1er Janvier. Solennité de Sainte Marie Mère de Dieu

1er Janvier. Solennité de Sainte Marie, Mère de Dieu

Homélie – Réflexion

« Que le Seigneur fasse briller sur toi son visage,
qu’il te prenne en grâce !
Que le Seigneur tourne vers toi son visage,
qu’il t’apporte la paix ! »

(Livre des Nombres 6,25-27)

Chers frères et soeurs : comme elle est belle cette bénédiction que nous offre la liturgie d’aujourd’hui ! Ce sont de très bons voeux à nous offrir les uns aux autres en ce 1er Janvier…

Une bénédiction à savoir par coeur… pour bénir vos enfants, pour bénir un parent malade, ou un ami…

« Que le Seigneur fasse briller sur toi son visage », cela me fait penser à certains psaumes que nous chantons, avec plus ou moins d’attention, de semaine en semaine… mais aujourd’hui, je me demande : au fait, Dieu a-t-il vraiment un visage ?

Et je me rappelle que frère Christophe, l’un des 7 frères de Tibhirine, à la dernière page de son cahier de notes quotidiennes, donc juste avant leur arrestation, raconte que le prédicateur de leur retraite avait parlé de Dieu comme d’un « Père sans visage ». Et Christophe réagit vivement, en écrivant : « Le Père n’est que VISAGE »… Et il écrit « VISAGE » en majuscules !

Alors, c’est vrai que Dieu le Père n’est que visage, si l’expression veut dire qu’il n’est que don, qu’il ne vit que tourné vers son Fils et vers nous, essentiellement en relation, en face à face… Mais reconnaissons aussi que ce visage reste invisible jusqu’à ce qu’il devienne visible en Jésus. Ainsi le pape François commence sa lettre pour cette Année Sainte de la Miséricorde en disant

« Le visage de la Miséricorde du Père, c’est Jésus. »

Et vous savez que Jésus lui-même le dit : « Celui qui m’a vu a vu le Père. » (Jean 14, 9)

Et c’est Marie qui nous fait cette grâce de donner à Dieu son visage visible,…

Marie… par sa maternité.

Maternité proclamée par l’ange Gabriel dans le récit de l’Annonciation.
Maternité confirmée par Elisabeth dans le récit de la Visitation :

« D’où m’est-il donné que la mère de mon Seigneur vienne jusqu’à moi ? » (Luc 1, 43) Alors, MERCI MARIE, pour cette maternité !

Les chrétiens des premiers siècles, ont voulu proclamer solennellement « MARIE, MERE DE DIEU » … surtout pour affirmer que Jésus est pleinement HOMME tout en étant vraiment DIEU. Mais dans cette maternité messianique, il n’y a pas que l’engendrement physique qui est important, il y a aussi tout l’engendrement éducatif…

Quelqu’un a dit joliment : « Une maman, c’est si beau, c’est si bon, que Dieu lui-même a voulu en avoir une ! » Une maman qui a accompagné toute la croissance de Jésus…

On voit comment, à Cana, au début du ministère publique de Jésus,
d’une certaine manière, elle enfante encore Jésus, en l’invitant à manifester sa gloire… Eduquer à la foi, éduquer à la fraternité, éduquer à marcher vers l’avenir avec confiance…

Et dans cet accompagnement éducatif, je vois Joseph qui est là… avec Marie. C’est ensemble, Joseph et Marie, qu’ils sont éducateurs… et éducateurs d’abord simplement par leur amour conjugal. Car vous savez que, s’il est tellement important pour l’enfant de se savoir aimé par chacun de ses parents,

il est encore plus important qu’il puisse voir l’amour qui unit ses parents… C’est pourquoi, dans l’icône de la Vierge à l’Enfant,Joseph me manque ! Certes, la Mère et l’Enfant représente bien le Mystère de l’Alliance de Dieu avec les hommes : cet admirable échange où Dieu, par Marie, reçoit notre humanité pour que toute l’humanité puisse avoir part à sa divinité !

Mais où donc est Joseph ?… Peut-être de notre côté… à contempler avec nous la Mère et l’Enfant… Mais je pense que Marie aimerait mieux l’avoir à côté d’elle… D’ailleurs, c’est l’Evangile d’aujourd’hui : « Les bergers découvrirent Marie et Joseph avec le nouveau-né. » (Luc 2,16)

En vérité, c’est ensemble, la mère et le père, qu’ils sont pour Jésus le sacrement de l’amour de Dieu, de sa Paternité… et de sa Maternité…

Mais la mission maternelle de Marie et la mission paternelle de Joseph ont aussi une dimension universelle : Marie et Joseph sont aussi une mère et un père pour nous tous, pour que nous devenions pleinement fils de Dieu. Quand Jésus, alors qu’il va mourir, confie sa mère à son disciple bien-aimé, il prend soin de sa mère : « Voici ta mère ! » (Jean 19, 27)… mais en même temps il nous la donne pour mère… et il assigne ainsi à Marie sa mission universelle : une maternité spirituelle à l’égard de tous… Au moment de l’Annonciation, devenir la mère de Dieu, c’était bouleversant… mais devenir maintenant la mère de tous, de chacun de nous, devenir la mère de ceux-là aussi qui sont en train de crucifier son fils !… de tous ceux qui, aujourd’hui, crucifie son fils !…

Nous ne pourrons jamais assez te remercier, Marie, de nous accueillir tous comme tes enfants ?

