INVITATION ! 9-16 février 2019 – Camp « Neige – partage »

INVITATION ! Camp « Neige – partage »

9-16 février 2019

« Neige – partage » est proposé aux collégiens et aux lycéens.

Nous pouvons accueillir des majeurs.

 

Pour une vie de groupe : partage, veillées, chants, jeux, ski ou snowboard ou raquette ou ski de fond, découverte des richesses locales …

Pour toutes informations complémentaires et les inscriptions :

 

Association « Action Jeunes Solidaire »

63 rue Vulfran Warmé 80000 AMIENS

Tél :  Pierre Marionneau : 06 20 65 93 91

 @ : action.jeunes.solidaire@gmail.com 

 

Prix du séjour : 440 € (Ce prix comprend le transport en minibus, la pension complète au chalet, le forfait de ski et la location du matériel (chaussures, skis et casque)

Caisse de solidarité en cas de difficultés financières. Aucun jeune ne doit renoncer au camp pour des raisons financières

Acompte de 125 € à l’inscription. Possibilité de règlement en plusieurs mensualités

Camp déclaré à Jeunesse et Sports. Aide CAF et Chèques Vacances

N’oubliez pas votre Instrument de musique si vous en avez un !

Pierre Marionneau, CM 🔸

Pour une vie de groupe : partage, veillées, chants, jeux, ski ou snowboard ou raquette ou ski de fond, découverte des richesses locales …

Explications :
POUR PLUS DE RENSEIGNEMENT :

Station AILLONS-MARGÉRIAZ

www.lesaillons.com

Voeux de Gaspard NTAKIRUTIMANA CM

Voeux de Gaspard NTAKIRUTIMANA, CM

Nous sommes invités à accompagner dans la prière ce soir Gaspard NTAKIRUTIMANA CM qui a prononcé ses vœux d’engagement dans la Congrégation de la Mission.

Gaspard, tu es né au RWANDA le 5 avril 1983 dans une famille chrétienne et nombreuse. Tu es le 7e enfant sur dix. Durant les années au petit séminaire, tu as été marqué par la vie communautaire qui pour toi pouvait être un remède aux tristes événements qui ont marqué ton pays. De là est né l’idée pour toi de te consacrer dans une vie communautaire et missionnaire. Tu as ainsi découvert une jeune congrégation en fondation, les Travailleurs Missionnaires. Tu as commencé ta formation au Cameroun. Entre temps, ton père est décédé brutalement dans un accident. C’est au Cameron que tu as connu la communauté Lazaristes à Yaoundé. En 2011, tu viens à France à Lisieux pour une année de spiritualité. Après un retour au Cameroun pour achever tes études en Théologie, tu reviens en France en 2013, dans le diocèse de Nancy et Toul comme responsable d’un sanctuaire de la Vierge des Pauvres. Puis en 2015, tu es reçu dans la communauté de Villepinte pour vivre une expérience vincentienne. En 2016 – 2017, tu es admis au Séminaire Interne de Batoke au Cameroun. A ton retour, tu rejoins l’équipe d’Accueil de la Maison Mère et les week-ends tu es à Villepinte.

Nous te confions Gaspard à la grâce du Seigneur pour que tu puisses rester fidèle à l’engagement que tu prends aujourd’hui.

Pierre MARIONNEAU, CM et Philippe LAMBLIN, CM (pour la vidéo) 🔸

Nous te confions Gaspard à la grâce du Seigneur pour que tu puisses rester fidèle à l’engagement que tu prends aujourd’hui.

Voici une vidéo de l’engagement de Gaspard NTAKIRUTIMANA dans la Congrégation de la Mission par l’émission des voeux le 11 septembre 2018 en l’oratoire de la Maison-Mère à PARIS en présence de M. Christian MAUVAIS, visiteur, des membres de son Conseil, de la Communauté de la Maison-Mère et des participants à la Session du Centre International de Formation.

Mission Itinérante (5 au 26 Novembre 2017) dans la communauté Saint Benoît de l’Albe. Relecture et Témoignages

Mission Itinérante (5 au 26 Novembre 2017) dans la communauté Saint Benoît de l’Albe.

