Des vies ont été empêchées, mutilées, parfois pour toujours…

« Des vies ont été empêchées, mutilées, parfois pour toujours », explique, dans une tribune au « Monde », Véronique Margron, la présidente de la Conférence des religieux et religieuses de France, qui appelle à une indispensable éthique de responsabilité de l’Église. Et à « réparer l’irréparable ».

Province de France Congregation de la Mission

Des vies ont été empêchées, mutilées, parfois pour toujours…

« Des vies ont été empêchées, mutilées, parfois pour toujours », explique, dans une tribune au « Monde », Véronique Margron, la présidente de la Conférence des religieux et religieuses de France, qui appelle à une indispensable éthique de responsabilité de l’Église. Et à « réparer l’irréparable ».

 

Article publié dans le journal Le Monde du 30 mars 2021 

Tribune. « Celui qui est resté passif sait qu’il s’est moralement rendu coupable chaque fois qu’il a manqué à l’appel, faute d’avoir saisi n’importe quelle occasion d’agir pour protéger ceux qui se trouvaient menacés, pour diminuer l’injustice, pour résister. »

Cette parole du philosophe Karl Jaspers (1883-1969), à propos de la « culpabilité allemande », dit pourquoi l’Eglise catholique ne peut pas ne pas reconnaître sa responsabilité dans les abus spirituels, les agressions sexuelles et les viols commis par certains de ses membres. Responsabilité dans le climat, voire le système, qui les a couverts, déniés, minimisés. Système qui aura ignoré, parfois dénigré les victimes et leurs proches, considérés comme la cause du scandale.

Les évêques de France, le 26 mars, ont clairement assumé la responsabilité de l’Eglise, « devant la société, en demandant pardon pour ces crimes et pour ces défaillances ». C’est un pas décisif. De son côté, la Commission indépendante sur les abus sexuels dans l’Eglise (Ciase) entame la rédaction du rapport qu’elle livrera à l’automne – rapport essentiel à la nomination et la compréhension de l’ampleur des crimes commis.

L’Église devra beaucoup à l’immense travail accompli par cette commission, comme elle doit plus encore aux victimes qui ont surmonté leur peur de ne pas être entendues, leur sentiment de honte, pour prendre la parole et réclamer l’engagement de l’institution, la reconnaissance du mal commis, la mesure du mal subi.

Répondre de la vie des victimes

Qu’est-ce qui oblige à la responsabilité ? L’authentique sensibilité au mal. Il ne s’agit pas seulement de répondre de soi, mais de répondre devant l’autre des fautes et des souffrances, de l’irréparable subi par l’enfant, l’adolescent violenté, l’adulte trahi dans sa confiance, fracassé en son âme autant qu’en son corps. Tous ceux qui exercent une charge dans l’Eglise catholique sont assignés à la responsabilité. A répondre de la vie des personnes victimes – vies martyrisées par le mensonge, la séduction vénéneuse, la lâcheté, la désinvolture, le refus de voir.

La responsabilité morale ne relève pas de la réciprocité, mais d’une dissymétrie envers l’humain vulnérable. Il s’agit de nous tenir pour responsables et pas seulement d’être considérés – à raison d’ailleurs – responsables par celles et ceux qui nous font confiance. La responsabilité n’est pas imputée simplement par autrui : elle relève de la décision de s’engager corps et âme à répondre à quelqu’un. Qu’il me le demande ou pas. Y compris pour ceux qui ont refusé de répondre et d’eux- mêmes et de leurs crimes. Par action ou par omission. La responsabilité est ici décision, appel irréfutable devant le visage sans défense.

« S’avouer responsable, c’est changer de position. C’est diminuer en prétention morale, en superbe spirituelle. C’est devenir plus modeste car c’est accepter de rendre des comptes »

L’auteur porte la responsabilité personnelle – pénale – de la violence qu’il a fait subir. Des ecclésiastiques portent une responsabilité pénale pour avoir couvert des crimes et soustrait à la justice des membres coupables d’actes ignominieux dans le cadre de leurs activités religieuses. Tous ceux-là ont à répondre au juge « de quoi » ils sont responsables. Mais c’est bien toute l’Eglise, en ses autorités avant tout, qui porte une « responsabilité collégiale » (selon les mots de la philosophe Nathalie Sarthou-Lajus), où chacun est impliqué d’avoir entretenu le terreau infecté facilitant les abus de pouvoir, de conscience, comme les agressions et violences sexuelles.

Diminuer en superbe spirituelle

De quoi sommes-nous responsables, devant qui et de qui le sommes-nous ? « Qui dit vocation dit responsabilité, et la responsabilité étant une réponse entière de l’homme entier à la réalité entière, on ne saurait s’en tenir à son devoir professionnel au sens restrictif ; une restriction pareille serait de l’irresponsabilité » (Dietrich Bonhoeffer, Ethique, 1949). De qui sommes-nous aujourd’hui responsables ? Sinon justement de toutes les victimes, connues ou non, de leurs proches, affectés ô combien ; du visage du Christ doux et humble, ami et défenseur des plus petits. Visage trahi, humilié par ceux-là mêmes ayant un jour publiquement signifié qu’ils lui vouaient leur vie.

S’avouer responsable, c’est changer de position. C’est diminuer en prétention morale, en superbe spirituelle. C’est devenir plus modeste car c’est accepter de rendre des comptes. Et c’est ce qui se passera avec le rapport de la Ciase : rendre publiquement des comptes. Voilà la première des obligations, des réparations. Si d’aucuns ont pu croire que c’était devant Dieu seul – au mépris de la justice des hommes – que se rendaient les comptes, c’est face aux victimes, à leurs proches, devant l’ensemble du peuple de Dieu et du monde que l’Eglise doit le faire et manifester sa honte et sa douleur.

« Des manipulateurs ont usé de l’autorité que Dieu leur conférait pour fracasser des enfances, des consciences, des confiances »

Car notre responsabilité est aussi spirituelle. Le christianisme annonce un Dieu qui bénit l’homme vivant, relève, libère. Un Dieu qui restaure l’humaine dignité de celles et ceux qui sont écartés par le système social, les croyances de l’époque : femmes, enfants, malades…

Dans l’Eglise catholique, des femmes et des hommes – enfants, adultes – ont été meurtris jusqu’au tréfonds de la chair comme de l’esprit, de l’âme, de l’intime. LaParole de Dieu a été tordue pour servir les intentions les plus viles. La Tradition détournée par des théologies hallucinantes. Des manipulateurs ont usé de l’autorité que Dieu leur conférait – disaient-ils – pour fracasser des enfances, des consciences, des confiances. Cette responsabilité spirituelle est immense. Elle nous met devant Dieu qui nous convoque à être devant tous et reconnaître ce qui a été corrompu de la foi au Dieu fait chair, engagé en faveur des plus fragiles.

Enfin, l’éthique des responsabilités engage à réparer ce qui n’est pourtant pas réparable. Des interdits majeurs ont été transgressés : celui du meurtre, du mensonge, de la dissymétrie entre le faible et le fort. Des vies ont été empêchées, mutilées, parfois pour toujours. Alors oui, il faut réparer l’irréparable, avec la conscience qui doit nous laisser meurtris que de l’irréparé demeurera. La vérité sur la faute fonde le christianisme. Ainsi l’Eglise catholique peut-elle sortir plus vraie, plus juste si elle sait aller jusqu’où cela s’imposera, et que nous ne connaissons pas encore.

