P. Jean PLANCQ (Ronchin (Nord) 4 mars 1922 – Phalempin, 11 janvier 2020)

A la suite de st Vincent, il fut un ardent missionnaire itinérant : « l’ami de l’Époux, il se tient là, il entend la voix de l’Époux et il en est tout joyeux. Telle est ma joie : elle est parfaite » (Jn3, 29-30)

P. Christian Mauvais, cm

P. Jean PLANCQ (Ronchin (Nord) 4 mars 1922 – Phalempin, 11 janvier 2020)

Chers confrères, ‘La Grâce et la Paix de Notre Seigneur Jésus Christ, soient toujours avec nous !’

 

Notre confrère Jean PLANCQ est décédé ce jour, 11 Janvier à 9h30, dans sa chambre à l’EHPAD Saint Joseph à PHALEMPIN tenu par les Filles de la Charité et où il a été l’aumônier pendant de longues années. Les Filles de la Charité l’ont veillé constamment ces derniers jours ; leur présence fut un accompagnement priant et silencieux, apportant confiance. Notre doyen est entré dans la Paix du Seigneur.

Fils de Albert et de Adelaïde SPIET, Jean est né le 4 mars 1922 à RONCHIN dans le Nord, diocèse de Lille.

Jean, après des études à LOOS, est entré dans la Congrégation de la Mission le 24 octobre 1939 à DAX.

Il a prononcé les Vœux le 2 février 1946 à Dax ; ordonné diacre le 28 octobre 1946 à Dax par Mgr Mathieu et ordonné prêtre le 5 avril 1947 à Dax par Mgr Mathieu.

Il est envoyé comme missionnaire itinérant dès 1947 à LOOS où il devint supérieur en 1961 ; il rejoint BONDUES en 1976.

Voici une vingtaine d’années qu’il est devenu aumônier de la maison de retraite des Filles de la Charité où il fut apprécié par sa joie de vivre, heureux qu’il était au service de ses sœurs puis des résidents. Il a rejoint l’EHPAD comme résident il y a 2 ans, tout en continuant jusqu’à la fin à servir, à célébrer.

La célébration des funérailles aura lieu dans l’église de PHALEMPIN le  mardi 14 janvier à 14h30. Il sera inhumé dans le caveau des Filles de la Charité à Phalempin.

Que la prière nous unisse et renforce notre fraternité ; qu’elle rejoigne les confrères de BONDUES, les membres de sa famille ainsi que ceux et celles que Jean a servi, accompagné, missionné ; que chacun y trouve force, espérance et soutien.

Nous le confions à Marie, celle qui nous est donnée pour Mère et à St Vincent, qu’il a choisi pour suivre le Christ, premier Missionnaire.

Paris, 11 janvier 2020

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Père Pierre HUGON CM (23 octobre 1932 Montauban – 2 janvier 2020)

Moi, je suis le Chemin, la Vérité et la Vie ; personne ne va vers le Père sans passer par moi

Évangile selon saint Jean, 14,6

Père Pierre HUGON CM (23 octobre 1932 Montauban – 2 janvier 2020)

Notre confrère Pierre HUGON a rejoint la Maison du Père le jeudi 2 janvier 2020 à 12h00.

Fils d’Ernest Hugon et de Thérèse Borderias, Pierre est né le 23 octobre 1932 à Montauban (Tarn et Garonne).

Il est entré dans la Congrégation de la Mission le 21 septembre 1951 au Berceau.

Il sera ordonné diacre le 4 octobre 1959 et prêtre le 29 juin 1960 à Paris par Mgr DEFEBVRE, évêque de NINGPO.

Il est envoyé à Port Saint Louis (Bouches-du-Rhône) en septembre 1960. Puis en septembre 1961 à Amboasary (Madagascar).

Missionnaire à Madagascar, il revient en France le 1er juillet 2011.

Après un séjour au Berceau de Saint Vincent de Paul, il rejoint la Maison du Missionnaire à VICHY.

Le 21 novembre 2019, il est accueilli à l’EHPAD Le Barry à MURET (31600).

La célébration de ses funérailles aura lieu le mardi 7 Janvier à 14h30, en l’église St Jacques à Puylagarde (Tarn et Garonne), suivi de l’inhumation dans le caveau familial.

Prions en union avec les confrères de la Province de Madagascar pour que le Seigneur accueille Pierre dans sa Paix.

