ŒUVRE DU BIENHEUREUX JEAN-GABRIEL PERBOYRE

Cette œuvre a permis des réalisations comme la construction et l’entretien de chapelles, églises, écoles, dispensaires, foyers d’accueil... ; la formation des séminaristes et des religieuses ; le soutien de projets locaux pour la promotion des pauvres surtout des femmes, des enfants, des prisonniers, etc. Enfin, l’œuvre a propagé et entretenu, grâce à une revue, la dévotion à Saint Jean-Gabriel Perboyre. Beaucoup d’œuvres, à travers le monde, portent le nom de ce saint.

Père Audace MANIRAMBONA

PRESENTATION DU SERVICE DES MISSIONS LAZARISTES - ŒUVRE DU BIENHEUREUX JEAN-GABRIEL PERBOYRE

Introduction

Très peu de personnes, même parmi les Lazaristes, connaissent l’histoire du Service des Missions Lazaristes – Œuvre du Bienheureux Jean-Gabriel Perboyre. Et pour cause, le premier article sérieux paru à ce sujet date de 1934[1]. C’est dans cet article que j’ai puisé l’essentiel de mon propos auquel j’ajoute les changements intervenus depuis ce temps.

L’Œuvre possède deux appellations : « Œuvre du Bienheureux Perboyre » et « Service des Missions Lazaristes ». La question a été posée, à savoir s’il fallait choisir entre les deux appellations ou les ajouter l’une à l’autre, mais elle n’a pas été tranchée[2]. La plupart du temps le courrier et les chèques sont adressés au « Service des Missions » mais il vaut mieux préciser « lazaristes » pour ne pas confondre avec les « Missions étrangères ». Nous continuerons donc à appeler cette œuvre par ses deux noms, souvent accolés, même si nous en changeons le sigle qui devient : SDML-OBJGP[3] et que son saint-patron a déjà été canonisé.

Un peu d’histoire

L’œuvre des missions lazaristes existe depuis un peu plus d’un siècle et demi. « Son origine remonte à l’action d’un frère de la Mission Joseph Génin, dans les années1860. En 1894, cette œuvre reçut pour saint patron Jean Gabriel Perboyre, mort martyr en Chine, béatifié en 1889 et canonisé en 1996. Cette œuvre fut confiée ensuite aux Pères Angeli puis Baros. En 1932, le Père Verdier en faisait approuver les statuts par l’Archevêque de Paris, comme ‘’pieuse association’’. Le père Collard assura son développement, aidé du Père Tordet qui lui succédera et bien d’autres. »[4]

Evolution du but de l’œuvre :

Son but consistait d’abord à « aider les missions des Lazaristes et des Filles de la Charité » à l’étranger (Chine, Éthiopie, …), en collectant et acheminant des dons mis à leur disposition par des bienfaiteurs ou des familles en France. Aussi, le service reste à la disposition des missionnaires lazaristes Français, Italiens, Polonais, Slovènes, Malgaches, Espagnols, Vietnamiens, Libanais, Camerounais ainsi qu’à d’autres missionnaires (Camilliens, Oblats et même des diocésains) qui lui ont fait confiance.

Dès les années 90 et pendant une vingtaine d’années, à cette mission d’aide, vint s’ajouter la tâche de Secrétariat exécutif du Conseil des Missions des Provinces de France[5] (Paris, Toulouse) et de Madagascar. Depuis 2007-2008, le service ambitionne d’être un organe de « solidarité spirituelle et financière entre les missionnaires et leurs bienfaiteurs ».

Cette œuvre a permis des réalisations comme la construction et l’entretien de chapelles, églises, écoles, dispensaires, foyers d’accueil… ; la formation des séminaristes et des religieuses ; le soutien de projets locaux pour la promotion des pauvres surtout des femmes, des enfants, des prisonniers, etc. Enfin, l’œuvre a propagé et entretenu, grâce à une revue, la dévotion à Saint Jean-Gabriel Perboyre. Beaucoup d’œuvres, à travers le monde, portent le nom de ce saint.