Religieuse dominicaine, théologienne, Véronique Margron est présidente de la Conférence des religieux et religieuses de France (Corref). Elle est l’autrice d’Un Moment de vérité. Abus sexuels dans l’Eglise (Albin Michel, 2019).

Partager sur email
Partager sur print

Post-pandémie : la famille vincentienne de France se retrouve sur zoom

Nous étions 14 réunis pour notre première rencontre via ZOOM, notre rencontre prévue au mois d’avril n’ayant pu se dérouler en raison du confinement dû à la pandémie.

Famille Vincentienne - FRANCE

Post-pandémie : la famille vincentienne de France se retrouve sur zoom

Famille Vincentienne - FRANCE
Famille Vincentienne - FRANCE

Nous étions 14 réunis pour notre première rencontre via ZOOM, notre rencontre prévue au mois d’avril n’ayant pu se dérouler en raison du confinement dû à la pandémie.

Sont présents : France Morane des Equipes Saint Vincent-AIC France (E.S.V.), Patrick Rabarison de la Congrégation de la Mission (C.M.), Sœur Marie-Vianney Ressegand des sœurs de l’Union Chrétienne de St Chaumond, Sœur Blandine Klein des  sœurs de la charité de Strasbourg et Fanny Douhaire, leur chargée de projets, Sœur Nicole Roland et Sœur Pascale Haratik des sœurs de Jeanne Antide Thouret, Michel Lanternier de la Société Saint Vincent de Paul (S.S.V.P.), P. Yves Danjou de l’Archiconfrérie de la Sainte Agonie, Aurélie Madrid de la Jeunesse Mariale Vincentienne, Marie-Pierre Flour, secrétaire et membre de l’Association de la Médaille Miraculeuse, Sœur Marguerite-Marie Nmargo des sœurs de st Vincent de Paul de Lambélé, Sœur Laetitia Tremolet des sœurs du rosier de l’Annonciation et le P. Bernard Massarini, coordinateur.

Le coordinateur propose d’ouvrir par un temps de prière en lisant l’évangile du jour : Mt 5, 38-42 qui se termine par la phrase «Et si quelqu’un te réquisitionne pour faire mille pas, fais-en deux mille avec lui. À qui te demande, donne ; à qui veut t’emprunter, ne tourne pas le dos », prière avec le texte du jour et la citation d’Ozanam.

Il prolonge en citant Frédéric Ozanam «l’assistance humilie si elle n’est en rien réciproque, si vous ne portez à vos frères qu’un morceau de pain, un poignée de paille que nous n’aurez probablement jamais à lui demander, si vous le mettez dans la nécessité douloureuse d’un cœur bien fait de recevoir sans rendre ». Après un court silence, la prière du Notre Père est récitée.

Nous commençons par un tour de table pour présenter nos nouvelles associées :

les sœurs du rosier de l’Annonciation : elles sont reconnues comme association publique de fidèles fondée par Sœur Laetitia Tremolet, actuellement en service à Lourdes et en fondation en Corse. Elles se mettent dans les pas de Louise de Marillac et de Saint Vincent de Paul comme  soutien de leur spiritualité. Un charisme au service de toutes les pauvretés (transmission de la foi aux enfants, accompagnement des mères seules en difficultés et auprès des malades).

les sœurs de Saint Vincent de Paul de Lembélé : elles sont fondées en Belgique en 1811 par un prêtre, qui va les faire naître au Rwanda en 1956. Elles sont présentes dans 7 pays dont l’Ouganda, le Centre-Afrique, le Congo et la Belgique. Elles sont arrivées dans la Somme en 2018 : 3 sœurs, une sœur en catéchèse et service d’Eglise (sacristie et servants de messe), une en aumônerie d’hôpital et une en aumônerie de jeunes pour les établissements publics et privés.

1 – Nos projets communs

Nous commençons l’ordre du jour en nous mettant au courant de nos projets communs. Le projet « Louise et Rosalie » (accueil de jour pour femmes seules à la rue), à la Maison-Mère des Lazaristes, au 95 rue de Sèvres, en partenariat entre E.S.V., S.S.V.P. et C.M. Le confinement a contraint à un arrêt total des travaux qui ont pu reprendre lors du déconfinement. Cet espace d’accueil aura un point sanitaire-douche, une cuisine et un espace d’écoute. L’ouverture prévue en juin est reportée après la Toussaint 2020.

Pour le Projet de Pantin, l’évêque du diocèse de Saint Denis a sollicité la S.S.V.P. pour un accueil de jour pour les SDF (femmes à la rue). Les travaux ont dû être reportés. Ce lieu d’accueil n’ouvrira que courant 2021. La S.S.V.P. a fait appel à la collaboration des Filles de la Charité. Quelques-unes participeront à ce service.

2 – Pauvretés rencontrées du fait de la pandémie

Le coordinateur nous informe que les Vincentiens à l’ONU ont obtenu 4 jours de travail lors de l’assemblée sur les personnes sans-abris qui a conduit à l’adoption d’un texte. Il a partagé lors d’une rencontre ZOOM des visiteurs de la Congrégation de la Mission 3 initiatives nouvelles de la S.S.V.P., 2 des E.S.V., 2 des Sœurs de la Charité de Strasbourg et 2 des Lazaristes qui ont créé des services de proximité de pauvres, d’enfants ou de soignants durant le confinement.

Mr Lanternier, de la Société Saint Vincent de Paul, nous informe des rencontres régulières entre le Ministère de la cohésion sociale et un collectif de 30 associations travaillant avec les populations pauvres.

Ils se sont aperçu que ce sont les étudiants et les jeunes qui sont plus particulièrement précarisés par la pandémie (chômage..). L’Etat a mis 50M€ au service de ces actions. Les bénévoles âgés ont dû se protéger et il a fallu faire appel à des bénévoles extérieurs.

Mr Lanternier déplore la méconnaissance des dispositifs : les 200€ pour les étudiants, les bons d’achats pour les personnes à faible revenus, les moyens mis à disposition par les collectivités territoriales… L’insécurité alimentaire a explosé et il est à craindre que le chômage explose sans pouvoir faire face.

La S.S.V.P. a consacré son énergie à remettre ou conserver le réseau au service et n’a pas eu l’occasion d’être davantage attentive aux personnes. Elle a mis en route un système de rapports que les conseils départementaux sont invités à remonter pour avoir une vue plus générale l’état des situations.

Nouvelle adaptation à faire avec des personnes d’âge avancé et comprendre comment continuer avec les nouveaux visages parus durant cette période.

A Besançon, les sœurs de Jeanne Antide Thouret (S.J.A.T.) ont constaté la paupérisation des étudiants étrangers qui vivaient de travaux intérimaires. L’un d’entre eux n’avait plus rien à manger, ni de quoi payer son loyer universitaire. Les S.J.A.T. lui ont procuré des  rations alimentaires et une association a accepté de prendre en charge le coût du loyer. Ce jeune étudiant est reçu en second cycle (Master) sur Paris à la rentrée et cherche un travail d’été en vain.  