Marie est notre mère à tous par sa prière continuelle pour nous car elle ne cesse de demander à l’Esprit-Saint de venir engendrer spirituellement Jésus en nous comme un jour il l’avait fait physiquement en elle…

Mais elle est aussi notre mère simplement par sa présence tellement affectueuse et attentive ! Tant pis pour les grands messieurs qui n’en veulent pas !

Tant mieux polir tous !es délaissés, !es meurtris,… et les enfants émerveillés qui peuvent goûter la bonté de cette maman !

Et nous, les croyants, si nous prenions vraiment Marie chez nous, comme Joseph, comme ce disciple bien-aimé… et si nous laissions se déployer toute notre maternité, ou toute notre paternité… car c’est toute l’Eglise, et donc chacun de nous, qui est engagée avec Marie dans cette mission d’engendrement :

  •  d’abord porter Jésus en nous – d’abord qu’il soit désiré et sans cesse bien accueilli en nous
  • et puis le mettre au monde, le porter au monde, l’offrir à tous… Cette maternité de Marie nous concerne tous personnellement :

Porter Dieu en nous en engendrement spirituel
et porter Dieu au monde en fécondité universelle…

Il y va de notre accomplissement personnel comme de notre vocation, de notre mission dans l’histoire de l’humanité !

Vocation à devenir VISAGE,…

à refléter le visage de Jésus comme une bénédiction pour notre famille, pour notre communauté, pour tous ceux qui sont notre prochain… car si « Jésus est le visage de la Miséricorde du Père », comme le dit le pape François, n’oublions pas que le pape Benoît avait terminé sa lettre de l’Année de la Foi en disant : « L’Eglise est la communauté visible de la Miséricorde. »

Demandons à Marie, en un temps de prière silencieuse, cette grâce : que l’Eglise soit de plus en plus vraiment MERE DE DIEU et MERE DES HOMMES en étant aujourd’hui « LE VISAGE DE LA MISERICORDE DU PERE. »

Frère Didier, abbaye de Tamié 🔸

Les chrétiens des premiers siècles, ont voulu proclamer solennellement « MARIE, MERE DE DIEU » … surtout pour affirmer que Jésus est pleinement HOMME tout en étant vraiment DIEU. Mais dans cette maternité messianique, il n’y a pas que l’engendrement physique qui est important, il y a aussi tout l’engendrement éducatif…

Fr Didier
POUR SAVOR DAVANTAGE :

www.abbaye-tamie.com

Image :

“La Vierge Marie avec l’enfant”. Ambrosius Benson (1530). Collection Musée des Beaux Arts de Séville (Espagne)

https://artsandculture.google.com/partner/museo-de-bellas-artes-de-sevilla

IVe Rencontre CIF de la Famille Vincentienne

IVe Rencontre CIF de la Famille Vincentienne

L’éthique et la spiritualité de Saint Vincent de Paul sont un grand trésor évangélique vécu par un groupe immense de personnes, que nous appelons la famille vincentienne.

Le danger est que, au fil des ans, cette intuition prophétique et transformatrice de Saint-Vincent puisse tomber dans la routine ou dans l’oubli.

Le Centre International de Formation Vincentienne (CIF) offre un temps de formation pour une mise à jour de notre éthique et de notre spiritualité. Ce qui peut et doit être vécu dans la politique, l’économie, le travail, la culture, les médias sociaux, les communautés et les familles, l’éducation, les marges existentielles, parmi les plus pauvres, etc… Dans ce cours, nous étudierons la praxis vincentienne du service intégral aux pauvres. Ce qui implique de travailler avec eux pour leur humanisation et leur évangélisation.

C’est-à-dire que nous nous souviendrons des attitudes, des lignes fondamentales, des stratégies entreprises par Saint Vincent en faveur des faibles. Ce souvenir devrait nous interroger, encourager et inviter à une mise à jour.

Rappelez-vous que la formation que nous recevons profitera à la congrégation, à la province, aux mouvements, aux établissements d’enseignement et à la promotion sociale, mais surtout aux pauvres avec lesquels nous interagissons. Pour cette raison, je vous invite cordialement à participer à la IVe Rencontre CIF de la Famille Vincentienne.

Dans cette rencontre, nous verrons: qu’est-ce que la famille vincentienne ? comment travailler ensemble dans la dignité intégrale des pauvres ? Quelle était l’inspiration originelle de saint Vincent et comment l’approfondir, d’autres personnages importants de la famille vincentienne; éthique et spiritualité vincentienne. Techniques pour améliorer le travail d’équipe, etc… Les exposants sont des spécialistes reconnus du monde entier.

Cette session fournira une grande variété d’outils et de méthodologies pour améliorer la vie et les actions. Nous voulons que ce soit un processus d’apprentissage novateur et innovant. Comme il ne se limite pas à la salle de classe, il sera accompagné de voyages sans précédent dans les lieux vincentiens à Paris et dans le reste de la France, lieux où l’inspiration vincentienne est née.

