Homélie. 6e dimanche du Temps Ordinaire. Chapelle Saint Vincent de Paul – Paris

Sur la montagne des Béatitudes, Jésus, tel un nouveau Moïse, instruit les gens autour d’un des grands piliers de la religion : la Loi.

Edgar de Jesus ZAPATA VARGAS CM

Homélie. 6e dimanche du Temps Ordinaire. Chapelle Saint Vincent de Paul – Paris

Sur la montagne des Béatitudes, Jésus, tel un nouveau Moïse, instruit les gens autour d’un des grands piliers de la religion : la Loi. Il commence par remarquer sa valeur de repère pour suivre le chemin de la justice, mais Il veut que ses disciples dépassent tout cadre légaliste qui se contente d’accomplir la lettre sans discerner l’esprit qui l’habite.

Les dix commandements, et tout l’ensemble des normes consignées dans la Bible, ont un but pédagogique pour aider le croyant à se relier au projet de Dieu qui veut son bonheur et son épanouissement. La loi a été donné dans le cadre de l’Alliance, et elle appelle à la liberté et à la responsabilité de l’homme pour qu’il s’approprie ce projet de Dieu qui veut configurer les rapports avec Lui et avec les autres.

La première lecture nous dit que l’homme a la liberté comme don et comme tâche, et que chacun s’éduque à la responsabilité par les choix qu’il fait.

Jésus fait allusion à trois commandements qui revêtent une spéciale gravité dans la vie communautaire :

  • Ne pas tuer
  • Ne pas commettre d’adultère
  • S’acquitter des serments

Les exemples posés par Jésus nous rappellent qu’on peut aussi tuer par des mots sous forme d’insulte et de diffamation ; que l’adultère commence par une convoitise dans le secret du cœur

; que les artifices légaux permettant le divorce, sont loin du projet de Dieu sur le couple et sur la famille ; que la cohérence entre ce qu’on dit et ce qu’on fait, pèse plus que des lois contraignantes.

Jésus manifeste une grande différence entre l’apparat juridique des scribes et des pharisiens et la largesse d’esprit chez les croyants, dont la liberté est fondée sur l’amour donné à Dieu et aux frères.

Jésus défie les siens à prendre soin, non seulement des actions extérieures, mais aussi d’avoir une vigilance sur ses propres pensées, sentiments et attitudes, car ce bagage intérieur à plus de poids que le seul souci de respecter les normes. C’est dans ce monde intime que l’homme consent aux valeurs que font de lui un frère envers les hommes et un enfant envers Dieu. Dans le chapitre six de saint Matthieu, Jésus recommande de ne pas pratiquer les préceptes de la religion pour faire apparence aux autres ou pour se complimenter, mais pour plaire au Père Éternel. Jésus veut que nous, ses disciples, ayons devant nous la miséricorde divine pour être compréhensifs envers ceux qui transgressent les préceptes et ne pas désespérer non plus devant nos propres fragilités.

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Homélie. 9 février 2020, 5 dimanche du Temps Ordinaire. Chapelle Saint Vincent de Paul – Paris

« Vous êtes le sel de la terre, […] vous êtes la lumière du monde ». Lorsque nous entendons ces affirmations du Christ, nous les comprenons immédiatement d’un point de vue moral, et sans doute n’avons-nous pas tort de les comprendre ainsi, mais notre tort vient de les comprendre seulement dans cette dimension morale

Abbé Ludovic DANTO

Homélie. 9 février 2020, 5 dimanche du Temps Ordinaire. Chapelle Saint Vincent de Paul – Paris

« Vous êtes le sel de la terre, […] vous êtes la lumière du monde ». Lorsque nous entendons ces affirmations du Christ, nous les comprenons immédiatement d’un point de vue moral, et sans doute n’avons-nous pas tort de les comprendre ainsi, mais notre tort vient de les comprendre seulement dans cette dimension morale. Lorsque l’on prend le chapitre 5 de saint Matthieu d’où est tirée cette péricope évangélique, l’on constate que cette affirmation du Christ appartient au discours sur la montagne et qu’elle se situe entre les béatitudes « heureux » enseigne le Seigneur et un commentaire renouvelé des commandements « vous avez appris […] et bien moi je vous dis »… Il faut en conclure qu’être le sel de la terre ou être la lumière du monde requièrent une plongée pour chacun d’entre nous dans l’essence même du Christianisme : accueillir les béatitudes et accueillir les commandements, voilà ce qui constitue chacun d’entre nous comme sel et lumière. Pour marquer les esprits le Christ utilise cette belle figure de style que l’on appelle anaphore : le début de chaque phrase est marqué d’un « heureux » et d’un « vous avez appris […] et bien moi je vous dis »…