Relecture et Témoignages

Du 5 au 26 Novembre 2017, nos confrères les Pères Bruno Novitski et Eric Jacquet ont animé une mission pendant 3 semaines dans les 6 paroisses de la communauté Saint Benoît de l’Albe : Honskirch, Insming, Nelling, Réning, Vibersviller et Vittersbourg. C’est le Père Robert Gurtner, notre confrère, qui en a la charge curiale.

Au programme de ces 3 semaines il y avait : des visites à domicile, des laudes, des célébrations eucharistiques, des veillées avec des thèmes différents abordés chaque soir : bonheur, amour, sens de la vie, pardon, ainsi que des jeux scéniques animés par les enfants et les adultes. Un grand spectacle « Objectif Dieu » a eu lieu le 25 novembre à 20h à l’espace Koenig d’Insming.

Ces trois semaines ont été chargées en émotions, en découvertes et en paroles qui sont venues réveiller les cœurs. Cette mission avait pour objectif de donner le goût de chercher Dieu, de s’en rapprocher, et pourquoi pas de devenir acteurs de l’Église.

Huit commissions ont été à l’œuvre pour préparer ces 3 semaines : accueil des pères (logement et repas), liturgie (préparation des célébrations), malades (organisation des visites des malades et d’une célébration avec l’onction des malades à l’EHPAD de Sainte Anne), prière (réalisation d’une prière, impression et distribution à grande échelle), matériel (les bras qui ont aidé au déménagement du matériel), enfants et jeunes (organisation de rassemblements), visites (une vingtaine de paroissiens ont distribué le programme des 3 semaines à domicile), communication (liens avec les médias).

Ci-joint la photo avec les Pères Robert Gurtner et Bruno Novitzki, les membres de l’équipe d’animation pastorale ainsi que des paroissiens lors d’une rencontre de préparation de la mission.

 

Témoignage 1

Les visites

La force que j’ai eue pour ces semaines de mission me venait sans doute de la prière d’envoi qui a été faite pour tous les visiteurs lors de la messe de début de mission le 5 novembre à Vittersbourg. Une immense émotion m’a envahie à ce moment-là ! Dieu m’aime et il me donne une mission! Il a confiance en moi !

J’ai donc eu le plaisir de distribuer les programmes  dans mon village au porte à porte. Ca a été l’occasion de discuter avec les gens, de faire connaissance avec les personnes que je croise très régulièrement, à qui je fais un geste de salut de la main, mais avec qui je  ne prends pas  le temps de parler. J’ai vécu cette semaine comme une chance ! J’étais heureuse d’inviter les gens aux rencontres, et je crois que dans l’ensemble, les personnes ont apprécié la démarche.

Malgré la pluie et le vent de la semaine des visites, la pensée qui  m’habitait était « si seulement  vous  saviez la joie que c’est de croire, de savoir que Dieu nous aime ! ». On ne peut qu’être heureux d’être porteur de ce message d’amour !

Les jeux scéniques des veillées

En tant qu’actrice, j’ai vécu les choses avec un regard bien particulier. On ne profite pas des lumières, si ce n’est qu’elles nous éblouissent. On ne voit pas les visages des spectateurs, on est concentré sur notre rôle, sur les gestes que nous avons à faire. Et pourtant, grâce aux messages d’encouragement des personnes présentes, grâce à l’expression de leur joie après les veillées, nous savons que nous vous aidons à mieux comprendre  le message de la Bible ! Cette joie partagée nous stimule  et est sans doute suffisante à nous donner l’envie de continuer chaque soir !

Puis arrive le spectacle de la sainte cène, le dernier repas de Jésus. Celui-ci m’a particulièrement émue. En jouant le rôle d’un apôtre, j’ai pensé à toute la confiance que Jésus a mise dans les 12. Ils n’étaient que 12 ! Un si petit groupe ! Et ils ont pourtant réussi à faire connaître Jésus dans le monde entier !

Alors s’ils ont réussi cette prouesse, notre rôle de baptisés n’est pas si insignifiant que ça ! Nous  aussi sommes  capables de prouesses ! Jésus a confiance en nous, comme il a eu confiance en ses 12 !

