Rencontre du comité national de la famille vincentienne le 25 novembre 2019

Les recommandations du bureau international de la famille vincentienne sont remises à chaque membre pour aider les coordinations nationales à établir leur texte de référence. Elles sont commentées par le coordinateur international. Il nous informe que la famille mondiale regroupe 156 branches.

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Rencontre du comité national de la famille vincentienne le 25 novembre 2019

C’est autour d’un café dans la salle du conseil de la province France-Suisse-Belgique des Filles de la Charité, au 9 rue Cler à Paris, que se sont retrouvés les délégués de la coordination nationale de la famille vincentienne le 25 novembre dernier. Etaient présents le P. Jo AGOSTINO, coordinateur international de la famille vincentienne, le P. GHALI, son traducteur, le P. Bernard MASSARINI, coordinateur national de la famille vincentienne, Sr Blandine KLEIN, Supérieure Générale des Sœurs de la Charité de Strasbourg, accompagnée de Mme Fanny DOUHAIRE, chargée de projets de la congrégation, la présidente de Jeunesse Mariale Vincentienne (JMV), le P. DANJOU, sous-directeur de l’Archiconfrérie de la Sainte Agonie, accompagné de Mme Brigitte DARX, M. Michel LANTERNIER, président de la Société Saint Vincent de Paul (SSVP), Sr Marie-Vianney RESSEGAND, Supérieure générale des Sœurs de l’Union-Chrétienne de Saint Chaumond, Mme France MORANE, présidente des Equipes Saint Vincent-AIC France (ESV-AIC France) et Mme Muriel WITTMANN, vice-présidente, le P. Gilles MORIN, provincial des Religieux de St Vincent de Paul (RSVP), Sr Eliane BULTEL, déléguée des Filles de la Charité (FDLC), le P. Jean-François DESCLAUX, conseiller spirituel de la SSVP, Sr Pascale HARATYK, une conseillère des sœurs de Sainte Jeanne-Antide Thouret, et Marie-Pierre FLOUR, chargée de communication de la famille vincentienne. Nous ont rejoints l’après-midi le Visiteur des Lazaristes, le P. Christian MAUVAIS, ainsi que le P. Patrick RABARISON, cm.

Après avoir signalé que le président de la SSVP et la présidente des ESV-AIC France ont été rencontrés par le coordinateur international de la famille vincentienne, le P. Bernard Massarini brosse un bref rappel de l’état de nos liens avec Depaul France. Il rappelle qu’étant membres de la famille vincentienne internationale sans être de la coordination en France, nous les avons associés à nos initiatives communes : délégation romaine à l’anniversaire du charisme vincentien à Rome, notre vidéo de services auprès des sans-abris pour la deuxième journée mondiale du pauvre et sur la carte de la présence des branches de la famille vincentienne en France.

Les recommandations du bureau international de la famille vincentienne sont remises à chaque membre pour aider les coordinations nationales à établir leur texte de référence. Elles sont commentées par le coordinateur international. Il nous informe que la famille mondiale regroupe 156 branches. Devant ce nombre important, un représentant de chaque branche ne pouvant être présent au conseil international de la famille vincentienne, il a été choisi de constituer ce conseil de 4 membres de droit (les Filles de la Charité, les ESV-AIC France, la SSVP et les Lazaristes) et des représentants d’autres branches qui se renouvellent tous les trois ans. Après l’élection du nouveau coordinateur national, le P. Jo Agostino propose au comité national de choisir au sein de ce comité deux ou trois personnes pour rédiger un projet de texte de base qui intègre toutes les nuances nécessaires pour un bon fonctionnement.

Il est demandé au coordinateur international de communiquer les critères d’accueil des nouveaux membres dans la famille. Ils sont donc énoncés :

– que la branche ait St Vincent ou un des saints de la famille vincentienne comme fondateur 

– qu’elle soit constituée comme groupe (constitutions, statuts, associations)

– qu’elle soit reconnue comme mouvement légitime (par l’Eglise ou par l’Etat civil)

– qu’elle ait pour but principal le service des pauvres.

 S’en suit une longue discussion sur notre identité en famille avec le rappel des choix spécifiques pour l’accueil de nouveaux membres de chacune de nos branches et des difficultés rencontrées pour continuer à déployer nos spécificités lorsque les frontières ne sont pas clairement établies.

Il est également rappelé qu’une fois membre de la famille vincentienne, il faut accepter d’entrer dans un processus de formation pour apprendre à connaitre et pratiquer le charisme afin d’approfondir son ancrage vincentien. Le partage se termine avec la décision d’attendre le texte de la coordination internationale pour repenser le texte charte. Il sera élaboré lors de la  prochaine rencontre.

En milieu de journée nous célébrons la messe à l’oratoire des Filles de la Charité, un fort moment de pause de notre journée pour refaire notre unité.

Après la pause déjeuner, un tour de table permet à chacun de partager les nouvelles de sa branche. Les sœurs de la Charité de Strasbourg nous partagent la joie d’avoir fait une retraite au Berceau avec les sœurs de la Charité de Besançon, retraite prêchée par le P. MAUVAIS, provincial des Lazaristes. Elles nous présentent un livre d’une des sœurs de leur congrégation qui partage son itinéraire de consacrée au service des plus fragiles : « Ce que vous faites au plus petit. Témoignage d’une sœur de la Charité – de la cornette à la tablette » de Sœur Denise Baumann.

La déléguée de Jeunesse Mariale Vincentienne exprime la joie de leur rassemblement annuel dans ces locaux. Leur nouveau site internet sera prêt le jour anniversaire de la fête de la Médaille Miraculeuse.

Le P. RABARISON, délégué de la commission animation vincentienne de France, présente la version commentée de l’exhortation ‘Christus vivit’ destinée aux jeunes (la JMV y est présente) ainsi qu’un commentaire auquel il a contribué. Il nous invite à être inventifs pour concilier identité et richesse de notre patrimoine.

Le président de la SSVP évoque deux initiatives auprès des sans-abris en Seine-Saint Denis et dans le Val de Marne. Il a aussi commencé à envoyer des jeunes vincentiens en séjour à l’étranger. Les premiers sont partis chez les Religieux de St Vincent de Paul en Côte d’Ivoire et au Burkina Faso, d’autres chez les Lazaristes au Cameroun. Ils sont en recherche de nouveaux lieux de chute chez les FDLC. Est évoquée l’idée de reprendre une instance vincentienne de coopération de style MISEVI en France.

Les sœurs de l’Union-Chrétienne de Saint Chaumond continuent leur travail d’éducation dans leurs établissements. Elles ont eu cette année une profession solennelle et une temporaire et se préparent à leur chapitre général en juillet prochain.

Les ESV-AIC France sont heureuses d’être invitées mensuellement par le ministère de la cohésion sociale. Le projet « Louise et Rosalie » avance bien. Il s’agit d’un projet d’accueil de jour de femmes à la rue au 97 rue de Sèvres à Paris. Il devrait pouvoir voir le jour début juillet 2020 avec ouverture officielle en septembre prochain. L’espace est conçu pour 15 à 20 femmes avec un accompagnement personnalisé en plus du service offert aux personnes.

Les Religieux de St Vincent de Paul vont avoir leur chapitre général en mai 2020 et s’apprêtent à célébrer leur 175e anniversaire de fondation les 2 et 3 mars 2020.

L’Association de la Médaille Miraculeuse continue la permanence d’écoute huit heures par jour : une écoute téléphonique auquel les appelants sont très sensibles.

Les Filles de le Charité sont en démarche d’assemblée en trois étapes : domestiques (locales), provinciales en 2020 et générales en 2021. Elles ont eu des journées fraternelles de formation et quatre temps de formation pour les responsables de communauté. Elles mettent l’accent sur la découverte du charisme dans les établissements scolaires sous tutelle. Quelques sœurs sont engagées dans la formation des laïcs des secteurs éducatif et sanitaire et social. Un parcours en huit rencontres sur deux ans. Il s’agit de découvrir les fondateurs pour vivre du charisme dans la problématique d’aujourd’hui, une attention est donnée à la dimension du care/soin et de l’écologie.

L’Archiconfrérie de la Sainte Agonie continue à développer le climat de piété et de prière avec Jésus à Gethsémani pour des personnes qui se retrouvent une fois par mois autour de la solitude de Jésus à Gethsémani pour prier pour le monde. Elles se retrouvent à la chapelle de la sainte agonie  au 95 rue de Sèvres à Paris.

Les Sœurs de Gethsémani, quant à elles, ont quitté Paris mais ont trouvé une façon de donner à leur maison une finalité qui reste dans le charisme vincentien. Elles la louent à une association qui propose de la colocation entre personnes en difficultés sociales et croyants soucieux d’aider à la réinsertion de ces personnes.