Toujours à Besançon, « l’escale jeune » s’est retrouvée sur zoom ou Skype et a cherché des réponses aux nouvelles demandes. Il a été proposé de garder le lien par téléphone ou internet avec les personnes seules ou isolées. La rencontre en présentiel avec la pastorale de la santé les a invitées à voir comment continuer la dynamique engagée. Divers projets : repas, fêtes…

Les Equipes Saint Vincent-AIC France n’ont eu que des appels téléphoniques de mères seules pour obtenir une aide alimentaire. Il est triste de constater que beaucoup ne connaissent pas les dispositifs dont ils peuvent bénéficier (peu savent qu’ils peuvent contacter la paroisse de leur quartier ou les services de la mairie). Il faut faire en sorte que l’information soit connue. Les bénévoles âgés des E.S.V. ont dû se mettre à l’abri pour se protéger mais elles sont su s’adapter en s’initiant à la visioconférence zoom pour que leurs élèves en français/langue étrangère ne perdent pas leurs acquis ; elles ont conservé les liens en mettant en place les cours par whatsapp ou autre support. France Morane partage sa crainte de l’augmentation des violences tant pour les femmes que les enfants sans pouvoir encore évaluer combien de personnes suivies sont concernées. Pendant le confinement, la violence intrafamiliale a augmenté de 30%.

Les sœurs de la Charité de Lembélé, dans la Somme, ont accompagné le prêtre lors de la célébration des obsèques avec parfois seulement le cercueil, sans membre de la famille du fait du confinement. Elles ont aussi beaucoup écouté les personnes de leur environnement qui vivaient dans l’angoisse liée à l’isolement dû à une maladie.

Soeur Laetitia, des sœurs du Rosier de l’Annonciation, informe qu’avoir laissé l’église ouverte a permis aux personnes de faire des passages discrets et furtifs. Une grande solidarité les a fait bénéficier de nourriture de la part du maire ou du curé : elles en ont assuré la redistribution aux personnes en difficultés, cela a ouvert de nouvelles relations de proximité.

Faute de pouvoir faire patronage en présentiel, elles ont inventé un patronage en ligne : de courtes vidéos régulières avec un éveil à la foi, prière avec les sœurs, une activité bricolage ou recette et un jingle. De nombreux enfants s’y sont connectés :https://rosierdelannonciation.org/videos-en-ligne-pour-vos-enfants/

Patrick Rabarison (aumônier et prêtre accompagnateur des jeunes du diocèse de St Denis et prêtre de la paroisse de Villepinte) voit exploser la pauvreté relationnelle pendant le confinement car nombreux sont les jeunes qui vivent seuls (étudiants de province venus s’installer dans la région parisienne entre autres). Ces jeunes sont en attente de relations authentiques. La paroisse a proposé des messes et le chapelet en ligne, des échanges par ZOOM.

Suite à la mort de Georges Floyd, l’émotion des jeunes de la communauté afro-antillaise est forte en Seine-St Denis. Un grand courant de colère s’est levé et il a fallu tenter de canaliser cette situation explosive. Le service diocésain des jeunes a tenté une action pédagogique en trois temps auxquels plusieurs paroisses se sont jointes : 1/écouter les expressions de mal-être autour du racisme (cellules d’écoute avec leur curé et des animateurs laïcs) en apprenant à mettre des mots dessus et en invitant à formuler leur colère en prière. 2/recontextualiser les choses par un temps de formation. Cela a abouti à un chemin de croix pour associer les souffrances ressenties à la passion de Jésus souffrant (belle dévotion des jeunes au chemin de croix). 3/prévoir dans les prochaines semaines d’organiser des temps de rencontres entre jeunes et policiers. Il est important d’être artisan de paix et de tenir compte des souffrances de chacun. La S.S.V.P. se tient disposée à aider ce qui se passe dans la paroisse de Villepinte si cela était nécessaire (à voir comment et pour quel type de service).

En tant que Vincentiens, nous devrons être inventifs pour renouveler notre pratique de l’écoute.

Les Sœurs de la Charité de Strasbourg saluent les jeunes qui sont venus en renfort des équipes. Elles ont rencontré des difficultés dans les EHPAD mais sont reconnaissantes face à la solidarité des équipes de professionnels travaillant dans l’enfance qui se sont proposés pour renforcer la main d’œuvre dans les EHPAD.

Les sœurs de l’Union Chrétienne de St Chaumond ont eu leurs établissements scolaires fermés. Les professeurs principaux ont fait preuve d’inventivité  pour garder le contact chaque semaine avec tous les élèves. Le fossé risque de se creuser entre les bons élèves et les élèves en difficultés. A Madrid, le taux de mortalité a été important dans les familles, notamment parmi les grands-parents d’élèves. Les sœurs sur place ont accompagné par téléphone et sur les réseaux sociaux ces familles.

Les activités régulières de la Jeunesse Mariale Vincentienne ont été interrompues depuis le début du confinement. Les responsables d’équipe ont toutefois pu maintenir le lien avec les enfants et les jeunes qu’ils accompagnent, par téléphone ou en les rencontrant depuis la réouverture des établissements scolaires. L’Assemblée internationale qui devait avoir lieu en juillet 2020 a été reportée d’un an, et différentes initiatives ont été mises en place au niveau international, via les réseaux sociaux, afin de maintenir le lien et de partager des nouvelles entre pays.

L’Association de la Médaille Miraculeuse a poursuivi son activité grâce au télétravail. Un temps important a été consacré à l’appel des personnes seules, âgées et/ou malades.  Elle a constaté une grande dévotion mariale en ce temps de pandémie : plus de 1000 médailles miraculeuses ont été demandées depuis le début de l’année pour recourir à la protection de Marie.

Le Père Yves Danjou, de l’Archiconfrérie de la Sainte Agonie, n’a pas connu davantage de demandes mais a été en contact avec des personnes éprouvant une plus grande  solitude et qui étaient heureuses de bénéficier par exemple de l’extension de la non-expulsion hivernale. La suppression de temps de prière mensuel a été difficile à vire. Ceci a été une invitation à approfondir la spiritualité de Jésus à Gethsémani. Le Père Yves nous partage la mort du Covid-19 de son frère, lui aussi Lazariste. La gestion du deuil a été difficile à vivre mais cela a été l’occasion d’une communication plus profonde avec des amis qui se sont faits proches de lui.

3 – Questions diverses

Après un échange entre le coordinateur et la secrétaire-trésorière, et au vu des comptes de la Famille Vincentienne France, il est proposé de ne pas demander de cotisation annuelle pour 2020, ce qui sera une contribution à l’effort post-pandémie de la famille vincentienne en France pour le travail de chacun.

Nous évoquons la réédition du calendrier des saints vincentiens pour le rendre plus ajusté aux dates changées par la congrégation pour la cause des saints et vérifier ceux qui demeurent mémoire de notre famille et ceux qui ont été transférés dans une autre tradition spirituelle. La décision est positive.

