met en route, en mouvement et nous fait devenir audacieux.

Maintenons vivant ce capital/confiance ! c’est notre trésor.

Père Christian Mauvais, CM🔸

Devant le cœur de St Vincent, faisons le pari de la confiance. Ce capital Foi/confiance seul ouvre à l’espérance. Seul il nous met en route, en mouvement et nous fait devenir audacieux.

A lire sur internet :

L’église de Folleville au cœur du pèlerinage

En route pour Folleville

En route pour Folleville

Lettre du Visiteur Provincial de France

Chers confrères, Que la Grâce et la Paix de Jésus Christ soient toujours avec vous!

1617-2017 : deux dates qui marquent notre histoire au sein de la Congrégation de la Mission. 400 ans où les confrères missionnaires se sont donnés à la suite du Christ, Evangélisateur des Pauvres ; animés du Charisme de St Vincent de Paul, ils ont été fidèles à servir, dans sa globalité, la personne humaine en détresse humaine et spirituelle.

2017. Une année où nous allons faire mémoire de cet événement fondateur qu’est le Charisme vincentien qui anime tant de personnes à travers le monde, rassemblées dans différentes branches de la Famille Vincentienne ou ailleurs. Le Charisme donne sens à beaucoup d’engagements.

Différents évènements vont jalonner ces mois prochains à travers la France : conférences, célébrations, spectacles, rencontres, pèlerinages etc. Un agenda va être prochainement édité pour nous rappeler ces diverses manifestations que ce soit à Châtillon sur Chalaronne avec les AIC, à Gannes-Folleville pour nous-mêmes, à Paris, au Berceau St Vincent de Paul pour ne citer que les grands lieux.

Sur proposition de notre Père Général, le P. Tomaz MARVRIC, les reliques de St Vincent sortiront pour parcourir la France à la rencontre de la population en attente de sens, de présence. Une équipe a été mise en place pour organiser ce pèlerinage particulier ; vous serez donc invités à vous investir avec d’autres pour accueillir ces reliques.
Dans l’immédiat, je vous invite à noter dans vos agendas personnels, communautaires et apostoliques la date des 24 et 25 janvier 2017.

L’équipe de formation permanente propose pour le 24 janvier, un échange commun sur les nouveautés de la mise en oeuvre du Charisme à travers les deux volets connus : Mission et Charité. Et pour le 25 janvier, un pèlerinage des confrères de la Province à Folleville. Un programme plus détaillé vous sera envoyé en temps voulu.

Merci de retenir dès maintenant, ces dates sur vos agendas et de participer ensemble à cette ouverture de l’année du 400ème anniversaire du Charisme de notre Fondateur.

Fraternellement.

P. Christian Mauvais, cm🔸

Grand Pèlerinage à Folleville – Mercredi 25 janvier 2017

programme et informations

Chers Confrères,
Je vous fais suivre la Lettre du Visiteur concernant nos deux Journées Provinciales de célébration des 400 ans du charisme vincentien :

  • Mardi 24 janvier 2017 à la Maison-Mère, 95 rue de Sèvres.
  • Mercredi 25 janvier 2017 à Folleville.

Je vous envoie également le programme des deux journées.

 

INFORMATIONS PRATIQUES

  • Les Filles de la Charité seront avec nous à Folleville pour le pèlerinage du mercredi 25 janvier. Elles porteront la « Relique du coeur » de saint Vincent de Paul.
  • Nous irons en CAR, qui partira de 95 rue de Sèvres, 75006, Paris. Il est donc important de s’inscrire (cf. fiche d’inscription).
  • Exceptionnellement, l’église de Folleville sera bien chauffée pendant la Conférence et la messe. Personne n’aura froid à l’intérieur de l’église.
  • Le déjeuner aura lieu dans la salle municipale à proximité de l’église de Folleville. Il y a des toilettes.
Fiche d’inscription & Domcuments :

Flyer | Dépliant explicatif

Dieu est miséricordieux


Dieu est Miséricordieux

Lundi 14 novembre 2016 | de 9h à 16h45

Chers amis, chers frères et sœurs,

« Nous tous, chrétiens et musulmans, vivons sous le soleil d’un Dieu unique miséricordieux ».