Les sœurs de Sainte Jeanne-Antide Thouret partagent la joie d’avoir eu des vœux perpétuels de sœurs chinoises et d’avoir reçu cinq postulantes vietnamiennes à Besançon et cinq à Rome. Elles vont avoir leur chapitre général en mai prochain à Rome. Elles nous parlent de leur fondation qui envoie des jeunes en mission à l’étranger qui peuvent y faire divers types de services : enseignement, santé, construction, social, etc… Après trois ou quatre temps de formation, les jeunes peuvent aller servir et auront une relecture de leur service à leur retour.

En fin d’après-midi a lieu l’élection du coordinateur, de la secrétaire, de la chargée de communication et de la trésorière. Nous rappelons qu’actuellement les trois dernières tâches reviennent à Marie Pierre FLOUR. Après avoir échangé et pensé qu’il était possible de conserver ces trois fonctions groupées nous n’élirons qu’un coordinateur et une secrétaire-trésorière-chargée de communication. Se pose la question des candidats. Les deux sortants sont disposés à reprendre le service si nécessaire.  Ils sont élus à 10 voix sur 11 tous les deux. Reprennent donc la mission de coordination nationale le P. Bernard MASSARINI, cm et celle de secrétaire, chargée de communication et trésorière,  Mme Marie-Pierre FLOUR (A.M.M).

Afin d’améliorer notre communication comme famille vincentienne en France, il est demandé de transmettre à notre secrétaire les contacts des chargés de communication de nos branches respectives afin qu’en entrant en relation avec eux, elle obtienne les informations intéressantes qu’elle adressera au P. Emile GHALI pour une mise en ligne  sur le site www.famvin.org.

Nous donnons ensuite la parole au P. Jo Agostino, le coordinateur international pour qu’il nous informe des activités de la famille vincentienne internationale :

  1. a) la Rencontre de responsables de la famille vincentienne en janvier 2020 à Rome pour approfondir la culture des vocations en proposant des outils au service de tous (un site web consacré à cette dynamique sera créé).
  2. b) Une recherche pour améliorer la transmission du charisme en vue d’élaborer un guide pratique sur les diverses pratiques existantes
  3. c) La dynamique au service des sans-abris née à l’occasion de la célébration de l’anniversaire du charisme: le comité exécutif invite chaque section à aider à l’accès à un logement permanent pour les sans-abris.
  4. d) La rédaction d’un missel des saints et bienheureux de la famille vincentienne avec, à la fin du missel, une présentation des diverses branches de la famille pour mieux se connaitre. Après deux années d’élaboration, il sera présenté à la rencontre de janvier 2020 en vue de le corriger puis de l’imprimer pour le mettre à disposition des divers membres.

Sont rappelées nos initiatives  au service des sans-abris qui seront communiquées à notre correspondante francophone de l’alliance pour les sans-abris pour les insérer sur la carte présentant la réalisation de divers services que nous avons dans le monde au service de ces populations : les Maraudes SSVP à Toulouse et à Paris ; le bus-douche Depaul à Paris ; le Chenil  SSVP à Brest ; l’établissement créé en 1995 par les Sœurs de la Charité de Strasbourg, et en permanente évolution avec la Fondation Vincent de Paul : l’Escale Saint-Vincent, structure d’accueil de personnes sans domicile fixe nécessitant des soins bénins ou médicaux et paramédicaux avec ses 10 lits halte soins santé (LHSS) et  20 lits d’accueil médicalisés (LAM) au cœur de Strasbourg ; le projet « Louise et Rosalie », centre d’accueil de jour pour femmes à la rue en collaboration avec ESV-AIC/SSVP/Lazaristes à Paris ; le Mascaret, maison d’accueil de sans-abris âgés à Marseille (20 chambres) avant leur entrée en maison de retraites et MSMA, le service de funérailles des personnes décédées à la rue auquel participent les ESV-AIC/SSVP/Lazaristes.

La rencontre se termine aux alentours de 16 heures. La prochaine rencontre est fixée au 16 mars 2020, chez les Lazaristes, au 95 rue de Sèvres à Paris.

La coordination nationale de la famille vincentienne

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RENCONTRE DE VICHY. 6-8 octobre 2019

« J’ai la tentation de me reconnaître dans le ‘petit rat de bibliothèque’ cité en tête de Moby Dick ; ‘Ce bucheur simple et appliqué de ver de terre qu’était le ‘sous-second libraire’ semble avoir parcouru les longs vaticans de livres et le petites boutiques de la terre, ramassant au petit bonheur, où il pouvait et en n’importe quel livre sacré ou profane, les moindres allusins aux baleines...

Marc Thieffry

RENCONTRE DE VICHY. 6-8 octobre 2019

Étaient présents : Aimé Goliet – Firmin Mola Mbalo – Danielle et Dominique Lê – Michèle et Jean Prezeau – Antoine Téjédor – Pepito Campaña – Carmen et Pierre Damiens – Lâm Phan-Thanh– Faustin Mombanga Mbanda –  Patricia et Marc Thieffry

Nous nous retrouvons tous le dimanche soir. Merci à François Hiss qui est venu chercher quelques participants à la gare. Les retrouvailles se déroulent autour d’un apéritif offert par la maison. S’ensuit le repas et nous prenons rendez-vous pour le lendemain matin à 9H30 pour nos échanges.

Lundi 7 octobre 

Echanges et partage :

Comme d’habitude, nous commençons par lire les nouvelles que les uns et les autres nous ont fait parvenir.

Jean-François LAGOUEYTE :  Je ne viendrai pas à Vichy cette année pour des raisons de santé. Depuis plus d’un an, je souffre de tassements de vertèbres, de rétrécissements du rachis dorsal, cervical et lombaire…qui font que je ne peux pas rester debout et marcher longtemps… À part cela, tout va bien. J’ai le moral.

Michel RÉVEILLE : Je ne serai pas à la rencontre de Vichy car ma vue ne me permet pas de m’aventurer seul dans les trains et le métro parisien. Pourtant je vais bien, malgré pour mes 90 printemps. Il m’arrie de regarder en arrière et je trouve que j’ai été un privilégié. Je suis un prêtre heureux. Je peux encore pas mal m’occuper : ACO, JOC et le fait d’avoir été PO me permet de rester en contact avec la vie syndicale en retaité, et en ce moment, grâce à Macron, il y a du boulot : rencontres, manifs. Occasion de rencontrer des copains, parfois partager de joyeuses agapes… ! Bref, c’est la vraie vie !. En attendant d’y aller (le plus tard possible), je fréquente aussi les EPHAD pour voir des copains et copines. Bernadette, que certains connaissent et qui est la ‘personne de confiance’, me déplace, car je ne peux plus conduire. Par ailleurs, je continue nos ‘chères études’. À ce propos, je vous recommande un livre très très décapant : ‘Pour un christianisme d’avenir’, en sous titre : ‘Ni les credo anciens, ni la Réforme ne peuvent aujourd’hui susciter une foi vivante, pourquoi ?’ de John Shelby Spong – Karthala 2019. J’aurais encore mille choses à dire…Puisse la charité théologale de Saint Vincent nous animer là où nous vivons.

Daniel LAMERAND : Il ne peut se joindre à nous pour des raisons de santé, mais il nous assure de toute son amitié et de ses prières.

Claude LAUTISSIER : Je m’étais inscrit avec joie à la rencontre des anciens, en me disant que ce serait peut-être la dernière… Depuis, la prostate m’a joué des tours et je rentre à peine de la clinique avec des tuyaux partout. Dans ces conditins, je pense qu’il ne serait pas sage de faire ce déplacement. J’en suis vraiment désolé et peiné. Toute mon amitié à tous les participants. Je serai de tout cœur avec vous. Bonne et fraternelle renconotre.

André MEYRANX : Je suis en EPHAD à Saint Sever, petite ville de Landes (4000 habitants), à mi-chemin de Mugron (mon village natal) et de Mont-de-Marsan où j’ai également de la famille. Je suis maintenant bien intégré à ma nouvelle communauté et on m’a même confié la responsabilité de la présidence du Conseil de Vie Sociale. Pour ce qui concerne mon épouse, Josette, la situation s’est avérée plus difficile. Après deux expériences difficiles dans des Ephads, elle a été placée en famille d’accueil où tout semblait bien aller, mais on n’a plus voulu la garder, sans donner de motivations. Son fils a pu trouver une nouvelle famille d’accueil dans le Gard. (Nous avons appris depuis que Josette était décédée le 7 juillet). Ma vie se passe dans le calme, dans la vie communautaire de l’Ehpad (pas mal d’animation), la lecture, la méditation, la messe tous les mardis et même le chapelet tous les jeudis. Une vraie vie de moine qui me convient parfaitement. J’ai une petite voiture qui me permet d’aller en famille régulièrement. Je fais peu de route, ma santé ne me le permet pas. Je ne serai pas des vôtres à Vichy, à mon grand regret. La vie commande et il faut accepter les ‘finitudes’. Je lirai avec plaisir le comte-rendu.