Lorsqu’est évoquée la possibilité de réfléchir à une formation pour nos bénévoles, sans sœurs ni prêtres, avec l’organisme VDP formation (possibilité de rencontre en septembre ou octobre), la présidente des E.S.V pense qu’il serait mieux d’attendre la rencontre de novembre pour en rediscuter car la priorité actuelle sont les actions  en lien avec la pandémie.

Le prochain rendez-vous en présentiel de notre comité aura lieu le lundi 16 novembre 2020, à la maison mère des Lazaristes, au 95 rue de Sèvres à Paris. Ce sera aussi l’occasion de visiter le lieu d’accueil « Louise-Rosalie »…

Partager sur email
Partager sur print

Petite visite de notre dévotion à Marie

Mettons-nous quelques instants à la place d’une mère. Celle-ci apprécierait elle d’entendre à longueur de journée son enfant dire qu’il est nul, qu’il n’est pas à la hauteur, qu’il n’est bon à rien etc. ? car ce « pauvres pécheurs » dit principalement nos incapacités à relever le défi de vivre comme Dieu nous le demande. Cette mère ne se désolerait-elle pas de ne voir aucune avancée de l’enfant ? Ne serait-ce pas lui laisser comprendre qu’elle n’est pas une bonne mère puisque nous ne sommes capables de rien ?

Vincent Goguey

Petite visite de notre dévotion à Marie

Lorsque nous nous adressons à Marie nous nous présentons en tant que « pauvres pécheurs ».

Mettons-nous quelques instants à la place d’une mère. Celle-ci apprécierait elle d’entendre à longueur de journée son enfant dire qu’il est nul, qu’il n’est pas à la hauteur, qu’il n’est bon à rien etc. ? car ce « pauvres pécheurs » dit principalement nos incapacités à relever le défi de vivre comme Dieu nous le demande. Cette mère ne se désolerait-elle pas de ne voir aucune avancée de l’enfant ? Ne serait-ce pas lui laisser comprendre qu’elle n’est pas une bonne mère puisque nous ne sommes capables de rien ?

Lorsque nous accompagnons quelqu’un qui est dans la désolation et qui se définie à la négative, ne cherchons-nous pas à contrecarrer l’idée qu’il a de lui-même en lui montrant ce qui est valable en lui ? Ne cherchons-nous pas à lui montrer le positif qu’il n’est pas capable de voir par lui-même ? Ne nous réjouissons nous pas lorsque l’on constate qu’il réussit cela et qu’il se voit avec un regard qui tend davantage vers l’avenir et tous les possibles que cela engendre ?

Par ailleurs lorsque nous nous définissons avant tout comme « pécheur » nous oublions une donnée essentielle de notre foi. Car avant d’être pécheurs, nous sommes créés de Dieu et de plus créés à son image. Avant d’être pécheurs nous sommes enfants de Dieu. Il fait de nous ses fils et ses filles, héritiers de son Royaume selon la grâce obtenue par le Christ offert en sacrifice par amour pour nous.

Pour honorer notre Dieu et notre mère, il est bon de rappeler avec force cette dimension divine en nous plutôt que de limiter notre identité à ce qui est touché par le péché. Sinon c’est donner plus de place au Mal qu’à Dieu !

Prenons encore le temps de constater ce que produit un regard d’une mère aimante sur son enfant lorsque celui-ci prend conscience d’être aimé par sa mère lui disant avec force qu’il est son enfant bien aimé. Cela le réjouit, le stimule, lui donne plus de confiance à reprendre la route, cet amour maternel lui donne de changer son regard sur lui-même en se redisant intérieurement « maman m’aime ». La conséquence est de prendre plus au sérieux ce rôle d’être héritier du Père, soutenue par la mère !

Pour entrer davantage dans ce mystère que nous sommes : enfants de Dieu (et nous le sommes précise st Jean), je me suis mis à réciter la prière adressée à Marie en modifiant quelque peu ce que l’on dit sur nous-mêmes : pauvres pécheurs, en le remplaçant par « tes enfants » ou encore « ses enfants » (pour évoquer le fait d’être enfants du Père).

Voici donc ce que donne cette deuxième partie de la prière du chapelet :

Sainte Marie, mère de Dieu, prie pour nous, tes enfants…

Et pour le « je vous salue Marie » suivant

Sainte Marie, mère de Dieu, prie pour nous, ses enfants…

Exprimer cette prière de cette manière c’est avant tout me remettre vraiment dans cette filiation divine et maternelle (la mère que Jésus nous a donnée) pour m’en fortifier. C’est me charger de toute cette force qui m’est donnée par cet amour indéfectible.

A la suite de l’abbé Pierre, je modifie aussi la toute dernière phrase : « maintenant et à l’heure de notre mort ». Il disait que cette vision évoquait surtout la peur de ce départ définitif, réduisait notre vie qu’à ce dernier moment ultime alors qu’avant ce moment-là il y avait toute une vie à vivre ici sur Terre.

Il remplaçait donc cette fin de prière par « maintenant et à l’heure de la rencontre ». Cette rencontre évoquant deux réalités fortes de notre foi.

Première réalité : le passage de la mort est surtout le moment où nous allons rencontrer notre Dieu face à face. Le dire ainsi c’est mettre davantage l’accent sur cette espérance immense, qui est appelée à sans cesse grandir en nous plutôt que de focaliser sur le côté tragique de notre disparition de cette Terre.

Seconde réalité évoquée dans cette formule est le fait qu’à chaque moment, à chaque rencontre faite dans mon quotidien, il y a le mystère de la présence de Dieu dans l’autre et que j’ai à y être très attentif pour déjà vivre cette rencontre divine dans chacune de mes rencontres quotidiennes.

Ces deux modifications de cette prière si populaire donnent donc ceci :

Je te salue Marie, pleine de grâce

Le Seigneur est avec toi

Tu es bénie entre toutes les femmes

Et Jésus ton enfant est béni.

Sainte Marie, Mère de Dieu prie pour nous tes enfants

Maintenant et à l’heure de la rencontre.

Et la suivante (lorsque nous disons le chapelet)

Je te salue Marie, pleine de grâce

Le Seigneur est avec toi

Tu es bénie entre toutes les femmes

Et Jésus ton enfant est béni.

Sainte Marie, Mère de Dieu, prie pour nous ses enfants

Maintenant et à l’heure de la rencontre.

Lorsque nous regardons la structure des deux prières récitées le plus souvent, le « Notre Père » et le « Je vous salue Marie », nous constatons qu’elles sont identiques. La première partie est tournée vers celui ou celle à qui nous nous adressons pour évoquer ce qu’il y a de beau et de bon dans leur identité. La deuxième partie est tournée vers nous puisque nous leur demandons de nous aider dans notre manière de mener notre vie.

Cela me donne parfois l’impression d’un enfant qui voulant obtenir quelque chose commence par dire plein de gentilles petites choses à son père ou sa mère pour les amadouer et ainsi arriver à leur extorquer ce qui le motive surtout : avoir gain de cause !

Ces prières ont donc le risque de s’intéresser davantage à nous-mêmes qu’au Seigneur ou à Marie. Pour éviter quelque peu cela, chaque première dizaine que je dis quasi quotidiennement omet la seconde partie de ces prières pour me concentrer uniquement sur ce qui est dit de Dieu et de notre mère. Ainsi je commence la première dizaine :

Notre Père qui est aux cieux

Que ton nom soit sanctifié

Que ton règne vienne

Que ta volonté soit faite sur la Terre comme au Ciel.