Jean-Paul II à Kaduna au Nigéria en février 1992.

Il m’apparaissait difficilement concevable de terminer cette année jubilaire de la Miséricorde sans vivre une rencontre comme celle-ci, réunissant des croyants du judaïsme, du christianisme et de l’Islam. Chez chacun la Miséricorde tient une place importante ; elle dit quelque chose de Dieu et ne peut laisser indifférents l’homme. La Miséricorde fait partie de l’identité de Dieu.

Je remercie donc la commission de formation permanente d’avoir préparé cette journée que je nous souhaite riche et agréable, comme un temps fraternel qui en appellera d’autres. Je remercie particulièrement et chaleureusement nos invités d’avoir accepté de participer à cette rencontre et de nous partager quelque chose de leur foi. Se dire, se livrer dans ce qui constitue notre profondeur est une belle démarche humaine et spirituelle.

Je suis heureux de retrouver le P. Christophe Roucou qui a dirigé pendant 9 ans le service national pour les relations avec l’Islam au sein de la Conférence des Evêques de France. Je lui laisse le soin de se présenter.

Merci à vous tous d’être venus. Votre présence est un beau cadeau et une belle richesse. Je souhaite sincèrement que ce genre de rencontre entre nous, puisse se continuer ici ou ailleurs. Nous avons beaucoup à nous dire pour faire connaissance et avoir moins peur de l’autre.

Dans le monde et dans notre société, les évènements ne manquent pas où le vivre ensemble est secoué, blessé, meurtri et interrogé. Notre parole commune peut soigner, guérir ces liens qui sont ainsi fragilisés. Le dialogue lui-même est secoué : celui du quotidien et celui inter religieux qui demeure « une œuvre sans cesse à reprendre : lui seul nous permet de désarmer le fanatisme en nous et chez l’autre. C’est par lui que nous sommes appelés à exprimer notre foi en l’amour de Dieu qui aura le dernier mot sur toutes les puissances de division et de mort » ce que nous rappelle le P. Claverie, évêque d’Oran, assassiné il y a 20 ans. Il précise que le « dialogue doit commencer dans la vie par l’expérience de la rencontre parce que la vérité de l’homme est là où il souffre, là où il rit, là où il vit avec d’autres. » L’ignorance engendre la peur. Apprenons à regarder l’autre avec estime, curiosité bienveillante et le désir de marcher ensemble. Je me réjouis d’ailleurs de ce qui vit à différents endroits pour donner un vrai visage à la fraternité humaine et à celle entre croyants.

« Dans notre pèlerinage terrestre, nous ne sommes pas seuls : nous croisons le chemin d’autres fidèles, parfois nous partageons avec eux un bout de chemin, parfois nous vivons ensemble une étape qui nous donne du courage. Nous vivons une communication et un échange fraternels qui peuvent nous donner du réconfort et nous offrir de nouvelles forces pour affronter les défis communs qui se présentent à nous ».

Souvent on parle des autres avec des mots, des idées. Il faut avoir les personnes en face de soi, voir leur visage. Je pense aux migrants de Calais, déplacés à travers la France et qui ont provoqué des réactions parfois difficiles (mais c’est vrai que leur placement sur le territoire n’a pas été préparé) ; pourtant, quand ils sont arrivés dans les lieux de destinations, la population les a bien accueillis et s’implique à leur côté. Tout simplement parce qu’il ne s’agit plus d’idées mais de personnes concrètes. Ça change tout. C’est par là que passe l’humanité, qu’elle se reconnaît et s’accueille de part et d’autre.

Que cette journée nous donne courage pour nous apprécier, qu’elle nous donne du réconfort, qu’elle nous offre des forces neuves pour continuer le chemin ensemble et relever les défis de ce monde. En Algérie est né dans les années 90 le ‘Ribat el Salam’ (le lien de la Paix) ; n’y a t-il pas là un chemin à continuer ici ?