Ce sera une expérience sans précédent de connaissance mutuelle d’associations, d’œuvres, de personnes et de congrégations qui s’identifient au charisme vincentien, ce qui nous permettra de travailler davantage en réseau. Et de notre côté, nous fournirons un accompagnement et des conseils pendant tout ce temps.Nous consacrerons des espaces de temps importants à la prière et à la méditation. Environnement privilégié par les chapelles de la Maison Mère, en particulier la Grande Chapelle où se trouve le corps de Saint Vincent. Aussi, la chapelle des apparitions de la Médaille Miraculeuse. En plus des nombreuses Chapelles que nous devons visiter à cette époque.

 

Où aura lieu la Session?

La Session aura lieu dans la belle ville de Paris, en France. Dans la Maison Mère de la Congrégation de la Mission, 95 rue de Sèvres, Paris. Code postal 75006. Située au cœur de Paris et facilement accessible par les transports en commun, un diplôme sera remis aux participants.

 

Quand sera la Session?

Du vendredi 2 août au lundi 26 août 2019. Nous sommes passés au mois d’août, car les vacances se déroulent dans une bonne partie de la planète et il sera plus facile de participer.Le cours sera dispensé en trois langues: espagnol, français et anglais. Le coût total du cours est de 1 900 €. Cela Comprend l’hébergement, les repas, les cours, les pèlerinages, les hôtels, les billets d’entrée aux musées et le matériel.Inutile de dire que les personnes sélectionnées doivent avoir un grand désir de connaître la morale et la spiritualité de Vincentiennes, ainsi que la capacité de vivre avec d’autres de manière ordonnée et cordiale.

Je vous rappelle que la Maison Mère du CM à Paris reçoit un grand nombre de visiteurs et que le secteur des salles doit être coordonné avec les autres autorités de la Maison. La date limite pour confirmer la présence des participants sera le 15 juillet 2019. Les quotas sont limités car le maximum est de 30 personnes.

Je suis votre sûr serviteur en Marie Mère et St Vincent.

P. Andrés MOTTO, CM 🔸

L’éthique et la spiritualité de Saint Vincent de Paul sont un grand trésor évangélique vécu par un groupe immense de personnes, que nous appelons la famille vincentienne.

TRES IMPORTANT :

1: Pour confirmer la présence des participants ou pour poser des questions, je vous prie d’écrire à mon adresse mail personnelle : andresmotto@gmail.com

2: Compte tenu des demandes qui m’ont été faites, je vous dis que je suis disponible pour donner des cours et des retraites dans les différents lieux qui me le demandent. Nous devons juste nous entendre sur la période.

BEATIFICATION de Mgr Pierre Claverie, op et de 18 compagnons et compagnes ORAN, 8 décembre 2018. Témoignage sur 19 vies données pour Dieu et l’Algérie

BEATIFICATION de Mgr Pierre Claverie, op, et de 18 compagnons et compagnes ORAN, 8 décembre 2018

Le 5 décembre 2018, la Salle de presse du Saint-Siège a publié le communiqué suivant :

Le 29 novembre 2018, le Saint-Père a nommé le Cardinal Giovanni Angelo Becciu, Préfet de la Congrégation pour les Causes des Saints, son Envoyé spécial à la Célébration Eucharistique qu’il présidera le 8 décembre au Sanctuaire de Notre Dame de Santa Cruz à Oran, en Algérie, à l’occasion de la Béatification des martyrs Mgr Pierre Claverie, O.P., évêque d’Oran et 18 compagnons (religieux et religieuses).

L’Envoyé spécial sera accompagné d’une Mission Pontificale composée des ecclésiastiques suivants :

  1. Mgr Jean Landousies, Official à la Section pour les Affaires Générales de la Secrétairerie d’Etat ;
  2. Don Marco Marchetti, attaché à la Nonciature Apostolique en Algérie.

J’ai donc eu la chance et la joie de participer à cette célébration. Auparavant le 4 décembre, l’Ambassade de France près le Saint-Siège avait organisé au Centre culturel Saint-Louis de France à rome, une conférence en mémoire des 19 martyrs d’Algérie. J’y ai donné le témoignage suivant :

Témoignage sur 19 vies données pour Dieu et l’Algérie

 

Tout d’abord je voudrais remercier Monsieur le Chargé d’Affaires de l’Ambassade de France près le Saint-Siège et le Centre culturel Saint-Louis de France, de l’occasion qui m’est donnée de partager avec vous quelques pensées sur les 19 religieux et religieuses qui seront béatifiés samedi prochain à Oran. Ayant vécu plus de 20 ans en Algérie, comme chargé de la formation permanente dans les diocèses et Secrétaire général de la Conférence des Evêques d’Afrique du Nord, je les ai tous et toutes connus personnellement. Ensemble nous avons vécu une grande partie de ces années noires où l’Algérie a connu tant de violence, nous avons partagé le même idéal de vie, le même engagement, chacun à sa manière. Et 19 d’entre nous ont été victimes de cette violence ! Alors, nous qui sommes toujours là, nous avons à témoigner, non seulement des événements eux-mêmes, mais surtout du sens de cet engagement à partager les épreuves du peuple algérien. Et c’est un peu avec cela au fond du cœur que je partage avec vous ces quelques réflexions. Aussi c’est avec une certaine émotion que je prends la parole.