Fonctionnement de l’œuvre :

En général, le bienfaiteur de l’œuvre est en contact direct avec le missionnaire qu’il soutient, par courrier postal ou électronique (email). L’œuvre se charge d’acheminer l’aide accordée. Il va sans dire que le Service des Missions n’a pas de registre propre des bienfaiteurs. Il ne semble même pas souhaitable de contacter directement les bienfaiteurs sauf après avoir requis l’avis des missionnaires que ces bienfaiteurs soutiennent.

Actions depuis 2011 :

Dans un premier temps nous avons contacté les missionnaires pour leur faire un état des lieux du Service et ses nouvelles orientations. Il s’agissait de :

  • Leur communiquer la mission qui a été assigné au nouveau directeur, à savoir de redynamiser l’œuvre ou, comme cela a été dit dans deux Paris Écho[6], « Il s’agit de créer des liens nouveaux » (cf. PE 6/2007) ; « développer la coopération entre les missions ad gentes et les communautés en France. » – « rechercher des voies nouvelles de collaboration et d’animation » (cf. PE 10/2007 p.3-4).
  • Leur dire que nous y avons travaillé pendant trois ans et qu’il nous a paru nécessaire de collecter des informations précises sur les relations que le confrère soutenu entretenait avec son bienfaiteur (sont-elles strictement familiales voire amicale ? peuvent-elles être situées dans un grand ensemble ?). Notre but était d’élargir leur univers du don et de la solidarité, « attirer leur attention sur d’autres possibilités » car les besoins deviennent impérieux aussi bien à l’étranger qu’en France – du fait d’une pauvreté grandissante dans toutes les couches de la population – et puis, leur montrer aussi qu’ils comptent pour nous et qu’ils peuvent compter sur notre soutien spirituel… Il y a aussi la jeunesse qui, en Occident, est sans repères spirituel, matériel, familial. Elle pourrait trouver, en fréquentant Saint Jean-Gabriel Perboyre, un reflet qui avait une vie simple et un idéal très fort (mourir pour une bonne cause).

Ensuite nous avons essayé de créer une newsletter pour, à la fois, les donateurs et les missionnaires usagers de l’œuvre des missions. Elle annoncerait les manifestations à venir : la messe du 11 de chaque mois en l’honneur de saint Jean-Gabriel Perboyre ; la vente de charité annuelle (devenue Journée de Mission-Solidarité au printemps) ; des journées d’amitié et de formation des bénévoles à la spiritualité vincentienne (étude de l’histoire de Jean-Gabriel Perboyre), la journée commémorative du martyre de saint Jean-Gabriel Perboyre à la rue du Bac (le 11 septembre), etc. A la place de la newsletter, nous n’avons pu créer qu’un site web : http://smlperboyre.org/

Sans vouloir alourdir l’animation, nous avons aussi essayé de constituer une association (équipe, groupe, amicale) des Amis de Jean-Gabriel Perboyre, composée de laïcs et de religieux qui soutiennent l’œuvre et qui tous s’en sentent acteurs à part entière. Ce dossier est toujours en chantier. Ce qui n’est pas sans poser des questions quant à l’action concrète des bénévoles et à la traçabilité de leur travail.

Nous continuons à nous structurer. Nous avons pris contact et nous ambitionnions d’organiser un pèlerinage au Puech, commune de Montgesty, à l’occasion du 220ème anniversaire de naissance de notre saint patron. Mais, il faut le reconnaître, la période covid-19 que nous venons de traverser a fortement impacté notre action. Il faudra mobiliser beaucoup d’énergie pour redynamiser ceux et celles qui veulent continuer l’aventure du soutien des missions sous le patronage de Saint Jean-Gabriel Perboyre. Que celui-ci intercède pour nous et pour les missions !

                                                                                                                                                                                                                                                                                    Père Audace MANIRAMBONA, cm

[1] Cf. Joseph COLLART, L’œuvre du Bienheureux Jean-Gabriel Perboyre, 1934 (Histoire de l’œuvre et statuts approuvés en 1932).

[2] Cf. Note de service (sans auteur), du 23 janvier 2000.

[3] Les habitués connaissent le sigle SDM-OBP qui était en usage jusque-là.