Les laudes et la messe des matins

A ma grande surprise, ces temps de prière du matin, puis les messes qui suivent m’ont énormément nourrie au cours de ces semaines. Un prêtre m’avait dit que c’est la fréquence de la pratique qui permet de mieux comprendre la messe. J’en suis maintenant convaincue. Plus on fréquente la messe et la Parole de Dieu, plus on la comprend, plus on la vit de l’intérieur. Elle nous forge, elle nous construit ! Elle nous donne une force !

Conclusion

La mission est un tout ! La mission est une fête ! De nouveaux liens ont été créés ! On a eu chaque jour l’immense joie de se retrouver !

Alors merci les lazaristes pour ce que vous faites ! Merci pour ce que vous êtes ! Merci de donner votre vie à Dieu, de donner votre vie aux chrétiens !

Merci à toutes les personnes qui ont contribué à la réussite de cette mission ! C’est énorme ce qu’on peut faire quand on se met tous ensemble !

 

Témoignage de Muriel : La mission, LA mission, LA Mission, LA MISSION !
  • Muriel, deux Pères missionnaires viennent nous parler de la mission, tu viens ?
  • Muriel, il y a encore des réunions pour la mission, viens avec nous !
  • Muriel , Muriel, Muriel… la mission, la mission, la mission…

Ahhhh mais qu’est-ce que Muriel a bien à faire là dedans ? Une mission, des messes, des veillées, des visites, des commissions, des rencontres, un grand spectacle… Voilà beaucoup de choses pour une si petite Muriel ! Elle n’y connaît rien ! Elle a une famille avec deux enfants en bas âge qui lui prennent beaucoup de temps. Tout cela sans compter ses heures passées à l’Action Catholique des Enfants et l’éveil à la foi. De la religion, elle en a déjà bien assez dans sa vie…

Alors avant de répondre, elle demande à voir, elle attend, elle tâtonne, elle en parle un peu autour d’elle, à son mari … Il faut qu’elle se pose les bonnes questions. D’abord par pur égoïsme, il faut bien l’admettre. Qu’est-ce que la mission va bien pouvoir lui apporter ? Et puis, ensuite,  qu’est-ce qu’elle va pouvoir apporter aux autres ?  Difficile d’y répondre ! Alors, elle attend encore, elle observe…

L’équipe de préparation est sympathique. Elle se sent, tout de suite, entourée et soutenue quelque soit ses choix. Personne ne l’oblige à quoique ce soit. Les réunions de préparation sont l’occasion de partager, d’échanger  avec des personnes riches d’expérience et de cœur. C’est l’occasion de parler de Dieu, mais aussi, il faut le dire, de rire. Eh oui, il ne faut pas croire que ces réunions sont barbantes. Il y a ceux qui apportent  des gâteaux et ceux qui apportent des blagues, autant dire que ce sont d’agréables moments.

Le temps passe. Elle a l’impression de ne pas s’être très investie ; elle n’a jusqu’à présent vraiment pas été d’un grand secours. Mais elle essaie de soutenir ceux qui travaillent réellement ; par sa présence ou quelques mots d’encouragement. Elle est de ceux qui pensent qu’une tâche est plus difficile à réaliser quand on se sent seul. Alors elle est là, voilà tout.

Finalement, elle trouvera comment aider les autres, à son niveau. Elle hébergera un père missionnaire. Elle se dit que ce n’est pas grand chose. Mais voilà que des gens, qu’elle connaissait  ou non, la remercient, et non pas d’un merci à la va-vite comme on a souvent tendance à le faire ; tout est chaleureux. Elle est étonnée ; elle s’était bien trompée !