« S’il m’arrivait un jour – et ça pourrait être aujourd’hui – d’être victime du terrorisme qui semble vouloir englober maintenant tous les étrangers vivant en Algérie, j’aimerais que ma communauté, mon Église, ma famille, se souviennent que ma vie était DONNÉE à Dieu et à ce pays. Qu’ils acceptent que le Maître Unique de toute vie ne saurait être étranger à ce départ brutal. Qu’ils prient pour moi : comment serais-je trouvé digne d’une telle offrande ? Qu’ils sachent associer cette mort à tant d’autres aussi violentes, laissées dans l’indifférence de l’anonymat ».

Vous avez sans doute reconnu le début du testament spirituel de Christian de Chergé, le Prieur de Tibhirine. En réalité ce n’est pas une, mais 19 vies données ! Des vies données ! je crois que c’est cela le plus important. Ces religieux et religieuses n’étaient pas de doux rêveurs, encore moins des théoriciens ou des prosélytes, ils ont vraiment fait le don de leur vie parce qu’ils croyaient à la force de l’amour. Ils l’ont fait en connaissance de cause, non pas parce qu’ils cherchaient le martyre – le martyre chrétien ne se cherche pas – mais parce qu’ils ont voulu aller jusqu’au bout de leur engagement dans et avec l’Eglise d’Algérie. Et c’est une première chose que je voudrais souligner : ce qui a été vécu par ces religieux et religieuses est à situer dans la vie de l’Eglise d’Algérie ; une Eglise de la rencontre, qui s’est toujours voulue en dialogue et en solidarité avec le peuple algérien. Dialogue de la vie sans doute, mais de la vie dans toutes ses dimensions, humaine mais aussi spirituelle dans la mesure du possible. Le dialogue islamo-chrétien, avec toutes ses difficultés est non seulement une priorité, mais une nécessité ! Et pour vivre cette rencontre, cette Eglise, au gré des événements, s’est peu à peu dépouillée de tout ce qui n’est pas l’essentiel, que ce soient dans ses institutions, ou plus encore dans ses façons de faire ou de penser. Il y a tant de choses, qui nous encombrent et qui ne sont pas nécessaire pour être vraiment l’Eglise du Christ, pour présenter son visage authentique. Le dépouillement est une condition essentielle pour aller en vérité à la rencontre des gens. C’est bien ce qu’a été amenée à comprendre et à vivre l’Eglise en Algérie. C’est ce qu’ont vécu nos 19 frères et sœurs, de façon radicale, jusqu’au dépouillement suprême. Ils ont tout donné ! Je crois qu’ils ont réalisé pleinement, à leur manière, le rêve du Pape François : « Une Eglise pauvre, pour les pauvres » !

C’est donc dans cet esprit de dépouillement et de service, que ces religieux et religieuses ont vécu leur solidarité avec le peuple algérien qui était soumis à une violence inouie. Depuis des années, les uns et les autres avaient vécu des relations d’amitié, de collaboration, de proximité avec les gens de leur quartier dans le domaine de la santé, de l’éducation des jeunes ou des femmes etc. Comme nous tous à l’époque, ils avaient vu mourir autour d’eux tant d’hommes et de femmes innocents. Et ils ont accepté eux aussi de risquer d’avoir le même sort, parce qu’ils voulaient témoigner qu’au-delà des différences de culture, de religion, de nationalité, une même humanité nous réunit. Une humanité que nous chrétiens nous appelons la famille de Dieu. Tout n’a pas été simple pour prendre la décision de rester dans ce pays au milieu de tous les dangers. Chacun a pris sa décision personnellement, après avoir longuement réfléchi en communauté et en Eglise. Et je voudrais souligner ici le rôle courageux de l’Archevêque d’Alger de l’époque, Mgr Henri Teissier, pour accompagner le discernement de chacun. Et je suis vraiment heureux de voir qu’aujourd’hui, âgé de 89 ans, il pourra voir la béatification de ces frères et sœurs ! Le journal La Croix, titrait samedi dernier à son sujet « Le 20ème bienheureux » !

Nous pensons sans doute d’abord au témoignage des 7 moines de Tibhirine, enlevés le 26 mars 1996 et retrouvés le 21 mai : Christian, Luc, Célestin, Paul, Michel, Bruno et Christophe, le plus jeune que j’ai eu la joie d’accompagner dans une partie de sa préparation au sacerdoce. Cette communauté de N.D. de l’Atlas, dans la montagne, était importante pour nous, Eglise d’Algérie, comme l’était aussi le monastère des Clarisses à Alger. Ce monastère s’est transféré à Nîmes en 1995, pour des raisons de sécurité. Mais il reste très en lien avec l’Eglise d’Algérie. Nous allions souvent dans ces monastères pour nous ressourcer, personnellement ou en groupe. Mais on peut dire aussi que le monastère de Tibhirine était important d’abord pour le village, pour ces familles qui l’entouraient et avec qui les moines avaient des relations d’amitié, de travail. Ces familles ont demandé aux moines de ne pas les abandonner dans la tourmente. Frère Luc, le médecin, avait porté au monde une bonne partie de la population de la région ! Avec Frère Christian le prieur, s’était mis en route un groupe d’échange spirituel avec des musulmans de la région, le Ribat essalam (le Lien de la paix). Et je voudrais aussi mentionner les deux « survivants » qui avaient pu échapper à l’enlèvement : le Père Amédée, dont j’étais très proche, aujourd’hui décédé ; et le P. Jean-Pierre, aujourd’hui au monastère de N.D. de l’Atlas, à Midelt au Maroc, suite du monastère de Tibhirine.

