“Marie et saint Vincent”. Homélie à la fête de la Médaille Miraculeuse. Rue du Bac, Paris. 27 novembre 2018

“Marie et saint Vincent”

Homélie à la fête de la Médaille Miraculeuse. Rue du Bac, Paris. 27 novembre 2018

Vincent est l’homme de l’Incarnation du Fils de Dieu. Sa mise en actes de l’Évangile est une longue méditation du Christ incarné, évangélisateur et serviteur des pauvres.

Vincent a conscience de la présence discrète et humble de Marie tout du long de sa vie. Il ne cesse de l’invoquer et de la citer en exemple. Pour Vincent, Marie a une place privilégiée dans le mystère du Salut. À l’image de ce que l’on peut lire dans les évangiles, elle est celle qui veille sur les enfants que Dieu lui a confiés par amour, comme il lui a confié son Fils unique.

Les trois mystères de Marie Servante

Ce sont ces trois mystères qui accrochent la dévotion de Vincent à Marie et dans lesquels les trois vertus que Vincent nous recommande prennent leur origine.

 

  • L’Immaculée Conception : la simplicité

C’est bien le jour d’en parler. Dieu «n’en trouva pas une plus digne de ce grand ouvrage (l’Incarnation) que la très pure et immaculée Vierge Marie» (XIII, 35). Vincent nous invite à nous plonger, avec simplicité, dans cet amour infini offert à Marie pour qu’elle devienne mère de son Fils et servante du Royaume.

Dans la simplicité, Marie ne cesse jamais de rendre grâce à Dieu pour le don mystérieux de son Immaculée Conception. Elle nous montre ainsi le chemin de la joie dans le service évangélique des plus pauvres.

 

  • L’Annonciation : l’humilité

C’est le mystère des humbles par définition. Marie représente cette foule des pauvres qui mettent leur espoir en Dieu et auxquels Dieu répond par amour. Vincent nous rappelle que «c’est en ces pauvres gens que se conserve la vraie religion, une foi vive, ils croient simplement sans éplucher» (XI, 201). C’est dans ce mystère que l’humilité de Marie se révèle magnifiquement. C’est une humilité annonciatrice qui permet à l’œuvre de Dieu de venir s’incarner alors «donnons-nous à Dieu pour faire son œuvre» (X, 102) et «n’endurcissons pas notre cœur, accourons à la Sainte Vierge, la priant qu’elle nous obtienne de son Fils, la grâce de participer à son humilité qui la fait se dire la servante du Seigneur.» (X, 536).

 

  • La Visitation : la charité

Il s’agit de porter le Christ tout en allant à sa rencontre en se laissant interpeller par le plus pauvre qui porte en lui l’Image divine. Vincent se sert souvent de ce Mystère pour expliquer la nécessité de la rencontre. Il dit également que cette Visitation doit se faire avec un cœur rempli de Dieu, «il faut le faire en la vue de Dieu seul, et comme la Sainte Vierge le fit en allant visiter Sainte Élisabeth, c’est-à-dire tout en douceur, en amour et en charité» (IX, 258).

Marie est La Servante du Seigneur : «(Le Fils) la fit dire la servante du Seigneur lorsqu’elle était choisie pour être sa mère.» (X, 326).

Vincent fait confiance à ce mouvement populaire qui accroche sa prière à Marie, sans en oublier le sens le plus important à ses yeux : Marie, servante de Dieu, Sainte Vierge, est celle qui nous amène, comme à Cana, vers le Fils unique. C’est en ce sens que nous venons au pieds de cet autel et qu’elle peut recevoir notre appel au secours. «O Marie, conçue sans péché, priez pour nous qui avons recours à vous.»

P. Claude LAUTISSIER, CM 🔸

Vincent a conscience de la présence discrète et humble de Marie tout du long de sa vie. Il ne cesse de l’invoquer et de la citer en exemple. Pour Vincent, Marie a une place privilégiée dans le mystère du Salut.