Jean LOGEAN : Il a téléphoné à Aimé pour nous dire toute son affection et l’assurance de sa prière pour notre rencontre.

Jean-Claude SPERANDIO : Il nous donne des nouvelles de Bernardo GARCIA qui ne peut être des nôtres car il ne se sent pas en état de voyager. Sa santé est stationnaire, mais des problèmes aux jambes l’empêchnte de marcher longuement. Il assure toujours son service auprès des Sœurs. 

Christian LABOURSE est également à Château-l’Evêque (quelques problèmes de santé lui aussi).

Lettre de Jean-Claude SPERANDIO : « Je ne pourrai pas être parmi vous cette année, pour une banale question d’agenda, un RDV d’hôpital pour mon épouse, difficilement déplaçable ! Croyez bien que je regrette de ne pas pouvoir venir. Mes occupations de retraité ont peu changé par rapport aux années précédentes : contributions associatives et post-universitaires, animation de sessions de formation pour des séniors (informatique, internet), activités de grands-parents au quotidien, puisque nos filles et leurs enfants demeurent à proximité de notre domicile.  Un séjour familial au Mexique au mois de mars dernier et un autre à La Réunion en août. Ces deux voyages nous ont beaucoup plu et instruits, en nous faisant voir de près des réalités socio-économiques difficiles, différentes des nôtres, au-delà des cadres géographiques admirables qui méritent un voyage à eux seuls ! Nous allons aussi au Québec où vit mon frère ainé, maintenant en Ephad, qui ne peut plus lui-même voyager. Et finalement, j’ai eu l’occasion, en septembre, de traverser la magnifique région de Marvejols que je ne connaissais pas mais dont le nom m’était resté familier par l’École Apostolique, qui a évidemment cessé de fonctionner depuis plusieurs années, comme toutes les autres Écoles Apostoliques. Le bâtiment, situé dans le centre historique, existe toujours, transformé en appartements, mais sans aucune trace de l’École Apostolique, même pas une petite plaque commémorative… L’église proche est magnifique ! »

Jacques GROS : (Il y a la longue lettre aux amis que beaucoup d’entre nous ont reçue.  Je ne la reprends donc pas. Je transmets un autre message de Jacques Gros) :

«  J’ai la tentation de me reconnaître dans le ‘petit rat de bibliothèque’ cité en tête de Moby Dick ; ‘Ce bucheur simple et appliqué de ver de terre qu’était le ‘sous-second libraire’ semble avoir parcouru les longs vaticans de livres et le petites boutiques de la terre, ramassant au petit bonheur, où il pouvait et en n’importe quel livre sacré ou profane, les moindres allusins aux baleines. Simplement, c’est plus une vue sur mon probable avenir qu’une réalité présente. Parce que si, depuis le mardi 2 octobre, fête de ma grande copine, Thérèse Martin, je suis à demeure à Surabaya, la bibliothèque que je devais gérer avec deux autres confrères n’est pas encore construite et de ces deux confrères, l’un est maintenant sur une chaise roulante, et l’autre poursuit des études aux États-Unis ou ailleurs. Donc je me retrouve dans la peau d’un chômeur, d’un de ces pensionnaires inactifs du ‘Provincialat’ (maison de la Province), avec celui que j’étais censé remplacer et qui n’a plus sa tête et le fauteuil à roulettes évoqué plus haut.

Vous devinez que cette situation n’est pas vraiment pour me plaire. C’est bien sûr une anticipation : dsans quelques années (ou mois ?), si Dieu a la mauvaise idée de me prêter longue vie, je serai effectivement un de ces pensionnaires de l’antichambre de la mort, gagas, peu ambulants ou pas ambulants du tout, patients exerçant la patience des confrères valides et des personnes qui les soignent, dans une maison pour personnes médicalement assistées. Je n’en suis pas encore là (ça viendra), mais j’ose espérer avoir bientôt un vrai job, pas une occupation fictive pour me faire croire que j’existe encore. Je me ferai votre guide avec plaisir si vous venez dans l’archipel. En attendant, je vous redis à tous mon amitié. (Surabaya, 5 octobre 2019, à la veille du synode sur l’Amazonie, qui aura lieu à Rome ! étrange !) »

Après la lecture des messages envoyés par des absents,  commence le temps d’échange entre les présents :

Faustin Mombanga Mbanda : Prêtre depuis 2000. Il appartenait à la Province lazariste de la République Démocratique du Congo (ex Zaïre). Suite à un problème dans lequel nous n’entrerons pas car nous n’avons pas tous les éléments en main, 13 confrères ont été chassés de la Congrégation par le Supérieur Général, dont Faustin. Si nombre de ceux qui ont quitté la CM sont retournés dans leurs familles, Faustin est parvenu, grâce à un ami Prémontrais, à trouver un poste dans le Jura. Il dessert 3 grosses paroisses, 53 clochers. Ils sont deux prêtres pour desservir ces paroisses. C’est sur l’invitation de Firmin qu’il est venu et il est content de pouvoir partager ce moment avec nous.

Antoine Téjédor : Le déménagement de la maison est terminé. Nous faisons actuellement don de la maison à nos enfants. Nous voulons surtout sauvegarder l’esprit de famille. C’est quand même une étape difficile. Bernadette et moi avons fait une retraite dans une communauté de base, près de l’abbaye de St Maurice. Cette retraite était animée par un laïque, et le thème était :’Décadence ou déclin ?’ (climat, violence etc). Puis on a pioché dans les textes de la résurrection. De nombreuses mosaïques de résurrection sont déposées dans la ville de Genève.

Aimé Goliet : Il nous dit l’importance de trouver des jeunes pour que le groupe puisse continuer à exister. La date de la réunion de cette année a été changée et cela à pu en gêner quelques uns. Nous fixons donc dés à présent la date de la prochaine rencontre.

Michèle et Jean PREZEAU : Rien de bien spécial. On voit assez régulièrement Bernardo qui travaille toujours auprès des sœurs. Suite à l’accident de genou de Michèle, nous faisons souvent des visites à l’hôpital. On s’occupe du jardin et sommes dans le t rain-train quotidien.

Firmin Mola Mbalo : il estmaintenant  le supérieur de la Maison du Missionnaire, tout en étant vicaire à la paroisse de La Palisse. Il nous donne des nouvelles des confrères de la maison : Blaise est envoyé au Berceau ;  François Hiss rend service à l’abbaye ; Pierre Hugon ne peut plus marcher ; il se déplace en fauteuil. Toute l’année il y a du passage dans la maison. Le taux d’occupation est en augmentation. Beaucoup de Filles de la Charité viennent maintenant. Il y a 30 chambres. C’est l’association qui gère le côté financier.

À 11 H, nous célébrons l’eucharistie, présidée par Faustin et les chants par Antoine et Dominique.

Nous unissons à notre prière toutes les personnes absentes avec les intentions de chacun.

Puis vient le temps du repas

Après le repas, un petit temps de sieste avant d’attaquer la visite du musée. Le thème de l’exposition est le CONGO. Marie-Line, avec sa compétence habituelle, nous fait découvrir cette exposition

Reprise des échanges

Pépito CAMPAŇA : Il a perdu sa sœur et un fils est parti de la maison en laissant 2 anfants. Il a été au Berceau et a pu rencontrer plusieurs confrères. Il a été sur la tombe de Mgr Etchegaray. Il continue à voyager : Maroc l’an dernier, Gênes et va au Guatemala le mois prochain.

Carmen et Pierre DAMIENS : Rien de bien nouveau par rapport à l’an dernier. Pierre nous parle de différents articles et livres : ‘L’Eglise face aux abus sexuels dans l’Eglise’ chez Fayard. On ne pourrait plus dire comme Paul VI : ’L’Eglise experte en humanité’.

Lâm PHAN-THANH : Content de revenir et d’être présent à ce groupe. Celui-ci tient, il est la jeunesse de Dieu. Nous sommes une réponse au cléricalisme mortifère. J’ai eu l’occasion de travailler six mois pour parler de la CM à Vichy, et cela depuis Wattez. Il est impportant de rendre témoignage à ces missionnaires.

Danielle et Dominique LÊ : Rien à signaler à Brétignoles. Nous sommes bien engagés dans la paroisse depuis plusieurs années. On sent une attente des gens envers la Bible. Cette année nous allons étudier Abraham. Nous faisons de l’accompagnement de personnes âgées. Célébration de la Parole. Chorale, équipes liturgiqsues, animation de célébrations. On est au moins à mi-temps à la paroisse. Côté famille, changement pas très heureux par rapport à notre fils (promesses de travail non tenues).