Je te salue Marie pleine de grâce

Le Seigneur est avec toi

Tu es bénie entre toutes les femmes

Et Jésus ton enfant est béni.

Cela me donne de mieux me défaire de mon petit moi et de me réjouir en contemplant la grandeur de notre Dieu et de la mère qui nous est confiée.

Je vous souhaite, dans cette pratique du chapelet, un bon cœur à cœur avec notre Père et notre mère qui désirent avoir des enfants épanouis et heureux dans leur vie.

[printfriendly]

Rencontre du comité national de la famille vincentienne le 25 novembre 2019

Les recommandations du bureau international de la famille vincentienne sont remises à chaque membre pour aider les coordinations nationales à établir leur texte de référence. Elles sont commentées par le coordinateur international. Il nous informe que la famille mondiale regroupe 156 branches.

CMission

Rencontre du comité national de la famille vincentienne le 25 novembre 2019

C’est autour d’un café dans la salle du conseil de la province France-Suisse-Belgique des Filles de la Charité, au 9 rue Cler à Paris, que se sont retrouvés les délégués de la coordination nationale de la famille vincentienne le 25 novembre dernier. Etaient présents le P. Jo AGOSTINO, coordinateur international de la famille vincentienne, le P. GHALI, son traducteur, le P. Bernard MASSARINI, coordinateur national de la famille vincentienne, Sr Blandine KLEIN, Supérieure Générale des Sœurs de la Charité de Strasbourg, accompagnée de Mme Fanny DOUHAIRE, chargée de projets de la congrégation, la présidente de Jeunesse Mariale Vincentienne (JMV), le P. DANJOU, sous-directeur de l’Archiconfrérie de la Sainte Agonie, accompagné de Mme Brigitte DARX, M. Michel LANTERNIER, président de la Société Saint Vincent de Paul (SSVP), Sr Marie-Vianney RESSEGAND, Supérieure générale des Sœurs de l’Union-Chrétienne de Saint Chaumond, Mme France MORANE, présidente des Equipes Saint Vincent-AIC France (ESV-AIC France) et Mme Muriel WITTMANN, vice-présidente, le P. Gilles MORIN, provincial des Religieux de St Vincent de Paul (RSVP), Sr Eliane BULTEL, déléguée des Filles de la Charité (FDLC), le P. Jean-François DESCLAUX, conseiller spirituel de la SSVP, Sr Pascale HARATYK, une conseillère des sœurs de Sainte Jeanne-Antide Thouret, et Marie-Pierre FLOUR, chargée de communication de la famille vincentienne. Nous ont rejoints l’après-midi le Visiteur des Lazaristes, le P. Christian MAUVAIS, ainsi que le P. Patrick RABARISON, cm.

Après avoir signalé que le président de la SSVP et la présidente des ESV-AIC France ont été rencontrés par le coordinateur international de la famille vincentienne, le P. Bernard Massarini brosse un bref rappel de l’état de nos liens avec Depaul France. Il rappelle qu’étant membres de la famille vincentienne internationale sans être de la coordination en France, nous les avons associés à nos initiatives communes : délégation romaine à l’anniversaire du charisme vincentien à Rome, notre vidéo de services auprès des sans-abris pour la deuxième journée mondiale du pauvre et sur la carte de la présence des branches de la famille vincentienne en France.

Les recommandations du bureau international de la famille vincentienne sont remises à chaque membre pour aider les coordinations nationales à établir leur texte de référence. Elles sont commentées par le coordinateur international. Il nous informe que la famille mondiale regroupe 156 branches. Devant ce nombre important, un représentant de chaque branche ne pouvant être présent au conseil international de la famille vincentienne, il a été choisi de constituer ce conseil de 4 membres de droit (les Filles de la Charité, les ESV-AIC France, la SSVP et les Lazaristes) et des représentants d’autres branches qui se renouvellent tous les trois ans. Après l’élection du nouveau coordinateur national, le P. Jo Agostino propose au comité national de choisir au sein de ce comité deux ou trois personnes pour rédiger un projet de texte de base qui intègre toutes les nuances nécessaires pour un bon fonctionnement.

Il est demandé au coordinateur international de communiquer les critères d’accueil des nouveaux membres dans la famille. Ils sont donc énoncés :

– que la branche ait St Vincent ou un des saints de la famille vincentienne comme fondateur 

– qu’elle soit constituée comme groupe (constitutions, statuts, associations)

– qu’elle soit reconnue comme mouvement légitime (par l’Eglise ou par l’Etat civil)

– qu’elle ait pour but principal le service des pauvres.

 S’en suit une longue discussion sur notre identité en famille avec le rappel des choix spécifiques pour l’accueil de nouveaux membres de chacune de nos branches et des difficultés rencontrées pour continuer à déployer nos spécificités lorsque les frontières ne sont pas clairement établies.

Il est également rappelé qu’une fois membre de la famille vincentienne, il faut accepter d’entrer dans un processus de formation pour apprendre à connaitre et pratiquer le charisme afin d’approfondir son ancrage vincentien. Le partage se termine avec la décision d’attendre le texte de la coordination internationale pour repenser le texte charte. Il sera élaboré lors de la  prochaine rencontre.

En milieu de journée nous célébrons la messe à l’oratoire des Filles de la Charité, un fort moment de pause de notre journée pour refaire notre unité.

Après la pause déjeuner, un tour de table permet à chacun de partager les nouvelles de sa branche. Les sœurs de la Charité de Strasbourg nous partagent la joie d’avoir fait une retraite au Berceau avec les sœurs de la Charité de Besançon, retraite prêchée par le P. MAUVAIS, provincial des Lazaristes. Elles nous présentent un livre d’une des sœurs de leur congrégation qui partage son itinéraire de consacrée au service des plus fragiles : « Ce que vous faites au plus petit. Témoignage d’une sœur de la Charité – de la cornette à la tablette » de Sœur Denise Baumann.

La déléguée de Jeunesse Mariale Vincentienne exprime la joie de leur rassemblement annuel dans ces locaux. Leur nouveau site internet sera prêt le jour anniversaire de la fête de la Médaille Miraculeuse.

Le P. RABARISON, délégué de la commission animation vincentienne de France, présente la version commentée de l’exhortation ‘Christus vivit’ destinée aux jeunes (la JMV y est présente) ainsi qu’un commentaire auquel il a contribué. Il nous invite à être inventifs pour concilier identité et richesse de notre patrimoine.

Le président de la SSVP évoque deux initiatives auprès des sans-abris en Seine-Saint Denis et dans le Val de Marne. Il a aussi commencé à envoyer des jeunes vincentiens en séjour à l’étranger. Les premiers sont partis chez les Religieux de St Vincent de Paul en Côte d’Ivoire et au Burkina Faso, d’autres chez les Lazaristes au Cameroun. Ils sont en recherche de nouveaux lieux de chute chez les FDLC. Est évoquée l’idée de reprendre une instance vincentienne de coopération de style MISEVI en France.