Fête de la Toussaint. 2018

Fête de la Toussaint. 2018

Chers amis, réjouissons-nous et soyons dans l’allégresse en fêtant aujourd’hui tous les saints ! Réjouissons-nous spécialement avec les saints « de la porte à côté » (Pape François, Gaudete et exsultate n.7), ceux qui sont très peu connus et qui n’ont rien fait d’extraordinaire pendant toute leur vie. Ceux qui font partie de la « classe moyenne de la sainteté ». Ces « saints ordinaires » qui ont marché chaque jour sur le chemin de l’humilité, pour atteindre le jour, ce que l’on pourrait appeler « la sainteté des pauvres des cœur ». Oui, réjouissons-nous !

Mais, au fait, chers amis, un saint c’est quoi pour nous ? Quelqu’un de très sérieux qui évite de rire et de faire la fête ? Quelqu’un qui se préoccupe uniquement de Dieu et passe son temps en prière ? Quelqu’un de rare, à cause de ses nombreuses qualités ? Quelqu’un dont la perfection est si grande, qu’on ne pourra jamais l’atteindre ? Eh bien, non ! Et l’on a tort de croire que les saints sont des êtres rares, aux qualités exceptionnelles, car les saints ne sont pas de héros ! Et pourquoi cela ? Parce que, si l’effort vers la sainteté dessèche en nous les sources de l’amour et de la tendresse, s’il nous raidit ou nous pousse au désespoir, il risque d’aboutir à ce que nous constatons chez certains héros. Certains héros qui accomplissent des actions admirables jusqu’à s’exposer à la mort, certes, mais qui en arrivent parfois à se mettre à part de l’humanité ordinaire et à développer en eux un sentiment d’orgueil. Parfois même, ils en viennent à s’enfermer dans un orgueil hautain et méprisant envers les autres qui n’y arrivent pas. Nous avons affaire, dans ces cas-là à une prétendue sainteté, austère et revêche, une sainteté inhumaine et qui, si elle s’impose, elle n’attire finalement personne ! …

Au contraire du héros, le saint véritable qui a poussé la vertu jusqu’à son degré le plus héroïque, celui-là devient plein de tendresse envers le plus démunis et plein de miséricorde pour les pécheurs. Sa sainteté pleine de grâce n’est un reproche pour personne. En effet « la sainteté ne nous rend pas moins humains, car c’est la rencontre de notre faiblesse avec la force de la grâce » (n.34) disait le Pape François dans son exhortation apostolique « la joie et l’allégresse ».

Oui, douceur, oubli de soi, reconnaissance de la grâce, par l’émerveillement de ce qu’elle opère : voilà quelles sont les caractéristiques de la véritable sainteté, de la perfection de la sainteté : celle de l’amour. Un amour qui n’est pas atteint à coups d’efforts volontaristes, mais qui est répandu par la grâce de Dieu dans un cœur qui se purifie pour mieux l’accueillir. Oui, finalement, chers amis, le saint ce n’est pas celui qui a le moins péché, mais celui qui a le plus aimé le Seigneur et ses frères…

Alors, en cette fête de la Toussaint qui nous rappelle que nous sommes tous appelés à être saints, reprenons courage et n’ayons pas « peur de la sainteté car elle ne nous enlèvera pas les forces, ni la vie, ni la joie » (n. 32). Nous ne serons peut-être jamais le saint et le juste, le bon chrétien, le bon prêtre la bonne religieuse que nous avions rêvé d’être, mais nous pouvons devenir ce pauvre qui n’a plus à offrir à Dieu que ses mains vides. Et alors, comme pour les saints ordinaires tout deviendra possible pour nous. Car, nôtre pauvreté deviendra une grâce et la sainteté de Dieu pourra enfin remplir nos mains vides, nos mains des pauvres, mais ouvertes et tendues pour demander et recevoir comme des pauvres… Ainsi, s’il plait à Dieu, nous prendrons place un jour auprès des saints ordinaires, ceux qui ont essayé de faire leur devoir, tout bonnement, tout simplement, mais avec tellement d’amour !… Amen

Alain PEREZ, CM 🔸

Oui, douceur, oubli de soi, reconnaissance de la grâce, par l’émerveillement de ce qu’elle opère : voilà quelles sont les caractéristiques de la véritable sainteté, de la perfection de la sainteté : celle de l’amour.