Ainsi si l’on veut comprendre l’enseignement que le Seigneur nous donne aujourd’hui il faut l’accueillir à la suite des Béatitudes. Il ne nous sert à rien de se demander ce que nous aurons à faire comme Chrétiens au sortir de cette liturgie dominicale pour être sel et lumière, si nous ne comprenons pas que le Christ vient d’abord à nous et qu’en lui notre vie prend véritablement sens, non pas qu’il nous appelle à devenir quelqu’un d’autre, mais tout simplement parce que ce qu’il nous dit a rejoint ce qu’est notre vie et que sa parole trouve un échos en nous. Les foules qui écoutent Jésus peuvent devenir sel et lumière parce qu’elles ont accueilli le discours des Béatitudes ; et qu’a dit le Christ ? Nous le savons : « Heureux les pauvres de cœur, […]. Heureux ceux qui pleurent […]. Heureux les doux […]. Heureux ceux qui ont faim et soif de la justice […]. Heureux les miséricordieux […]. Heureux les cœurs purs […]. Heureux les artisans de paix […]. Heureux ceux qui sont persécutés pour la justice ». Frères et sœurs chaque béatitude a sa propre tonalité et chacun d’entre nous est appelé non pas à les embrasser toutes mais bien à laisser résonner en son cœur la béatitude qui lui correspond le plus, la béatitude qui marque sa vie comme un sceau : vous êtes-vous jamais demandé qu’elle était la béatitude qui vous touchait le plus ? Comment rencontrer le Christ si aucune des béatitudes ne rejoint votre vie, ne rejoint notre vie ? Chacun d’entre nous est appelé à laisser telle ou telle béatitude faire écho et donner sens à sa vocation. Si nous voulons être sel de la terre ou lumière du monde, nous devons nous reconnaître chacun dans une béatitude : qu’annoncerions-nous au monde si nous ne savions pas ce que le Seigneur est venu nous apporter personnellement. Nous n’annonçons pas une morale, nous annonçons une rencontre – et Dieu sait que lorsque les prêtres, voire les chrétiens, n’ont plus rien à dire qu’ils font de la morale et de la petite morale – nous annonçons une rencontre, celle que nous sommes appelés à faire continuellement avec le Christ sur le chemin des Béatitudes. Ainsi ce matin, qui parmi-nous est pauvre de cœur, qui parmi-nous pleurent, qui parmi-nous est doux, qui parmi-nous a faim et soif de la justice, qui parmi-nous est miséricordieux, qui parmi-nous a le cœur pur, qui parmi-nous est artisan de paix, qui parmi-nous est persécuté pour la justice ? A cette condition et à cette condition seulement nous pourront envisager d’être sel et lumière, car c’est la parole du Christ – ici les Béatitudes – qui nous constituent comme tels. Nous ne sommes pas sel et lumière par nos propres forces, nous sommes sel et lumière parce que nous avons accueilli la Parole, le Verbe de Dieu, lequel a rencontré l’humanité en chacun d’entre nous.

Alors et alors seulement nous pouvons entrer dans le mystère de Dieu, alors et alors seulement nous comprenons la dernière des Béatitudes, clé pour être sel de la terre et lumière du monde, la seule des Béatitudes qui s’adresse à tous : « Heureux êtes-vous si l’on vous insulte, si l’on vous persécute et si l’on dit faussement toute sorte de mal contre vous, à cause de moi ». Cette béatitude ne se comprend que dans le mystère de l’Incarnation et c’est ainsi que l’on peut comprendre le choix que l’Eglise a fait de la deuxième lecture de ce jour. Saint Paul nous a rappelé : « Je ne suis pas venu vous annoncer le mystère de Dieu avec le prestige du langage ou de la sagesse. Parmi vous, je n’ai rien voulu connaître d’autre que Jésus Christ, ce Messie crucifié », « je n’ai rien voulu connaître d’autre que Jésus Christ, ce Messie crucifié ». Ainsi si l’on ne peut être sel et lumière qu’en accueillant le discours des Béatitudes, si l’on ne peut être sel et lumière qu’en découvrant ce que le Seigneur vient chercher en nous – nous n’avons pas à être quelqu’un d’autre, nous avons à être nous-mêmes, car c’est bien nous et pas quelqu’un d’autre que le Seigneur est venu chercher – nous ne pouvons répondre en réalité à cet appel du Seigneur qu’en faisant nôtre le mystère de la croix. Et c’est alors que commence la deuxième partie du passage de Saint Matthieu : « vous avez appris […] et bien moi je vous dis […] », ce que nous pourrions ici résumer comme le fait qu’en toute chose, il nous faut nous donner totalement et sans retour. Voilà le mystère de la croix… Voilà le mystère de la vie de chacun d’entre nous. Parce que nous sommes pauvres de cœur, parce que nous pleurons, parce que nous sommes doux, parce que nous avons faim et soif de la justice, parce que nous sommes miséricordieux, parce que nous avons un cœur pur, parce que nous sommes artisans de paix, parce que nous sommes persécutés pour la justice, parce que nous vivons du mystère de la croix qui est un don qui ne se reprend pas, nous sommes alors sel de la terre et lumière du monde. Il s’agit moins de faire que d’être. En réalité, la vie chrétienne est d’abord une manière d’être avant que d’être une suite d’actions. Le don qui nous est demandé est au-delà des actions que nous pouvons poser.

