Homélie de Mgr Pascal Delannoy en la fête de Saint Vincent de Paul

Déchirer les rideaux ! C’est la vocation de Vincent et il ne fait en cela que suivre son maître le Christ. Car le Christ lui-même est venu non pour condamner ou juger mais pour déchirer les rideaux de la séparation des hommes entre eux et des hommes avec Dieu en appelant à la conversion.

Mgr Pascal DELANNOY

Saint Vincent de Paul : l’homme qui déchire les rideaux !

Probablement que les nombreux missionnaires présents dans notre assemblée ont déjà pris l’avion ! Vous avez sûrement remarqué, comme je l’ai encore constaté lors de mon retour de Rome vendredi soir, que les premiers rangs sont réservés aux voyageurs munis d’un billet première classe et, qu’ensuite, viennent les rangs destinés aux voyageurs munis d’un billet seconde classe.

            Une fois que l’avion a décollé et que l’on s’apprête à vous servir un rafraîchissement un steward, ou une hôtesse, tire un rideau dans l’allée centrale afin que la classe économique ne puisse voir ce qui sera servi à la première classe et que ceux-ci ne puissent être gênés par le regard envieux des autres voyageurs.

            Saint Vincent de Paul aurait-il pris place dans la première classe ou dans la classe économique ? D’instinct et au regard de qu’a été son enfance, puis sa vie, nous répondrions dans la classe économique. Mais si nous prenons le temps de réfléchir à ce qu’a été son apostolat auprès des grands de ce monde, nous pourrions dire qu’il a également pris place dans la première classe. Les nobles qu’il a côtoyés, qu’il s’agisse de la reine Marguerite de France, de la famille de Gondi, de Louise de Gonzague et de biens d’autres encore, voyageaient plus souvent dans des carrosses dorés que dans des charrettes à foin !

            Mais ne nous y trompons pas ! Si St Vincent prend place dans la première classe ce n’est pas pour rechercher son bien être personnel ! Son objectif sera de changer le regard que posait les nobles de son époque sur les plus pauvres, en leur expliquant que leur venir en aide est non seulement un acte de charité mais aussi un acte de justice. St Vincent de Paul, notamment à partir de 1617, date importante sur laquelle je reviendrai, rejoint la première classe non pas pour condamner ou juger ceux qu’il y rencontre mais pour les convertir an ayant pour seule arme l’Évangile, sa foi et sa persévérance. Et c’est ainsi que St Vincent de Paul va déchirer le rideau qui séparait les riches et les pauvres, non en condamnant mais en convertissant !

            Mais avant de déchirer ce voile entre riches et pauvres St Vincent de Paul doit d’abord déchirer le voile qui est présent en lui. Il faut que lui même prenne le chemin de la conversion. Ce chemin sera rude, il durera près de quatre ans. Quatre ans pour que Vincent comprenne et accepte qu’il faut que Dieu s’installe dans sa vie, qu’il y règne et que lui, Vincent, ne se recherche pas mais qu’il cherche d’abord à faire les affaires de Dieu. Il faut chercher Dieu. Dieu premièrement, dira-t-il, il faut d’abord regarder Dieu…. cherchons le Royaume de Dieu le reste nous sera donné par surcroît. Si nous cherchons les affaires de Dieu il fera les nôtres. C’est au cœur de l’hiver 1617, lorsqu’il sera au chevet d’un pauvre malade de la campagne que Dieu lui fera signe. C’est là que Dieu va lui donner la certitude de sa vocation et la paix intérieure. C’est là à Gannes, dans l’Oise, que le rideau intérieur va se déchirer pour que Vincent accueille totalement la volonté de Dieu. Désormais Vincent va consacrer sa vie à déchirer les rideaux qui empêchent une véritable charité entre tous, cette charité où chacun donne et reçoit !

            Déchirer les rideaux ! C’est la vocation de Vincent et il ne fait en cela que suivre son maître le Christ. Car le Christ lui-même est venu non pour condamner ou juger mais pour déchirer les rideaux de la séparation des hommes entre eux et des hommes avec Dieu en appelant à la conversion. Et le moment où le rideau va se déchirer définitivement sera le moment de la croix. Selon l’évangéliste Matthieu  lorsque le Christ meurt sur la croix le rideau du temple se déchire en deux du haut en bas (27,51). Le rideau qui empêchait de voir le lieu très saint, lieu de la présence divine se déchire en deux car désormais Dieu ne se donne plus à voir dans le temple mais sur la croix. Il se donne à voir dans le plus rejeté et le plus méprisé des hommes ! Par la croix le Christ devient pleinement, totalement, le plus pauvre que celui-ci soit l’affamé, l’assoiffé, le malade, le prisonnier dont nous parle l’Evangile de ce jour ou encore le migrant, la personne isolée, le sans domicile…. que vous rencontrez aujourd’hui !