Explications :

Homélie prononcé lors de la fête de la Toussaint à la Chapelle de la Médaille Miraculeuse (Rue du Bac) à Paris

http://www.chapellenotredamedelamedaillemiraculeuse.com/

Homélie du 23 mai 2018. Rencontre des Visitatrices, Filles de la Charité. Fête de sainte Jeanne Antide Thouret

Homélie du 23 mai 2018. Rencontre des Visitatrices, Filles de la Charité

Fête de sainte Jeanne Antide Thouret

Chères sœurs Visitatrices, chères sœurs : « Quand Dieu appelle et qu’on l’entend, Dieu donne tout ! » Cette phrase de sainte Jeanne Antide peut bien résumer sa vie ! Ayant entendu l’appel de Dieu, elle a compris quel était son dessin sur elle, elle lui a fait confiance et malgré toutes les épreuves rencontrées, elle n’a pas cessé de répondre à sa vocation à l’école de Vincent de Paul.

Sa vie est toute marquée par la souffrance et l’épreuve, par la difficulté et même le rejet. A 16 ans elle perd sa mère qui a vécu une longue maladie. Elle jouera le rôle de mère même si sa tante maternelle lui fait la guerre. En 1787, à 22 ans, elle quitte son père et ses frères pour entrer chez les Filles de la Charité. Une année plus tard éclate la révolution française. 4 ans plus tard, la révolution disperse toute congrégation religieuse. Jeanne quittera les Filles de la Charité, s’en suivent : dispersion, persécutions, voyages, épreuves et fondation d’une nouvelle congrégation… Cependant, elle n’abandonnera jamais l’esprit Vincentien, elle ne quittera jamais des yeux le Christ aimé et contemplé par saint Vincent de Paul. En peu de temps elle s’imprègne du Charisme Vincentien comprenant clairement que Dieu aime les pauvres, qu’il aime ceux que les aiment parce qu’il s’identifie aux affamés, aux malades, aux prisonniers… et « chaque fois que vous l’avez fait à l’un de ces petits qui sont mes frères, c’est à moi que vous l’avez fait » (Mt 25).

A l’école de Vincent de Paul, et à l’exemple de Jeanne Antide, nous devons comprendre l’incarnation de Jésus-Christ jusqu’au bout à la manière de Matthieu 25. En effet, très souvent, très souvent… l’incarnation du Christ est comprise à moitié. Nous comprenons et acceptons bien que l’incarnation du Fils de Dieu s’est réalisée dans l’humanité de Jésus et que cette incarnation s’est prolongée dans l’eucharistie.

Vincent de Paul, ira plus loin, bien plus loin ! Pour lui l’incarnation du Christ est encore plus audacieuse et intrépide. A ses yeux, Dieu n’est pas seulement présent en Jésus et dans l’eucharistie, mais à la lumière de de Matthieu 25, Dieu est réellement présent dans la personne du pauvre. « Ces petits qui sont mes frères », c’est-à-dire, sa propre chaire, représentent le Fils de Dieu souffrant et réclamant notre amour et compassion. Tournez la médaille dit saint Vincent plus d’une fois, n’est-ce pas ? Vous voyez, Vincent de Paul pousse la logique de l’incarnation jusqu’au bout. Il ne s’arrête pas au milieu de l’itinéraire de l’incarnation… au contraire, il en tire toutes les conséquences. Il dira alors : les pauvre nous représentent Jésus-Christ : « il nous faudra nous persuader fortement que les pauvres sont les membres du Fils de Dieu et qu’en eux nous servons la personne de Jésus-Christ » (Coste IX, 362-363). C’est bien pour cela qu’il conçoit que quitter l’oraison et même l’eucharistie pour servir un pauvre, « c’est quitter Dieu pour Dieu ».