Bonne journée à tous.

Mot final :

Il est difficile de clôturer une telle journée, d’ailleurs je ne veux pas lui donner une conclusion car il n’y en a pas ; c’est davantage un envoi, tel qu’on vient de le voir sur ces images. C’est bien de cela qu’il s’agit. Je commencerai par dire que je regrette que le Rabin ne soit pas venu. C’est une voix qui a manqué et qui manque dans ce concert. Espérons et souhaitons l’entendre à un autre moment. Elle est nécessaire.

Je remercie les intervenants ; ils ont parlé avec leurs entrailles et ils ont fait remuer nos propres entrailles. Ils étaient passionnés et passionnants. La place du visage de l’autre, de la personne change notre regard et notre écoute. Les expériences entendues sont une parole incarnée et elles vérifient ce qu’on peut dire de la Miséricorde.

Je souligne ces points comme pouvant nous aider à repartir :

  • être des pèlerins de la vérité
  • êtres des révélateurs de sens, donner du sens
  • être en visitation pour accueillir une parole nouvelle et donner une parole positive sur l’autre.

Durant la journée, j’ai pensé à Christian de Chergé et à l’échelle mystique, définissant la dimension spirituelle de chacun. On aurait pu parler de trépied aussi. Cette échelle a deux montants, bien enracinés en terre et qui s’élancent vers le ciel dans lequel ils s’enfoncent. Pour tenir et permettre de progresser dans cette montée, il y a besoin des barres transversales, des échelons. Ceux-ci nous aident à monter. Ils relient aussi les deux montants et leur donnent un équilibre, une assurance. Ces échelons ce sont ces actes, gestes posés par les jeunes entendus dans les témoignages, par les réfugiés ou migrants etc. c’est cela qui nous relient et nous font avancer pas à pas dans notre montée commune vers Dieu qui est, qui fonde notre unité.

Un envoi. Puissions-nous continuer ce partage à plusieurs voix et pourquoi pas, (encore un rêve) au moins une fois l’an. Pas forcément sous cette forme mais se retrouver pour une parole commune !

Bon retour à chacune et à chacun dans cette dynamique et merci encore de votre présence.

P. Christian MAUVAIS, cm, Visiteur de France🔸

La miséricorde, c’est l’acte ultime et suprême par lequel Dieu vient à notre rencontre.

Pape François

Textes en complément :
La miséricorde en islam une nécessité divine
Le testament du P. Christian de Chergé, prieur du monastère de Tibhirine

 

C’est à une Église en prière qu’est accordé le don de l’Esprit !


La joie du Christ, Bonne Nouvelle, soit toujours avec nous !

Alger, 3 mai 2016 En la fête de St Philippe et St Jacques

C’est d’Alger où je suis en visite que je vous transmets ces quelques nouvelles J’ai eu la joie de célébrer ce 30 avril la fête du diocèse d’Alger: Notre Dame d’Afrique et de retrouver des visages connus. Je n’ai pu malheureusement rester à la 1ère rencontre mariale islamo-chrétienne, étant invité dans une famille et à une fête du ‘savoir, de la science’ avec l’association ‘El Nour’ (la Lumière) au milieu d’enfants et de femmes qui apprennent à lire et à écrire.

1. Quelques nouvelles de nos confrères :

Le P. Mathew KOCHUPARAMBIL de la communauté de Villepinte, a perdu son papa début d’avril. Il avait eu la chance de pouvoir le voir et d’être à ses côtés au moment de son départ vers le Père. Mathew a participé aussi à une rencontre de sa province. Nous continuons de l’accompagner de notre prière fraternelle ainsi que sa famille.

