Publication : “Monsieur c’est à nos parents que vous devriez parler !” Vincent Goguey

Pendant une dizaine d’années, deux prêtres de la Congrégation de la Mission (Saint-Vincent-de-Paul), dite des « Lazaristes », sont allés à leur rencontre dans leurs classes, en France et en Belgique, pour les découvrir, accueillir leurs questionnements et les interpeller sur les sens qu’ils donnent à leur vie.

Vincent Goguey

Publication : “Monsieur c’est à nos parents que vous devriez parler !” Vincent Goguey

Rencontres avec les jeunes pour aller au-delà des clichés.

Les jeunes sont-ils ces êtres égoïstes, uniquement préoccupés d’eux-mêmes et sans aucun sens des valeurs que notre société, inquiète et volontiers pessimiste, veut souvent nous faire croire ?

Pendant une dizaine d’années, deux prêtres de la Congrégation de la Mission (Saint-Vincent-de-Paul), dite des « Lazaristes », sont allés à leur rencontre dans leurs classes, en France et en Belgique, pour les découvrir, accueillir leurs questionnements et les interpeller sur les sens qu’ils donnent à leur vie. Pour ces deux hommes, ce fut une source de joie et d’émerveillement. Quelles richesses chez tous ces jeunes qui ont aussi besoin d’être reconnus, encouragés et qui sont heureux de découvrir face à eux des adultes répondant à leurs questions existentielles !

Ce livre vous fait entrer dans les classes où les élèves se sont livrés tels qu’ils sont. C’est une occasion pour chacun, jeune ou adulte, de réfléchir à ce que nous faisons réellement de notre existence.

Note de l’Editeur : L’auteur rapporte avec justesse sa mission auprès des jeunes de milieux et lieux différents, dans une langue au parler franc qui suscite les réactions.

Tour à tour provocateur et amical, il amène son auditoire à se remettre en question pour mieux se comprendre, comprendre ses parents, sa famille et trouver sa vraie place dans la bulle de vie. Une belle aventure humaine que celle de ces deux prêtres missionnaires. À lire et faire lire à toute la famille…

À PROPOS DE CE LIVRE :

Association des Éditions ARKA

Pages : 192 // Année : 2019 // prix 15€

Pour toute commande adressez-vous à :

Vincent GOGUEY : vincent.goguey@gmail.com

” Point de départ de ce récit

2010 était l’année jubilaire de la mort de Saint Vincent de Paul et Sainte Louise de Marillac. 400 ans nous séparaient de ces deux personnages qui ont marqué leur époque par leur manière d’avoir répondu aux détresses du moment, en concrétisant fortement leur foi au service des petits en luttant à leurs côtés contre les différentes formes de pauvreté. Rejoindre les pauvres des campagnes pour leur révéler l’amour de Dieu pour tous, accueillir les exilés arrivant à Paris lorsque des régions étaient en guerre, lancer des équipes de missionnaires ou de sœurs pour aller secourir ceux qui étaient restés là-bas, sauver d’une mort certaine les enfants abandonnés au fond des églises, leur trouver des lieux pour être élevés et recevoir une éducation ; pour apprendre les bases d’un métier pour subvenir à leurs besoins une fois arrivés à l’âge adulte ; prendre soin des vieillards qui croupissaient dans des masures insalubres ; aller dans des foyers où les malades n’avaient plus la force de se soigner, investir les hôpitaux pour soigner les nécessiteux… La liste pourrait encore s’allonger des œuvres et des mises en place de moyens concrets pour soulager cette humanité souffrante d’une époque où la grande noblesse avait pour plaisir de faire la guerre ou la chasse ! Un très bel héritage que nous avons à mettre en valeur, dont on peut rendre grâce pour tout le chemin parcouru et les initiatives caritatives toujours actives aujourd’hui.

Un autre aspect important à évoquer dans la figure de ce saint du « grand siècle » est la création d’une congrégation de prêtres et de frères allant à la rencontre des populations délaissées par le clergé. Annoncer aux pauvres la bonne nouvelle que Dieu les aime (Luc 4,18) est un impératif évangélique qui donne base à cette Congrégation de la Mission dont je fais partie. C’est aussi dans cette dynamique-là que nous allons à la rencontre des jeunes.

Occasion pour les « Vincentiens » d’aujourd’hui de fêter les Congrégations issues de leurs intuitions : la Congrégation de la Mission (souvent appelée « lazariste ») fondée en 1617 et la Compagnie des Filles de la Charité fondée en 1633. Pour honorer l’origine de notre fondation, les Filles de la Charité investies dans l’enseignement, ont voulu qu’il y ait des interventions auprès des collégiens et des lycéens dont elles ont la tutelle. Sur l’Hexagone, elles ont une cinquantaine d’établissements dans le secondaire, donc un bon nombre de jeunes à rejoindre !

Pour nos Congrégations, la volonté était d’intensifier nos collaborations dans différents domaines. Eric Ravoux, un de mes confrères et moi-même étions à ce moment-là responsables du service des vocations pour nos Provinces respectives. Les sœurs ont donc tout naturellement fait appel à nous pour qu’on puisse animer un temps d’échanges dans différentes classes afin de faire découvrir nos fondateurs en donnant quelques bases essentielles de notre spiritualité, de notre charisme : « Suivre le Christ évangélisateur des pauvres ».

Avant d’être au service vocations, Eric était aumônier de prison en Normandie, puis curé d’un secteur en milieu rural en Haute-Marne. Pour ma part, j’ai commencé mon ministère presbytéral auprès des jeunes en lycées professionnels dans les quartiers nord de Marseille. Etre en charge du service des vocations nous amenait spontanément à être en lien avec des jeunes, avec le désir de parler de notre fondateur et de son charisme. C’est donc avec joie que nous avons répondu à l’appel de nos sœurs. Le service « vocation » nous permettait de rencontrer des jeunes déjà motivés par la recherche de Dieu, en questionnement spirituel, et qui venaient demander un approfondissement dans leur connaissance d’une figure de l’Eglise pour nourrir leur foi ou pour faire un chemin vocationnel.