Patricia et Marc THIEFFRY : Rien de bien spécial. Nous avons beaucoup accueilli durant les mois de juillet et d’août. Nous faisons toujours partie du jumelage Franco-Allemand. Marc continue à travailler avec les archives de St lazare. Il a sorti un dernier livre : ‘Saint Vincent de Paul et la mission lazariste dans les États barbaresques du XVIIème au XIXème siècle’ chez L’Harmattan. C’est une manière de faire ‘revivre’ ces missionnaires qui ont donné leur vie pour annoncer la Bonne Parole.

Quelques livres conseillés :

L’Eglise des femmes avec des hommes – Anne Marie Pelletier – Cerf

Le Monde de la Bible – sept-oct-nov 2019 – La Bible de son écriture à sa fabrication

Trop tard ! Une provocation pour l’Eglise, une espérance pour tous – Martin Werlen – Ed St Augustin

Prêtres…et demain ? (6 récits de vie, de grâce et de liberté, suivi d’un appel) – Ed St Augustin

Sodoma – Robert Laffont – 2019

Film ‘ Grâce à Dieu’ de François Ozon

L’Eglise face aux abus sexuels sur mineurs – Marie-Jo Thiel – Bayard 2019

La rencontre se termine par un apéritif et un repas festif.

Merci à nos cuisinières, au personnel de service et à tous les confrères de la maisoon

Photos : Firmin Mola Mbalo

Compte-rendu : Marc Thieffry

Rendez-vous l’an prochain : 11-12 et 13 octobre 2020

La Rencontre Personnelle avec Jesus-Christ chez Un Missionnaire Vincentien

Le quêteur de cet article fait référence au charisme vincentien. Depuis longtemps, je suis convaincu que tout charisme authentique ne s’entend que de la personne. Par appropriation il peut s’attribuer à une institution, comme c’est le cas pour la Congrégation de la Mission et par extension à un ensemble d’institutions vivant du même esprit, en l’occurrence, la famille vincentienne.

Jean-Pierre Renouard

La Rencontre Personnelle avec Jesus-Christ chez Un Missionnaire Vincentien

Vincent est né chrétien, une évidence pour l’époque. Il est baptisé au sortir du sein maternel, le même jour. A Ranquines, on vit en chrétien, soir et matin on y salue Dieu en famille, on grandit sous son regard, on y reçoit le prêtre et les premiers rudiments de la foi. Celle-ci est constitutive sans question aucune. Et de la même manière, il reçoit une vocation presbytérale possible avec les études nécessaires à la clé. Il reçoit l’ordination en 1600. Sur ce laps de temps, une rencontre personnelle avec Jésus naît, s’affine, se transforme. Indice flagrant quand, buriné par une crise spirituelle, il en sort par le haut et «s’avisa un jour, de prendre une résolution ferme et inviolable pour honorer davantage Jésus-Christ, et pour l’imiter plus parfaitement qu’il n’avait encore fait, qui fut de s’adonner toute sa vie pour son amour au service des pauvres. » (Abelly III, 118,119. Chap. XI). La phrase est soignée mais toute une expérience spirituelle se cache sous ses mots.

Selon mon point de vue, c’est la marque que la vraie rencontre est accomplie. Peu importe le temps, l’essentiel pour cet homme est qu’il soit branché sur Jésus par un engagement à vie, pour lui rendre honneur en tant que Dieu, en le servant au mieux et fidèlement, dans les pauvres. Désormais voilà la perspective unique de la recherche de la sainteté. Il vit, il agit, il prie, il crée « à la suite du Christ », selon le principe unique et déterminant, le principe d’imitation. Il le reconnait comme moteur de sa vie. Et quand il imagine la Congrégation de la Mission, le but ultime donné à sa fondation est « de suivre le Christ, Evangélisateur des pauvres. » Tout s’articule selon ce désir, l’activité apostolique, la donation, la prière, la fraternité…Il cherche en permanence à se situer dans une sorte de va-et-vient permanent entre Evangile et vie, contemplation et action, prière et engagements, resourcement et travaux, Eucharistie et services. Il ne quitte jamais Dieu puisqu’il voit et sait que le Dieu fait homme est l’homme devenu pauvre. En permanence, il voit Jésus-Christ dans toute personne en situation de détresse quelle que soit la nature de cette déficience souvent avilissante.

Comment ne pas voir le Missionnaire de toujours en pareille recherche? Lui aussi veut imiter le Maître. Lui aussi est appelé à se situer en «disciple missionnaire». Lui aussi se projette au plus près du Christ. Expérience faite (bien et mal !) je préconise dans l’esprit des Règles Communes, des actes, un esprit, un climat incontournables pour pénétrer le cœur du Christ.

Des actes que j’estime fondamentaux

  • et d’abord cette plongée matinale, au saut du lit, dans la méditation. Cette heure d’oraison commencée par une demi-heure ensemble, est l’assise de la journée. La négligence qui peut s’installer très vite ou l’excuse toujours disponible sous de fallacieux prétextes, apportent la preuve que « rien ne va plus » quand cette heure bénie est omise. Aujourd’hui, il y a urgence ! Cette mise en présence de Dieu, cette réflexion sous son regard de l’exigence évangélique, cette recherche du lien avec ma vie apostolique du moment, cette détermination sur un point concret dont je vérifie l’application au temps fixé, m’aide puissamment à vivre ma vocation au quotidien. La résolution, ce point concret et saillant pour ma journée, est le signe d’une oraison accomplie. Sans oraison qui débouche sur du vérifiable, je me dessèche ; avec une oraison productive, je suis comme l’arbre toujours fécond. Ce débouché est de nécessité pour une oraison réussie.
  • Et je vis de la Parole de Dieu qui placée au cœur de ma vie de baptisé, est surclassée par ma vocation missionnaire. Rien de solide sans le roc qu’elle représente et qui n’est autre que le Christ lui-même. C’est elle qui peut nourrir mon oraison mais qui se propose comme l’élixir de ma vie quand elle devient lectio divina. Les méthodes fleurissent mais l’essentiel est d’être convaincu que cette Parole est tout autant pour moi que pour les autres, une semence de fruits nourrissants. Et toutes les prédications les plus fertiles s’enracinent en elle. Le pape François institue à point nommé, ‘un dimanche de la Parole’ de Dieu, suite logique à ses lignes de « Gaudium Evangeliae »
  • L’Eucharistie est le lieu par excellence où la Parole donne encore vie et puissance. La célébrer est vital et elle est le sommet de notre vie et de notre mission, de notre journée. La célébrer avec une assemblée nous aide à « faire Eglise » et à centrer notre vie de prière sur le Christ donné en nourriture de croissance pour la multitude. J’évite toute impasse sur elle. A elle s’arriment toutes nos autres pratiques spirituelles non facultatives. Le mot d’ordre est « fidélité ».

L’esprit qui anime ces temps forts est celui de la Mission. Je n’ai jamais aimé le réduire aux seules cinq vertus fondamentales. Même si elles en constituent une bonne part, elles sont dépassées par tout un ensemble animé par les personnes trinitaires qui en sont la source. Tout vient de là. Le Père nous appelle, le Christ nous modèle, l’Esprit nous anime. C’est forts de cet envoi que nous accomplissons, jour après jour, ce que Dieu attend de nous et qu’au rythme de la Providence, nous servons et évangélisons, les démunis de ce monde. Nous portons ainsi à la perfection notre vocation baptismale et, si nous sommes prêtres, notre condition sacerdotale. Tout donnés à Dieu et aux pauvres, selon le mot consacré, nous agissons en passionnés du Royaume. Telle est mon expérience, si imparfaite soit-elle, telle est ma foi.

Reste à définir le climat dans lequel nous agissons, la manière fraternelle. Nous sommes des ouvriers évangéliques travaillant, non en isolé, non en franc-tireur mais ensemble. Condition sine qua non, milieu naturel et ordinaire de la mise en œuvre de ce charisme vincentien. Il ne peut se vivre autrement. Il est le fruit de l’équipe, de la communauté, de la fraternité reprise au jour le jour, inlassablement. Tel est le moyen privilégié d’une mission efficace. Je suis heureux, au terme de mes ans, d’avoir vécu ainsi et je souhaite ce bonheur aux frères à venir. Quant à ceux qui gémiraient sous le poids d’un fardeau réputé trop lourd, je conseillerai une consultation médicale.

Il se murmure ici ou là que la Congrégation souffre de quelques poussées de fièvre. Au-delà de toute malice ou de clin d’œil, éclairé par les « maladies de la Curie » et réfléchissant avec d’autres, à l’état précaire et forcément à la recherche du meilleur remède, j’incline à penser que la seule voie de guérison est spirituelle. Il ne se peut que tout n’aille au mieux si Jésus-Christ s’en mêle.