Le P. Claude LAUTISSIER  de la Maison Mère, a un genou tout neuf qui lui permet de se déplacer avec plus d’aisance même s’il se fait aider, pour l’instant, de deux cannes. Il est toujours dans un suivi médical au niveau cardiaque. Le P. Stan KOTEWIC de Valfleury a dû être amputé d’une jambe (en dessous du genou) suite à des problèmes de circulation sanguine. Je l’ai rencontré vendredi dernier et je l’ai trouvé serein, courageux dans cette épreuve, confiant pour la suite. Il doit rejoindre une maison de repos à Chavannes près de St Chamond où il lui sera confectionné une prothèse et où il fera de la rééducation. Le P. Jean-François DESCLAUX, après des ennuis de santé au niveau cardiaque et une convalescence à Lyon, a retrouvé sa maison. De même, le P. Jean-Pierre RENOUARD qui a subi une intervention au niveau de ses cordes vocales. Il y a un mieux.

Nous nous réjouissons des améliorations qu’ils connaissent et continuons de les soutenir par notre prière et notre amitié. Prenons soin de notre santé. Elle est un bien précieux qui nous permet d’être au monde et présent à nos frères.

2. Visites de communautés

Je poursuis, avec Pierre l’assistant, la visite des communautés et j’y trouve un réel plaisir. Découvrir des réalités humaines, des histoires, des situations, des lieux d’apostolat, faire davantage connaissance avec les confrères, c’est une belle richesse et c’est encourageant. Savoir accueillir une réalité concrète et non idéalisée,  accepter les limites, les difficultés rencontrées, se réjouir des réalisations, entendre des appels, des souhaits, prier et célébrer ensemble c’est s’enrichir. Tout cela m’est bénéfique et m’éclaire.

Ce lundi 26 avril, avec Frédéric P. conseiller, j’ai rendu visite à notre confrère Jack Y. à Rome. Nous avons pris le temps de l’écouter et de comprendre la situation passée et actuelle. Nous avons aussi abordé d’autres points pratiques……durant la semaine il rencontrait quelques hauts responsables de l’Eglise. Nous avons eu la joie de partager ensemble un repas avec les confrères de la maison provinciale : Jean Landousies (qui vient de changer de décennies) et Patrick Issomo. Moment convivial qui fait du bien. Jack salue fraternellement les confrères de la Province.

3. Rappels

La prochaine rencontre des supérieurs se tiendra à la Maison Mère le 11 mai prochain. Nous continuerons à travailler le Projet Provincial autour de la notion de la Nouvelle Evangélisation et de l’itinérance.

  • Profitez de vous inscrire auprès  de vos supérieurs pour la retraite de fin août, animée par le P. Vernaschi à l’abbaye de Solignac.
  • Transmettez  leur aussi un exemplaire de votre testament qu’ils pourront remettre à l’économe provincial

4. Calendrier du visiteur

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Le Cénacle : Passage nécessaire ! Lieu de conversion, de naissance.

La fête de l’Ascension met un terme aux apparitions de Jésus Ressuscité à ses amis. Ils se sont retrouvés entre eux. Ils sont entrés dans une nouvelle relation avec lui. Ils ont accueilli le don de sa Paix, paix qui les a réconciliés avec eux-mêmes. Ils ont accueilli la confiance de Christ. Ils ont fait une expérience unique de la présence de leur Seigneur qu’ils retrouvent dans la prière, dans leur rencontre fraternelle régulière. Jésus s’élève vers son Père d’où il est venu et il leur demeure présent. Eux se retrouvent au Cénacle.

Le Cénacle c’est se retrouver ensemble avec Marie dans une prière commune en préparation d’accueil de l’Esprit ; temps de l’attente qui est celui de la maturation. Cette attente ne peut se faire sans Marie. Demander l’Esprit ne peut se faire sans la présence de Marie. Elle a été prise sous son ombre et c’est par lui qu’elle a façonné, donné un corps à Jésus pour nous le donner, pour que nous le touchions de nos mains, pour que nous le voyions de nos yeux, l’entendions de nos oreilles, que nous goûtions la joie de sa présence. Marie nous a été donnée pour Mère. Prenons-la chez nous.