[4] Note de service (S.A.), du 23 janvier 2000.

[5] Projet provinciales 1983et Normes provinciales, Viviers, 1983, p. 47-48.

[6] Lettre de liaison de la Province lazariste de Paris.

Partager sur facebook
Partager sur twitter
Partager sur whatsapp
Partager sur email
Partager sur print

Homélie de Mgr Pascal Delannoy en la fête de Saint Vincent de Paul

Déchirer les rideaux ! C’est la vocation de Vincent et il ne fait en cela que suivre son maître le Christ. Car le Christ lui-même est venu non pour condamner ou juger mais pour déchirer les rideaux de la séparation des hommes entre eux et des hommes avec Dieu en appelant à la conversion.

Mgr Pascal DELANNOY

Saint Vincent de Paul : l’homme qui déchire les rideaux !

Probablement que les nombreux missionnaires présents dans notre assemblée ont déjà pris l’avion ! Vous avez sûrement remarqué, comme je l’ai encore constaté lors de mon retour de Rome vendredi soir, que les premiers rangs sont réservés aux voyageurs munis d’un billet première classe et, qu’ensuite, viennent les rangs destinés aux voyageurs munis d’un billet seconde classe.

            Une fois que l’avion a décollé et que l’on s’apprête à vous servir un rafraîchissement un steward, ou une hôtesse, tire un rideau dans l’allée centrale afin que la classe économique ne puisse voir ce qui sera servi à la première classe et que ceux-ci ne puissent être gênés par le regard envieux des autres voyageurs.

            Saint Vincent de Paul aurait-il pris place dans la première classe ou dans la classe économique ? D’instinct et au regard de qu’a été son enfance, puis sa vie, nous répondrions dans la classe économique. Mais si nous prenons le temps de réfléchir à ce qu’a été son apostolat auprès des grands de ce monde, nous pourrions dire qu’il a également pris place dans la première classe. Les nobles qu’il a côtoyés, qu’il s’agisse de la reine Marguerite de France, de la famille de Gondi, de Louise de Gonzague et de biens d’autres encore, voyageaient plus souvent dans des carrosses dorés que dans des charrettes à foin !

            Mais ne nous y trompons pas ! Si St Vincent prend place dans la première classe ce n’est pas pour rechercher son bien être personnel ! Son objectif sera de changer le regard que posait les nobles de son époque sur les plus pauvres, en leur expliquant que leur venir en aide est non seulement un acte de charité mais aussi un acte de justice. St Vincent de Paul, notamment à partir de 1617, date importante sur laquelle je reviendrai, rejoint la première classe non pas pour condamner ou juger ceux qu’il y rencontre mais pour les convertir an ayant pour seule arme l’Évangile, sa foi et sa persévérance. Et c’est ainsi que St Vincent de Paul va déchirer le rideau qui séparait les riches et les pauvres, non en condamnant mais en convertissant !

            Mais avant de déchirer ce voile entre riches et pauvres St Vincent de Paul doit d’abord déchirer le voile qui est présent en lui. Il faut que lui même prenne le chemin de la conversion. Ce chemin sera rude, il durera près de quatre ans. Quatre ans pour que Vincent comprenne et accepte qu’il faut que Dieu s’installe dans sa vie, qu’il y règne et que lui, Vincent, ne se recherche pas mais qu’il cherche d’abord à faire les affaires de Dieu. Il faut chercher Dieu. Dieu premièrement, dira-t-il, il faut d’abord regarder Dieu…. cherchons le Royaume de Dieu le reste nous sera donné par surcroît. Si nous cherchons les affaires de Dieu il fera les nôtres. C’est au cœur de l’hiver 1617, lorsqu’il sera au chevet d’un pauvre malade de la campagne que Dieu lui fera signe. C’est là que Dieu va lui donner la certitude de sa vocation et la paix intérieure. C’est là à Gannes, dans l’Oise, que le rideau intérieur va se déchirer pour que Vincent accueille totalement la volonté de Dieu. Désormais Vincent va consacrer sa vie à déchirer les rideaux qui empêchent une véritable charité entre tous, cette charité où chacun donne et reçoit !