On pourrait continuer sur cet aspect communautaire et ecclésial des choses. Mais, en hommage à leur mémoire, je voudrais simplement rappeler ici les noms et les communautés de ces autres frères et sœurs. Des hommes et des femmes simples, qui voulaient sans bruit servir leurs frères et leurs sœurs, servir les pauvres, à la manière du Christ, contribuer à construire la paix et la réconciliation à leur niveau le plus simple :

Paul-Hélène, Petite Sœur de l’Assomption, et Henri Vergès, Frère mariste, le 8 mai 1994, au service des jeunes à la casbah d’Alger.

Caridad et Esther, le 23 octobre 1994, Augustines missionnaires espagnoles, au service des malades, à Bab el Oued, Alger. Là où j’ai fait mes premiers pas en Algérie en 1968 !

Alain Dieulangard, Jean Chevillard, Christian Chessel, Charles Deckers, Pères Blancs, à Tizi Ouzou, en Kabylie, le 27 décembre 1994.

Bibiane et Angèle Marie, Sœurs de Notre-Dame des Apôtres, Belcourt, Alger, au service des jeunes filles pauvres du quartier, le 3 septembre 1995.

Odette, Petite Sœur du Sacré-Cœur du Père de Foucauld, Kouba, Alger, 10 novembre 1995. Je la nomme avec un peu plus d’affection, car nous avions travaillé ensemble une dizaine d’années, au Centre d’Etudes diocésain d’Alger.

Et enfin Mgr Pierre Claverie, Dominicain, Evêque d’Oran, avec son ami et chauffeur, Mohamed Bouchiki, le 1er août 1996. Il est peut-être significatif que cette trop longue liste prenne fin avec l’assassinat d’un Evêque, d’un Pasteur, qui meurt en mêlant son sang avec celui d’un musulman ! Avec Pierre aussi, nous avions travaillé ensemble au Centre d’Etudes diocésain d’Alger, de 1976 à 1981. Je ne donnerai qu’une image de Pierre : nous étions voisins de bureau. Et ce qui nous a tous marqué, c’est que sa porte était toujours ouverte, pour montrer qu’il était toujours disponible à celui ou celle qui viendrait.

Et en regardant la liste de ces 19 religieux et religieuses, je suis frappé de voir que chaque fois qu’on a voulu les atteindre, c’est non seulement une personne qui a été visée et atteinte, mais une communauté. C’est peut-être aussi un petit signe de l’importance de la présence humble et discrète d’une communauté religieuse dans un quartier, dans une ville ou un village. Il est vrai que dans cette petite Eglise d’Algérie nous vivions très proches les uns des autres, une vraie fraternité existait entre tous. Ce qui fait que toutes ces épreuves, nous les avons vécues intensément. Et c’est cette fraternité que nous voulions partager avec nos frères et sœurs algériens, quels que soient les dangers du moment. Certains diront peut-être que la mort de ces 19 a été le signe de l’échec de ce beau projet ! Mais au contraire, à la suite du Christ, nous croyons que leur mort est signe de vie, comme le grain de blé tombé en terre qui germera un jour. Le Christ est passé par là, nous aussi, chacun à notre manière, nous devons passer par là ! En les béatifiant l’Eglise veut le montrer aux yeux de tous !

La mort de ces religieux et religieuses est le signe le plus parlant de leur fidélité à Dieu et au peuple algérien. Fidélité à Dieu, car ils se sont mis totalement à la suite du Christ serviteur qui a accepté de donner sa vie pour tous. Fidélité au peuple algérien, parce qu’ils ont été au service de ce peuple, dans les petites choses d’une vie partagée, pour lui témoigner de l’amour et de la fidélité de Dieu, gratuitement, sans regarder en arrière aux moments difficiles. Ils savaient que ce témoignage ne s’accomplissait pas d’abord par des mots, mais par une vie à la suite du Christ, une vie chrétienne tout simplement ! Comme je le disais en commençant, la vie et la mort de ces frères et de ces sœurs a bien été le témoignage d’une Eglise qui a voulu rester fidèle à Dieu, bien sûr, mais aussi au peuple algérien auquel elle est envoyée. Une Eglise qui ne cherche aucun privilège, mais qui se veut servante, une Eglise donnée à Dieu et au monde. Le Cardinal Duval, qui fut Archevêque d’Alger, et qui est mort – à l’âge de 93 ans – le jour même où on retrouvait les corps des 7 moines, disait que « l’Eglise ne vit qu’en sortant pour ainsi dire d’elle-même. Non seulement elle ne vit que par le Christ, pour le Christ, dans le Christ, mais il faut ajouter qu’elle ne vit que pour l’humanité, dans l’humanité et par l’humanité » (Lettre pastorale « Présence fraternelle, Carême 1980). Aujourd’hui, le Pape François nous dit aussi la même chose, à sa manière, lorsqu’il parle d’une Eglise « en sortie ». Une Eglise qui sort d’elle-même jusqu’à donner sa vie, comme l’a fait le Christ !