Dès nos premières interventions dans un lycée de Picardie, à la rentrée 2009, nous avons mesuré à quel point les jeunes que nous avions à rencontrer étaient aux antipodes de ce que nous avions à leur proposer. Evoquer saint Vincent, pétri de Dieu comme idéal de vie, ça ne leur disait rien. La dimension du service, l’une des particularités de notre charisme, pouvait en rejoindre certains selon les filières professionnelles dans lesquelles ils se trouvaient mais d’autres n’accrochaient que partiellement. Nous nous sommes vite rendu compte au-delà du peu de connaissances culturelles de nos interlocuteurs, de la pauvreté existentielle de notre jeunesse en France. Très rapidement nous avons décidé avec les responsables pastoraux de l’établissement qu’il valait mieux les rejoindre en interrogeant leurs besoins de vie, leurs questions de sens, plutôt que d’essayer de leur faire ingurgiter un personnage qui n’aurait d’ailleurs trouvé que peu de place dans leur vie. Force est de constater que nos interventions venaient doublement rejoindre notre charisme évoqué dans la parole évangélique en Luc 4 : « l’Esprit du Seigneur est sur moi parce qu’il m’a consacré par l’onction, il m’a envoyé porter la bonne nouvelle aux pauvres, annoncer aux captifs la délivrance, et aux aveugles le retour à la vue, renvoyer en liberté les opprimés, proclamer une année de grâce du Seigneur ». Ces jeunes, dans leur grande majorité, n’étaient pas en situation de pauvreté matérielle (encore qu’il y a bien des pauvretés qui se cachent pour éviter la honte) par contre de par le vide de leurs réponses aux questions existentielles, ils sont véritablement en situation de pauvreté dans ce domaine. Saint Vincent rappelait souvent aux Filles de la Charité qu’il n’était pas suffisant de soulager les corps, bien que cela soit indispensable, mais qu’il fallait aussi prendre soin de l’âme afin d’amener les personnes à trouver Dieu dans leur vie et ainsi l’orienter vers Lui pour une vie comblée.

Nous avons donc radicalement changé notre style d’interventions. Plutôt que de venir leur apporter quelque chose (la connaissance de notre fondateur), nous avons opté pour aller à la rencontre de leurs préoccupations, de leurs questions. Nous nous sommes mis à leur écoute, tout en les bousculant sur les réponses qu’ils avaient à trouver par eux- mêmes à ces questions existentielles. Ils ont assez rapidement compris que notre objectif n’était pas de leur en mettre plein la tête en leur montrant combien notre chemin était le meilleur mais bien au contraire qu’il était une invitation à se poser les questions fondamentales sur le mystère de l’existence.

Nos responsables provinciaux ont rapidement compris l’importance d’investir auprès de ces jeunes et nous ont détachés quasiment plein temps pour cette mission. C’est un ministère assez particulier dont nous désirons vous faire part dans ce livre. Il n’est guère possible de vivre cet apostolat à moitié, il est très prenant, le soir on en sort « lessivé » tant il nous a fallu donner de nous-même, mais c’est surtout une très belle grâce d’être investi auprès de ceux et celles qui n’intéressent que peu d’adultes. Ces jeunes nous ont beaucoup appris, ils nous obligent régulièrement à nous remettre en cause sur notre propre chemin, dans nos convictions. Ils nous interpellent et nous obligent à être en vérité, en adéquation avec ce que nous disons et ce que nous vivons.

Les chapitres constituant ce livre évoquent donc la rencontre et le cheminement que nous avons fait avec ces milliers de jeunes rencontrés pendant plusieurs années. Si d’une classe à l’autre le fil conducteur est en grande partie le même, il y a toujours des variantes puisque notre démarche propose de partir de leurs propres questions ou suggestions de débats.

Ainsi le tout de ce livre ne se vit pas en deux heures de temps, selon les classes ça sera tel ou tel sous chapitre de la grande nébuleuse du bonheur qui sera abordé.”

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Lettre Apostolique en forme de «Motu Proprio» du Souverain Pontife François ‘Aperuit Illis’ par laquelle est institué le Dimanche de la Parole de Dieu

La relation entre le Ressuscité, la communauté des croyants et l’Écriture Sainte est extrêmement vitale pour notre identité. Si le Seigneur ne nous y introduit pas, il est impossible de comprendre en profondeur l’Écriture Sainte.

Pape Francois

Lettre Apostolique en forme de «Motu Proprio» du Souverain Pontife François ‘Aperuit Illis’ par laquelle est institué le Dimanche de la Parole de Dieu

1. « Alors il ouvrit leur intelligence à la compréhension des Écritures » (Lc 24, 45). Voilà l’un des derniers gestes accomplis par le Seigneur ressuscité, avant son Ascension. Il apparaît aux disciples alors qu’ils sont rassemblés dans un même lieu, il rompt avec eux le pain et ouvre leur esprit à l’intelligence des Saintes Écritures. À ces hommes effrayés et déçus, il révèle le sens du mystère pascal : c’est-à-dire que, selon le projet éternel du Père, Jésus devait souffrir et ressusciter des morts pour offrir la conversion et le pardon des péchés (cf. Lc 24, 26.46-47) et promet l’Esprit Saint qui leur donnera la force d’être témoins de ce Mystère de salut (cf. Lc 24, 49).