            Déchirer les rideaux ! C’est la vocation de Vincent et il ne fait en cela que suivre son maître le Christ. Car le Christ lui-même est venu non pour condamner ou juger mais pour déchirer les rideaux de la séparation des hommes entre eux et des hommes avec Dieu en appelant à la conversion. Et le moment où le rideau va se déchirer définitivement sera le moment de la croix. Selon l’évangéliste Matthieu  lorsque le Christ meurt sur la croix le rideau du temple se déchire en deux du haut en bas (27,51). Le rideau qui empêchait de voir le lieu très saint, lieu de la présence divine se déchire en deux car désormais Dieu ne se donne plus à voir dans le temple mais sur la croix. Il se donne à voir dans le plus rejeté et le plus méprisé des hommes ! Par la croix le Christ devient pleinement, totalement, le plus pauvre que celui-ci soit l’affamé, l’assoiffé, le malade, le prisonnier dont nous parle l’Evangile de ce jour ou encore le migrant, la personne isolée, le sans domicile…. que vous rencontrez aujourd’hui !

            Frères et sœurs la prochaine fois que vous prenez l’avion regardez le steward ou l’hôtesse fermer le rideau. Alors, interrogez-vous : qu’est ce que Dieu attend de moi ? Quels sont les rideaux que je suis appelé à déchirer en moi pour reconnaître le Christ dans le plus pauvre ? Quels rideaux déchirer autour de moi pour que la communion et la charité progressent dans le monde ? Avec de telles questions soyez assurés que votre voyage se déroulera rapidement et qu’à l’arrivée vous ne débarquerez pas seulement sur une autre terre mais que vous aurez déjà un pied dans le Royaume de Dieu ! Amen !

+ Pascal Delannoy

Evêque de Saint-Denis en France

Partager sur facebook
Partager sur twitter
Partager sur whatsapp
Partager sur email
Partager sur print

Le nouvel évêque d’Amiens Mgr Gérard Le STANG en visite à Folleville

Mgr Gérard Le Stang, s’est rendu à Folleville ce samedi 25 septembre, dans la matinée, pour célébrer, avec deux jours d’avance, la Saint-Vincent-de-Paul, avec les Pères Lazaristes, compagnons de saint Vincent de Paul

Le Bonhomme Picard

Le nouvel évêque d'Amiens, Mgr Gérard Le STANG en visite à Folleville

Ce 25 septembre les conférences st Vincent de Paul d’Amiens se retrouvaient à Folleville, avec la communauté lazariste de Sainte Anne. Ils étaient venus  approfondir leur connaissance de Frédéric Ozanam grâce au bel enseignement du P Didier Maheu. Ils ont pu vivre ce temps avec leur nouvel évêque venu les rencontrer”

Comme nous l’apprenons de la Chaîne YouTube Le Bonhomme Picard, « le nouvel évêque d’Amiens, Mgr Gérard Le Stang, s’est rendu à Folleville ce samedi 25 septembre, dans la matinée, pour célébrer, avec deux jours d’avance, la Saint-Vincent-de-Paul, avec les Pères Lazaristes, compagnons de saint Vincent de Paul. Au programme : une conférence par les Lazaristes sur Frédéric Ozanam dans la salle d’accueil, ainsi que le top départ du catéchisme dans la grange, pour une bonne quarantaine d’enfants d’Ailly-sur-Noye et de ses environs. Puis une messe a été célébrée dans l’église avec ces enfants. Mgr Gérard Le Stang se rendait pour la première fois à Folleville. Pour rappel, saint Vincent de Paul (1581-1660) a séjourné au château de Folleville (il était le précepteur des enfants des Gondi) et il a prononcé, depuis la chaire de l’église située à proximité immédiate, un sermon fondateur, le 25 janvier 1617. »

La joie des lazaristes peut se lire sur le visage du plus jeune d’entre eux, Perceval PONDROM, qui vient à peine de commencer son Séminaire Interne, une année de spiritualité et d’apprentissage du charisme vincentien.