Les sœurs de l’Union-Chrétienne de Saint Chaumond continuent leur travail d’éducation dans leurs établissements. Elles ont eu cette année une profession solennelle et une temporaire et se préparent à leur chapitre général en juillet prochain.

Les ESV-AIC France sont heureuses d’être invitées mensuellement par le ministère de la cohésion sociale. Le projet « Louise et Rosalie » avance bien. Il s’agit d’un projet d’accueil de jour de femmes à la rue au 97 rue de Sèvres à Paris. Il devrait pouvoir voir le jour début juillet 2020 avec ouverture officielle en septembre prochain. L’espace est conçu pour 15 à 20 femmes avec un accompagnement personnalisé en plus du service offert aux personnes.

Les Religieux de St Vincent de Paul vont avoir leur chapitre général en mai 2020 et s’apprêtent à célébrer leur 175e anniversaire de fondation les 2 et 3 mars 2020.

L’Association de la Médaille Miraculeuse continue la permanence d’écoute huit heures par jour : une écoute téléphonique auquel les appelants sont très sensibles.

Les Filles de le Charité sont en démarche d’assemblée en trois étapes : domestiques (locales), provinciales en 2020 et générales en 2021. Elles ont eu des journées fraternelles de formation et quatre temps de formation pour les responsables de communauté. Elles mettent l’accent sur la découverte du charisme dans les établissements scolaires sous tutelle. Quelques sœurs sont engagées dans la formation des laïcs des secteurs éducatif et sanitaire et social. Un parcours en huit rencontres sur deux ans. Il s’agit de découvrir les fondateurs pour vivre du charisme dans la problématique d’aujourd’hui, une attention est donnée à la dimension du care/soin et de l’écologie.

L’Archiconfrérie de la Sainte Agonie continue à développer le climat de piété et de prière avec Jésus à Gethsémani pour des personnes qui se retrouvent une fois par mois autour de la solitude de Jésus à Gethsémani pour prier pour le monde. Elles se retrouvent à la chapelle de la sainte agonie  au 95 rue de Sèvres à Paris.

Les Sœurs de Gethsémani, quant à elles, ont quitté Paris mais ont trouvé une façon de donner à leur maison une finalité qui reste dans le charisme vincentien. Elles la louent à une association qui propose de la colocation entre personnes en difficultés sociales et croyants soucieux d’aider à la réinsertion de ces personnes.

Les sœurs de Sainte Jeanne-Antide Thouret partagent la joie d’avoir eu des vœux perpétuels de sœurs chinoises et d’avoir reçu cinq postulantes vietnamiennes à Besançon et cinq à Rome. Elles vont avoir leur chapitre général en mai prochain à Rome. Elles nous parlent de leur fondation qui envoie des jeunes en mission à l’étranger qui peuvent y faire divers types de services : enseignement, santé, construction, social, etc… Après trois ou quatre temps de formation, les jeunes peuvent aller servir et auront une relecture de leur service à leur retour.

En fin d’après-midi a lieu l’élection du coordinateur, de la secrétaire, de la chargée de communication et de la trésorière. Nous rappelons qu’actuellement les trois dernières tâches reviennent à Marie Pierre FLOUR. Après avoir échangé et pensé qu’il était possible de conserver ces trois fonctions groupées nous n’élirons qu’un coordinateur et une secrétaire-trésorière-chargée de communication. Se pose la question des candidats. Les deux sortants sont disposés à reprendre le service si nécessaire.  Ils sont élus à 10 voix sur 11 tous les deux. Reprennent donc la mission de coordination nationale le P. Bernard MASSARINI, cm et celle de secrétaire, chargée de communication et trésorière,  Mme Marie-Pierre FLOUR (A.M.M).

Afin d’améliorer notre communication comme famille vincentienne en France, il est demandé de transmettre à notre secrétaire les contacts des chargés de communication de nos branches respectives afin qu’en entrant en relation avec eux, elle obtienne les informations intéressantes qu’elle adressera au P. Emile GHALI pour une mise en ligne  sur le site www.famvin.org.

Nous donnons ensuite la parole au P. Jo Agostino, le coordinateur international pour qu’il nous informe des activités de la famille vincentienne internationale :

  1. a) la Rencontre de responsables de la famille vincentienne en janvier 2020 à Rome pour approfondir la culture des vocations en proposant des outils au service de tous (un site web consacré à cette dynamique sera créé).
  2. b) Une recherche pour améliorer la transmission du charisme en vue d’élaborer un guide pratique sur les diverses pratiques existantes
  3. c) La dynamique au service des sans-abris née à l’occasion de la célébration de l’anniversaire du charisme: le comité exécutif invite chaque section à aider à l’accès à un logement permanent pour les sans-abris.
  4. d) La rédaction d’un missel des saints et bienheureux de la famille vincentienne avec, à la fin du missel, une présentation des diverses branches de la famille pour mieux se connaitre. Après deux années d’élaboration, il sera présenté à la rencontre de janvier 2020 en vue de le corriger puis de l’imprimer pour le mettre à disposition des divers membres.

Sont rappelées nos initiatives  au service des sans-abris qui seront communiquées à notre correspondante francophone de l’alliance pour les sans-abris pour les insérer sur la carte présentant la réalisation de divers services que nous avons dans le monde au service de ces populations : les Maraudes SSVP à Toulouse et à Paris ; le bus-douche Depaul à Paris ; le Chenil  SSVP à Brest ; l’établissement créé en 1995 par les Sœurs de la Charité de Strasbourg, et en permanente évolution avec la Fondation Vincent de Paul : l’Escale Saint-Vincent, structure d’accueil de personnes sans domicile fixe nécessitant des soins bénins ou médicaux et paramédicaux avec ses 10 lits halte soins santé (LHSS) et  20 lits d’accueil médicalisés (LAM) au cœur de Strasbourg ; le projet « Louise et Rosalie », centre d’accueil de jour pour femmes à la rue en collaboration avec ESV-AIC/SSVP/Lazaristes à Paris ; le Mascaret, maison d’accueil de sans-abris âgés à Marseille (20 chambres) avant leur entrée en maison de retraites et MSMA, le service de funérailles des personnes décédées à la rue auquel participent les ESV-AIC/SSVP/Lazaristes.

La rencontre se termine aux alentours de 16 heures. La prochaine rencontre est fixée au 16 mars 2020, chez les Lazaristes, au 95 rue de Sèvres à Paris.

La coordination nationale de la famille vincentienne

[printfriendly]

RENCONTRE DE VICHY. 6-8 octobre 2019

« J’ai la tentation de me reconnaître dans le ‘petit rat de bibliothèque’ cité en tête de Moby Dick ; ‘Ce bucheur simple et appliqué de ver de terre qu’était le ‘sous-second libraire’ semble avoir parcouru les longs vaticans de livres et le petites boutiques de la terre, ramassant au petit bonheur, où il pouvait et en n’importe quel livre sacré ou profane, les moindres allusins aux baleines...