La relation entre le Ressuscité, la communauté des croyants et l’Écriture Sainte est extrêmement vitale pour notre identité. Si le Seigneur ne nous y introduit pas, il est impossible de comprendre en profondeur l’Écriture Sainte. Pourtant le contraire est tout aussi vrai : sans l’Écriture Sainte, les événements de la mission de Jésus et de son Église dans le monde restent indéchiffrables. De manière juste, Saint Jérôme pouvait écrire : « Ignorer les Écritures c’est ignorer le Christ » (In Is., prologue : PL 24, 17)

2. En conclusion du Jubilé extraordinaire de la Miséricorde, j’avais demandé que l’on pense à « un dimanche entièrement consacré à la Parole de Dieu, pour comprendre l’inépuisable richesse qui provient de ce dialogue constant de Dieu avec son peuple » (Misericordia et misera, n. 7). Consacrer de façon particulière un dimanche de l’Année liturgique à la Parole de Dieu permet, par-dessus tout, de faire revivre à l’Église le geste du Ressuscité qui ouvre également pour nous le trésor de sa Parole afin que nous puissions être dans le monde des annonciateurs de cette richesse inépuisable. À cet égard, les enseignements de Saint Éphrem me viennent à l’esprit : « Qui donc est capable de comprendre toute la richesse d’une seule de tes paroles, Seigneur ? Ce que nous en comprenons est bien moindre que ce que nous en laissons, comme des gens assoiffés qui boivent à une source. Les perspectives de ta parole sont nombreuses, comme sont nombreuses les orientations de ceux qui l’étudient. Le Seigneur a coloré sa parole de multiples beautés, pour que chacun de ceux qui la scrutent puisse contempler ce qu’il aime. Et dans sa parole il a caché tous les trésors, pour que chacun de nous trouve une richesse dans ce qu’il médite » (Commentaires sur le Diatessaron, 1, 18).

Par cette Lettre, j’entends donc répondre à de nombreuses demandes qui me sont parvenues de la part du peuple de Dieu, afin que, dans toute l’Église, on puisse célébrer en unité d’intentions le Dimanche de la Parole de Dieu. Il est désormais devenu une pratique courante de vivre des moments où la communauté chrétienne se concentre sur la grande valeur qu’occupe la Parole de Dieu dans son quotidien. Dans les diverses Églises locales, de nombreuses initiatives rendent les Saintes Écritures plus accessibles aux croyants, ce qui les rend reconnaissants pour un tel don, engagés à le vivre quotidiennement et responsables de le témoigner avec cohérence.

Le Concile œcuménique Vatican II a donné une grande impulsion à la redécouverte de la Parole de Dieu par la Constitution dogmatique Dei Verbum. De ces pages, qui méritent toujours d’être méditées et vécues, émerge clairement la nature de l’Écriture Sainte, transmise de génération en génération (chap. II), son inspiration divine (chap. III) qui embrasse Ancien et Nouveau Testament (Chap. IV et V) et son importance pour la vie de l’Église (chap. VI). Pour accroître cet enseignement, Benoît XVI convoqua en 2008 une Assemblée du Synode des Évêques sur le thème « La Parole de Dieu dans la vie et la mission de l’Église », à la suite de laquelle il publia l’Exhortation Apostolique Verbum Domini, qui constitue un enseignement incontournable pour nos communautés[1]. Dans ce document, le caractère performatif de la Parole de Dieu est particulièrement approfondi surtout, lorsque dans l’action liturgique, émerge son caractère proprement sacramentel[2].

Il est donc bon que ne manque jamais dans la vie de notre peuple ce rapport décisif avec la Parole vivante que le Seigneur ne se lasse jamais d’adresser à son Épouse, afin qu’elle puisse croître dans l’amour et dans le témoignage de foi.

3. J’établis donc que le IIIe Dimanche du Temps Ordinaire soit consacré à la célébration, à la réflexion et à la proclamation de la Parole de Dieu. Ce dimanche de la Parole de Dieu viendra ainsi se situer à un moment opportun de cette période de l’année, où nous sommes invités à renforcer les liens avec la communauté juive et à prier pour l’unité des chrétiens. Il ne s’agit pas d’une simple coïncidence temporelle : célébrer le Dimanche de la Parole de Dieu exprime une valeur œcuménique, parce que l’Écriture Sainte indique à ceux qui se mettent à l’écoute le chemin à suivre pour parvenir à une unité authentique et solide.

Les communautés trouveront le moyen de vivre ce dimanche comme un jour solennel. Il sera important, en tout cas que, dans la célébration eucharistique, l’on puisse introduire le texte sacré, de manière à rendre évidente à l’assemblée la valeur normative que possède la Parole de Dieu. En ce dimanche, de façon particulière, il sera utile de souligner sa proclamation et d’adapter l’homélie pour mettre en évidence le service rendu à la Parole du Seigneur. Les Évêques pourront, en ce dimanche, célébrer le rite du lectorat ou confier un ministère similaire, pour rappeler l’importance de la proclamation de la Parole de Dieu dans la liturgie. Il est fondamental, en effet, de faire tous les efforts nécessaires pour former certains fidèles à être de véritables annonciateurs de la Parole avec une préparation adéquate, comme cela se produit de manière désormais habituelle pour les acolytes ou les ministres extraordinaires de la communion. De la même manière, les prêtres en paroisse pourront trouver la forme la plus adéquate pour la remise de la Bible, ou de l’un de ses livres, à toute l’assemblée, afin de faire ressortir l’importance d’en continuer la lecture dans sa vie quotidienne, de l’approfondir et de prier avec la Sainte Écriture, se référant de manière particulière à la Lectio Divina.

4. Le retour du peuple d’Israël dans sa patrie, après l’exil babylonien, fut marqué de façon significative par la lecture du livre de la Loi. La Bible nous offre une description émouvante de ce moment dans le livre de Néhémie. Le peuple est rassemblé à Jérusalem sur la place de la Porte des Eaux à l’écoute de la Loi. Dispersé par la déportation, il se retrouve maintenant rassemblé autour de l’Écriture Sainte comme s’il était « un seul homme » (Ne 8, 1). À la lecture du livre sacré, le peuple « écoutait » (Ne 8, 3), sachant qu’il retrouvait dans cette parole le sens des événements vécus. La réaction à la proclamation de ces paroles fut l’émotion et les pleurs : « Esdras lisait un passage dans le livre de la loi de Dieu, puis les lévites traduisaient, donnaient le sens, et l’on pouvait comprendre. Néhémie le gouverneur, Esdras qui était prêtre et scribe, et les lévites qui donnaient les explications, dirent à tout le peuple : « Ce jour est consacré au Seigneur votre Dieu ! Ne prenez pas le deuil, ne pleurez pas ! » Car ils pleuraient tous en entendant les paroles de la Loi. […] Ne vous affligez pas : la joie du Seigneur est votre rempart ! » (Ne 8, 8-10).