Par cette vidéo (cliquer ici), vous pouvez découvrir quelques mots de Mgr Gérard Le STANG et de notre séminariste Perceval PONDROM.

Partager sur facebook
Partager sur twitter
Partager sur whatsapp
Partager sur email
Partager sur print

A la découverte du Père Pierre CAUSSE

"Le mois de juin 2021, un ouvrage consacré à notre confrère Pierre Causse, décédé en 2009, a été publié par l'Association "Souvenir Pierre Causse"

Association Souvenir Pierre CAUSSE

A la découverte du Père Pierre CAUSSE

Au-delà des nombreux saints et bienheureux de la Famille Vincentienne, il y a des grandes figures qui ont marqué l’histoire de notre famille spirituelle et qui sont moins connues du grand publique. Et pourtant, nous avons beaucoup à apprendre de leurs activités missionnaires, de leurs vies évangéliques et de leur amour des pauvres à la suite du Christ Evangélisateur des pauvres. Le Père Pierre Causse fut l’un de ces missionnaires infatigables dont l’exemple peut inspirer la postérité.

Le mois de juin 2021, « un ouvrage consacré à notre confrère Pierre Causse, décédé en 2009, a été publié par l’Association “Souvenir Pierre Causse”

C’est un recueil de textes et de témoignages, qui se présente en quatre chapitres :

– I : Connaître le père Pierre Causse

– II : Les homélies

– III : Les discours

– IV : Les chansons et articles

Il est possible de commander cet ouvrage directement à : Souvenir Pierre Causse

Rauzier André

20 place de la petite Camargue

34400 LUNEL

Il suffit de joindre un chèque de 20 euros (15 + 5 pour l’expédition)

C’est le 20 juin dernier qu’a été célébrée la messe anniversaire du centenaire de sa naissance à Prime-Combe, en présence du Vicaire général d’Aix Michel Desplanches et Eric Saint Sevin.

Partager sur facebook
Partager sur twitter
Partager sur whatsapp
Partager sur email
Partager sur print

Vie de Pierre Causse, prêtre et mainteneur de la langue d’Oc. Midi Libre, édition 17 janvier 2021

La seule présence du père Causse, en un quelconque lieu, apportait la paix. Il ne formulait aucun jugement définitif sur quiconque, lui qui savait, pour l’avoir vécu, que nous sommes tous des missionnaires les uns pour les autres.

CMission

Vie de Pierre Causse, prêtre et mainteneur de la langue d’Oc. Midi Libre, édition 17 janvier 2021

Il avait l’âme et l’esprit d’un missionnaire. Et s’intéressait à tout ce qui pouvait relier les Hommes et Dieu.

Voici un siècle, le 23 janvier 1921, naissait dans la rue du Tapis-Vert, Pierre Marius Causse, fils de Louis Antoine Causse et de son épouse, née Rosalie Françoise Mabelly.

Une personnalité charismatique

La foi chrétienne allait tenir une grande place dans la vie de l’enfant. À tel point qu’à treize ans, il entrait à l’école apostolique de Prime-Combe. Parmi ses condisciples, se trouvait Pierre Gibert avec lequel il se liait d’amitié et qui, lui aussi, se destinait à entrer dans les ordres. Et à défendre nos traditions.

CHRONIQUE MAX BRUNEL JPS20210114T93

À la fin de ses études au séminaire de Dax, le désormais père Causse, après son ordination, célébrait sa première messe en l’église Notre-Dame-du-Lac en 1948. Fidèle à ses origines et à sa ville natale, il se plaisait à revenir le plus souvent possible à Lunel ; tant le tenaient à cœur sa famille et ses amis félibres. Dont Pierre Sarguet, avec lequel il instituait en juillet 1951 la première bénédiction des chevaux, en l’occurrence ceux de la manade de la Mer Daydé et D’Elly.

La seule présence du père Causse, en un quelconque lieu, apportait la paix. Il ne formulait aucun jugement définitif sur quiconque, lui qui savait, pour l’avoir vécu, que nous sommes tous des missionnaires les uns pour les autres.

JDM
Max Brunel redac.lunel@midilibre.com
 
 
[printfriendly]