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RENCONTRE DE VICHY. 6-8 octobre 2019

« J’ai la tentation de me reconnaître dans le ‘petit rat de bibliothèque’ cité en tête de Moby Dick ; ‘Ce bucheur simple et appliqué de ver de terre qu’était le ‘sous-second libraire’ semble avoir parcouru les longs vaticans de livres et le petites boutiques de la terre, ramassant au petit bonheur, où il pouvait et en n’importe quel livre sacré ou profane, les moindres allusins aux baleines...

Marc Thieffry

RENCONTRE DE VICHY. 6-8 octobre 2019

Étaient présents : Aimé Goliet – Firmin Mola Mbalo – Danielle et Dominique Lê – Michèle et Jean Prezeau – Antoine Téjédor – Pepito Campaña – Carmen et Pierre Damiens – Lâm Phan-Thanh– Faustin Mombanga Mbanda –  Patricia et Marc Thieffry

Nous nous retrouvons tous le dimanche soir. Merci à François Hiss qui est venu chercher quelques participants à la gare. Les retrouvailles se déroulent autour d’un apéritif offert par la maison. S’ensuit le repas et nous prenons rendez-vous pour le lendemain matin à 9H30 pour nos échanges.

Lundi 7 octobre 

Echanges et partage :

Comme d’habitude, nous commençons par lire les nouvelles que les uns et les autres nous ont fait parvenir.

Jean-François LAGOUEYTE :  Je ne viendrai pas à Vichy cette année pour des raisons de santé. Depuis plus d’un an, je souffre de tassements de vertèbres, de rétrécissements du rachis dorsal, cervical et lombaire…qui font que je ne peux pas rester debout et marcher longtemps… À part cela, tout va bien. J’ai le moral.

Michel RÉVEILLE : Je ne serai pas à la rencontre de Vichy car ma vue ne me permet pas de m’aventurer seul dans les trains et le métro parisien. Pourtant je vais bien, malgré pour mes 90 printemps. Il m’arrie de regarder en arrière et je trouve que j’ai été un privilégié. Je suis un prêtre heureux. Je peux encore pas mal m’occuper : ACO, JOC et le fait d’avoir été PO me permet de rester en contact avec la vie syndicale en retaité, et en ce moment, grâce à Macron, il y a du boulot : rencontres, manifs. Occasion de rencontrer des copains, parfois partager de joyeuses agapes… ! Bref, c’est la vraie vie !. En attendant d’y aller (le plus tard possible), je fréquente aussi les EPHAD pour voir des copains et copines. Bernadette, que certains connaissent et qui est la ‘personne de confiance’, me déplace, car je ne peux plus conduire. Par ailleurs, je continue nos ‘chères études’. À ce propos, je vous recommande un livre très très décapant : ‘Pour un christianisme d’avenir’, en sous titre : ‘Ni les credo anciens, ni la Réforme ne peuvent aujourd’hui susciter une foi vivante, pourquoi ?’ de John Shelby Spong – Karthala 2019. J’aurais encore mille choses à dire…Puisse la charité théologale de Saint Vincent nous animer là où nous vivons.

Daniel LAMERAND : Il ne peut se joindre à nous pour des raisons de santé, mais il nous assure de toute son amitié et de ses prières.

Claude LAUTISSIER : Je m’étais inscrit avec joie à la rencontre des anciens, en me disant que ce serait peut-être la dernière… Depuis, la prostate m’a joué des tours et je rentre à peine de la clinique avec des tuyaux partout. Dans ces conditins, je pense qu’il ne serait pas sage de faire ce déplacement. J’en suis vraiment désolé et peiné. Toute mon amitié à tous les participants. Je serai de tout cœur avec vous. Bonne et fraternelle renconotre.

André MEYRANX : Je suis en EPHAD à Saint Sever, petite ville de Landes (4000 habitants), à mi-chemin de Mugron (mon village natal) et de Mont-de-Marsan où j’ai également de la famille. Je suis maintenant bien intégré à ma nouvelle communauté et on m’a même confié la responsabilité de la présidence du Conseil de Vie Sociale. Pour ce qui concerne mon épouse, Josette, la situation s’est avérée plus difficile. Après deux expériences difficiles dans des Ephads, elle a été placée en famille d’accueil où tout semblait bien aller, mais on n’a plus voulu la garder, sans donner de motivations. Son fils a pu trouver une nouvelle famille d’accueil dans le Gard. (Nous avons appris depuis que Josette était décédée le 7 juillet). Ma vie se passe dans le calme, dans la vie communautaire de l’Ehpad (pas mal d’animation), la lecture, la méditation, la messe tous les mardis et même le chapelet tous les jeudis. Une vraie vie de moine qui me convient parfaitement. J’ai une petite voiture qui me permet d’aller en famille régulièrement. Je fais peu de route, ma santé ne me le permet pas. Je ne serai pas des vôtres à Vichy, à mon grand regret. La vie commande et il faut accepter les ‘finitudes’. Je lirai avec plaisir le comte-rendu.