Ces mots contiennent un grand enseignement. La Bible ne peut pas être seulement le patrimoine de quelques-uns et encore moins une collection de livres pour quelques privilégiés. Elle appartient, avant tout, au peuple convoqué pour l’écouter et se reconnaître dans cette Parole. Souvent, il y a des tendances qui tentent de monopoliser le texte sacré en le reléguant à certains cercles ou groupes choisis. Il ne peut en être ainsi. La Bible est le livre du peuple du Seigneur qui, dans son écoute, passe de la dispersion et de la division à l’unité. La Parole de Dieu unit les croyants et les rend un seul peuple.

5. Dans cette unité générée par l’écoute, les pasteurs ont en premier lieu la grande responsabilité d’expliquer et de permettre à tous de comprendre l’Écriture Sainte. Puisqu’elle est le livre du peuple, ceux qui ont la vocation d’être ministres de la Parole doivent ressentir avec force l’exigence de la rendre accessible à leur communauté.

L’homélie, en particulier, revêt une fonction tout à fait particulière, car elle possède « un caractère presque sacramentel » (Evangelii Gaudium, n. 142). Faire entrer en profondeur dans la Parole de Dieu, dans un langage simple et adapté celui qui écoute, permet au prêtre de faire découvrir également la « beauté des images que le Seigneur utilisait pour stimuler la pratique du bien » (Ibid.). C’est une opportunité pastorale à ne pas manquer !

Pour beaucoup de nos fidèles, en effet, c’est l’unique occasion qu’ils possèdent pour saisir la beauté de la Parole de Dieu et de la voir se référer à leur vie quotidienne. Il faut donc consacrer le temps nécessaire à la préparation de l’homélie. On ne peut improviser le commentaire aux lectures sacrées. Pour nous, comme prédicateurs, il est plutôt demandé de ne pas s’étendre au-delà de la mesure avec des homélies ou des arguments étrangers. Quand on s’arrête pour méditer et prier sur le texte sacré, on est capable de parler avec son cœur pour atteindre le cœur des personnes qui écoutent, pour exprimer l’essentiel qui est reçu et qui produit du fruit. Ne nous lassons jamais de consacrer du temps et de prier avec l’Écriture Sainte, pour qu’elle soit accueillie « pour ce qu’elle est réellement, non pas une parole d’hommes, mais la parole de Dieu » (1Th 2, 13).

Il est également souhaitable que les catéchistes, par le ministère dont ils sont revêtus, aident à faire grandir dans la foi, ressentant l’urgence de se renouveler à travers la familiarité et l’étude des Saintes Écritures, leur permettant de favoriser un vrai dialogue entre ceux qui les écoutent et la Parole de Dieu.

6. Avant de se manifester aux disciples enfermés au cénacle et de les ouvrir à l’intelligence de l’Écriture (cf. Lc 24, 44-45), le Ressuscité apparaît à deux d’entre eux sur le chemin qui mène de Jérusalem à Emmaüs (cf. 24, 13-35). Le récit de l’évangéliste Luc note que c’est le jour de la Résurrection, c’est-à-dire le dimanche. Ces deux disciples discutent sur les derniers événements de la passion et de la mort de Jésus. Leur chemin est marqué par la tristesse et la désillusion de la fin tragique de Jésus. Ils avaient espéré en Lui le voyant comme le Messie libérateur, mais ils se trouvent devant le scandale du Crucifié. Discrètement, le Ressuscité s’approche et marche avec les disciples, mais ceux-ci ne le reconnaissent pas (cf. v. 16). Au long du chemin, le Seigneur les interroge, se rendant compte qu’ils n’ont pas compris le sens de sa passion et de sa mort ; il les appelle « esprits sans intelligence et lents à croire » (v. 25) « et, partant de Moïse et de tous les Prophètes, il leur interpréta, dans toute l’Écriture, ce qui le concernait » (v. 27) Le Christ est le premier exégète ! Non seulement les Écritures anciennes ont anticipé ce qu’Il aurait réalisé, mais Lui-même a voulu être fidèle à cette Parole pour rendre évidente l’unique histoire du salut qui trouve dans le Christ son accomplissement.

7. La Bible, par conséquent, en tant qu’Écriture Sainte, parle du Christ et l’annonce comme celui qui doit traverser les souffrances pour entrer dans la gloire (cf. v. 26). Ce n’est pas une seule partie, mais toutes les Écritures qui parlent de Lui. Sa mort et sa résurrection sont indéchiffrables sans elles. C’est pourquoi l’une des confessions de foi les plus anciennes souligne que « le Christ est mort pour nos péchés conformément aux Écritures, et il fut mis au tombeau ; il est ressuscité le troisième jour conformément aux Écritures, il est apparu à Pierre » (1Co 15, 3-5). Puisque les Écritures parlent du Christ, elles permettent de croire que sa mort et sa résurrection n’appartiennent pas à la mythologie, mais à l’histoire et se trouvent au centre de la foi de ses disciples.

Le lien entre l’Écriture Sainte et la foi des croyants est profond. Puisque la foi provient de l’écoute et que l’écoute est centrée sur la parole du Christ (cf. Rm 10, 17), l’invitation qui en découle est l’urgence et l’importance que les croyants doivent réserver à l’écoute de la Parole du Seigneur, tant dans l’action liturgique que dans la prière et la réflexion personnelle.