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Le quêteur de cet article fait référence au charisme vincentien. Depuis longtemps, je suis convaincu que tout charisme authentique ne s’entend que de la personne. Par appropriation il peut s’attribuer à une institution, comme c’est le cas pour la Congrégation de la Mission et par extension à un ensemble d’institutions vivant du même esprit, en l’occurrence, la famille vincentienne. Mais au début de cette chaîne je ne vois que des témoins, le premier d’entre eux étant saint Vincent de Paul. Nul n’a pu pénétrer et ne parviendra à le faire, au plus intime de son être. Mais au travers des témoignages reçus par la tradition depuis 1581 – ses écrits, ses biographes, la réflexion collective –  nous voyons mieux aujourd’hui ce qui peut constituer son héritage. Pour être missionnaire selon l’esprit de st Vincent, il est bon de pointer ce qu’il a semé dans sa propre découverte du Christ jusqu’à former avec lui un seul et même être.

Vincent est né chrétien, une évidence pour l’époque. Il est baptisé au sortir du sein maternel, le même jour. A Ranquines, on vit en chrétien, soir et matin on y salue Dieu en famille, on grandit sous son regard, on y reçoit le prêtre et les premiers rudiments de la foi. Celle-ci est constitutive sans question aucune. Et de la même manière, il reçoit une vocation presbytérale possible avec les études nécessaires à la clé. Il reçoit l’ordination en 1600. Sur ce laps de temps, une rencontre personnelle avec Jésus naît, s’affine, se transforme. Indice flagrant quand, buriné par une crise spirituelle, il en sort par le haut et «s’avisa un jour, de prendre une résolution ferme et inviolable pour honorer davantage Jésus-Christ, et pour l’imiter plus parfaitement qu’il n’avait encore fait, qui fut de s’adonner toute sa vie pour son amour au service des pauvres. » (Abelly III, 118,119. Chap. XI). La phrase est soignée mais toute une expérience spirituelle se cache sous ses mots.

Selon mon point de vue, c’est la marque que la vraie rencontre est accomplie. Peu importe le temps, l’essentiel pour cet homme est qu’il soit branché sur Jésus par un engagement à vie, pour lui rendre honneur en tant que Dieu, en le servant au mieux et fidèlement, dans les pauvres. Désormais voilà la perspective unique de la recherche de la sainteté. Il vit, il agit, il prie, il crée « à la suite du Christ », selon le principe unique et déterminant, le principe d’imitation. Il le reconnait comme moteur de sa vie. Et quand il imagine la Congrégation de la Mission, le but ultime donné à sa fondation est « de suivre le Christ, Evangélisateur des pauvres. » Tout s’articule selon ce désir, l’activité apostolique, la donation, la prière, la fraternité…Il cherche en permanence à se situer dans une sorte de va-et-vient permanent entre Evangile et vie, contemplation et action, prière et engagements, resourcement et travaux, Eucharistie et services. Il ne quitte jamais Dieu puisqu’il voit et sait que le Dieu fait homme est l’homme devenu pauvre. En permanence, il voit Jésus-Christ dans toute personne en situation de détresse quelle que soit la nature de cette déficience souvent avilissante.

Comment ne pas voir le Missionnaire de toujours en pareille recherche? Lui aussi veut imiter le Maître. Lui aussi est appelé à se situer en «disciple missionnaire». Lui aussi se projette au plus près du Christ. Expérience faite (bien et mal !) je préconise dans l’esprit des Règles Communes, des actes, un esprit, un climat incontournables pour pénétrer le cœur du Christ.

Des actes que j’estime fondamentaux

  • et d’abord cette plongée matinale, au saut du lit, dans la méditation. Cette heure d’oraison commencée par une demi-heure ensemble, est l’assise de la journée. La négligence qui peut s’installer très vite ou l’excuse toujours disponible sous de fallacieux prétextes, apportent la preuve que « rien ne va plus » quand cette heure bénie est omise. Aujourd’hui, il y a urgence ! Cette mise en présence de Dieu, cette réflexion sous son regard de l’exigence évangélique, cette recherche du lien avec ma vie apostolique du moment, cette détermination sur un point concret dont je vérifie l’application au temps fixé, m’aide puissamment à vivre ma vocation au quotidien. La résolution, ce point concret et saillant pour ma journée, est le signe d’une oraison accomplie. Sans oraison qui débouche sur du vérifiable, je me dessèche ; avec une oraison productive, je suis comme l’arbre toujours fécond. Ce débouché est de nécessité pour une oraison réussie.
  • Et je vis de la Parole de Dieu qui placée au cœur de ma vie de baptisé, est surclassée par ma vocation missionnaire. Rien de solide sans le roc qu’elle représente et qui n’est autre que le Christ lui-même. C’est elle qui peut nourrir mon oraison mais qui se propose comme l’élixir de ma vie quand elle devient lectio divina. Les méthodes fleurissent mais l’essentiel est d’être convaincu que cette Parole est tout autant pour moi que pour les autres, une semence de fruits nourrissants. Et toutes les prédications les plus fertiles s’enracinent en elle. Le pape François institue à point nommé, ‘un dimanche de la Parole’ de Dieu, suite logique à ses lignes de « Gaudium Evangeliae »
  • L’Eucharistie est le lieu par excellence où la Parole donne encore vie et puissance. La célébrer est vital et elle est le sommet de notre vie et de notre mission, de notre journée. La célébrer avec une assemblée nous aide à « faire Eglise » et à centrer notre vie de prière sur le Christ donné en nourriture de croissance pour la multitude. J’évite toute impasse sur elle. A elle s’arriment toutes nos autres pratiques spirituelles non facultatives. Le mot d’ordre est « fidélité ».

L’esprit qui anime ces temps forts est celui de la Mission. Je n’ai jamais aimé le réduire aux seules cinq vertus fondamentales. Même si elles en constituent une bonne part, elles sont dépassées par tout un ensemble animé par les personnes trinitaires qui en sont la source. Tout vient de là. Le Père nous appelle, le Christ nous modèle, l’Esprit nous anime. C’est forts de cet envoi que nous accomplissons, jour après jour, ce que Dieu attend de nous et qu’au rythme de la Providence, nous servons et évangélisons, les démunis de ce monde. Nous portons ainsi à la perfection notre vocation baptismale et, si nous sommes prêtres, notre condition sacerdotale. Tout donnés à Dieu et aux pauvres, selon le mot consacré, nous agissons en passionnés du Royaume. Telle est mon expérience, si imparfaite soit-elle, telle est ma foi.

Reste à définir le climat dans lequel nous agissons, la manière fraternelle. Nous sommes des ouvriers évangéliques travaillant, non en isolé, non en franc-tireur mais ensemble. Condition sine qua non, milieu naturel et ordinaire de la mise en œuvre de ce charisme vincentien. Il ne peut se vivre autrement. Il est le fruit de l’équipe, de la communauté, de la fraternité reprise au jour le jour, inlassablement. Tel est le moyen privilégié d’une mission efficace. Je suis heureux, au terme de mes ans, d’avoir vécu ainsi et je souhaite ce bonheur aux frères à venir. Quant à ceux qui gémiraient sous le poids d’un fardeau réputé trop lourd, je conseillerai une consultation médicale.

Il se murmure ici ou là que la Congrégation souffre de quelques poussées de fièvre. Au-delà de toute malice ou de clin d’œil, éclairé par les « maladies de la Curie » et réfléchissant avec d’autres, à l’état précaire et forcément à la recherche du meilleur remède, j’incline à penser que la seule voie de guérison est spirituelle. Il ne se peut que tout n’aille au mieux si Jésus-Christ s’en mêle.

Le Berceau accueille des jeunes

Tous les bénévoles animateurs sont heureux de participer à la découverte de ce géant de la charité qui touche les jeunes, par son grand sens du service des plus pauvres et le fait qu’il n’est pas un religieux qui enferme dans des cases, mais qui donne le goût de la rencontre.

Bernard Massarini

Le Berceau accueille des jeunes

Quels jeunes ?

Chaque année le Berceau reçoit 10.000 personnes durant l’année, et d’avril à juin, elle accueille plus de 800 jeunes. Il y a deux types de passages : ceux d’une journée de 10h à 16h, et ceux pour des sessions de 2 à 5 jours, dans le cadre d’une préparation au sacrement de confirmation ou d’une session « silence et prière » organisée par un groupe ou un mouvement.

Les passages sur une journée concernent des jeunes de 9 à 18 ans d’aumôneries scolaires d’établissements privés ou publics, et de jeunes en catéchèse dans leurs paroisses.

Ceux qui viennent pour la préparation au sacrement de confirmation viennent de secteurs paroissiaux de diocèses de la province ecclésiastique, et de plus loin (Versailles, Carcassonne, …).