En ce dimanche, si nous voulons demeurer ou redevenir sel de la terre et lumière du monde, accueillons donc dans nos vie le discours sur la montagne, laissons le discours des Béatitudes nous rejoindre là où nous sommes vraiment et non pas là où nous voudrions être et demandons au Seigneur en contemplant le mystère de l’incarnation, le mystère de la croix, de nous montrer le chemin de notre vocation, chemin de charité, chemin de fraternité.

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Homélie. Présentation du Seigneur au Temple. 2 février 2020. Chapelle Saint Vincent de Paul – Paris

Syméon, nous dit St Luc, était un homme juste et religieux. Il attendait la Consolation d’Israël, il voulait voir le Christ, le Messie du Seigneur….Voir !

Alain Perez

Homélie. Présentation du Seigneur au Temple. 2 février 2020. Chapelle Saint Vincent de Paul – Paris

Syméon, nous dit St Luc, était un homme juste et religieux. Il attendait la Consolation d’Israël, il voulait voir le Christ, le Messie du Seigneur….Voir ! C’est le plus profond désir qui puisse monter de notre cœur et de notre foi… Oui, nous aussi, nous voudrions voir, voir Dieu !

Or, voici que dans l’Evangile d’aujourd’hui, Syméon voit. Il voit dans l’enfant reçu dans ses bras,  le Sauveur, la lumière qui se révèle aux nations. Désormais il peut s’en aller car il l’a vu, il l’a rencontré celui qu’il attendait : cette rencontre n’est donc pas le fruit du hasard… Oui, la personnalité de Syméon est bâtie sur ce désir qui l’habite tout entier : voir le Christ, le Messie du Seigneur. Il était en attente du Messie. Il vivait cette attente dans la patience, attitude fondamentale des humbles de cœur…

Comment ne pas admirer Syméon ?! En effet, Il nous interpelle et il nous montre qu’il n’y a pas d’attente vraie, il n’y a pas de rencontre profonde sans revêtir cette attitude d’humilité et de patience. Nous savons aussi, par expérience, que si nous voulons donner par nous-mêmes un sens à notre vie, nous ne découvrirons absolument rien. Et, finalement, la vérité sur nous-mêmes se reçoit humblement, souvent après une longue attente, et parfois après bien des larmes. De même, toute vraie rencontre avec autrui est préparée par une attente du cœur, une distance humble, sinon la découverte ne se fera jamais, ou seulement en superficie !…

C’est pourquoi, il serait intéressant, maintenant, de nous poser la question : comment vivons-nous nos rencontres avec les autres ? Ne sommes-nous pas, souvent, trop pressés de connaître tout de l’autre ?Ne sommes-nous pas indiscrets , voulant, à tout prix, tout savoir de l’autre, le dépouillant ainsi de son mystère pour mieux le posséder ?!

Oui, finalement, pour découvrir le Seigneur comme pour découvrir ceux qui nous entourent, il y faut beaucoup de temps, se tenir humblement à distance, avec respect et délicatesse. Il faut savoir attendre, car l’autre n’est pas une forteresse qu’il faut assiéger, mais un mystère qu’on apprend à découvrir au bout de la patience et de la persévérance. Et toujours avec la conviction que « l’essentiel est invisible pour les yeux et qu’on ne voit bien qu’avec le cœur. » Tout ceci est valable donc, pour ce qui concerne la connaissance des autres, comme pour la connaissance de Dieu : savoir attendre,  et maintenir une certaine distance empreinte d’humilité, de respect et de patience.

Syméon attendait…et le Christ, le Messie de Dieu, est venu vers lui : il a reposé dans ses bras. Ebloui, Syméon laisse éclater sa joie : « Maintenant , ô Maître souverain, tu peux laisser ton serviteur s’en aller en paix…Car mes yeux ont vu le salut que tu préparais à la face des peuples : lumière qui se révèle aux nations… »

Pourtant, Jésus ne s’est pas manifesté à Syméon et Anne comme le Dieu de gloire et de majesté. Il ne s’est pas manifesté dans la lumière de la transfiguration ! Oui, Dieu c’est souvent l’Inattendu, le Surprenant !… Déjà, au temps de Syméon, on attendait Dieu dans la gloire et la puissance … et il vient dans la personne d’un enfant, un vrai bébé vagissant, qui ne sait même pas se tenir debout et qu’il faut porter dans ses bras. …

De même, il est curieux de constater que , selon St Luc, ce ne sont pas les autorités officielles, prêtres et scribes, qui reconnaissent Jésus…mais des gens obscurs, simples et ordinaires, Syméon et Anne.  Et, par ces deux représentants des « petites gens », c’est tout le peuple des « pauvres que Dieu aime » qui vient à la rencontre du Sauveur. C’est à eux que le Sauveur se révèle en priorité.