8. Le « voyage » du Ressuscité avec les disciples d’Emmaüs se termine par le repas. Le mystérieux Voyageur accepte l’insistante demande que lui adressent les deux compagnons : « Reste avec nous, car le soir approche et déjà le jour baisse » (Lc 24, 29). S’assoyant à table avec eux, Jésus prend le pain, récite la bénédiction, le rompt et le leur donne. Alors, leurs yeux s’ouvrirent et ils le reconnurent. (cf. v. 31)

Nous comprenons de cette scène, combien est inséparable le rapport entre l’Écriture Sainte et l’Eucharistie. Le Concile Vatican II enseigne : « L’Église a toujours vénéré les divines Écritures comme elle le fait aussi pour le Corps même du Seigneur, elle qui ne cesse pas, surtout dans la sainte liturgie, de prendre le pain de vie de la table de la Parole de Dieu et de celle du Corps du Christ, pour l’offrir aux fidèles » (Dei Verbum, n. 21).

La fréquentation constante de l’Écriture Sainte et la célébration de l’Eucharistie rendent possible la reconnaissance entre personnes qui s’appartiennent. En tant que chrétiens, nous sommes un seul peuple qui marche dans l’histoire, fort de la présence du Seigneur parmi nous qui nous parle et nous nourrit. Ce jour consacré à la Bible veut être non pas « une seule fois par an », mais un événement pour toute l’année, parce que nous avons un besoin urgent de devenir familiers et intimes de l’Écriture Sainte et du Ressuscité, qui ne cesse de rompre la Parole et le Pain dans la communauté des croyants. C’est pourquoi nous avons besoin d’entrer constamment en confiance avec l’Écriture Sainte, sinon le cœur restera froid et les yeux resteront fermés, frappés comme par d’innombrables formes de cécité.

Écriture et Sacrements sont donc inséparables. Lorsque les sacrements sont introduits et illuminés par la Parole, ils se manifestent plus clairement comme le but d’un chemin où le Christ lui-même ouvre l’esprit et le cœur pour reconnaître son action salvifique. Il est nécessaire, dans ce contexte, de ne pas oublier l’enseignement qui vient du livre de l’Apocalypse. Il est dit ici que le Seigneur est à la porte et qu’Il frappe. Si quelqu’un entend sa voix et lui ouvre, Il entre pour dîner avec lui (cf. 3, 20). Le Christ Jésus, à travers l’Écriture Sainte, frappe à notre porte; si nous écoutons et ouvrons la porte de notre esprit et celle de notre cœur, alors Il entrera dans notre vie et demeurera avec nous.

9. Dans la deuxième lettre à Timothée, qui constitue en quelque sorte son testament spirituel, saint Paul recommande à son fidèle collaborateur de fréquenter constamment l’Écriture Sainte. L’Apôtre est convaincu que « toute l’Écriture est inspirée par Dieu ; elle est utile pour enseigner, dénoncer le mal, redresser, éduquer dans la justice » (cf. 3, 16). Cette recommandation de Paul à Timothée constitue une base sur laquelle la Constitution conciliaire Dei Verbum aborde le grand thème de l’inspiration de l’Écriture Sainte, une base dont émergent en particulier la finalité salvifique, la dimension spirituelle et le principe de l’incarnation pour l’Écriture Sainte.

Rappelant tout d’abord la recommandation de Paul à Timothée, Dei Verbum souligne que « les livres de l’Écriture enseignent fermement, fidèlement et sans erreur la vérité que Dieu a voulu voir consigner dans les Lettres sacrées pour notre salut » (n. 11). Puisque celles-ci enseignent en vue du salut pour la foi dans le Christ (2 Tm 3, 15), les vérités qu’elles contiennent servent à notre salut. La Bible n’est pas une collection de livres d’histoires ni de chroniques, mais elle est entièrement tournée vers le salut intégral de la personne. L’indéniable enracinement historique des livres contenus dans le texte sacré ne doit pas faire oublier cette finalité primordiale : notre salut. Tout est orienté vers cette finalité inscrite dans la nature même de la Bible, qui est composée comme histoire du salut dans laquelle Dieu parle et agit pour aller à la rencontre de tous les hommes, pour les sauver du mal et de la mort.

Pour atteindre ce but salvifique, l’Écriture Sainte, sous l’action de l’Esprit Saint, transforme en Parole de Dieu la parole des hommes écrite de manière humaine (cf. Dei Verbum, n. 12). Le rôle de l’Esprit Saint dans la Sainte Écriture est fondamental. Sans son action, le risque d’être enfermé dans le texte serait toujours un danger, rendant facile l’interprétation fondamentaliste, d’où nous devons rester à l’écart afin de ne pas trahir le caractère inspiré, dynamique et spirituel que possède le texte sacré. Comme le rappelle l’Apôtre, « la lettre tue, mais l’Esprit donne la vie » (2 Co 3, 6). Le Saint-Esprit transforme donc la Sainte Écriture en une Parole vivante de Dieu, vécue et transmise dans la foi de son peuple saint.

10. L’action de l’Esprit Saint ne concerne pas seulement la formation de l’Écriture Sainte, mais agit aussi chez ceux qui se mettent à l’écoute de la Parole de Dieu. Elle est importante l’affirmation des Pères conciliaires selon laquelle l’Écriture Sainte doit être « lue et interprétée à la lumière du même Esprit par lequel elle a été écrite » (Dei Verbum, n. 12). Avec Jésus Christ, la révélation de Dieu atteint son accomplissement et sa plénitude ; pourtant, l’Esprit Saint continue son action. En effet, il serait réducteur de limiter l’action de l’Esprit Saint uniquement à la nature divinement inspirée de l’Écriture Sainte et à ses différents auteurs. Il est donc nécessaire d’avoir confiance en l’action de l’Esprit Saint qui continue à réaliser sa forme particulière d’inspiration lorsque l’Église enseigne l’Écriture Sainte, lorsque le Magistère l’interprète authentiquement (cf. ibid., 10) et quand chaque croyant en fait sa norme spirituelle. Dans ce sens, nous pouvons comprendre les paroles de Jésus quand, aux disciples qui lui confirment avoir saisi le sens de ses paraboles, Il dit : « C’est pourquoi tout scribe devenu disciple du royaume des Cieux est comparable à un maître de maison qui tire de son trésor du neuf et de l’ancien » (Mt 13, 52).