            Frères et sœurs la prochaine fois que vous prenez l’avion regardez le steward ou l’hôtesse fermer le rideau. Alors, interrogez-vous : qu’est ce que Dieu attend de moi ? Quels sont les rideaux que je suis appelé à déchirer en moi pour reconnaître le Christ dans le plus pauvre ? Quels rideaux déchirer autour de moi pour que la communion et la charité progressent dans le monde ? Avec de telles questions soyez assurés que votre voyage se déroulera rapidement et qu’à l’arrivée vous ne débarquerez pas seulement sur une autre terre mais que vous aurez déjà un pied dans le Royaume de Dieu ! Amen !

+ Pascal Delannoy

Evêque de Saint-Denis en France

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Le nouvel évêque d’Amiens Mgr Gérard Le STANG en visite à Folleville

Mgr Gérard Le Stang, s’est rendu à Folleville ce samedi 25 septembre, dans la matinée, pour célébrer, avec deux jours d’avance, la Saint-Vincent-de-Paul, avec les Pères Lazaristes, compagnons de saint Vincent de Paul

Le Bonhomme Picard

Le nouvel évêque d'Amiens, Mgr Gérard Le STANG en visite à Folleville

Ce 25 septembre les conférences st Vincent de Paul d’Amiens se retrouvaient à Folleville, avec la communauté lazariste de Sainte Anne. Ils étaient venus  approfondir leur connaissance de Frédéric Ozanam grâce au bel enseignement du P Didier Maheu. Ils ont pu vivre ce temps avec leur nouvel évêque venu les rencontrer”

Comme nous l’apprenons de la Chaîne YouTube Le Bonhomme Picard, « le nouvel évêque d’Amiens, Mgr Gérard Le Stang, s’est rendu à Folleville ce samedi 25 septembre, dans la matinée, pour célébrer, avec deux jours d’avance, la Saint-Vincent-de-Paul, avec les Pères Lazaristes, compagnons de saint Vincent de Paul. Au programme : une conférence par les Lazaristes sur Frédéric Ozanam dans la salle d’accueil, ainsi que le top départ du catéchisme dans la grange, pour une bonne quarantaine d’enfants d’Ailly-sur-Noye et de ses environs. Puis une messe a été célébrée dans l’église avec ces enfants. Mgr Gérard Le Stang se rendait pour la première fois à Folleville. Pour rappel, saint Vincent de Paul (1581-1660) a séjourné au château de Folleville (il était le précepteur des enfants des Gondi) et il a prononcé, depuis la chaire de l’église située à proximité immédiate, un sermon fondateur, le 25 janvier 1617. »

La joie des lazaristes peut se lire sur le visage du plus jeune d’entre eux, Perceval PONDROM, qui vient à peine de commencer son Séminaire Interne, une année de spiritualité et d’apprentissage du charisme vincentien.

Par cette vidéo (cliquer ici), vous pouvez découvrir quelques mots de Mgr Gérard Le STANG et de notre séminariste Perceval PONDROM.

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A la découverte du Père Pierre CAUSSE

"Le mois de juin 2021, un ouvrage consacré à notre confrère Pierre Causse, décédé en 2009, a été publié par l'Association "Souvenir Pierre Causse"

Association Souvenir Pierre CAUSSE

A la découverte du Père Pierre CAUSSE

Au-delà des nombreux saints et bienheureux de la Famille Vincentienne, il y a des grandes figures qui ont marqué l’histoire de notre famille spirituelle et qui sont moins connues du grand publique. Et pourtant, nous avons beaucoup à apprendre de leurs activités missionnaires, de leurs vies évangéliques et de leur amour des pauvres à la suite du Christ Evangélisateur des pauvres. Le Père Pierre Causse fut l’un de ces missionnaires infatigables dont l’exemple peut inspirer la postérité.

Le mois de juin 2021, « un ouvrage consacré à notre confrère Pierre Causse, décédé en 2009, a été publié par l’Association “Souvenir Pierre Causse”

C’est un recueil de textes et de témoignages, qui se présente en quatre chapitres :

– I : Connaître le père Pierre Causse

– II : Les homélies

– III : Les discours

– IV : Les chansons et articles

Il est possible de commander cet ouvrage directement à : Souvenir Pierre Causse

Rauzier André

20 place de la petite Camargue

34400 LUNEL

Il suffit de joindre un chèque de 20 euros (15 + 5 pour l’expédition)

C’est le 20 juin dernier qu’a été célébrée la messe anniversaire du centenaire de sa naissance à Prime-Combe, en présence du Vicaire général d’Aix Michel Desplanches et Eric Saint Sevin.