Jean LOGEAN : Il a téléphoné à Aimé pour nous dire toute son affection et l’assurance de sa prière pour notre rencontre.

Jean-Claude SPERANDIO : Il nous donne des nouvelles de Bernardo GARCIA qui ne peut être des nôtres car il ne se sent pas en état de voyager. Sa santé est stationnaire, mais des problèmes aux jambes l’empêchnte de marcher longuement. Il assure toujours son service auprès des Sœurs. 

Christian LABOURSE est également à Château-l’Evêque (quelques problèmes de santé lui aussi).

Lettre de Jean-Claude SPERANDIO : « Je ne pourrai pas être parmi vous cette année, pour une banale question d’agenda, un RDV d’hôpital pour mon épouse, difficilement déplaçable ! Croyez bien que je regrette de ne pas pouvoir venir. Mes occupations de retraité ont peu changé par rapport aux années précédentes : contributions associatives et post-universitaires, animation de sessions de formation pour des séniors (informatique, internet), activités de grands-parents au quotidien, puisque nos filles et leurs enfants demeurent à proximité de notre domicile.  Un séjour familial au Mexique au mois de mars dernier et un autre à La Réunion en août. Ces deux voyages nous ont beaucoup plu et instruits, en nous faisant voir de près des réalités socio-économiques difficiles, différentes des nôtres, au-delà des cadres géographiques admirables qui méritent un voyage à eux seuls ! Nous allons aussi au Québec où vit mon frère ainé, maintenant en Ephad, qui ne peut plus lui-même voyager. Et finalement, j’ai eu l’occasion, en septembre, de traverser la magnifique région de Marvejols que je ne connaissais pas mais dont le nom m’était resté familier par l’École Apostolique, qui a évidemment cessé de fonctionner depuis plusieurs années, comme toutes les autres Écoles Apostoliques. Le bâtiment, situé dans le centre historique, existe toujours, transformé en appartements, mais sans aucune trace de l’École Apostolique, même pas une petite plaque commémorative… L’église proche est magnifique ! »

Jacques GROS : (Il y a la longue lettre aux amis que beaucoup d’entre nous ont reçue.  Je ne la reprends donc pas. Je transmets un autre message de Jacques Gros) :

«  J’ai la tentation de me reconnaître dans le ‘petit rat de bibliothèque’ cité en tête de Moby Dick ; ‘Ce bucheur simple et appliqué de ver de terre qu’était le ‘sous-second libraire’ semble avoir parcouru les longs vaticans de livres et le petites boutiques de la terre, ramassant au petit bonheur, où il pouvait et en n’importe quel livre sacré ou profane, les moindres allusins aux baleines. Simplement, c’est plus une vue sur mon probable avenir qu’une réalité présente. Parce que si, depuis le mardi 2 octobre, fête de ma grande copine, Thérèse Martin, je suis à demeure à Surabaya, la bibliothèque que je devais gérer avec deux autres confrères n’est pas encore construite et de ces deux confrères, l’un est maintenant sur une chaise roulante, et l’autre poursuit des études aux États-Unis ou ailleurs. Donc je me retrouve dans la peau d’un chômeur, d’un de ces pensionnaires inactifs du ‘Provincialat’ (maison de la Province), avec celui que j’étais censé remplacer et qui n’a plus sa tête et le fauteuil à roulettes évoqué plus haut.