11. Dei Verbum précise enfin que « les paroles de Dieu, passant par les langues humaines, sont devenues semblables au langage des hommes, de même que jadis le Verbe du Père éternel, ayant assumé l’infirmité de notre chair, est devenu semblable aux hommes » (n. 13). C’est comme dire que l’Incarnation du Verbe de Dieu donne forme et sens à la relation entre la Parole de Dieu et le langage humain, avec ses conditions historiques et culturelles. C’est dans cet événement que prend forme la Tradition, qui elle aussi est Parole de Dieu (cf. Ibid., n. 9). On court souvent le risque de séparer entre elles l’Écriture Sainte et la Tradition, sans comprendre qu’ensemble elles sont l’unique source de la Révélation. Le caractère écrit de la première ne diminue en rien le fait qu’elle soit pleinement parole vivante ; de même que la Tradition vivante de l’Église, qui la transmet sans cesse au cours des siècles de génération en génération, possède ce livre sacré comme la « règle suprême de la foi » (Ibid., n. 21). D’ailleurs, avant de devenir un texte écrit, la Parole de Dieu a été transmise oralement et maintenue vivante par la foi d’un peuple qui la reconnaissait comme son histoire et son principe d’identité parmi tant d’autres peuples. La foi biblique se fonde donc sur la Parole vivante et non pas sur un livre.

12. Lorsque l’Écriture Sainte est lue dans le même esprit que celui avec lequel elle a été écrite, elle demeure toujours nouvelle. L’Ancien Testament n’est jamais vieux une fois qu’on le fait entrer dans le Nouveau, car tout est transformé par l’unique Esprit qui l’inspire. Tout le texte sacré possède une fonction prophétique : il ne concerne pas l’avenir, mais l’aujourd’hui de celui qui se nourrit de cette Parole. Jésus lui-même l’affirme clairement au début de son ministère : « Aujourd’hui s’accomplit ce passage de l’Écriture que vous venez d’entendre » (Lc 4, 21). Celui qui se nourrit chaque jour de la Parole de Dieu se fait, comme Jésus, contemporain des personnes qu’il rencontre ; il n’est pas tenté de tomber dans des nostalgies stériles du passé ni dans des utopies désincarnées vers l’avenir.

L’Écriture Sainte accomplit son action prophétique avant tout à l’égard de celui qui l’écoute. Elle provoque douceur et amertume. Rappelons-nous les paroles du prophète Ézéchiel lorsque le Seigneur l’invite à manger le rouleau du livre, il confie : « dans ma bouche il fut doux comme du miel » (cf. 3, 3). Même l’évangéliste Jean sur l’île de Patmos revit la même expérience qu’Ézéchiel de manger le livre, mais il ajoute quelque chose de plus spécifique : « Dans ma bouche il était doux comme le miel, mais, quand je l’eus mangé, il remplit mes entrailles d’amertume » (Ap 10, 10).

L’effet de douceur de la Parole de Dieu nous pousse à la partager avec ceux que nous rencontrons au quotidien pour leur exprimer la certitude de l’espérance qu’elle contient (cf. 1 P 3, 15-16). L’amertume, à son contraire, est souvent offerte lorsqu’on saisit à quel point il nous est difficile de vivre la parole de manière cohérente, ou se voit même refusée d’être touchée du doigt parce qu’elle n’est pas retenue valable pour donner un sens à la vie. Il est donc nécessaire de ne jamais s’accoutumer à la Parole de Dieu, mais de se nourrir de celle-ci pour découvrir et vivre en profondeur notre relation avec Dieu et avec nos frères.

13. Une autre provocation qui provient de l’Écriture Sainte est celle qui concerne la charité. Constamment la Parole de Dieu rappelle l’amour miséricordieux du Père qui demande à ses enfants de vivre dans la charité. La vie de Jésus est l’expression pleine et parfaite de cet amour divin qui ne retient rien pour lui-même, mais qui s’offre à tous sans réserve. Dans la parabole du pauvre Lazare, nous trouvons une indication précieuse. Lorsque Lazare et le riche meurent, celui-ci, voyant le pauvre dans le sein d’Abraham, demande qu’il soit envoyé à ses frères pour les avertir de vivre l’amour du prochain, pour éviter qu’eux aussi subissent ses propres tourments. La réponse d’Abraham est cinglante : « Ils ont Moïse et les prophètes, qu’ils les écoutent » (Lc 16, 29). Écouter les Saintes Écritures pour pratiquer la miséricorde : c’est un grand défi pour notre vie. La Parole de Dieu est en mesure d’ouvrir nos yeux pour nous permettre de sortir de l’individualisme qui conduit à l’asphyxie et à la stérilité tout en ouvrant grand la voie du partage et de la solidarité.

14. L’un des épisodes les plus significatifs du rapport entre Jésus et les disciples est le récit de la Transfiguration. Jésus monte sur la montagne pour prier avec Pierre, Jacques et Jean. Les évangélistes se rappellent que, tandis que le visage et les vêtements de Jésus resplendissaient, deux hommes conversaient avec Lui : Moïse et Élie, qui incarnent respectivement la Loi et les Prophètes, c’est-à-dire les Saintes Écritures. La réaction de Pierre, à cette vue, est remplie d’un joyeux émerveillement : « Maître, il est bon que nous soyons ici ! Faisons trois tentes : une pour toi, une pour Moïse, et une pour Élie » (Lc 9, 33). A ce moment-là, une nuée les couvrit de son ombre et les disciples furent saisis de peur.