Ces religieux et religieuses n’étaient pas des héros. C’étaient des hommes et des femmes tout simples, sans prétention, qui au nom du Christ ont voulu servir le peuple algérien, devenu leur peuple. Des hommes et des femmes qui ont fait confiance à Dieu et au peuple algérien, quelles que soient les circonstances, parce qu’ils savaient que la confiance est un pari, mais que si elle est retirée toutes les portes sont fermées. C’est ce que répétait souvent Pierre Claverie. « Dieu en Jésus Christ fait le pari de la confiance » disait-il.

En concluant, je dirais que Dieu a peut-être permis qu’une petite Eglise, insignifiante peut-être au regard humain, attirent l’attention de toute l’Eglise pour qu’elle vive aussi ce pari de la confiance ! Merci.

Rome, Centre Saint-Louis, 4 décembre 2018.

Jean LANDOUSIES, CM 🔸

Ces religieux et religieuses n’étaient pas des héros. C’étaient des hommes et des femmes tout simples, sans prétention, qui au nom du Christ ont voulu servir le peuple algérien, devenu leur peuple. Des hommes et des femmes qui ont fait confiance à Dieu et au peuple algérien, quelles que soient les circonstances, parce qu’ils savaient que la confiance est un pari, mais que si elle est retirée toutes les portes sont fermées.

“Une joie inquiète” 3e dimanche de l’Avent C. Homélie en la Chapelle saint Vincent de Paul à la Maison-Mère de Paris. 16 décembre 2018

“Une joie inquiète” 3e dimanche de l’Avent C.

Homélie en la Chapelle saint Vincent de Paul à la Maison-Mère de Paris. 16 décembre 2018

Une joie inquiète… Je vais vous faire un aveu : j’ai été bien embarrassé pour préparer l’homélie d’aujourd’hui. Ce dimanche est traditionnellement celui de la joie. Toutes les lectures nous invitent à la joie parce que l’événement qu’elles annoncent n’est autre que la naissance du Fils de Dieu devenu homme comme nous dans ce monde, envoyé du Père pour nous sauver.

Et en face de cette annonce qui provoque notre joie, il y a les événements que nous vivons depuis quelques temps. Tout peut nous faire porter un regard pessimiste sur notre monde. Il y a toujours des points chauds sur notre planète ; souvent nous sentons la paix et le bonheur compromis par des dangers qui nous menacent. Les trois semaines passées nous inquiètent et nous révoltent sur certains aspects ; je veux parler des casses, des séditions, de l’attentat de Strasbourg. Je veux parler de l’inquiétude lancinante et des désespoirs de nos concitoyens qui n’ont pas de quoi boucler le mois. Nous demeurons inquiets.
En écoutant la prédication de Jean, les foules se posent deux questions :

1. Sur eux-mêmes : «que devons-nous faire ?» Le précurseur leur répond en leur adressant des exhortations morales précises. La même question est posée aux apôtres le jour de la Pentecôte par ceux qui ont entendu le discours de Pierre. Celui-ci les invite à croire en Jésus-Christ ressuscité, à la conversion et à un nouveau baptême (Ac 2, 37, 41).

2. Sur Jean-Baptiste lui-même : le gens se demandent si Jean n’est pas le Messie. Celui-ci leur répond : le Messie vient, plus puissant que lui. Il sera l’auteur du nouveau baptême. Le Précurseur annonce, avec des images fortes, l’Esprit qui va tomber sur toute l’humanité. C’est comme le travail du vanneur : toute la récolte y passe, mais Il est urgent de se préparer par la conversion à un tel jugement.

Dimanche de la joie, au cours de l’Avent, avant-goût de la fête de Noël ; tout nous y invite autour de nous. Mais la vraie joie est plus profonde : elle demeure toujours, au-delà même des inquiétudes et des drames ; sur les ronds-point ; elle s’approfondit davantage dans la prière.

Écoutons les auditeurs de Jean Baptiste : Que devons-nous faire ?

Là encore ma perplexité surgit. Que devons-nous faire ? Trois choses qui vont vous paraître dérisoires ou n’engageant peu.

1. La prière, la prière c’est ce dont nous manquons le moins. Prions pour la paix, la concorde, le remède vrai à la misère, prions pour les plus démunis, les vraiment démunis, ceux qui en ont “ras le bol”. Mais « Tu n’as plus à craindre le malheur » nous a dit Sophonie.