Le Cénacle est la matrice dans laquelle nous sommes façonnés. Nous sommes le fruit des entrailles de Marie ; elle nous met au monde comme fils ; elle nous fait à l’image de son 1er né, dans l’Esprit. C’est là, dans cet être-ensemble avec Marie que nous sommes formés pour sortir au grand jour sur les routes des hommes d’aujourd’hui et leur faire découvrir les merveilles de Dieu dans leur vie et s’en réjouir avec eux. Matrice d’où sort l’Eglise audacieuse, joyeuse, qui se risque.

Nous-mêmes comme Province, prenons le temps de nous retrouver en communauté dans le Cénacle. Prenons Marie avec nous. Elle connaît l’action transformatrice de l’Esprit en elle ; elle nous partage son expérience, elle nous entraine dans cette expérience. Prenons avec nous le Projet Provincial, c’est notre écriture qui doit s’incarner dans une proximité aux Pauvres renouvelée, dans des engagements précis pour une promotion de l’homme dans sa totalité.

Avoir le désir d’une Pentecôte pour la Province ; désirer sortir, devenir itinérants pour témoigner du Christ, de sa force de Vie ; désirer être guéris de nos peurs, de nos méfiances, des nos enfermements ; désirer changer quelque chose dans notre manière de vivre notre charisme, oser d’autres chemins. Désirer et avoir la volonté de s’y engager. Ensemble.

Allons au Cénacle. Prenons Marie avec nous. Supplions-la de demander à son Fils de nous revêtir de l’Esprit pour changer notre écoute des personnes, de leurs situations, pour changer notre présence au monde, en fidélité à l’intuition de St Vincent que nous fêterons d’ici quelques mois.

Le Cénacle passage nécessaire pour naitre comme missionnaires audacieux. Heureux. Fraternels. Le cénacle est le lieu où Jésus nous confirme dans notre rôle de témoins. Bon temps dans la salle haute, le Cénacle, vers Pentecôte. Joyeuse conversion.

C’est à une Eglise en prière qu’est accordé le don de l’Esprit !

P. Christian Mauvais,
cm Visiteur de la Province de France ♦

C’est à une Église en prière qu’est accordé le don de l’Esprit !

P. Christian MAUVAIS

Revêtons-nous de l’esprit de Miséricorde

En déplacement dans le sud de la Province, voici quelques nouvelles au cœur de ce Carême et suite au dernier conseil qui s’est tenu au lendemain de la rencontre des supérieurs. Cette dernière a été un bon moment fraternel, heureux de nous retrouver. La grande partie de notre travail a été [...]

P. Christian Mauvais, cm

Revêtons-nous de l’esprit de Miséricorde

La joie du Christ, Bonne Nouvelle, soit toujours avec nous !

Chers confrères,

En déplacement dans le sud de la Province, voici quelques nouvelles au cœur de ce Carême et suite au dernier conseil qui s’est tenu au lendemain de la rencontre des supérieurs.

Cette dernière a été un bon moment fraternel, heureux de nous retrouver. La grande partie de notre travail a été de réfléchir autour du Projet Provincial en s’appuyant sur ce qui avait été dit entre nous tous le 25 janvier dernier. Nous avions invité des confrères non supérieurs et nous avons apprécié leur présence. En conseil nous avons repris cette rencontre ; nous sommes conscients qu’il faudra du temps pour nous approprier ce projet et le rendre concret sur nos terrains de mission. Nous envisageons de nous faire aider par un intervenant extérieur pour une meilleure conduite de ce travail d’appropriation et de concrétisation. Il ne nous faut pas avoir peur de faire appel à des « experts » pour avoir une meilleure clarté dans la démarche et pour ne pas faire du sur place. Un courrier a été envoyé aux supérieurs des communautés pour une réflexion à vivre en communauté. Je vous invite donc à y participer au mieux. La prochaine rencontre aura lieu le 11 mai.