La Transfiguration rappelle la fête des tentes, quand Esdras et Néhémie lisaient le texte sacré au peuple, après le retour de l’exil. Dans un même temps, elle anticipe la gloire de Jésus en préparation au scandale de la passion, gloire divine qui est également évoquée par la nuée qui enveloppe les disciples, symbole de la présence du Seigneur. Cette Transfiguration est semblable à celle de l’Écriture Sainte qui se transcende lorsqu’elle nourrit la vie des croyants. Comme le rappelle Verbum Domini : « Dans la saisie de l’articulation entre les différents sens de l’Écriture, il devient alors décisif de comprendre le passage de la lettre à l’esprit. Il ne s’agit pas d’un passage automatique et spontané ; il faut plutôt un dépassement de la lettre » (n. 38).

15. Sur le chemin d’accueil de la Parole de Dieu nous accompagne la Mère du Seigneur, reconnue comme bienheureuse parce qu’elle a cru en l’accomplissement de ce que le Seigneur lui avait dit (cf. Lc 1, 45). La béatitude de Marie précède toutes les béatitudes prononcées par Jésus pour les pauvres, les affligés, les humbles, les pacificateurs et ceux qui sont persécutés, car c’est la condition nécessaire pour toute autre béatitude. Aucun pauvre n’est bienheureux parce qu’il est pauvre ; Il le devient, comme Marie, s’il croit en l’accomplissement de la Parole de Dieu. C’est ce que rappelle un grand disciple et maître des Saintes Écritures, saint Augustin : « Quelqu’un au milieu de la foule, particulièrement pris par l’enthousiasme, s’écria : Bienheureux le sein qui t’a porté. Et lui de répondre : Bienheureux plutôt ceux qui écoutent la parole de Dieu et qui la gardent. C’est comme dire : ma mère, que tu appelles bienheureuse, est bienheureuse précisément parce qu’elle garde la Parole de Dieu, non pas parce que le Verbe est devenu chair en elle et a vécu parmi nous, mais parce qu’elle garde la parole même de Dieu par qui elle a été créée, et qu’en elle Il s’est fait chair » (Comm. l’év. de Jn., 10, 3).

Que le Dimanche de la Parole de Dieu puisse faire grandir dans le peuple de Seigneur la religiosité et l’assiduité familière avec les Saintes Écritures, comme l’auteur sacré enseignait déjà dans les temps anciens « Elle est tout près de toi, cette Parole, elle est dans ta bouche et dans ton cœur, afin que tu la mettes en pratique » (Dt 30, 14).

Donné à Rome, près de saint Jean du Latran, le 30 septembre 2019

En la mémoire liturgique de saint Jérôme, en ce début du 1600e anniversaire de sa mort.


[1] Cf. AAS 102 (2010), 692-787.

[2] « La sacramentalité de la Parole se comprend alors par analogie à la présence réelle du Christ sous les espèces du pain et du vin consacrés. En nous approchant de l’autel et en prenant part au banquet eucharistique, nous communions réellement au corps et au sang du Christ. La proclamation de la Parole de Dieu dans la célébration implique la reconnaissance que le Christ lui-même est présent et s’adresse à nous pour être écouté », Verbum Domini, 56.

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Publication. La petite troupe de Monsieur Vincent. Joachim aux 1000 idées. Béatrice ÉGÉMAR

Les aventures touchantes et pleines de tendresse de la petite troupe de Monsieur Vincent des infants infatigables ayant à coeur de venir en aide aux plus démunis. Sous la houlette de Saint Vincent de Paul et de ses Filles de la Charité, ils savent faire preuve d'une bonne dosse de courage et d'imagination !

CMission

Publication. La petite troupe de Monsieur Vincent. Joachim aux 1000 idées. Béatrice ÉGÉMAR

Gardoise d’origine, Béatrice Égémar vit en Touraine depuis 2004. Après des études de droit, de chant, et quelques années passées à travailler comme cadre, elle se consacre à l’éducation de ses 4 enfants et à l’écriture.

Elle a écrit une trentaine d’ouvrages pour la jeunesse, avec une prédilection pour les romans historiques :« Elle posait pour Picasso » publié chez Gulf Stream, « L’eau des anges », « L’eau du roi » et « L’eau bleue », une trilogie sur l’histoire de la parfumerie publiée aux éditions de l’Archipel, « Le fils du traître » et « L’étrangère », série « Les espions de Pharaon » chez Fleurus.

Depuis 2013, Béatrice écrit aussi des romans policiers historiques pour adultes, avec « Le Printemps des enfants perdus » et « Le fard et le poison », tous deux publiés par les Presses de la Cité. Son intérêt pour l’histoire de la parfumerie l’a même conduite à suivre une formation de parfumeuse !

JOACHIM AUX 1000 IDÉES

Premier tome d’une nouvelle collection consacrée aux enfants évoluant autour de Saint Vincent de Paul, ce livre s’attache à Joachim et à sa vie dans le quartier des Halles de Paris. A la fois tendre, très fidèle à la réalité historique et plein de suspens, ce livre de Béatrice Egemar offre aux enfants une opportunité précieuse de se plonger dans l’histoire de Monsieur de Paul et dans l’histoire des enfants pauvres à Paris à cette époque.

Collection :La petite troupe de Monsieur Vincent
Date de parution :4 oct. 2019
Pagination :160 pages
Format :14 cm X 21 cm
ISBN :978-27-2892-716-6
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Parution livre numérique : « Monsieur, c’est à nos parents que vous devriez parler » par Vincent GOGUEY CM

Parution livre numérique :

« Monsieur, c’est à nos parents que vous devriez parler »

Voici la parution d’un livre numérique : “Monsieur, c’est à nos parents que vous devriez parler” évoquant la mission de deux frères “Lazaristes”, Eric Ravoux et Vincent Goguey, auprès des collégiens et lycéens, vécue depuis 10 ans, un peu partout en France et en Belgique.