Arrive le premier dimanche de la mission. C’est le cœur ému (encore) qu’elle ressort de l’église où a été célébrée la messe d’ouverture. Elle y a été investie d’une mission : visiter les gens du secteur dans le but de les inviter à participer à ces semaines missionnaires. Ce n’est pas rien. C’est même un peu effrayant… Comment ne pas douter de soi ? de nos compétences ? Il suffisait de ne pas s’avancer pour que tout s’arrête là. Mais l’appel a été plus fort…

Dès le lendemain, la première semaine commence. Sa mission est donc d’inviter personnellement les gens en leur donnant le programme. Elle s’était proposée pour le faire, il y a quelques mois. C’était facile à ce moment là, tout était loin. Maintenant il faut se lancer ! La première sonnette est plutôt difficile. Finalement, elle est presque soulagée que personne n’ouvre. Elle souffle un bon coup et sonne à une deuxième porte. Elle applique tous les conseils du Père Bruno et tout se passe très bien. Après tout, l’Esprit Saint l’accompagne. Il n’y a aucune raison de s’inquiéter ! Et effectivement, il n’y avait aucune raison. L’accueil était dans l’ensemble assez sympathique, voir même enthousiaste. Parfois même, on attendait les « visiteurs » ! Incroyable ! Jamais elle n’aurait imaginé ça !

La première semaine est ainsi passée. Les festivités allaient vraiment commencer…

Elle est donc allée voir, par curiosité, les messes du matin et les fameuses laudes, et s’est laissée prendre au jeu, si je puis dire (pour reprendre l’expression du Père Eric). Elle s’est sentie accueillie, et même attendue. Elle a participé. Elle a écouté ces mots qu’on entend à toutes les messes par habitude, mais qui ont raisonné différemment ces matins-là. Peut-être parce qu’elles ont été dites par d’autres personnes ? peut-être parce qu’elle a osé fermer les yeux pour mieux écouter? Peu importe, elle a vécu une belle expérience dans son cœur.

Ensuite, les Pères Missionnaires ont annoncé les veillées comme un moment à ne pas rater. N’ayant rien à perdre, elle y est allée aussi. Cela sera, en plus, une nouvelle expérience pour ses enfants. Autant joindre l’utile à l’agréable. Le rendez-vous était donné à 19h et elle ne l’a pas manqué. Et, là encore, ce fût superbe. Des personnes qui se rassemblent pour prier, entendre, jouer, vivre la vie du Christ, c’est bien plus qu’une veillée : c’est un Cadeau. Jamais elle n’aurait imaginé autant aimer retrouver, soir après soir, toutes ces personnes que hier encore elle ne connaissait pas ou très peu finalement.

Elle a pu rencontrer des hommes et des femmes qui ne comptent pas leur temps, ni leur argent (carburant, papier, encre, fournitures diverses) ; des hommes et des femmes qui se mettent du service des autres sans attendre de retour ; des hommes et des femmes qui ont un cœur énorme ! Et tout ça, à côté de chez elle !

Elle a aussi rencontré des hommes de Dieu, les pères Bruno et Eric, enthousiastes et dévoués, prêt à tout pour atteindre leur but. Allant jusqu’à s’oublier l’un et l’autre (au détriment de leur santé) pour que seul le Christ soit vu et entendu.

Elle a aussi vu notre cher Père Robert, sous un autre jour. Sous ses airs si doux et calme, se trouve une montagne de stress, d’interrogation, mais aussi, et surtout, de connaissances et de surprises. Il court, il court, au service des uns et des autres. Il se met en quatre pour nous. Rien l’arrête (enfin presque).

Que de sourires échangés, de mains jointes, de baisers donnés… Voilà encore de la Joie et de l’Amour !! Cet Amour que Père Bruno s’efforce à nous montrer vivant. Elle avait l’impression que les personnes qui allaient à l’Eglise, y allait pour vider leur cœur ou par habitude tout simplement ; en tout cas, dans un but personnel, du moins c’est ce qu’elle vivait. Mais cette Eglise qu’elle a vu depuis son enfance, ne sera plus jamais, pour elle, la même…

Autant dire, qu’après tout ça, elle attend avec impatience le grand spectacle !!

Un grand Merci à Père Robert pour avoir lancé ce projet, pour son travail quotidien, pour tout l’espoir qu’il met en nous…

Un grand Merci à Michèle de m’avoir entraînée dans cette aventure et guidée…

Un grand Merci à l’EAP pour tout le travail de dingue qu’ils ont abattu avec force et courage…

Un grand Merci à Père Bruno qui sait rester proche des gens avec beaucoup de simplicité et d’humour…

Un grand Merci à Père Eric pour ses conseils, ses encouragements et son sourire communicatif (ou merci d’être comme un grand frère pour moi)…

Un grand Merci à mon mari, que j’aime tellement et qui me soutient dans mes choix et mes idées les plus farfelus…

Un grand Merci aussi à toutes les personnes qui ont participé de près ou de loin à la mission pour leur sourire et leur amitié…

Tous n’ont pas économisé leur énergie pour mener à bien cette mission, qu’ils en soient vivement remerciés !!