Nous recevons aussi la centaine de jeunes du pélé-VTT durant la période estivale juste quelques heures, et quelques équipes d’étudiants du Raid 4L Trophy, rallye voiture de France au Maroc, sponsorisées par la SSVP.

Viennent aussi des jeunes de toute la France avec les prêtres de la Fraternité St Thomas Becket, pour des sessions d’initiation à la vie intérieure et à la prière.

Quel accueil ?

C’est une équipe animatrice de 7 personnes, 4 laïcs, une sœur et deux prêtres, qui assure ce service général d’accueil. Ils présentent ou des témoignages ou des enseignements sur les sacrements, la foi, le credo… etc…

Aux groupes qui passent, plusieurs temps sont proposés :

– la découverte du lieu avec une vidéo accompagnée d’explications sur la Famille Vincentienne ;

– puis la visite de Ranquines, la maison natale. C’est l’occasion de raconter des détails de la vie de saint Vincent, en s’appuyant sur les divers objets qui nous le rappellent : les citations des lettres de saint Vincent, le fauteuil de la famille qui le recevait dans l’internat qu’il avait fondé, et le buste du visage mortuaire,

– enfin la chapelle, où l’on porte l’attention sur la foi comme source de la vie de saint Vincent.

Les groupes reçoivent des feuillets pour noter leurs découvertes.

Après leur temps de restauration, nous leur proposons divers types de jeu pour approfondir la connaissance de St Vincent. Certains sont très mobiles, d’autres plus statiques : du jeu de l’oie aux mots croisés, en passant par l’enquête sur le vol, les traversées pour être au service des plus faibles, la richesse de la vie familiale. Chacun des jeux est constitué de 3 à 5 étapes qui comprennent ou des approches de textes bibliques, ou des lectures d’extraits de saint Vincent, et des défis sportifs (course d’obstacle, labyrinthe, etc.).

Pour chaque groupe qui va de 40 à 300 participants, nous sommes de 2 à 6 animateurs présents, suivant le nombre, pour mieux aider à un déroulement qui permette à tous de vivre ce temps dans les meilleures conditions possibles. La meilleure taille du groupe est la trentaine.

Quelles leçons ?

La rencontre de groupes s’effectue dans une grande simplicité. Le temps de présentation rapide passé pour aider chacun de trouver sa place et être (re)connu ; les adultes présents nous accompagnent, participent, encadrent à travers les différentes activités. Les objectifs définis et le cadre posé, commence un véritable partage de connaissances, de compétences et de plaisir au service de la découverte ou de l’approfondissement de Mr Vincent et de ses œuvres. A la fin de la journée, selon les groupes, le temps consacré à la visite ou aux activités, à l’expérience vécue par les uns ou les autres, le retour ou la synthèse nous renforcent dans le besoin de ces jeunes à entendre le message de Mr Vincent – criant d’actualités – et profondément à l’écoute.

Des témoignages où la parole se libère permettent un retour sur des événements intimes, un temps nécessaire de réflexion sur nos  choix de  vie.

Chaque groupe a ses attentes et chaque visite est différente, enrichissant chacun de ces rencontres multiples dans la sérénité du site.

Tous les bénévoles animateurs sont heureux de participer à la découverte de ce géant de la charité qui touche les jeunes, par son grand sens du service des plus pauvres et le fait qu’il n’est pas un religieux qui enferme dans des cases, mais qui donne le goût de la rencontre. L’évocation de la honte de son père, de ses larmes après sa visite à sa famille, touche beaucoup qui le trouvent accessible.

Certains jeunes ou animateurs vont même laisser quelques mots sur le cahier des prières de Ranquines, confiant à Saint Vincent des personnes en souffrance dans leur voisinage ou même parfois dans leurs familles.

Il nous est demandé d’être inventifs pour redonner confiance aux plus jeunes qui sont objets de railleries dès qu’ils sont reconnus comme croyants. Nous les aidons à découvrir que croire est comme goûter sa musique propre. A l’image des divers styles musicaux : rap, slam, rock, raï face auxquels nous pouvons marquer surprise, mais jamais rejet, car les styles musicaux sont tous également respectables.

Il nous faut aussi nous faire proche des plus grands, confrontés à une existence incertaine, souvent violente et vide de sens, pour leur offrir un espace et une parole vivante et dynamique, accompagnée d’un témoignage de vie heureuse et donnée au service des autres, les aidant ainsi à retrouver confiance dans leur foi hésitante et souvent fragilisée par leur environnement, et à se remettre sur la route pour, avec les autres, faire naitre le monde de demain dont ils rêvent : monde fraternel et solidaire, un monde des relations humaines épanouissantes, à l’image du royaume dont Jésus a dessiné les traits durant son existence terrestre.

L’équipe trop petite pour ce merveilleux service est preneuse de bonnes volontés pour nous aider dans ces temps d’animation, aidant à enrichir les témoignages qui pourront être portés aux jeunes. Intéressé, il faut avoir la foi, connaitre un peu Saint Vincent, aimer l’animation pour contribuer à animer ou juste accompagner ces temps. Si cela vous dit et qu’avez un peu de temps, n’hésitez pas à nous contacter, nous serons heureux de vous compter parmi les bénévoles au service des jeunes.

, Anita Briffeuil ; Elena Cruz CALVO ; Bernard MASSARINI ; Frédéric PELLEFIGUE 🔸

Il nous est demandé d’être inventifs pour redonner confiance aux plus jeunes qui sont objets de railleries dès qu’ils sont reconnus comme croyants. Nous les aidons à découvrir que croire est comme goûter sa musique propre.

Bernard Massarini
POUR DEMANDER DES INFORMATIONS OU CONNAÎTRE DAVANTAGE
VISITEZ NOTRE SITE :

www.ouvre-berceau-st-vincent.cef.fr/

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Le Berceau accueille des jeunes

Quels jeunes ?

Chaque année le Berceau reçoit 10.000 personnes durant l’année, et d’avril à juin, elle accueille plus de 800 jeunes. Il y a deux types de passages : ceux d’une journée de 10h à 16h, et ceux pour des sessions de 2 à 5 jours, dans le cadre d’une préparation au sacrement de confirmation ou d’une session « silence et prière » organisée par un groupe ou un mouvement.

Les passages sur une journée concernent des jeunes de 9 à 18 ans d’aumôneries scolaires d’établissements privés ou publics, et de jeunes en catéchèse dans leurs paroisses.

Ceux qui viennent pour la préparation au sacrement de confirmation viennent de secteurs paroissiaux de diocèses de la province ecclésiastique, et de plus loin (Versailles, Carcassonne, …).

Nous recevons aussi la centaine de jeunes du pélé-VTT durant la période estivale juste quelques heures, et quelques équipes d’étudiants du Raid 4L Trophy, rallye voiture de France au Maroc, sponsorisées par la SSVP.

Viennent aussi des jeunes de toute la France avec les prêtres de la Fraternité St Thomas Becket, pour des sessions d’initiation à la vie intérieure et à la prière.

Quel accueil ?

C’est une équipe animatrice de 7 personnes, 4 laïcs, une sœur et deux prêtres, qui assure ce service général d’accueil. Ils présentent ou des témoignages ou des enseignements sur les sacrements, la foi, le credo… etc…

Aux groupes qui passent, plusieurs temps sont proposés :

– la découverte du lieu avec une vidéo accompagnée d’explications sur la Famille Vincentienne ;

– puis la visite de Ranquines, la maison natale. C’est l’occasion de raconter des détails de la vie de saint Vincent, en s’appuyant sur les divers objets qui nous le rappellent : les citations des lettres de saint Vincent, le fauteuil de la famille qui le recevait dans l’internat qu’il avait fondé, et le buste du visage mortuaire,

– enfin la chapelle, où l’on porte l’attention sur la foi comme source de la vie de saint Vincent.

Les groupes reçoivent des feuillets pour noter leurs découvertes.

Après leur temps de restauration, nous leur proposons divers types de jeu pour approfondir la connaissance de St Vincent. Certains sont très mobiles, d’autres plus statiques : du jeu de l’oie aux mots croisés, en passant par l’enquête sur le vol, les traversées pour être au service des plus faibles, la richesse de la vie familiale. Chacun des jeux est constitué de 3 à 5 étapes qui comprennent ou des approches de textes bibliques, ou des lectures d’extraits de saint Vincent, et des défis sportifs (course d’obstacle, labyrinthe, etc.).

Pour chaque groupe qui va de 40 à 300 participants, nous sommes de 2 à 6 animateurs présents, suivant le nombre, pour mieux aider à un déroulement qui permette à tous de vivre ce temps dans les meilleures conditions possibles. La meilleure taille du groupe est la trentaine.

Quelles leçons ?