 Syméon et Anne représentent les pauvres, parce qu’ils sont « vieux » l’un et l’autre, de cette catégorie sociale que toute société a tendance à oublier et à ne pas respecter. Malgré cela,  ils discernent la « Présence » que les autres ne voient pas. Pourquoi cela ? Parce que pour discerner cette « Présence » , il faut être pauvres. De cette pauvreté qui nous donne les yeux des simples, et des cœurs purs qui savent voir, au-delà des apparences. Qui savent voir cette Présence que, souvent, les sages et les savants ne savent pas voir…

Dans notre eucharistie d’aujourd’hui, demandons au Seigneur de répandre sur nous son Esprit d’amour, car pour voir vraiment il faut aimer vraiment. Et, qui aime vraiment est toujours en attente, toujours prêt à accueillir ; son cœur veille et sait discerner à tout moment la présence de Dieu.

Seigneur, fais de nos cœurs des cœurs de pauvres, pour que nous sachions Te reconnaître dans la pauvreté des apparences où tu te caches. Amen

 

 

           

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Homélie du 3e dimanche du temps Ordinaire – 26 janvier 2020. Dimanche de la Parole de Dieu. En la chapelle de la Médaille Miraculeuse (Rue du Bac) – Paris

Le pape François dans une lettre adressée à tous les baptisés a institué que chaque année, le 3e dimanche du temps ordinaire, soit le DIMANCHE DE PAROLE DE DIEU. En effet le Seigneur notre Dieu nous parle depuis toujours et de différentes manières. Notre Dieu est un Dieu qui aime établir une communication véritable avec ses enfants.

Roberto Gomez

Homélie du 3e dimanche du temps Ordinaire – 26 janvier 2020. Dimanche de la Parole de Dieu. En la chapelle de la Médaille Miraculeuse (Rue du Bac) – Paris

Chères sœurs, Chers frères : Le pape François dans une lettre adressée à tous les baptisés a institué que chaque année, le 3e dimanche du temps ordinaire, soit le DIMANCHE DE PAROLE DE DIEU. En effet le Seigneur notre Dieu nous parle depuis toujours et de différentes manières. Notre Dieu est un Dieu qui aime établir une communication véritable avec ses enfants. En cela, nos mamans sont comme le bon Dieu : elles ne se lassent jamais de parler à leurs petits dès le premier instant de la naissance, avec tendresse. Elles ne se lassent jamais de les regarder dans leurs yeux, espérant ainsi épanouir le bébé, lui apprenant à communiquer et rendant possible  l’établissement avec le fruit de leur entrailles d’une communication de plus en plus profonde.

On pourrait dire que dans l’Ancien Testament Dieu s’est fait entendre mais dans le Nouveau il se laisse voir dans la Verbe Incarné, l’enfant Jésus : «  et le Verbe s’est fait chair ». Dans l’incarnation, Dieu se laisse voir, il se laisse toucher, mieux encore il prend notre nature humaine et nous parle de la manière la plus familière et la plus profonde possible : il nous parle en langage humain, chacun peut l’entendre dans sa langue maternelle. C’est tout cela que le Pape François veut nous faire approfondir en établissant le Dimanche de la Parole de Dieu.

Depuis le Concile Vatican II, l’Église ne cesse d’inviter les baptisés à lire la Parole de Dieu, à l’approfondir, à la méditer de manière personnelle et à travers des groupes bibliques organisés par tout.  Le Concile a dit ceci :  « L’Église a toujours vénéré les divines Écritures comme elle le fait aussi pour le Corps même du Seigneur, elle qui ne cesse pas, surtout dans la sainte liturgie, de prendre le pain de vie de la table de la Parole de Dieu et de celle du Corps du Christ, pour l’offrir aux fidèles » (Dei Verbum, n. 21). Les divines Écritures sont vénérés tout comme l’eucharistie ! Nous sommes invités à nous nourrir à la Table de la Parole de Dieu et à la Table de l’eucharistie. C’est bel et bien ce que nous faisons à chaque fois que nous célébrons l’eucharistie. La Parole de Dieu et l’eucharistie nous donnent vie en abondance !

Il est important d’insister sur le fait que la Bible n’est pas vieux livre (il est regrettable que nous bibles, chez nous, peut-être soient pleines de poussière), ni un livre de passé. Elle ne peut pas non plus « être le patrimoine de quelques-uns et encore moins une collection de livres pour quelques privilégiés… la Bible est le livre du peuple du Seigneur » (Pape François, Aperuit illis n° 4). On pourrait dire que la Bible devrait être le livre le plus populaire parmi les baptisés. Est-ce le cas ? Je ne le sais pas, mais nous pouvons remercier immensément nos frères Protestants qui nous ont transmis ce goût et ce désir de connaître et comprendre le message vital de Dieu laissé dans la Parole Dieu.