Propos recueillis par le P. Pierre MARIONNEAU, CM 🔸

Ces trois semaines ont été chargées en émotions, en découvertes et en paroles qui sont venues réveiller les cœurs. Cette mission avait pour objectif de donner le goût de chercher Dieu, de s’en rapprocher, et pourquoi pas de devenir acteurs de l’Eglise

Plus d’information ou prendre contact avec la MISSION ITINÉRANTE :

Père LAZARISTES

1741, av du Général de Gaulle

59910 Bondues

missionnaires.lazaristes@orange.fr

www.mission-lazariste-bondues.fr

Vivre la Mission à la Paroisse Saint Vincent de Paul du Pays de Chaussée (Oise)

Vivre la Mission à la Paroisse Saint Vincent de Paul du Pays de Chaussée (Oise)

La paroisse du Pays de Chaussée où se trouve Gannes a vécu une mission du Samedi 18 Mars au Dimanche 2 Avril avec la Congrégation de la Mission. Une banderole avait été mise sur la façade de l’église de Saint Just en Chaussée avec comme message « Jésus est proche …. Ouvre ton cœur à l’amour ». Les confrères Eric JACQUET, Bruno NOVISTSKI, Thomas LUNOT, Didier MAHIEU, Patrick RABARISON et Pierre MARIONNEAU y ont participé.

Une première rencontre a eu lieu avec les enfants, les jeunes et leurs parents pour présenter le programme et surtout pour impulser un élan missionnaire. Lors de la messe dominicale du dimanche 19 mars, les visiteurs ont été envoyés pour inviter des habitants à vivre ce temps de mission. La première semaine avait pour but de visiter chacune des quatre communautés qui composent la paroisse du Pays de Chaussée. La journée commençait par les Laudes puis un temps d’adoration. La journée se terminait par la messe suivie d’un repas partagé, d’un temps de partage, de fraternité autour de la Parole de Dieu et l’office des Complies. Les personnes présentes ont « redécouvert » l’importance de partager et de prier ensemble. Ils espèrent que cela portera du fruit à l’avenir pour la vitalité de la paroisse. Le mercredi, notre diacre Patrick a proposé aux enfants et aux jeunes  de confectionner des chapelets et de découvrir le message de la Vierge à Sœur Catherine Labouré. Un fruit de cette mission sera nous l’espérons la création d’une équipe de Jeunesse Mariale Vincentienne.

Nous avons vécu le samedi 25 Mars en famille vincentienne avec le renouvellement des vœux pour les Filles de la Charité de la Communauté de Beauvais. Les sœurs ont ensuite témoigné de leur vocation à partir de cette parole de la Vierge Marie « le Seigneur fait pour moi des merveilles ». Au même moment était proposé un chemin de réconciliation dans l’église de Saint Just en Chaussée avec la possibilité pour ceux et celles qui le voulaient de vivre le sacrement de réconciliation.  Les visites à domicile se sont poursuivies durant la deuxième semaine avec en soirée les veillées missions sur les thèmes suivants « l’Amour – Jésus Christ – le Pardon – la Prière – l’Envoi en Mission » avec un son et lumière retraçant une page de l’Evangile (Annonciation – Bon Samaritain – fils Prodigue – la Cène – la Conversion de Paul). Le sacrement des malades a été proposé à Saint Just en Chaussée ainsi que dans deux maisons de retraite. Le samedi 1er Avril, une quarantaine d’enfants, de jeunes, d’adultes ont pu jouer la Passion du Christ. Nous espérons que cette mission a pu raviver la flamme de l’amour du Christ dans les cœurs et qu’elle va consolider les liens entre les habitants de la Paroisse du Pays de Chaussée.