La rencontre de groupes s’effectue dans une grande simplicité. Le temps de présentation rapide passé pour aider chacun de trouver sa place et être (re)connu ; les adultes présents nous accompagnent, participent, encadrent à travers les différentes activités. Les objectifs définis et le cadre posé, commence un véritable partage de connaissances, de compétences et de plaisir au service de la découverte ou de l’approfondissement de Mr Vincent et de ses œuvres. A la fin de la journée, selon les groupes, le temps consacré à la visite ou aux activités, à l’expérience vécue par les uns ou les autres, le retour ou la synthèse nous renforcent dans le besoin de ces jeunes à entendre le message de Mr Vincent – criant d’actualités – et profondément à l’écoute.

Des témoignages où la parole se libère permettent un retour sur des événements intimes, un temps nécessaire de réflexion sur nos  choix de  vie.

Chaque groupe a ses attentes et chaque visite est différente, enrichissant chacun de ces rencontres multiples dans la sérénité du site.

Tous les bénévoles animateurs sont heureux de participer à la découverte de ce géant de la charité qui touche les jeunes, par son grand sens du service des plus pauvres et le fait qu’il n’est pas un religieux qui enferme dans des cases, mais qui donne le goût de la rencontre. L’évocation de la honte de son père, de ses larmes après sa visite à sa famille, touche beaucoup qui le trouvent accessible.

Certains jeunes ou animateurs vont même laisser quelques mots sur le cahier des prières de Ranquines, confiant à Saint Vincent des personnes en souffrance dans leur voisinage ou même parfois dans leurs familles.

Il nous est demandé d’être inventifs pour redonner confiance aux plus jeunes qui sont objets de railleries dès qu’ils sont reconnus comme croyants. Nous les aidons à découvrir que croire est comme goûter sa musique propre. A l’image des divers styles musicaux : rap, slam, rock, raï face auxquels nous pouvons marquer surprise, mais jamais rejet, car les styles musicaux sont tous également respectables.

Il nous faut aussi nous faire proche des plus grands, confrontés à une existence incertaine, souvent violente et vide de sens, pour leur offrir un espace et une parole vivante et dynamique, accompagnée d’un témoignage de vie heureuse et donnée au service des autres, les aidant ainsi à retrouver confiance dans leur foi hésitante et souvent fragilisée par leur environnement, et à se remettre sur la route pour, avec les autres, faire naitre le monde de demain dont ils rêvent : monde fraternel et solidaire, un monde des relations humaines épanouissantes, à l’image du royaume dont Jésus a dessiné les traits durant son existence terrestre.

L’équipe trop petite pour ce merveilleux service est preneuse de bonnes volontés pour nous aider dans ces temps d’animation, aidant à enrichir les témoignages qui pourront être portés aux jeunes. Intéressé, il faut avoir la foi, connaitre un peu Saint Vincent, aimer l’animation pour contribuer à animer ou juste accompagner ces temps. Si cela vous dit et qu’avez un peu de temps, n’hésitez pas à nous contacter, nous serons heureux de vous compter parmi les bénévoles au service des jeunes.

, Anita Briffeuil ; Elena Cruz CALVO ; Bernard MASSARINI ; Frédéric PELLEFIGUE 🔸

Il nous est demandé d’être inventifs pour redonner confiance aux plus jeunes qui sont objets de railleries dès qu’ils sont reconnus comme croyants. Nous les aidons à découvrir que croire est comme goûter sa musique propre.

Bernard Massarini
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www.ouvre-berceau-st-vincent.cef.fr/

INVITATION COMMENCENT BIENTÔT ! : Lectures des textes vincentiens. Approfondir l’esprit vincentien pour en vivre dans et pour la Mission. Thème 2019 : L’économie

O mon Dieu ! la nécessité nous oblige à avoir de ces biens périssables et à conserver à la Compagnie ce que Notre-Seigneur y a mis ; mais nous devons nous y appliquer comme Dieu même s'applique à produire et à conserver les choses temporelles, pour l'ornement du monde et la nourriture de ses créatures, en sorte qu'il a soin de pourvoir jusqu'à un ciron (ver de bois) ; ce qui n'empêche pas ses opérations intérieures, par lesquelles il engendre son Fils et produit le Saint-Esprit ; il fait celles-ci et n'omet pas les autres...

Jean-Francois DESCLAUX

INVITATION COMMENCENT BIENTÔT ! : Lectures des textes vincentiens. Approfondir l’esprit vincentien pour en vivre dans et pour la Mission. Thème 2019 : L’économie

INFORMATIONS

Invités

  • Les membres de la famille vincentienne, des réseaux vincentiens,
  • quel que soit leur statut (bénévoles, professionnels…),
  • quel que soit leur secteur d’action (action et aide d’urgence, éducation, enseignement, exclusion, précarité, médico-social, sanitaire)
  • les personnes qui souhaitent découvrir l’esprit vincentien.

 

… Pour découvrir comment saint Louise et  saint Vincent

  • font face et aident à faire face à la réalité,
  • aux situations complexes,
  • comment cette découverte est créatrice
  • …et autres…

 

Vincent dit aux prêtres de la mission, le 13 décembre 1658. (Coste XII, 110-111)

« O mon Dieu ! la nécessité nous oblige à avoir de ces biens périssables et à conserver à la Compagnie ce que Notre-Seigneur y a mis ; mais nous devons nous y appliquer comme Dieu même s’applique à produire et à conserver les choses temporelles, pour l’ornement du monde et la nourriture de ses créatures, en sorte qu’il a soin de pourvoir jusqu’à un ciron (ver de bois) ; ce qui n’empêche pas ses opérations intérieures, par lesquelles il engendre son Fils et produit le Saint-Esprit ; il fait celles-ci et n’omet pas les autres

 

… en travaillant sur les les textes.

 

Comment ?

  • « Lire le texte tel qu’il est et tel qu’il nous est donné, en ne négligeant aucun élément (surtout pas ceux qui nous dérangent) car il est porteur de sens (pluriel)….
  • …prendre la totalité du texte à bras le corps et ne pas éliminer ce qui nous gêne… »
  • Toujours enracinés dans un texte biblique,
  • Présentation du thème, du questionnaire et du ou des textes à travailler
  • Réflexion individuelle, travail en groupes
  • Mise en commun, approfondissement et commentaires en grand

 

Informations pratiques

 

Horaires

Début à 9 h puis en fonction du groupe et des impératifs du lieu d’accueil.

La journée se termine vers 17h 30 le premier jour et 16h 30 le deuxième jour.

L’Eucharistie est prévue chaque jour…

 

Lieux et dates

 

LYON :  Mercredi 27  et jeudi 28  mars  2019

8,  avenue du Doyenné – 69005 Lyon – Tél : 04 72 77 80 90 / Métro : Vieux Lyon

Hébergement : quelques places sur site ;  courriel : mbsmlambert.21@yahoo.fr

 

PARIS : Samedi 30 mars et dimanche 31 mars 2019  

67, rue de Sèvres  75006  Paris –  Tél : 01 42 22 33 90

Métro : Sèvres-Babylone

Hébergement : sur site (quelques  places) ;   courriel : accueilalm@gmail.com

 

MARSEILLE : Samedi 6 et dimanche 7 juillet  2019

9, impasse  du  belvédère  13007 – Tél : 04 91 31 52 38

Métro, arrêt «Vieux Port » puis Bus 55,  arrêt « Escalier Notre Dame »

Hébergement : quelques places sur site ;   courriel :   fdlc.marseillenotredame@gmail.com

 

Dax (Le Berceau) : Lundi 26 et mardi 27  août  2019

Centre Vincentien  40990   Le Berceau – Tel : 05 58 55 97 97    Gare -: taxi ou voiture des participants

Hébergement : sur place ;     courriel : reservationgroupes@oeuvreduberceau.fr

 

Frais de session : 50 € en fonction des possibilités, du nombre de participants,

Les tarifs des repas et de l’hébergement sont fonction des lieux

 Sr Michelle MARVAUD, fdlc ; Jean-François DESCLAUX, CM 🔸

O mon Dieu ! la nécessité nous oblige à avoir de ces biens périssables et à conserver à la Compagnie ce que Notre-Seigneur y a mis…

Vincent de Paul
POUR PLUS D’INFORMATION ET FAIRE VOTRE INSCRIPTION.
S’inscrire : au plus tard 10 jours avant la date de la session auprès de

Sr Michelle Marvaud :

mimarvaud@gmail.com

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Actualités

Homélie du 3e dimanche du temps Ordinaire – 26 janvier 2020. Dimanche de la Parole de Dieu. En la chapelle de la Médaille Miraculeuse (Rue du Bac) – Paris

Le pape François dans une lettre adressée à tous les baptisés a institué que chaque année, le 3e dimanche du temps ordinaire, soit le DIMANCHE DE PAROLE DE DIEU. En effet le Seigneur notre Dieu nous parle depuis toujours et de différentes manières. Notre Dieu est un Dieu qui aime établir une communication véritable avec ses enfants.