Sur le fond, c’est principalement les grandes questions du sens de la vie qui sont abordées.

Sur la forme, en le lisant, vous vous retrouverez dans une salle de classe où les jeunes sont en discussion avec les missionnaires. Cette forme de discussion permet d’assez bien appréhender tout l’environnement mental, familial, et la manière d’approcher notre société de la part  des jeunes d’aujourd’hui.

Ce fut pour nous une très belle mission qui se continue encore. Occasion d’action de grâce pour tant de merveilles vécues dans ces rencontres de jeunes de tous milieux.

Il est au prix de 4,99€ afin d’être le plus abordable possible.

Rencontre avec les jeunes pour aller au-delà des clichés

Les jeunes sont-ils ces êtres égoïstes, uniquement préoccupés d’eux-mêmes et sans aucun sens des valeurs que notre société, inquiète et volontiers pessimiste, veut souvent nous laisser entendre ?

Pendant une dizaine d’années, deux prêtres de la Congrégation de la Mission (Saint Vincent de Paul) sont allés à leur rencontre dans leurs classes, en France et en Belgique, pour les découvrir, accueillir leur questionnement et les interpeller sur le sens qu’ils donnent à leur vie.

Pour ces deux hommes, ce fut une source de joie et d’émerveillement. Quelles richesses chez tous ces jeunes qui ont aussi besoin d’être reconnus, encouragés et de découvrir en face d’eux des adultes ne fuyant pas leurs questions existentielles !

Ce livre vous fait entrer dans des classes où les élèves se sont livrés tels qu’ils sont. C’est une occasion pour chacun, jeune ou adulte, de se requestionner sur ce que nous faisons réellement de notre existence.

Vincent GOGUEY, CM 🔸

Ce livre vous fait entrer dans des classes où les élèves se sont livrés tels qu’ils sont. C’est une occasion pour chacun, jeune ou adulte, de se requestionner sur ce que nous faisons réellement de notre existence.

POUR PLUS D’INFORMATION :

 

FAIRE CLICK ICI : 

https://www.librinova.com/librairie/vincent-goguey/monsieur-c-est-a-nos-parents-que-vous-devriez-parler

Nouveauté éditoriale : « LES ORPHELINS DE PARIS ». Collection ‘les disciples invisibles’. Cyril LEPEIGNEUX – Alban MARILLEAU

Nouveauté éditoriale : « LES ORPHELINS DE PARIS ». Collection ‘les disciples invisibles’.

Cyril LEPEIGNEUX – Alban MARILLEAU

Avec Jeanne, François Louis et Bushmills en route pour un fabuleux voyage dans le temps !

L’histoire de trois enfants projetés dans le Paris de Louis XIII ! Ils vont rencontrer saint Vincent de Paul et déjouer un trafic d’enfants : une aventure qui leur permet de vivre au cœur de l’Histoire.

La plume alerte de Cyril Lepeigneux et le trait plein de vie d’Alban Marilleau : une série historique qui va dépoter !

” C’est une très bonne idée ce voyage dans le temps ; parfois on a un peu peur, il y a des moments pas drôles mais heureusement cela se finit bien ! L’idée de raconter à chaque fois ces histoires avec des saints comme ici Saint Vincent de Paul ou Jeanne d’Arc, c’est très chouette ; si les livres étaient plus longs ça serait encore mieux car on n’a pas envie que cela se termine trop vite”. Madeleine, 9 ans

Un extrait du livre

« … Soudain, le silence se fait et la foule se sépare en deux. Un homme encore jeune et habillé en noir, bouscule François, mais lui sourit en lui tapotant sur la tête. Il se dirige ensuite vers le pauvre prisonnier qui continue à crier.

– On dirait Vincent de Paul avec cette tête et ces habits, chuchote Louis.

L’homme en noir est en effet habillé comme un prêtre du XVIIe siècle, avec une soutane usée et une calotte noire sur la tête. Il bénit les prisonniers et les accompagne sur le Grand-Pont qui enjambe la Seine en direction de la prison royale de la Conciergerie, non loin de la Sainte Chapelle… » (p. 31)

L’auteur

Cyril LEPEIGNEUX. Marié et père de famille. Cyril Lepeigneux est un jeune journaliste travaillant pour la chaine de télévision KTO où il a beaucoup de succès. Il est aussi l’auteur de “Premières Années de Mariage” (Mame, 2007) et de “Les belles histoires de l’enfance des saints” (Mame, 2012).

Alban Marilleau a fait ses premières armes dans la presse et dans l’édition jeunesse, en publiant notamment ses illustrations et planches dans D Lire, Astrapi, Filotéo chez Bayard, ainsi qu’aux éditions Nathan et Larousse. Il réalise actuellement la bande dessinée Le Pays sans passion, conte pour adultes qui relate la rivalité de deux frères épris d’une même femme. L’intrigue se déroule dans une région inconnue à la végétation paradisiaque où il est interdit d’éprouver la moindre passion. L’histoire est dessinée directement à la plume sans crayonnés, afin d’aller vers un langage le plus naturel possible et de conserver la spontanéité du dessin et de la narration.

Éditions MAME 🔸

Jeanne, François et leur cousin Louis sont en vacances chez leurs grands-parents. Mais alors qu’ils sont partis à la recherche du chat de la maison, ils sont projetés dans le temps ! Les voilà plongés en 1619, à la rencontre de saint Vincent de Paul et d’un mystérieux trafic d’enfants… Une formidable aventure dans le Paris de Louis XIII !

Explications :
CONTACT ET PROMOTION

Mathilde de Chefdebien

Téléphone : 01 42 84 85 96

mail : m.dechefdebien@fleuruseditions.com

 

ÉDITIONS MAME

15/27, rue Moussorgski

75895 Paris cedex 18

Téléphone : 01 42 84 86 00 / 01 42 84 36 37

www.mameeditions.com

 

Dès 8 ans

144 pages

10,90 euros