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LE PASSAGE DE SAINT VINCENT DE PAUL A GANNES ( article trouvé sur le site de la Mairie de Gannes )

Références “La vie de Saint Vincent De Paul”, par Louis Abelly, évêque de Rodez. (1664) “Saint Vincent De Paul”, par le vicomte De Bussierre, tome I. (1850)

« Suite à une maladie de Saint Vincent De Paul, une confession générale qu’il fit faire à un Paysan, donna lieu à sa première mission, et le succès de cette Mission lui en fit entreprendre d’autres. »

Les conditions amenant Saint Vincent de Paul à Gannes

Originaire du sud-ouest, Saint Vincent Depaul fit ses études à Toulouse, puis monte à Paris où il entre au service des Gondi en 1613 comme précepteur de leurs enfants. C’est là, auprès de Françoise-Margueritte de Silly, épouse de Mr. de Gondi, qu’il commence à s’occuper d’œuvres charitables tant elle-même s’affairait à faire le bien autour d’elle. Il était donc le plus souvent à Paris, rue neuve des petits champs, à l’hôtel des Gondi, mais il accompagnait Mr et Mme de Gondi dans leurs résidences de province à Joigny, Montmirail et Folleville qu’elle hérita de son oncle, Mr. de Lannoy. Madame la générale visitait ses gens en prodiguant les plus grands biens. On peut supposer que, comme il n’avait qu’un enfant à s’occuper, Pierre né en 1602, il disposait assez de temps libre pour visiter les terres en compagnie de madame de Gondi. Madame De Gondi et sa famille passaient une grande partie de l’année dans leurs domaines provinciaux où cette dame ver-tueuse prodiguait de grandes aumônes et autres bienfaits pour soulager les pauvres, particuliè-rement ceux de ses terres. Elle allait visiter les malades et les plus humbles dans leurs chaumières, et les servait de ses mains. Elle mettait un soin particulier à contrôler que les officiers aient rendu une bonne et prompte justice, elle veillait à remplir les Charges de personnes de probité, et non contente de cela, elle s’employait elle-même pour terminer à l’amiable les procès et les différends qui naissaient parmi ses sujets, pour apaiser les querelles, et surtout elle se rendait la protectrice des veuves et des orphelins, et empêchait qu’on ne leur fît aucune oppression ou injustice. Aussi, son arrivée dans ses domaines était un sujet de joie pour ses vassaux, car on savait que le cœur de la noble châtelaine était plein de compassion, et qu’elle ne repoussait jamais les infortunés. Du ministère de Dieu, elle apportait autant qu’il était en elle sa contribution pour que Dieu soit honoré et servi en tous lieux où elle avait quelque pouvoir ; en quoi elle était autorisée et portée par la piété de monsieur son Mari, et aidée par la présence et par les avis de Mr Vincent, qui de son côté ne manquait pas d’exercer sa charité et son zèle en ces occasions, visitant et consolant les malades, instruisant et exhortant les peuples, par ses discours publics et particuliers, et s’employant en toutes les manières possibles à gagner les âmes à Dieu. Madame de Gondi, comtesse de Joigny, ressentait une joie et une consolation indicibles d’avoir en sa maison Mr Vincent, qu’elle regardait comme un second Ange Tutélaire qui attirait tous les jours de nouvelles grâces sur sa famille par son zèle et par sa prudente conduite : comme elle aspirait incessamment à la perfection, aussi était-ce tout le désir de son sage Directeur, de lui aider et de lui fournir tous les moyens qu’il pouvait pour l’y faire avancer ; et ainsi poussés d’un même esprit, ils s’adonnaient tous deux à diverses bonnes oeuvres. Vincent Depaul ne redoutait aucune fatigue et ne ménageait rien. Il était toujours auprès d’elle pour la seconder dans ses oeuvres charitables. Malheureu-sement, la nature succomba enfin. Il fit en 1616 une longue et cruelle maladie, premier principe des douleurs et des fièvres presque continuelles qu’il endura pendant les 45 dernières années de sa vie. Il semblerait qu’il ait eu la fièvre quarte. Il souffrit beaucoup, mais il supporta cette épreuve avec une entière soumission au bon plaisir de Dieu. Plus ses douleurs étaient aiguës, plus les bénédictions et les louanges qu’il adressait au Seigneur étaient ardentes et, quoique privé souvent de repos pendant les jours et les nuits, son visage conservait l’expression de la douceur. Il restait dans une parfaite quiétude. Ainsi en décembre 1616 il se retrouve en convalescence à Folleville où Madame de Gondi le fit suivre pour se reposer, proba-blement en présence du jeune Henri de Gondi. Ils rendirent certainement visite à Gannes au cours de leur séjour. Certains imaginèrent Monsieur Vincent venant en l’église Saint-Denis de Gannes (1) et attachant son cheval aux anneaux qui étaient fixés dans le mur de l’escalier pour prier dans ce sanctuaire.