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INFORMATIONS

Invités

  • Les membres de la famille vincentienne, des réseaux vincentiens,
  • quel que soit leur statut (bénévoles, professionnels…),
  • quel que soit leur secteur d’action (action et aide d’urgence, éducation, enseignement, exclusion, précarité, médico-social, sanitaire)
  • les personnes qui souhaitent découvrir l’esprit vincentien.

 

… Pour découvrir comment saint Louise et  saint Vincent

  • font face et aident à faire face à la réalité,
  • aux situations complexes,
  • comment cette découverte est créatrice
  • …et autres…

 

Vincent dit aux prêtres de la mission, le 13 décembre 1658. (Coste XII, 110-111)

« O mon Dieu ! la nécessité nous oblige à avoir de ces biens périssables et à conserver à la Compagnie ce que Notre-Seigneur y a mis ; mais nous devons nous y appliquer comme Dieu même s’applique à produire et à conserver les choses temporelles, pour l’ornement du monde et la nourriture de ses créatures, en sorte qu’il a soin de pourvoir jusqu’à un ciron (ver de bois) ; ce qui n’empêche pas ses opérations intérieures, par lesquelles il engendre son Fils et produit le Saint-Esprit ; il fait celles-ci et n’omet pas les autres

 

… en travaillant sur les les textes.

 

Comment ?

  • « Lire le texte tel qu’il est et tel qu’il nous est donné, en ne négligeant aucun élément (surtout pas ceux qui nous dérangent) car il est porteur de sens (pluriel)….
  • …prendre la totalité du texte à bras le corps et ne pas éliminer ce qui nous gêne… »
  • Toujours enracinés dans un texte biblique,
  • Présentation du thème, du questionnaire et du ou des textes à travailler
  • Réflexion individuelle, travail en groupes
  • Mise en commun, approfondissement et commentaires en grand

 

Informations pratiques

 

Horaires

Début à 9 h puis en fonction du groupe et des impératifs du lieu d’accueil.

La journée se termine vers 17h 30 le premier jour et 16h 30 le deuxième jour.

L’Eucharistie est prévue chaque jour…

 

Lieux et dates

 

LYON :  Mercredi 27  et jeudi 28  mars  2019

8,  avenue du Doyenné – 69005 Lyon – Tél : 04 72 77 80 90 / Métro : Vieux Lyon

Hébergement : quelques places sur site ;  courriel : mbsmlambert.21@yahoo.fr

 

PARIS : Samedi 30 mars et dimanche 31 mars 2019  

67, rue de Sèvres  75006  Paris –  Tél : 01 42 22 33 90

Métro : Sèvres-Babylone

Hébergement : sur site (quelques  places) ;   courriel : accueilalm@gmail.com

 

MARSEILLE : Samedi 6 et dimanche 7 juillet  2019

9, impasse  du  belvédère  13007 – Tél : 04 91 31 52 38

Métro, arrêt «Vieux Port » puis Bus 55,  arrêt « Escalier Notre Dame »

Hébergement : quelques places sur site ;   courriel :   fdlc.marseillenotredame@gmail.com

 

Dax (Le Berceau) : Lundi 26 et mardi 27  août  2019

Centre Vincentien  40990   Le Berceau – Tel : 05 58 55 97 97    Gare -: taxi ou voiture des participants

Hébergement : sur place ;     courriel : reservationgroupes@oeuvreduberceau.fr

 

Frais de session : 50 € en fonction des possibilités, du nombre de participants,

Les tarifs des repas et de l’hébergement sont fonction des lieux

 Sr Michelle MARVAUD, fdlc ; Jean-François DESCLAUX, CM 🔸

O mon Dieu ! la nécessité nous oblige à avoir de ces biens périssables et à conserver à la Compagnie ce que Notre-Seigneur y a mis…

Vincent de Paul
POUR PLUS D’INFORMATION ET FAIRE VOTRE INSCRIPTION.
S’inscrire : au plus tard 10 jours avant la date de la session auprès de

Sr Michelle Marvaud :

mimarvaud@gmail.com

Cache-toi, sois disponible ! Homélie du mercredi de cendres à la Maison-Mère

Cache-toi, sois disponible !

Homélie du mercredi de cendres à la Maison-Mère des Lazaristes à Paris

Quand tu fais l’aumône, cache-toi !

Quand tu pries, cache-toi !

Quand tu jeunes, cache-toi !

ton Père voit ce que tu fais dans le secret ; il te le revaudra.

Cache-toi ! Quel est cet appel, entendu tous les ans au début du Carême, pour orienter le chemin qui s’amorce vers la Résurrection de Pâques ?

Cache-toi ! Ce pourrait être un appel à l’intériorité et à la vigueur spirituelle.

L’intériorité

Cache-toi ! L’intériorité à laquelle nous appelle Jésus n’est-elle pas d’abord la capacité à être soi dans la distance avec les modes, dans la distance prise par rapport aux urgences à faire, par rapport au poids des événements et au poids des épreuves, par rapport à la multiplicité des opinions contradictoires. C’est donc un espèce d’enracinement. Cache-toi !

Enracinement dans un “soi” qui ne doit pas être le soi de l’égoïsme, mais qui est notre lieu intérieur. Ce lieu intérieur qui est un espace de réflexion, de pensée, du jugement. Cache-toi ! C’est donc la capacité d’habiter notre intérieur (à condition d’en avoir un) et d’avoir le courage d’être soi. C’est important de descendre dans le mystère de soi-même, le mystère que l’on est à ses propres yeux et aux yeux de Dieu. Cache-toi !

Notre besoin d’intériorité doit être proportionnel à notre engagement. “Il ne me suffit pas d’aimer Dieu, si mon prochain ne l’aime.” (XII 262), dit Vincent de Paul. C’est le risque de l’apôtre.

Cache-toi ! La vie apostolique fait donc surgir le besoin de silence, besoin de retrait, besoin d’une certaine solitude qui n’est pas isolement, d’une solitude qui n’est pas une distance prise avec les autres, mais le moyen de vivre une relation plus profonde. On ne peut pas souhaiter des relations plus profondes avec autrui, sans faire soi-même ce voyage vers l’intérieur de soi et avoir le souci d’une intériorité et d’une consistance. Cache-toi !

 

Vigueur spirituelle

Intériorité et vigueur spirituelle ; les deux choses vont évidemment de pair. Je crois qu’on ne peut pas simplement injecter une exigence spirituelle à quelqu’un qui n’aurait pas d’intériorité. Cela veut dire que ce n’est pas un surplus, ce n’est pas un luxe, c’est une exigence interne à notre vocation de baptisés et de consacrés. C’est la condition de notre expérience de Dieu. C’est d’avoir une vie de foi qui soit à la hauteur de notre développement humain. Cache-toi ! pour te donner les moyens de prier, de servir, de faire silence, les moyens de découvrir et d’approfondir la Parole de Dieu, la tradition de l’Église. Cache-toi ! pour te donner les moyens de développer à la fois ton esprit et ton cœur.

Enfin l’intériorité et la vigueur spirituelle ne sont pas passivité. Elles sont pour nous le moteur de l’action sur nous-mêmes. Ça s’appelle la conversion. “Convertissez-vous !” nous dira-t-on tout à l’heure en recevant  les Cendres.

Pour Vincent de Paul, cette action sur nous-mêmes implique notre disponibilité ; mais une disponibilité active.

“ La disponibilité, dit-il, est un état où se trouve une vertu (une force) par laquelle l’homme se détache des créatures pour s’unir au Créateur. Ce n’est pas seulement une vertu ; en quelque façon, c’est un état qui la comprend et où elle agit ; c’est un état, mais il faut que cette vertu y soit active et que, par elle, le cœur se détache des choses qui le tiennent captif.

Et comment ? Il faut s’étudier pour se connaître ; il faut se dire : « Or ça, mon âme, quelles sont tes affections ? A quoi tenons-nous ? Qu’y a-t-il qui nous captive ? Sommes-nous en la liberté des enfants de Dieu, ou sommes-nous liés aux biens, aux aises, aux honneurs ?» S’examiner pour découvrir nos liens, afin de les rompre. ” (XII, 231b)

Cache-toi ! C’est la conversion qui t’est demandée en ce début de Carême, pour forger ton intériorité et ta vigueur spirituelle ; sois disponible en ce début de Carême pour accueillir le Seigneur qui t’appelle à changer de vie pour l’exubérante rencontre du matin de Pâques.

Claude LAUTISSIER, CM 🔸

Cache-toi ! Quel est cet appel, entendu tous les ans au début du Carême, pour orienter le chemin qui s’amorce vers la Résurrection de Pâques ?

Cache-toi ! Ce pourrait être un appel à l’intériorité et à la vigueur spirituelle.