Vous devinez que cette situation n’est pas vraiment pour me plaire. C’est bien sûr une anticipation : dsans quelques années (ou mois ?), si Dieu a la mauvaise idée de me prêter longue vie, je serai effectivement un de ces pensionnaires de l’antichambre de la mort, gagas, peu ambulants ou pas ambulants du tout, patients exerçant la patience des confrères valides et des personnes qui les soignent, dans une maison pour personnes médicalement assistées. Je n’en suis pas encore là (ça viendra), mais j’ose espérer avoir bientôt un vrai job, pas une occupation fictive pour me faire croire que j’existe encore. Je me ferai votre guide avec plaisir si vous venez dans l’archipel. En attendant, je vous redis à tous mon amitié. (Surabaya, 5 octobre 2019, à la veille du synode sur l’Amazonie, qui aura lieu à Rome ! étrange !) »

Après la lecture des messages envoyés par des absents,  commence le temps d’échange entre les présents :

Faustin Mombanga Mbanda : Prêtre depuis 2000. Il appartenait à la Province lazariste de la République Démocratique du Congo (ex Zaïre). Suite à un problème dans lequel nous n’entrerons pas car nous n’avons pas tous les éléments en main, 13 confrères ont été chassés de la Congrégation par le Supérieur Général, dont Faustin. Si nombre de ceux qui ont quitté la CM sont retournés dans leurs familles, Faustin est parvenu, grâce à un ami Prémontrais, à trouver un poste dans le Jura. Il dessert 3 grosses paroisses, 53 clochers. Ils sont deux prêtres pour desservir ces paroisses. C’est sur l’invitation de Firmin qu’il est venu et il est content de pouvoir partager ce moment avec nous.

Antoine Téjédor : Le déménagement de la maison est terminé. Nous faisons actuellement don de la maison à nos enfants. Nous voulons surtout sauvegarder l’esprit de famille. C’est quand même une étape difficile. Bernadette et moi avons fait une retraite dans une communauté de base, près de l’abbaye de St Maurice. Cette retraite était animée par un laïque, et le thème était :’Décadence ou déclin ?’ (climat, violence etc). Puis on a pioché dans les textes de la résurrection. De nombreuses mosaïques de résurrection sont déposées dans la ville de Genève.

Aimé Goliet : Il nous dit l’importance de trouver des jeunes pour que le groupe puisse continuer à exister. La date de la réunion de cette année a été changée et cela à pu en gêner quelques uns. Nous fixons donc dés à présent la date de la prochaine rencontre.

Michèle et Jean PREZEAU : Rien de bien spécial. On voit assez régulièrement Bernardo qui travaille toujours auprès des sœurs. Suite à l’accident de genou de Michèle, nous faisons souvent des visites à l’hôpital. On s’occupe du jardin et sommes dans le t rain-train quotidien.

Firmin Mola Mbalo : il estmaintenant  le supérieur de la Maison du Missionnaire, tout en étant vicaire à la paroisse de La Palisse. Il nous donne des nouvelles des confrères de la maison : Blaise est envoyé au Berceau ;  François Hiss rend service à l’abbaye ; Pierre Hugon ne peut plus marcher ; il se déplace en fauteuil. Toute l’année il y a du passage dans la maison. Le taux d’occupation est en augmentation. Beaucoup de Filles de la Charité viennent maintenant. Il y a 30 chambres. C’est l’association qui gère le côté financier.

À 11 H, nous célébrons l’eucharistie, présidée par Faustin et les chants par Antoine et Dominique.

Nous unissons à notre prière toutes les personnes absentes avec les intentions de chacun.

Puis vient le temps du repas

Après le repas, un petit temps de sieste avant d’attaquer la visite du musée. Le thème de l’exposition est le CONGO. Marie-Line, avec sa compétence habituelle, nous fait découvrir cette exposition

Reprise des échanges

Pépito CAMPAŇA : Il a perdu sa sœur et un fils est parti de la maison en laissant 2 anfants. Il a été au Berceau et a pu rencontrer plusieurs confrères. Il a été sur la tombe de Mgr Etchegaray. Il continue à voyager : Maroc l’an dernier, Gênes et va au Guatemala le mois prochain.

Carmen et Pierre DAMIENS : Rien de bien nouveau par rapport à l’an dernier. Pierre nous parle de différents articles et livres : ‘L’Eglise face aux abus sexuels dans l’Eglise’ chez Fayard. On ne pourrait plus dire comme Paul VI : ’L’Eglise experte en humanité’.

Lâm PHAN-THANH : Content de revenir et d’être présent à ce groupe. Celui-ci tient, il est la jeunesse de Dieu. Nous sommes une réponse au cléricalisme mortifère. J’ai eu l’occasion de travailler six mois pour parler de la CM à Vichy, et cela depuis Wattez. Il est impportant de rendre témoignage à ces missionnaires.