Marc Thieffry

RENCONTRE DE VICHY. 6-8 octobre 2019

Étaient présents : Aimé Goliet – Firmin Mola Mbalo – Danielle et Dominique Lê – Michèle et Jean Prezeau – Antoine Téjédor – Pepito Campaña – Carmen et Pierre Damiens – Lâm Phan-Thanh– Faustin Mombanga Mbanda –  Patricia et Marc Thieffry

Nous nous retrouvons tous le dimanche soir. Merci à François Hiss qui est venu chercher quelques participants à la gare. Les retrouvailles se déroulent autour d’un apéritif offert par la maison. S’ensuit le repas et nous prenons rendez-vous pour le lendemain matin à 9H30 pour nos échanges.

Lundi 7 octobre 

Echanges et partage :

Comme d’habitude, nous commençons par lire les nouvelles que les uns et les autres nous ont fait parvenir.

Jean-François LAGOUEYTE :  Je ne viendrai pas à Vichy cette année pour des raisons de santé. Depuis plus d’un an, je souffre de tassements de vertèbres, de rétrécissements du rachis dorsal, cervical et lombaire…qui font que je ne peux pas rester debout et marcher longtemps… À part cela, tout va bien. J’ai le moral.

Michel RÉVEILLE : Je ne serai pas à la rencontre de Vichy car ma vue ne me permet pas de m’aventurer seul dans les trains et le métro parisien. Pourtant je vais bien, malgré pour mes 90 printemps. Il m’arrie de regarder en arrière et je trouve que j’ai été un privilégié. Je suis un prêtre heureux. Je peux encore pas mal m’occuper : ACO, JOC et le fait d’avoir été PO me permet de rester en contact avec la vie syndicale en retaité, et en ce moment, grâce à Macron, il y a du boulot : rencontres, manifs. Occasion de rencontrer des copains, parfois partager de joyeuses agapes… ! Bref, c’est la vraie vie !. En attendant d’y aller (le plus tard possible), je fréquente aussi les EPHAD pour voir des copains et copines. Bernadette, que certains connaissent et qui est la ‘personne de confiance’, me déplace, car je ne peux plus conduire. Par ailleurs, je continue nos ‘chères études’. À ce propos, je vous recommande un livre très très décapant : ‘Pour un christianisme d’avenir’, en sous titre : ‘Ni les credo anciens, ni la Réforme ne peuvent aujourd’hui susciter une foi vivante, pourquoi ?’ de John Shelby Spong – Karthala 2019. J’aurais encore mille choses à dire…Puisse la charité théologale de Saint Vincent nous animer là où nous vivons.

Daniel LAMERAND : Il ne peut se joindre à nous pour des raisons de santé, mais il nous assure de toute son amitié et de ses prières.

Claude LAUTISSIER : Je m’étais inscrit avec joie à la rencontre des anciens, en me disant que ce serait peut-être la dernière… Depuis, la prostate m’a joué des tours et je rentre à peine de la clinique avec des tuyaux partout. Dans ces conditins, je pense qu’il ne serait pas sage de faire ce déplacement. J’en suis vraiment désolé et peiné. Toute mon amitié à tous les participants. Je serai de tout cœur avec vous. Bonne et fraternelle renconotre.

André MEYRANX : Je suis en EPHAD à Saint Sever, petite ville de Landes (4000 habitants), à mi-chemin de Mugron (mon village natal) et de Mont-de-Marsan où j’ai également de la famille. Je suis maintenant bien intégré à ma nouvelle communauté et on m’a même confié la responsabilité de la présidence du Conseil de Vie Sociale. Pour ce qui concerne mon épouse, Josette, la situation s’est avérée plus difficile. Après deux expériences difficiles dans des Ephads, elle a été placée en famille d’accueil où tout semblait bien aller, mais on n’a plus voulu la garder, sans donner de motivations. Son fils a pu trouver une nouvelle famille d’accueil dans le Gard. (Nous avons appris depuis que Josette était décédée le 7 juillet). Ma vie se passe dans le calme, dans la vie communautaire de l’Ehpad (pas mal d’animation), la lecture, la méditation, la messe tous les mardis et même le chapelet tous les jeudis. Une vraie vie de moine qui me convient parfaitement. J’ai une petite voiture qui me permet d’aller en famille régulièrement. Je fais peu de route, ma santé ne me le permet pas. Je ne serai pas des vôtres à Vichy, à mon grand regret. La vie commande et il faut accepter les ‘finitudes’. Je lirai avec plaisir le comte-rendu.

Jean LOGEAN : Il a téléphoné à Aimé pour nous dire toute son affection et l’assurance de sa prière pour notre rencontre.

Jean-Claude SPERANDIO : Il nous donne des nouvelles de Bernardo GARCIA qui ne peut être des nôtres car il ne se sent pas en état de voyager. Sa santé est stationnaire, mais des problèmes aux jambes l’empêchnte de marcher longuement. Il assure toujours son service auprès des Sœurs. 

Christian LABOURSE est également à Château-l’Evêque (quelques problèmes de santé lui aussi).

Lettre de Jean-Claude SPERANDIO : « Je ne pourrai pas être parmi vous cette année, pour une banale question d’agenda, un RDV d’hôpital pour mon épouse, difficilement déplaçable ! Croyez bien que je regrette de ne pas pouvoir venir. Mes occupations de retraité ont peu changé par rapport aux années précédentes : contributions associatives et post-universitaires, animation de sessions de formation pour des séniors (informatique, internet), activités de grands-parents au quotidien, puisque nos filles et leurs enfants demeurent à proximité de notre domicile.  Un séjour familial au Mexique au mois de mars dernier et un autre à La Réunion en août. Ces deux voyages nous ont beaucoup plu et instruits, en nous faisant voir de près des réalités socio-économiques difficiles, différentes des nôtres, au-delà des cadres géographiques admirables qui méritent un voyage à eux seuls ! Nous allons aussi au Québec où vit mon frère ainé, maintenant en Ephad, qui ne peut plus lui-même voyager. Et finalement, j’ai eu l’occasion, en septembre, de traverser la magnifique région de Marvejols que je ne connaissais pas mais dont le nom m’était resté familier par l’École Apostolique, qui a évidemment cessé de fonctionner depuis plusieurs années, comme toutes les autres Écoles Apostoliques. Le bâtiment, situé dans le centre historique, existe toujours, transformé en appartements, mais sans aucune trace de l’École Apostolique, même pas une petite plaque commémorative… L’église proche est magnifique ! »

Jacques GROS : (Il y a la longue lettre aux amis que beaucoup d’entre nous ont reçue.  Je ne la reprends donc pas. Je transmets un autre message de Jacques Gros) :

«  J’ai la tentation de me reconnaître dans le ‘petit rat de bibliothèque’ cité en tête de Moby Dick ; ‘Ce bucheur simple et appliqué de ver de terre qu’était le ‘sous-second libraire’ semble avoir parcouru les longs vaticans de livres et le petites boutiques de la terre, ramassant au petit bonheur, où il pouvait et en n’importe quel livre sacré ou profane, les moindres allusins aux baleines. Simplement, c’est plus une vue sur mon probable avenir qu’une réalité présente. Parce que si, depuis le mardi 2 octobre, fête de ma grande copine, Thérèse Martin, je suis à demeure à Surabaya, la bibliothèque que je devais gérer avec deux autres confrères n’est pas encore construite et de ces deux confrères, l’un est maintenant sur une chaise roulante, et l’autre poursuit des études aux États-Unis ou ailleurs. Donc je me retrouve dans la peau d’un chômeur, d’un de ces pensionnaires inactifs du ‘Provincialat’ (maison de la Province), avec celui que j’étais censé remplacer et qui n’a plus sa tête et le fauteuil à roulettes évoqué plus haut.