Chers amis : approchons-nous de la Parole de Dieu. Aimons-là davantage, inscrivons-nous dans des groupes bibliques ou des formations bibliques pour que cette Parole Divine nous devienne de plus en plus familière. En fait, le livre de la Bible est comme le support écrit d’une présence vivante, ou mieux encore le sacrement visible de ce mystère invisible de l’amour de Dieu qui nous parle et qui s’entretien avec nous comme avec des amis. Sachez que « le Christ est présent dans la Parole, parce que c’est lui qui parle quand on lit la Sainte Écriture dans l’Église » (SC n° 7).

Saint Jérôme a dit : « ignorer les Écritures, c’est ignorer le Christ ». Oui, il a raison ! Dieu s’est rendu visible et audible aux êtres humains grâce à la personne du Christ, le Verbe fait chair. Dans son Fils unique Dieu a tout dit, selon Jean de la Croix. Les pèlerins d’Emmaüs ont eu le privilège d’avoir pour compagnon sur la route, le premier exégète, Jésus-Ressuscité en personne. D’une manière ou d’une autre, nous aussi dans la liturgie participons à ce même privilège. Regardons ce que nous sommes en train de faire dans cette célébration eucharistique : nous sommes rassemblés autour du Christ ressuscité qui préside notre célébration. Ils nous parle dans notre langue maternelle à travers sa Parole de Dieu et il nous nourris avec son Corps et son Sang.

Nous sommes comme les disciples d’Emmaüs ! Nos cœurs sont alourdis, parfois tristes, découragés, divisés, ne comprenant pas ce qui nous arrive… Et pourtant, le Christ ressuscité nous rejoint sur nos chemins, il marche avec nous et ouvre notre intelligence pour que nous comprenions que la Parole de Dieu donne du sens à nos vies et nous aide à vivre en communion. Le Seigneur ressuscité comme jadis nous explique les Écritures et redonne vie à nos vies et joie à nos cœurs  parce que sa Parole est vie en abondance. Sa présence, pourtant invisible à nos yeux, nous la ressentons ; Il est demeure avec nous. Sa Bonne Nouvelle pourtant inaudible par nos oreilles physiques retentit dans cœurs et nous redonne goût à la vie et nous apprend à faire église.

« Ta parole Seigneur est lumière de mes pas, la lampe de ma route  ! » (Psaume 118,5).

 

« J’établis donc que le III° Dimanche du Temps Ordinaire soit consacré́ à la célébration, à la réflexion et à la proclamation de la Parole de Dieu ».

« Que le Dimanche de la Parole de Dieu puisse faire grandir dans le peuple du Seigneur la religiosité et l’assiduité familière avec les Saintes Écritures, comme l’auteur sacré enseignait déjà̀ dans les temps anciens : « Elle est tout près de toi, cette Parole, elle est dans ta bouche et dans ton cœur, afin que tu la mettes en pratique » (Dt 30, 14). Pape François, Lettre Apostolique, Aperuit Illis.

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Publication : “Monsieur c’est à nos parents que vous devriez parler !” Vincent Goguey

Pendant une dizaine d’années, deux prêtres de la Congrégation de la Mission (Saint-Vincent-de-Paul), dite des « Lazaristes », sont allés à leur rencontre dans leurs classes, en France et en Belgique, pour les découvrir, accueillir leurs questionnements et les interpeller sur les sens qu’ils donnent à leur vie.

Vincent Goguey

Publication : “Monsieur c’est à nos parents que vous devriez parler !” Vincent Goguey

Rencontres avec les jeunes pour aller au-delà des clichés.

Les jeunes sont-ils ces êtres égoïstes, uniquement préoccupés d’eux-mêmes et sans aucun sens des valeurs que notre société, inquiète et volontiers pessimiste, veut souvent nous faire croire ?

Pendant une dizaine d’années, deux prêtres de la Congrégation de la Mission (Saint-Vincent-de-Paul), dite des « Lazaristes », sont allés à leur rencontre dans leurs classes, en France et en Belgique, pour les découvrir, accueillir leurs questionnements et les interpeller sur les sens qu’ils donnent à leur vie. Pour ces deux hommes, ce fut une source de joie et d’émerveillement. Quelles richesses chez tous ces jeunes qui ont aussi besoin d’être reconnus, encouragés et qui sont heureux de découvrir face à eux des adultes répondant à leurs questions existentielles !

Ce livre vous fait entrer dans les classes où les élèves se sont livrés tels qu’ils sont. C’est une occasion pour chacun, jeune ou adulte, de réfléchir à ce que nous faisons réellement de notre existence.

Note de l’Editeur : L’auteur rapporte avec justesse sa mission auprès des jeunes de milieux et lieux différents, dans une langue au parler franc qui suscite les réactions.