Fin février, je me suis rendu en Algérie pour la réunion des Supérieurs Majeurs qui a été un bon temps de partage dans une ambiance très conviviale, entre nous et avec les évêques qui sont toujours en attente d’un archevêque pour Alger et du nouvel évêque pour le Sud. Ils espèrent assez rapidement la nomination d’un Nonce apostolique qui ouvrira la porte à ces nominations. J’ai rencontré les confrères dont Jean‐Yves Leboeuf venu pour ses papiers ; malheureusement, il va falloir qu’il recommence les démarches en juin prochain pour obtenir une carte de séjour ou, du moins, un récépissé. Mais sa présence a permis de définir déjà des grandes lignes d’apostolat pour les confrères et d’envisager la mission des lazaristes à Alger. Nous abandonnons la paroisse où nous étions impliqués depuis 1998 pour nous tourner davantage vers le monde de la santé (personnes âgées, personnes dépendantes à cause de la maladie d’Alzheimer ou Parkinson). Nous aurons l’occasion d’en reparler. Je dois y retourner fin avril.

La question des ‘Cahiers St Vincent’ a été abordée. Nous avons pris beaucoup de retard. Nous avons décidé de faire paraître un numéro unique pour l’année 2015 qui s’intitulera ‘Charisme et Mission’ et en 2016, nous reprendrons la parution de deux numéros par année. Le premier à paraître sera consacré au thème de ‘la Miséricorde’ qui sera composé essentiellement des conférences de la dernière rencontre de formation permanente.

Nominations :

Je rappelle et confirme la commission des Vocations composée de Messieurs Frédéric PELLEFIGUE et Maxime MARGOUX et invite chaque communauté à désigner un confrère pour porter ce souci et être en lien avec la commission.

Selon les numéros 37 et 38 du Projet Provincial, en accord avec l’Assistant et le conseil j’ai nommé la commission de Formation. Il s’agit de Messieurs Benoit KITCHEY, Bruno DORVAL, Bernard MASSARINI, Roberto GOMEZ, Robert GURTNER. Celle‐ci est nommée pour 3 ans, renouvelable une fois. Lors de sa prochaine rencontre, elle se dotera d’un responsable qui aura le souci de l’animer. Mr Benoit Kitchey est le responsable de la formation initiale.

Selon le numéro 35 des Normes Provinciales, en accord avec l’Assistant et le conseil, j’ai nommé Messieurs Philippe LAMBLIN économe provincial et Eric SAINT SEVIN économe adjoint. Leur mandat est de trois ans. Ils auront aussi la charge de former deux confrères, appelés à prendre la suite : messieurs Eric RAVOUX et Célestin FARCAS.

Nouvelles :

  • La retraite des confrères aura lieu à la Trappe de Soligny (dans l’Orne) sera animée par notre confrère italien le Père Alberto Vernaschi qui a accepté de nous accompagner. Nous l’en remercions vivement. Je rappelle qu’il n’y a que 42 places de disponibles et qu’il y a un ascenseur. Elle commencera le dimanche 28 août (arriver pour 16h) et se terminera le vendredi 2 septembre à 14h après le repas de midi. Chaque confrère doit apporter : bréviaire, aube, étole blanche et bible. S’inscrire auprès du supérieur de votre communauté.
  • Nous sommes heureux d’accueillir notre confrère Nguyen Van Hung qui nous arrive du Viet Nam ce 18 mars pour faire des études. Qu’il soit le bienvenu et trouve auprès de nous une aide et présence fraternelle.
  • Notre économe provincial, Philippe Lamblin sera absent du 18 mars au jour de Pâques. Il sera en mission au Cameroun. Accompagnons‐le dans cette mission par notre prière et pour l’ensemble de la Vice Province.
  • Soyons en communion avec nos confrères malades ou ayant des soucis de santé : Roger Meyer toujours hospitalisé. JeanFrançois Desclaux qui a du être hospitalisé à Lyon pour des raisons cardiologiques. Il est toujours en observation, avec des examens approfondis. Il a bon moral. Patrick Issomo en études à Rome fait des analyses et examens. Espérons pour eux que tout rentre dans l’ordre sans tarder.
  • Ce dimanche 13 mars, notre confrère Alvaro RESTREPO fêtera ses 50 ans d’ordination. Le 3 avril, ce sera notre confrère Bernardo GARCIA qui fêtera lui aussi ses 50 ans de sacerdoce. Portons les dans notre prière et gardons les dans notre amitié fraternelle. Réjouissons‐nous avec eux en ce jour de jubilé pour ces parcours sacerdotaux au service de la mission comme fils de st Vincent. Une journée spéciale sera organisée pour que nous les fêtions tous les deux comme il se doit.