L’intervention de Saint Vincent auprès du Meunier

En 1616 donc, la comtesse de Joigny mena Vincent Depaul pendant sa convalescence à son domaine de Folleville dans le diocèse d’Amiens, en Picardie. Là, il s’occupait à ces oeuvres de misé-ricorde et, un jour du mois de Janvier 1617, on le vint prier d’aller à Gannes, petit village situé à deux lieues du Château, pour confesser un paysan qui était dangereusement malade, et qui avait témoigné désirer cette consolation (1). De cette course, Vincent de Paul ne voyait qu’une œuvre de charité très ordinaire, mais elle devint par la grâce de Dieu le germe et le point de départ d’une institution qui a répandu d’innombrables bénédic-tions sur le monde entier. Or, le moribond passait pour un homme bon au point qu’il jouissait dans le voisinage de la réputation sans tache d’un homme de bien. Mr Vincent l’étant allé voir et ayant commencé à l’entendre, eut la pensée de le porter à faire une Confession générale, pour mettre son salut en plus grande sûreté ; et il parut par l’effet qui s’ensuivit, que cette pensée venait de Dieu voulant faire miséricorde à cette pauvre âme, et se servir de son fidèle Ministre pour la retirer du penchant du précipice où elle allait tomber ; car quelque bonne vie que cet homme eût menée en apparence, il se trouva qu’il avait la conscience chargée de plusieurs péchés mortels qu’il avait toujours retenu par honte, et dont il ne s’était jamais accusé en confession, comme lui-même le déclara et publia hautement depuis, même en la présence de Madame, qui lui fit la charité de le venir visiter jusqu’en sa demeure (2). “Ha Madame ! lui dit-il, j’étais damné si je n’eusse fait une confession générale à cause de plusieurs gros péchés, dont je n’avais osé me confesser.” Ces paroles témoignaient assez la vive contrition dont ce pauvre malade était touché, et dans les sentiments de laquelle il finit sa vie au bout de trois jours, âgé de soixante ans, ayant après Dieu l’obligation de son salut à Monsieur Vincent. Ce franc aveu toucha vivement les assistants. Madame de Gondi en fut profondément émue, mais en même temps elle éprouva un sentiment de grande frayeur. “Ah ! monsieur, que venons-nous d’entendre” dit-elle à Vincent de Paul en versant des larmes, “il en est sans doute ainsi de la plupart de ces pauvres gens. Si ce vieillard qui avait une excellente réputation était en état de damnation, que sera-ce des autres qui vivent plus mal ? Ah ! monsieur, que d’âmes se perdent ! Quel remède à cela ?” Sans la présence de Madame les choses en seraient peut-être restées là mais préoccupée de ces pensées, elle poussa (3) notre Saint à faire une prédication aux habitants de Folleville pour leur exposer la nécessité des confessions générales. Il y consentit, et prêcha le 25 janvier 1617, jour de la Conversion de saint Paul.

(1) La statue de Saint Vincent de Paul, qui se trouve près du confessionnal, a été érigée en 1943 par les soins de Mr le curé de Folleville de cette époque. Elle indique le passage de Saint Vincent en décembre 1616.

 

Pierre Marionneau, CM 🔸

Les personnes présentes ont « redécouvert » l’importance de partager et de prier ensemble. Ils espèrent que cela portera du fruit à l’avenir pour la vitalité de la paroisse