Danielle et Dominique LÊ : Rien à signaler à Brétignoles. Nous sommes bien engagés dans la paroisse depuis plusieurs années. On sent une attente des gens envers la Bible. Cette année nous allons étudier Abraham. Nous faisons de l’accompagnement de personnes âgées. Célébration de la Parole. Chorale, équipes liturgiqsues, animation de célébrations. On est au moins à mi-temps à la paroisse. Côté famille, changement pas très heureux par rapport à notre fils (promesses de travail non tenues).

Patricia et Marc THIEFFRY : Rien de bien spécial. Nous avons beaucoup accueilli durant les mois de juillet et d’août. Nous faisons toujours partie du jumelage Franco-Allemand. Marc continue à travailler avec les archives de St lazare. Il a sorti un dernier livre : ‘Saint Vincent de Paul et la mission lazariste dans les États barbaresques du XVIIème au XIXème siècle’ chez L’Harmattan. C’est une manière de faire ‘revivre’ ces missionnaires qui ont donné leur vie pour annoncer la Bonne Parole.

Quelques livres conseillés :

L’Eglise des femmes avec des hommes – Anne Marie Pelletier – Cerf

Le Monde de la Bible – sept-oct-nov 2019 – La Bible de son écriture à sa fabrication

Trop tard ! Une provocation pour l’Eglise, une espérance pour tous – Martin Werlen – Ed St Augustin

Prêtres…et demain ? (6 récits de vie, de grâce et de liberté, suivi d’un appel) – Ed St Augustin

Sodoma – Robert Laffont – 2019

Film ‘ Grâce à Dieu’ de François Ozon

L’Eglise face aux abus sexuels sur mineurs – Marie-Jo Thiel – Bayard 2019

La rencontre se termine par un apéritif et un repas festif.

Merci à nos cuisinières, au personnel de service et à tous les confrères de la maisoon

Photos : Firmin Mola Mbalo

Compte-rendu : Marc Thieffry

Rendez-vous l’an prochain : 11-12 et 13 octobre 2020

La Congrégation de la Mission

La Congrégation de la Mission

Née au XVIIe siècle de l’expérience faite par Vincent de Paul de la misère spirituelle et corporelle des plus démunis, la “Société des Prêtres de la Mission” a pour but essentiel de suivre le Christ évangélisateur des pauvres.

En lien avec le clergé diocésain, la Société des Prêtres de la Mission est présente à travers différentes formes d’évangélisation : les missions paroissiales itinérantes, la formation des futurs prêtres et les missions dans les pays pauvres. Elle comporte des prêtres et des frères, les uns et les autres engagés dans l’action missionnaire.

La finalité de la Congrégation de la Mission est de suivre le Christ Évangélisateur des pauvres. Cet objectif se réalise dans la fidélité à Saint Vincent par :

• La mission : qui invite à aider son prochain, à annoncer l’Évangile aux pauvres et à célébrer le Christ à travers les sacrements.
• La vie communautaire : qui s’exprime dans une communion fraternelle, avec simplicité et humilité, partage et prière.
• La vie spirituelle : qui puise son dynamisme dans la contemplation de Jésus Christ, Fils de Dieu envoyé par le Père.

La Congrégation fut approuvée par Urbain VIII en 1633 sous le nom de Société des Prêtres de la MissionVincent de Paul ajouta bientôt à la mission de sa société la direction de séminaires diocésains, une des grandes urgences de son temps. En 1792, ils dirigeaient 51 grands séminaires en France. Ils se mirent également à prêcher des retraites, inaugurées par les Conférences du Mardi de Saint Vincent de Paul en 1633. Ils sont partis pour des missions lointaines (Tunis en 1645, Madagascar en 1648, l’Empire Ottoman en 1783). Ils ont entrepris des œuvres d’éducation et de charité.

La Congrégation compte aujourd’hui environ 3000 membres, répartis en 535 maisons à travers le monde ; elle est restée en priorité orientée vers l’évangélisation des plus pauvres et des marginaux.

 

Notre Histoire

Dans la grande histoire, s’insère la petite histoire, tel l’événement qui s’est déroulé en la maison de saint Lazare, 95, rue de Sèvres, jusqu’ici maison parisienne après avoir été Maison- Mère de fait de 1804 à 1961. Ce 25 janvier 2016, les lazaristes de la province de Paris et les lazaristes de la province de Toulouse s’unissent en une seule province de France par décret de notre Supérieur Général, le père Grégory G., après décision prise en assemblées. Nous vivons « la reconfiguration » en une seule province, regroupement prisé aujourd’hui. Désormais, nous sommes canoniquement un et nous avons à le devenir de fait. Le bien de la mission l’exige, même si la géographie remodelée éloigne, par exemple, le Berceau de son responsable…Le nouveau provincial est le Père Christian Mauvais, aidé par un assistant, le Père Pierre Marionneau. Le Supérieur des lazaristes du Hillon veille aux intérêts de l’Oeuvre et du centre vincentien né en 81, puisqu’il est un des membres élus du nouveau conseil.