Tour à tour provocateur et amical, il amène son auditoire à se remettre en question pour mieux se comprendre, comprendre ses parents, sa famille et trouver sa vraie place dans la bulle de vie. Une belle aventure humaine que celle de ces deux prêtres missionnaires. À lire et faire lire à toute la famille…

À PROPOS DE CE LIVRE :

Association des Éditions ARKA

Pages : 192 // Année : 2019 // prix 15€

Pour toute commande adressez-vous à :

Vincent GOGUEY : vincent.goguey@gmail.com

” Point de départ de ce récit

2010 était l’année jubilaire de la mort de Saint Vincent de Paul et Sainte Louise de Marillac. 400 ans nous séparaient de ces deux personnages qui ont marqué leur époque par leur manière d’avoir répondu aux détresses du moment, en concrétisant fortement leur foi au service des petits en luttant à leurs côtés contre les différentes formes de pauvreté. Rejoindre les pauvres des campagnes pour leur révéler l’amour de Dieu pour tous, accueillir les exilés arrivant à Paris lorsque des régions étaient en guerre, lancer des équipes de missionnaires ou de sœurs pour aller secourir ceux qui étaient restés là-bas, sauver d’une mort certaine les enfants abandonnés au fond des églises, leur trouver des lieux pour être élevés et recevoir une éducation ; pour apprendre les bases d’un métier pour subvenir à leurs besoins une fois arrivés à l’âge adulte ; prendre soin des vieillards qui croupissaient dans des masures insalubres ; aller dans des foyers où les malades n’avaient plus la force de se soigner, investir les hôpitaux pour soigner les nécessiteux… La liste pourrait encore s’allonger des œuvres et des mises en place de moyens concrets pour soulager cette humanité souffrante d’une époque où la grande noblesse avait pour plaisir de faire la guerre ou la chasse ! Un très bel héritage que nous avons à mettre en valeur, dont on peut rendre grâce pour tout le chemin parcouru et les initiatives caritatives toujours actives aujourd’hui.

Un autre aspect important à évoquer dans la figure de ce saint du « grand siècle » est la création d’une congrégation de prêtres et de frères allant à la rencontre des populations délaissées par le clergé. Annoncer aux pauvres la bonne nouvelle que Dieu les aime (Luc 4,18) est un impératif évangélique qui donne base à cette Congrégation de la Mission dont je fais partie. C’est aussi dans cette dynamique-là que nous allons à la rencontre des jeunes.

Occasion pour les « Vincentiens » d’aujourd’hui de fêter les Congrégations issues de leurs intuitions : la Congrégation de la Mission (souvent appelée « lazariste ») fondée en 1617 et la Compagnie des Filles de la Charité fondée en 1633. Pour honorer l’origine de notre fondation, les Filles de la Charité investies dans l’enseignement, ont voulu qu’il y ait des interventions auprès des collégiens et des lycéens dont elles ont la tutelle. Sur l’Hexagone, elles ont une cinquantaine d’établissements dans le secondaire, donc un bon nombre de jeunes à rejoindre !

Pour nos Congrégations, la volonté était d’intensifier nos collaborations dans différents domaines. Eric Ravoux, un de mes confrères et moi-même étions à ce moment-là responsables du service des vocations pour nos Provinces respectives. Les sœurs ont donc tout naturellement fait appel à nous pour qu’on puisse animer un temps d’échanges dans différentes classes afin de faire découvrir nos fondateurs en donnant quelques bases essentielles de notre spiritualité, de notre charisme : « Suivre le Christ évangélisateur des pauvres ».

Avant d’être au service vocations, Eric était aumônier de prison en Normandie, puis curé d’un secteur en milieu rural en Haute-Marne. Pour ma part, j’ai commencé mon ministère presbytéral auprès des jeunes en lycées professionnels dans les quartiers nord de Marseille. Etre en charge du service des vocations nous amenait spontanément à être en lien avec des jeunes, avec le désir de parler de notre fondateur et de son charisme. C’est donc avec joie que nous avons répondu à l’appel de nos sœurs. Le service « vocation » nous permettait de rencontrer des jeunes déjà motivés par la recherche de Dieu, en questionnement spirituel, et qui venaient demander un approfondissement dans leur connaissance d’une figure de l’Eglise pour nourrir leur foi ou pour faire un chemin vocationnel.