2. La confiance en la bonté de Dieu : « Que votre sérénité soit connue de tous les hommes». Le Seigneur nous invite à communiquer aux autres cette sérénité. Paul appelle sérénité cette joie profonde ; nous en avons besoin par les temps qui courent. C’est à la fois la modération, la maîtrise de soi, le souci du bien commun, qui naissent de notre confiance en Dieu et que rien ne peut ébranler. Cette joie calme est l’un des signes du chrétien.

3. Attendre le Christ dans la foi ; il nait pauvre dans une étable. Dire «l e Seigneur est proche », c’est nous préparer à accueillir notre Sauveur qui vient ; mais c’est aussi être attentif au frère qui est près de nous pour le reconnaître. Le prochain que nous devons aimer est celui qui est proche de nous, comme le Seigneur est proche parce qu’il est mêlé à l’histoire des hommes. « il est en toi » – «il est au milieu de nous», sur le rond-point. Dieu est à l’action pour nous. Comment le reconnaître dans ce monde qui nous inquiète ?

Le Seigneur est proche de nous parce qu’il est présent à notre vie de tous les jours. Seulement, les soucis quotidiens nous accaparent et nous empêchent de voir celui qui est près de nous. Comment aller au-delà de nos inquiétudes et de nos peurs pour être sensibles, dans la foi, à l’action et à la présence du Seigneur ?

L’Eucharistie est occasion de reconnaître le Seigneur présent et agissant au milieu de nous. C’est dans ce mouvement de reconnaissance que nous attendons et préparons la venue prochaine de notre Sauveur.

Nous dirons tout à l’heure dans la préface : « C’est lui qui nous donne la joie d’entrer déjà dans le mystère de Noël, pour qu’il nous trouve, quand il viendra, vigilants dans la prière et remplis d’allégresse » (Préface de l’Avent 2).

Claude LAUTISSIER, CM 🔸

Dimanche de la joie, au cours de l’Avent, avant-goût de la fête de Noël ; tout nous y invite autour de nous. Mais la vraie joie est plus profonde : elle demeure toujours, au-delà même des inquiétudes et des drames ; sur les ronds-point ; elle s’approfondit davantage dans la prière.

“Noël ensemble”. Invitation à Villepinte

“Noël ensemble”. Invitation à Villepinte

Dans le cadre du dialogue interreligieux et du vivre ensemble,

les paroisses catholiques de Villepinte avec la collaboration des représentants des communautés juives et musulmanes

vous invitent à un « Noël ensemble »

le dimanche 23 décembre de 15h à 18h30

aux espaces V, Avenue Jean Fourgeaud

pour un temps de partage fraternel, festif et convivial en présence de

Mme le Maire de Villepinte, Mme Martine Valleton.

P. Guillaume LEUKEUMO, CM 🔸

« Noël ensemble » le dimanche 23 décembre de 15h à 18h30- aux espaces V, Avenue Jean Fourgeaud, 93420 Villepinte

Explications :

1er Rencontre des Responsables de la Pastorale des Vocations. “Vers une nouvelle culture des Vocations”. Paris, 19 Novembre – 1er Décembre 2018. DOCUMENT FINAL

1er Rencontre des Responsables de la Pastorale des Vocations. “Vers une nouvelle culture des Vocations”.

Paris, 19 Novembre – 1er Décembre 2018

DOCUMENT FINAL

Les participants à la première Rencontre Internationale des Promoteurs des Vocations, réunis entre le 19 novembre et le 1er Décembre 2018 dans les locaux du CIF à la Maison-Mère de Paris, ont partagé la joie missionnaire de leur vocation Vincentienne dans cet espace de formation et de réflexion.

Invités par le Supérieur Général et son Conseil, plus de soixante missionnaires se sont rassemblés en provenance de presque toutes les Provinces, les Vice-Provinces, Régions et Missions Internationales. Nous croyons que cela est un reflet de l’intérêt et de l’importance que ce ministère de la Pastorale des Vocations aujourd’hui dans la Congrégation de la Mission.

Dans le cadre de cette rencontre nous manifestons notre option pour une « culture renouvelée des vocations » (lettre du Sup. Gén. du 25 janvier 2018)vécue et expérimentée à partir de l’Évangile qui est au cœur, et qui nous invite à revitaliser notre passion missionnaire à la suite du Christ Évangélisateur des Pauvres en toutes les étapes de notre vie.

De cette manière, nous pourrons générer une mentalité, une sensibilité et une pédagogiequi nous aidera à construire un style de vie qui favorise la « vocationnalisation » en chacune de nos communautés et ministère, et nous permette de grandir dans une « spiritualité vincentienne de l’appel ».

Nous partageons dans la suite de notre réflexion trois convictions concrètes:

 

A. CONVICTIONS

1. L’actualité de notre vocation missionnaire :

La vocation des missionnaires de la Congrégation de la Mission, tantôt des frères comme des prêtres, est d’une très grande actualité et elle a une force mystique de l’action que si nous la vivons pleinement, alors nous pourrons faire que nos œuvres et de nos ministères deviennent de véritables pépinières des vocations.