Le plus important est ailleurs. Une telle union requiert le bon vouloir de chacun et tous entendent Monsieur Vincent la recommander avec insistance :

« Le sujet de la conférence … était de l’union des maisons de la Compagnie. Le premier motif qui fut apporté, c’est que nous étions tous missionnaires et que nous ne faisons qu’un corps ; ainsi, comme il y avait liaison très étroite entre les parties du corps, de même il fallait qu’il y eût pareille union entre les membres de la communauté ; union qui devait s’étendre dans l’observation des mêmes règlements, mêmes façons d’agir, mêmes pratiques, même manière de prêcher, de catéchiser, de confesser ; et que surtout cette union devait être gravée dans les cœurs pour avoir même volonté et mêmes sentiments. Le deuxième est que, par le moyen de cette union, on ne prétendrait pas aux petites satisfactions que la nature réclame ; comme, par exemple, désirer aller plutôt dans une maison que dans une autre pour y vivre avec plus de liberté, puisque dans toutes on verrait les mêmes pratiques et les mêmes observances… » (XI, 121).

« Une union gravée dans les cœurs », tel reste plus que jamais le mot d’ordre de st Vincent pour que fleurisse l’Evangile sur nos terres de mission. Tous nos amis n’attendent pas une unité de façade mais bien un plus fort témoignage de charité pour une visibilité missionnaire accrue. A l’heure de la mondialisation, comment ne pas  voit plus grand et plus synergique dans  l’esprit d’unité qui fortifie et stimule l’action. « L’union, est la cause de toutes sortes de biens, tant spirituels que temporels » (IX, 104) dit encore le fondateur. On peut donner valeur à cet apophtegme imagé : «une Loire frontière peut devenir signe d’alliance».

P. Pierre MERIL, CM (Nouvoitou,17 février 1940 – Paris, 25 mars 2019)

‘ALORS, J’AI DIT : « ME VOICI, JE VIENS AVEC LE ROULEAU D’UN LIVRE ÉCRIT POUR MOI. MON DIEU, JE VEUX FAIRE CE QUI TE PLAÎT… »’

PSAUME 39/8-9

Chers confrères, ‘La Grâce et la Paix de Notre Seigneur Jésus Christ, soient toujours avec nous !’

Notre confrère Pierre MERIL est décédé au début de cet après-midi, dans sa chambre de la Maison Antoine PORTAIL.

 

Fils de Constant et de Madeleine ROULIER. Pierre est né le 17 février 1940, à NOUVOITOU (Ile et Vilaine), dans le diocèse de RENNES.

Il fait son entrée dans la Congrégation de la Mission le 25 septembre 1962 à DAX.

Il prononce les vœux le 28 novembre 1968 au BOUSCAT (Gironde)

Il est ordonné prêtre le 21 juin 1970 à PARIS par Mgr PEZERIL.

Il est envoyé en mission rurale en septembre 1970 d’abord à AILLY-SUR-NOYE (Somme) puis à MOLLIENS-HORNOY (Somme).

Il est nommé sous-Directeur du Séminaire Interne en 1973 ainsi qu’à la communauté de LAMOTTE-BEUVRON (Loir et Cher).

Il rejoint la Maison Mère comme Directeur Spirituel et responsable du Foyer Fernand PORTAL en 1982.

Après beaucoup d’épreuves de santé, il entre à la Maison Antoine PORTAIL, le 9 avril 2018.

 

La célébration des funérailles aura lieu le jeudi 28 mars 2019 à 14h30, en la Chapelle Saint Vincent de Paul, 95, rue de Sèvres- 75006 PARIS ; elle sera suivie de l’inhumation au Cimetière du Montparnasse.

Que la prière nous unisse et renforce notre fraternité ; qu’elle s’élargisse à tous les membres de la famille de Pierre ; qu’ainsi, chacun trouve force, espérance et soutien.

En cette fête de l’Annonciation, tournons-nous vers Marie en confiance, dans un esprit filial !

 

Paris, lundi 25 mars 2019

Christian MAUVAIS, cm