Dès nos premières interventions dans un lycée de Picardie, à la rentrée 2009, nous avons mesuré à quel point les jeunes que nous avions à rencontrer étaient aux antipodes de ce que nous avions à leur proposer. Evoquer saint Vincent, pétri de Dieu comme idéal de vie, ça ne leur disait rien. La dimension du service, l’une des particularités de notre charisme, pouvait en rejoindre certains selon les filières professionnelles dans lesquelles ils se trouvaient mais d’autres n’accrochaient que partiellement. Nous nous sommes vite rendu compte au-delà du peu de connaissances culturelles de nos interlocuteurs, de la pauvreté existentielle de notre jeunesse en France. Très rapidement nous avons décidé avec les responsables pastoraux de l’établissement qu’il valait mieux les rejoindre en interrogeant leurs besoins de vie, leurs questions de sens, plutôt que d’essayer de leur faire ingurgiter un personnage qui n’aurait d’ailleurs trouvé que peu de place dans leur vie. Force est de constater que nos interventions venaient doublement rejoindre notre charisme évoqué dans la parole évangélique en Luc 4 : « l’Esprit du Seigneur est sur moi parce qu’il m’a consacré par l’onction, il m’a envoyé porter la bonne nouvelle aux pauvres, annoncer aux captifs la délivrance, et aux aveugles le retour à la vue, renvoyer en liberté les opprimés, proclamer une année de grâce du Seigneur ». Ces jeunes, dans leur grande majorité, n’étaient pas en situation de pauvreté matérielle (encore qu’il y a bien des pauvretés qui se cachent pour éviter la honte) par contre de par le vide de leurs réponses aux questions existentielles, ils sont véritablement en situation de pauvreté dans ce domaine. Saint Vincent rappelait souvent aux Filles de la Charité qu’il n’était pas suffisant de soulager les corps, bien que cela soit indispensable, mais qu’il fallait aussi prendre soin de l’âme afin d’amener les personnes à trouver Dieu dans leur vie et ainsi l’orienter vers Lui pour une vie comblée.

Nous avons donc radicalement changé notre style d’interventions. Plutôt que de venir leur apporter quelque chose (la connaissance de notre fondateur), nous avons opté pour aller à la rencontre de leurs préoccupations, de leurs questions. Nous nous sommes mis à leur écoute, tout en les bousculant sur les réponses qu’ils avaient à trouver par eux- mêmes à ces questions existentielles. Ils ont assez rapidement compris que notre objectif n’était pas de leur en mettre plein la tête en leur montrant combien notre chemin était le meilleur mais bien au contraire qu’il était une invitation à se poser les questions fondamentales sur le mystère de l’existence.

Nos responsables provinciaux ont rapidement compris l’importance d’investir auprès de ces jeunes et nous ont détachés quasiment plein temps pour cette mission. C’est un ministère assez particulier dont nous désirons vous faire part dans ce livre. Il n’est guère possible de vivre cet apostolat à moitié, il est très prenant, le soir on en sort « lessivé » tant il nous a fallu donner de nous-même, mais c’est surtout une très belle grâce d’être investi auprès de ceux et celles qui n’intéressent que peu d’adultes. Ces jeunes nous ont beaucoup appris, ils nous obligent régulièrement à nous remettre en cause sur notre propre chemin, dans nos convictions. Ils nous interpellent et nous obligent à être en vérité, en adéquation avec ce que nous disons et ce que nous vivons.

Les chapitres constituant ce livre évoquent donc la rencontre et le cheminement que nous avons fait avec ces milliers de jeunes rencontrés pendant plusieurs années. Si d’une classe à l’autre le fil conducteur est en grande partie le même, il y a toujours des variantes puisque notre démarche propose de partir de leurs propres questions ou suggestions de débats.

Ainsi le tout de ce livre ne se vit pas en deux heures de temps, selon les classes ça sera tel ou tel sous chapitre de la grande nébuleuse du bonheur qui sera abordé.”

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Homélie 25 janvier 2020. Chapelle Saint Vincent de Paul – Paris

Qu’en est-il pour nous, aujourd’hui ? ces deux conversions ne renvoient-elles pas chacun d’entre nous à vivre une même démarche, faite d’admiration, d’émerveillement et en même temps de stupeur, qui nous réajuste dans notre vocation...

P. Christian Mauvais, cm

Homélie 25 janvier 2020. Chapelle Saint Vincent de Paul – Paris

A la fin de ces deux jours de session de formation permanente, il est bon de nous retrouver en ce lieu pour nous poser simplement en nous mettant à l’écoute de la Parole de Dieu qui met devant nos yeux deux témoins :

Paul combattant les chrétiens et rencontrant le Christ d’une manière fulgurante sur sa route; événement par lequel il est choisi pour être, ‘devant tous les hommes, le témoin de ce qu’il a vu et entendu.’

Vincent écoutant la confession d’un mourant et exhortant les habitants à faire une confession générale ; événement par lequel ‘Dieu donna commencement à la Congrégation de la Mission’ (XI,2), ‘ce qu’Il ne fit pas sans dessein en ce jour-là’ qui est celui de la Conversion de st Paul.

Paul et Vincent ont vécu chacun, un événement fort, unique, pas forcément instantané, qui les a renversés, retournés intérieurement, et du coup préparés à vivre la Mission auprès de l’ensemble des nations dans le monde, ou auprès des habitants sur l’ensemble des territoires de la famille De Gondi. Un événement de part et d’autre, qui ouvre à d’autres horizons, qui élargit le regard et l’engagement, qui donne priorité à ceux qui sont au loin. Un événement qui donne sens à la Mission, à la nôtre, à la suite du Christ.