 

Année de la Miséricorde

Est‐il besoin de rappeler que nous sommes dans l’Année de la Miséricorde ? Affiches, propositions, formations, livres nous remettent en mémoire la richesse et la beauté du Jubilé ou plus exactement d’une telle démarche à vivre comme croyants !

Le monde serait moins désert si nous pouvions nous reconnaître une vocation commune, celle de multiplier au passage les fontaines de miséricorde. Et comment douter de cette vocation commune si nous laissons le Tout Miséricordieux nous appeler ensemble à une table unique, celle des pécheurs ?
Christian de Chergé, l’invincible espérance

C’était le souhait du Prieur de Tibhirine au cours de ses réflexions sur la Miséricorde, dans le cadre de ses relations avec des communautés musulmanes. Ce souhait nous pouvons le faire nôtre et interroger nos relations à l’intérieur de nos propres communautés, voire entre communautés de la Province. Une démarche de croyants à vivre au cours de ces prochains mois. La plupart d’entre nous proposons, animons des temps forts sur ce thème auprès de communautés paroissiales ou autres. Le danger n’est‐il pas d’oublier nos propres communautés, nos propres lieux de vie qui ont besoin eux aussi d’être visités et purifiés par la Miséricorde ! Nos communautés ne sont‐elles pas les lieux où nous devons aimer Dieu et le prochain ?

Nous autres, mes frères, si nous avons de l’amour, nous le devons montrer en portant les peuples à aimer Dieu et le prochain, à aimer le prochain pour Dieu et Dieu pour le prochain. Nous sommes choisis de Dieu comme instruments de son immense et paternelle charité, qui se veut établir et dilater dans les âmes.
(1)

nos relations sont traversées par des faiblesses, de la violence même ; elles ne sont pas toujours fraternelles, elles sont parfois brisées, distantes, méfiantes, source de souffrance etc. ; ces relations n’ont‐elles pas besoin d’être guéries dans la miséricorde de Dieu ? « Ne dois tu pas faire miséricorde à ton frère avec la même mesure que moi je t’ai fait miséricorde ? » comme nous le rappelle le psalmiste.

Comme humains, il nous faut du temps pour saisir et comprendre ce qu’est vraiment la miséricorde divine, une miséricorde à la mesure de l’infini. Elle est affaire de temps. Nous avons à progresser dans notre compréhension de Dieu, à renforcer notre dialogue avec lui et entre nous. La miséricorde a toujours rapport à des personnes, celle qui en a besoin et celle qui l’accorde. Comme confrères, nous en avons besoin ; ayons assez de simplicité pour la demander et la recevoir de nos frères, avec foi, avec joie.

Regardons le Fils de Dieu ; oh ! Quel cœur de charité ! Quelle flamme d’amour ! … O Sauveur ! ô source de l’amour humilié jusqu’à nous et jusqu’à un supplice infâme, qui en cela a plus aimé le prochain que vous-même ? …Mais qui pourrait aimer d’une manière tant suréminente ? Il n’y a que Notre Seigneur qui soit si épris de l’amour des créatures que de quitter le trône de son Père pour venir prendre un corps sujet aux infirmités Et pourquoi ? Pour établir entre nous par son exemple et sa parole la charité du prochain. …. O messieurs, si nous avions un peu de cet amour, demeurerions-nous les bras croisés ? Ceux que nous pourrions assister, les laisserions-nous périr ? Oh ! Non, la charité ne peut demeurer oisive;
(2)