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Vie de Pierre Causse, prêtre et mainteneur de la langue d’Oc. Midi Libre, édition 17 janvier 2021

La seule présence du père Causse, en un quelconque lieu, apportait la paix. Il ne formulait aucun jugement définitif sur quiconque, lui qui savait, pour l’avoir vécu, que nous sommes tous des missionnaires les uns pour les autres.

CMission

Vie de Pierre Causse, prêtre et mainteneur de la langue d’Oc. Midi Libre, édition 17 janvier 2021

Il avait l’âme et l’esprit d’un missionnaire. Et s’intéressait à tout ce qui pouvait relier les Hommes et Dieu.

Voici un siècle, le 23 janvier 1921, naissait dans la rue du Tapis-Vert, Pierre Marius Causse, fils de Louis Antoine Causse et de son épouse, née Rosalie Françoise Mabelly.

Une personnalité charismatique

La foi chrétienne allait tenir une grande place dans la vie de l’enfant. À tel point qu’à treize ans, il entrait à l’école apostolique de Prime-Combe. Parmi ses condisciples, se trouvait Pierre Gibert avec lequel il se liait d’amitié et qui, lui aussi, se destinait à entrer dans les ordres. Et à défendre nos traditions.

CHRONIQUE MAX BRUNEL JPS20210114T93

À la fin de ses études au séminaire de Dax, le désormais père Causse, après son ordination, célébrait sa première messe en l’église Notre-Dame-du-Lac en 1948. Fidèle à ses origines et à sa ville natale, il se plaisait à revenir le plus souvent possible à Lunel ; tant le tenaient à cœur sa famille et ses amis félibres. Dont Pierre Sarguet, avec lequel il instituait en juillet 1951 la première bénédiction des chevaux, en l’occurrence ceux de la manade de la Mer Daydé et D’Elly.

La seule présence du père Causse, en un quelconque lieu, apportait la paix. Il ne formulait aucun jugement définitif sur quiconque, lui qui savait, pour l’avoir vécu, que nous sommes tous des missionnaires les uns pour les autres.

JDM
Max Brunel redac.lunel@midilibre.com
 
 
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Édit publiant l’ouverture de la cause de canonisation de Mgr Jacques-Émile Sontag et de ses trois compagnons

En juillet 1918 mouraient à Ourmia (Iran) ces quatre religieux de la Congrégation de la Mission. Leur renommée de martyre et les signes obtenus par leur intercession progressant toujours malgré les années, la demande formelle étant présentée de commencer leur cause de canonisation et d’en donner connaissance à la communauté ecclésiale...

CMission

Édit publiant l’ouverture de la cause de canonisation de Mgr Jacques-Émile Sontag et de ses trois compagnons

En juillet 1918 mouraient à Ourmia (Iran) ces quatre religieux de la Congrégation de la Mission. Leur renommée de martyre et les signes obtenus par leur intercession progressant toujours malgré les années, la demande formelle étant présentée de commencer leur cause de canonisation et d’en donner connaissance à la communauté ecclésiale, nous avons décidé, ayant reçu l’avis positif de la Conférence des évêques de France et le Nihil obstat de la Congrégation pour les causes des saints, d’ouvrir cette cause par décret du 6 janvier 2021.

Nous invitons tous les fidèles à nous communiquer directement toutes les informations susceptibles de donner prétexte, de quelque manière, à douter de la renommée de martyre des Serviteurs de Dieu.

Selon le droit de l’Église, nous ordonnons aussi par le présent ÉDIT, à tous ceux qui en posséderaient, de remettre au Président de la commission d’enquête, dans les délais les plus brefs, tout écrit, édité ou non, qui aurait pour auteur l’un des Serviteurs de Dieu, et n’aurait déjà été consigné à la Postulation de la Cause, et tout document intéressant cette cause. Ceux qui voudraient conserver les originaux pourront en présenter la copie dûment authentifiée.

Ces documents doivent être adressés au Président de la commission d’enquête pour cette cause, 17 rue des Ursins à Paris 4e.

Enfin, pour promulguer le décret d’ouverture du 6 janvier 2021, nous ordonnons que le présent EDIT soit publié dans Paris-Notre-Dame et demeure pendant deux mois sur le site internet du diocèse de Paris.

Donné à Paris, le 6 janvier 2021
Michel AUPETIT
Archevêque de Paris

Par mandement,
Jean-Marie Dubois, chancelier

Pour plus d’information et connaître l’Edit, faire Click ICI !

 

 

Photo : Giuseppe Felici, domaine public via Wikimedia Common

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