Ce n’est pas la « crise » d’une baisse des effectifs (des candidats) qui doit motiver notre travail avec les jeunes, mais notre désir d’impulser la création d’une culture vocationnelle et la passion missionnaire pour annoncer le Christ Évangélisateur des Pauvres, qui continue d’appeler des jeunes aujourd’hui à faire partie de son projet.Les vocations dans nos Provinces sont toujours un don de Dieu et nous devons rendre grâce pour cela.

 

2. La formation permanente :

Pour nous la formation permanente est indispensable et une priorité. A partir de cela chacun vit sa vocation d’une manière telle qu’il deviendra ainsi un « appelant »pour les jeunes. Parce que nous le savons c’est en partant de notre témoignage de vie et de notre joie missionnaire que nous serons un signe prophétique pour les jeunes des nouvelles générations, parce quel’Église ne croît pas par prosélytisme mais par attraction (EG 14).

 

3. L’accompagnement des jeunes:

Nous sommes conscients qu’il est urgent de nous engager comme Congrégation de la Mission dans le ministère de l’accompagnement des jeunes comme une expression de notre charisme missionnaire. Nous nous engageons à leur offrir l’occasion de discerner leur projet de vie à la lumière de la foi et au même temps, leur donner la possibilité d’entendre la voix de Dieu qui les appelle à se consacrer à la mission d’évangéliser les pauvres.

 

B. PÉDAGOGIE VOCATIONNELLE VINCENTIENNE ET LIGNES D’ACTION

Dans la construction de la Culture Vocationnelle Vincentienne, il est important l’engagement de tous les missionnaires de la Congrégation de la Mission.

Pour cette raison, nous suggérons ces lignes opératives-pédagogiques :

 

Le Supérieur Général et son Conseil :

  1. La création d’une Commission Internationale de la Pastorale des Vocations.
  2. Designer un Assistant Général pour accompagner la nouvelle commission.
  3. Faciliter l’échange de missionnaires entre les provinces.
  4. Créer des espaces « d’interprovincialité » entre ceux qui sont en formation.
  5. Proposer le sujet de la Culture Vocationnelleà la prochaine Assemblée Générale.
  6. Promouvoir la « révision » des œuvres dans les provinces à partir du paradigme qui nous offre la Culture Vocationnelle Vincentienne.
  7. Stimuler la création d’espaces de formation en Culture Vocationnelleà partir des Conférences des Visiteurs.

Visiteurs et Conseils des Provinces :

  1. S’engager à implanter la Culture Vocationnelle Vincentienne.
  2. Établir une Équipe d’Animation de la Pastorale des Vocations.
  3. Définir un Projet Provincialde Pastorale des Vocationsà partir de la Culture Vocationnelleet de la réalité locale.
  4. Offrir les conditions pour que le Responsable de la Pastorale des Vocations puisse se consacrercomplètement à ce service.
  5. Favoriser la qualité de vie communautaire et le témoignage missionnaire en chaque œuvre de la Province.
  6. Responsabiliser un confrère en chaque communauté locale pour le service de l’Animation Vocationnelle.
  7. Lier la Pastorale des Vocations avec la Famille Vincentienne.
  8. Garantir la formation pour les formateurs
  9. Structurer un modèle de formation qui intègre le discernement des vocations, la formation initiale et la formation permanente.
  10. Intégrer des jeunes et des laïcs dans les Équipes de Pastorale des Vocations.

Chaque missionnaire :

  1. Prier en communauté et personnellementpour les vocations.
  2. Étudier en profondeur les Documentsde l’Égliseet de la Congrégation quiabordent le thème de la vocation.
  3. Participer avec son propre témoignage et à travers des médias pour rendre visible la vocation de la Congrégation de la Mission.
  4. Profiter de chaque occasion pour semer la semence de la vocation, d’une manière telle qu’on arrive à « vocationnaliser » toute la vie et la Mission de la Congrégation.
  5. S’engager avec sa propre formation permanente, d’une manière telle,qu’elle garde toujours vivante l’esprit de Jésus-Christ Évangélisateur des pauvres et son attachement à sa propre vocation.

C. CONCLUSION

Aux pieds de Saint Vincent de Paul, le mystique de la charité, comme promoteurs et responsables de la Pastorale des Vocations en chacune de nos provinces, vice-provinces, régions et missions internationales ; nous confirmons notre engagement avec le sentiment de la Congrégation de la Mission, exprimé en ce document ; et avec les convictions que nous venons de signaler, d’où surgit la pédagogie vocationnelle vincentienne que nous assumons comme mission particulière du ministère qui nous a été confiée.

Nous avons la certitude que la Culture Vocationnelle représente dans un langage actuel le rêve de la Mission et de la Charité vécu par notre fondateur, parce que nous savons que les ouvriers vont se multiplier, attirés par l’odeur de toute cette Charité (III, 234)

Responsables Provinciaux de la Pastorale des Vocations 🔸

Dans le cadre de cette rencontre nous manifestons notre option pour une « culture renouvelée des vocations » (lettre du Sup. Gén. du 25 janvier 2018)vécue et expérimentée à partir de l’Évangile qui est au cœur, et qui nous invite à revitaliser notre passion missionnaire à la suite du Christ Évangélisateur des Pauvres en toutes les étapes de notre vie.