Vous devinez que cette situation n’est pas vraiment pour me plaire. C’est bien sûr une anticipation : dsans quelques années (ou mois ?), si Dieu a la mauvaise idée de me prêter longue vie, je serai effectivement un de ces pensionnaires de l’antichambre de la mort, gagas, peu ambulants ou pas ambulants du tout, patients exerçant la patience des confrères valides et des personnes qui les soignent, dans une maison pour personnes médicalement assistées. Je n’en suis pas encore là (ça viendra), mais j’ose espérer avoir bientôt un vrai job, pas une occupation fictive pour me faire croire que j’existe encore. Je me ferai votre guide avec plaisir si vous venez dans l’archipel. En attendant, je vous redis à tous mon amitié. (Surabaya, 5 octobre 2019, à la veille du synode sur l’Amazonie, qui aura lieu à Rome ! étrange !) »

Après la lecture des messages envoyés par des absents,  commence le temps d’échange entre les présents :

Faustin Mombanga Mbanda : Prêtre depuis 2000. Il appartenait à la Province lazariste de la République Démocratique du Congo (ex Zaïre). Suite à un problème dans lequel nous n’entrerons pas car nous n’avons pas tous les éléments en main, 13 confrères ont été chassés de la Congrégation par le Supérieur Général, dont Faustin. Si nombre de ceux qui ont quitté la CM sont retournés dans leurs familles, Faustin est parvenu, grâce à un ami Prémontrais, à trouver un poste dans le Jura. Il dessert 3 grosses paroisses, 53 clochers. Ils sont deux prêtres pour desservir ces paroisses. C’est sur l’invitation de Firmin qu’il est venu et il est content de pouvoir partager ce moment avec nous.

Antoine Téjédor : Le déménagement de la maison est terminé. Nous faisons actuellement don de la maison à nos enfants. Nous voulons surtout sauvegarder l’esprit de famille. C’est quand même une étape difficile. Bernadette et moi avons fait une retraite dans une communauté de base, près de l’abbaye de St Maurice. Cette retraite était animée par un laïque, et le thème était :’Décadence ou déclin ?’ (climat, violence etc). Puis on a pioché dans les textes de la résurrection. De nombreuses mosaïques de résurrection sont déposées dans la ville de Genève.

Aimé Goliet : Il nous dit l’importance de trouver des jeunes pour que le groupe puisse continuer à exister. La date de la réunion de cette année a été changée et cela à pu en gêner quelques uns. Nous fixons donc dés à présent la date de la prochaine rencontre.

Michèle et Jean PREZEAU : Rien de bien spécial. On voit assez régulièrement Bernardo qui travaille toujours auprès des sœurs. Suite à l’accident de genou de Michèle, nous faisons souvent des visites à l’hôpital. On s’occupe du jardin et sommes dans le t rain-train quotidien.

Firmin Mola Mbalo : il estmaintenant  le supérieur de la Maison du Missionnaire, tout en étant vicaire à la paroisse de La Palisse. Il nous donne des nouvelles des confrères de la maison : Blaise est envoyé au Berceau ;  François Hiss rend service à l’abbaye ; Pierre Hugon ne peut plus marcher ; il se déplace en fauteuil. Toute l’année il y a du passage dans la maison. Le taux d’occupation est en augmentation. Beaucoup de Filles de la Charité viennent maintenant. Il y a 30 chambres. C’est l’association qui gère le côté financier.

À 11 H, nous célébrons l’eucharistie, présidée par Faustin et les chants par Antoine et Dominique.

Nous unissons à notre prière toutes les personnes absentes avec les intentions de chacun.

Puis vient le temps du repas

Après le repas, un petit temps de sieste avant d’attaquer la visite du musée. Le thème de l’exposition est le CONGO. Marie-Line, avec sa compétence habituelle, nous fait découvrir cette exposition

Reprise des échanges

Pépito CAMPAŇA : Il a perdu sa sœur et un fils est parti de la maison en laissant 2 anfants. Il a été au Berceau et a pu rencontrer plusieurs confrères. Il a été sur la tombe de Mgr Etchegaray. Il continue à voyager : Maroc l’an dernier, Gênes et va au Guatemala le mois prochain.

Carmen et Pierre DAMIENS : Rien de bien nouveau par rapport à l’an dernier. Pierre nous parle de différents articles et livres : ‘L’Eglise face aux abus sexuels dans l’Eglise’ chez Fayard. On ne pourrait plus dire comme Paul VI : ’L’Eglise experte en humanité’.

Lâm PHAN-THANH : Content de revenir et d’être présent à ce groupe. Celui-ci tient, il est la jeunesse de Dieu. Nous sommes une réponse au cléricalisme mortifère. J’ai eu l’occasion de travailler six mois pour parler de la CM à Vichy, et cela depuis Wattez. Il est impportant de rendre témoignage à ces missionnaires.

Danielle et Dominique LÊ : Rien à signaler à Brétignoles. Nous sommes bien engagés dans la paroisse depuis plusieurs années. On sent une attente des gens envers la Bible. Cette année nous allons étudier Abraham. Nous faisons de l’accompagnement de personnes âgées. Célébration de la Parole. Chorale, équipes liturgiqsues, animation de célébrations. On est au moins à mi-temps à la paroisse. Côté famille, changement pas très heureux par rapport à notre fils (promesses de travail non tenues).

Patricia et Marc THIEFFRY : Rien de bien spécial. Nous avons beaucoup accueilli durant les mois de juillet et d’août. Nous faisons toujours partie du jumelage Franco-Allemand. Marc continue à travailler avec les archives de St lazare. Il a sorti un dernier livre : ‘Saint Vincent de Paul et la mission lazariste dans les États barbaresques du XVIIème au XIXème siècle’ chez L’Harmattan. C’est une manière de faire ‘revivre’ ces missionnaires qui ont donné leur vie pour annoncer la Bonne Parole.

Quelques livres conseillés :

L’Eglise des femmes avec des hommes – Anne Marie Pelletier – Cerf

Le Monde de la Bible – sept-oct-nov 2019 – La Bible de son écriture à sa fabrication

Trop tard ! Une provocation pour l’Eglise, une espérance pour tous – Martin Werlen – Ed St Augustin

Prêtres…et demain ? (6 récits de vie, de grâce et de liberté, suivi d’un appel) – Ed St Augustin

Sodoma – Robert Laffont – 2019

Film ‘ Grâce à Dieu’ de François Ozon

L’Eglise face aux abus sexuels sur mineurs – Marie-Jo Thiel – Bayard 2019

La rencontre se termine par un apéritif et un repas festif.

Merci à nos cuisinières, au personnel de service et à tous les confrères de la maisoon

Photos : Firmin Mola Mbalo

Compte-rendu : Marc Thieffry

Rendez-vous l’an prochain : 11-12 et 13 octobre 2020