Cet événement sur la route de Damas ou chez l’homme de Gannes, Paul et Vincent l’ont relu pour en déchiffrer le sens, le contenu, l’appel ; ils l’ont relu et partagé (Ac 22/3-16 ; XI,2 ; XII, 7-8) ; ils disent tous les deux comment ils ont été aidés par une présence :

  • d’abord celle des compagnons de Paul qui l’accompagnent à Damas et celle de Madame de Gondi qui demande une prédication circonstanciée.
  • ensuite celle d’Ananie qui ouvre à la dimension de la fraternité et qui révèle le projet de Dieu sur Paul : et il y a celle des jésuites qui apportent leur soutien et qui révèlent la force de la collaboration, de la collégialité ;

Ces présences ont été essentielles pour une prise de conscience de la mission à vivre dorénavant différemment. Nous y décelons la présence de l’Esprit Saint, qui nous pousse et nous porte ; Il nous devance dans la mission : ‘Quand  vous arrivez quelque part , vous vous rendez compte qu’il est arrivé avant vous et qu’il vous attend’ !

Qu’en est-il pour nous, aujourd’hui ? ces deux conversions ne renvoient-elles pas chacun d’entre nous à vivre une même démarche, faite d’admiration, d’émerveillement et en même temps de stupeur, qui nous réajuste dans notre vocation :

  • à savoir celle de la confession pour y rencontrer Jésus comme nous y invite le P. Général, selon nos Constitutions qui nous encouragent à recourir souvent au sacrement de la Réconciliation « pour être à même de nous assurer une constante conversion et la fidélité à notre vocation » (C 45 §2)
  • à savoir celle de nous laisser bousculer par la Parole de Dieu pour entrer dans une meilleure connaissance du Christ, 1er missionnaire envoyé pour le salut de tous ? parole qui nous fait sortir de nos chemins, de nos fonctionnements habituels et qui nous ouvre à d’autres réalités humaines ?

Demain, ce sera le dimanche de la Parole, institué par le Pape François. Cette insistance n’est pas neutre pour la mission. Chacun sent le besoin d’entrer dans l’intelligence des Ecritures, de les comprendre de l’intérieur, de s’en nourrir. Prendre le temps personnellement et en communauté pour accueillir et ruminer la Parole qui nous engendre comme disciple et comme missionnaire, qui nous apprend à connaître le corps dans lequel nous sommes et à faire corps avec les frères et sœurs vers qui nous sommes envoyés ou qui nous sont donnés.

C’est aussi une invitation à relire ensemble les évènements qui marquent nos vies de missionnaires pour en discerner le sens, en accueillir les appels, les priorités qui peuvent en sortir ;  pour devenir à notre tour témoin de ce que nous avons vu et entendu ; c’est une bonne chose que cette écoute de la Parole soit partagée en communauté car elle interroge celle-ci dans son ensemble par rapport à la mission. Il s’agit du partage de foi recommandé par nos Constitutions (C 46) qui insistent pour que, dans une atmosphère de prière ‘nous partagions en un dialogue fraternel entre nous notre expérience spirituelle et apostolique’. La communauté trouve là, dans ce partage, son unité et son envoi en mission pour y vivre la Charité, selon ce que nous rappelle François :

« Écouter les saintes Ecritures pour pratiquer la miséricorde, c’est un grand défi pour notre vie. La parole de Dieu est en mesure d’ouvrir nos yeux pour nous permettre de sortir de l’individualisme qui conduit à l’asphyxie et à la stérilité tout en ouvrant grand la voie du partage et de la solidarité » (Aperuit Illis, 13)

Jésus nous attire à lui pour mieux nous envoyer et faire le bien là où nous passons. Il nous faut toujours revenir à lui, à cette source, à son point de jaillissement pour mieux repartir.

« Nous avons un besoin urgent de devenir familiers et intimes de l’Écriture sainte et du Ressuscité, qui ne cesse de rompre la Parole et le Pain dans la communauté des croyants ». (Aperuit Illis, 18).

Je vous renvoie aux projets communautaires qui précisent ces temps où vous pouvez le vivre ensemble.

Ces derniers temps, nous avons perdu trois missionnaires, qui n’ont pas fait grand bruit mais qui se sont donnés entièrement : P. Christian LABOURSE, missionnaire dans le Sud-Ouest, le P. Pierre HUGON à Madagascar et P. Jean PLANCQ, missionnaire itinérant. Confions-nous à eux, qu’ils intercèdent pour nous auprès de Paul et de Vincent pour nous aider à nous situer les uns et les autres face à la Parole de Dieu qui seule nous constitue missionnaires, nous guérissant et renouvelant dans sa miséricorde.

Amen !

 

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