Dieu fait miséricorde. Il n’y a pas de miséricorde sans attitudes, sans actes concrets ! Pourquoi ne pas proposer et vivre, à l’intérieur de la communauté, une démarche miséricordieuse ? Pourquoi ne pas vivre entre frères, un temps fort qui nous fasse plonger dans l’océan de la Miséricorde divine ? Ne manquons pas de pitié, de miséricorde entre nous. Apprenons à être miséricordieux en manifestant de la bonté dans l’ordinaire de tous les jours, dans les relations quotidiennes. Il s’agit bien d’ouvrir la porte de notre cœur, la principale porte du Jubilé.

J’invite donc toutes les communautés à réfléchir sur le type de geste de miséricorde à trouver, à vivre ensemble pour un renouveau intérieur, pour une fraternité renouvelée, nouvelle richesse et force pour la mission. Devenir des êtres transformés par la miséricorde fera de nous des témoins de celle‐ci, des confrères heureux en communauté et dans leur mission apostolique. Heureux car ils auront vécu un temps de vérité dans la charité, qu’ils auront fait une démarche d’authenticité. Heureux de montrer des visages ressuscités, habités de l’Esprit.

Le pardon est une grâce à recevoir et cette grâce‐là ne nous sera jamais refusée. « crée en moi un coeur pur ô mon Dieu, renouvelle et raffermis au fond de moi mon esprit… »

Vivre un temps fort entre nous, peut aussi nous aider à nous approcher humblement d’une même table, celle des pécheurs où nous recevons une parole qui nous relève, un regard de confiance qui nous apprenne à nous regarder sans peur. Se retrouver autour d’une table (celle eucharistique, celle de la Parole, celle de la fraternité) pour nous renouveler dans notre vie communautaire et devenir pour nos frères les plus proches des ‘fontaines de miséricorde’ ! C’est la grâce que je nous souhaite.

Mes chers frères, faisons réflexion à cela, s’il vous plaît. Il ne me suffit pas d’aimer Dieu, si mon prochain ne l’aime. Je dois aimer mon prochain comme l’image de Dieu et l’objet de son amour, et faire qui les connaît et les reconnaît ses frères, qui les a sauvés, et que d’une charité mutuelle ils s’entr’aiment pour l’amour de Dieu, qui les a tant aimés que de livrer pour eux son propre Fils à la mort. C’est donc là mon obligation.
(3)

Méditation sur la Miséricorde.

C’est un des plus beaux mots de la langue française Il a su nous la faire rencontrer Il a su l’asseoir à notre table Elle n’est pas extravagante Elle est simple et présente Humble et souriante Nous ne cheminons pas vers elle mais avec elle Et nous ne savons pas où nous allons Je ne peux pas venir sans lui tenir la main J’aimerai tant la rencontrer Mon coeur est sa maison Je l’ai déjà accueillie et je n’arrive pas à la décrire Elle fait battre mon coeur mes entrailles en sont remuées Laisse‐la te saisir Te toucher Par elle Jésus te dit Je t’aime, toi! C’est la miséricorde que je veux. (Extrait du diaporama du diocèse de Lyon) fr Daniel cm

Chers confrères, Pâques est proche ; il nous faut traverser les jours saints, ce mystère pascal de mort et de résurrection. Qu’ils affermissent nos pas à la suite du Christ pour vivre avec intensité la mission de se donner, de se livrer à notre tour pour les frères et sœurs qui nous sont confiés. Puissions-nous trouver notre joie dans cet abandon confiant au Père à l’image de Jésus. Accueillons avec foi l’Esprit qui nous remet debout, qui fait de nous des témoins de l’Amour au cœur des réalités humaines que nous connaissons. Belle semaine Sainte et joyeuse fête de Pâques.

Notes

(1) (2) (3) : Conférence du 30 mai 1659 de la charité.