Mes sœurs, Vincent de Paul n’est pas seulement un actif, il est un mystique ; un mystique de l’amour de Dieu incarné en Jésus-Christ, dans l’eucharistie et dans les pauvres. Chaque fois que nous lisons la page de Matthieu 25, j’entends Vincent de Paul nous dire : nous vous trompez pas, ne vous méprenez pas : le Christ est présent dans le sacrement de l’autel, certes, mais il est également, identiquement présent dans l’affamé, l’exilé, le malade ou le prisonnier…

Lorsque les théologiens expliquent le fait que dans l’eucharistie le pain devient le Corps du Christ et le vin devient le Sang du Christ, ils utilisent le mot de transsubstantiation (un mot bizarre !!!). Eh bien, le Jésus de l’évangile de Matthieu parle d’une autre transsubstantiation… Dirions-nous d’une autre présence réelle, présence réelle que Vincent a également contemplée, aimée et vénérée : les pauvres sont Jésus-Christ incarné. Comment cela est-il possible ? Par le miracle de l’’amour infini de Dieu. Oui, par l’amour fou de notre Dieu « Jésus tout entier passe dans la substance des pauvres. Jésus (est) tout entier sous l’espèce des pauvres. Jésus (est) devenu toute espèce de pauvre. Toute espèce de pauvre est transsubstantiée en Jésus, puisque aussi bien « C’est à moi que vous l’avez fait » est une autre manière de dire : « Ceci est mon corps… A cette transsubstantiation-là, il n’y a pas grand monde qui pense…[1] ». Vincent y a pensé. Il l’a comprise. Toutes ses forces et énergies, il les a mises au service des membres souffrants de notre Seigneur. Mais il faut être mystique pour pouvoir comprendre et traduire cela en actes.

Avec raison, le P. TOSCANI, en parlant du côté mystique de saint Vincent de Paul, affirme : « Parmi les spirituels de son temps, il est le plus grand contemplatif de la charité, favorisé par une extraordinaire expérience mystique de l’Amour divin, unique en son genre. Il n’est pas seulement le grand saint du grand siècle, mais dans un siècle de grands mystiques, il se distingue comme le plus grand mystique de l’Amour de Dieu dans le Christ. Après lui il y aura le ‘crépuscule des mystiques’, à cause justement, d’une éclipse de la charité agissante, comme expression obligée de l’Esprit Saint [2] ».

Comme dirait le Pape François : Ne nous laissons pas voler ni l’Amour de Dieu manifesté en Jésus-Christ, ni l’expérience mystique de cet Amour divin qui nous met au service de ces petits qui sont ses frères, qui sont nos frères : « Une religion sans mystique est une philosophie [3] ».

Roberto GOMEZ, CM 🔸

Vincent de Paul n’est pas seulement un actif, il est un mystique ; un mystique de l’amour de Dieu incarné en Jésus-Christ, dans l’eucharistie et dans les pauvres. Chaque fois que nous lisons la page de Matthieu 25, j’entends Vincent de Paul nous dire : nous vous trompez pas, ne vous méprenez pas : le Christ est présent dans le sacrement de l’autel, certes, mais il est également, identiquement présent dans l’affamé, l’exilé, le malade ou le prisonnier…

Notes :

[1] Cf. François CASSINGENA-TRÉVEDY, Etincelles II 2003-2005, Ad Solem, Genève, 2007, p. 421.

[2] Père Guiseppe TOSCANI, La mystique des pauvres. Le Charisme de la charité. Editions saint Paul, Versailles, 1998, p. 39.

[3] Pape François, entrevue dans La Republica,  du 1er octobre 2013.

Bienheureux Ramose Lucien Botovasoa : “La sainteté est le visage le plus beau de l’Église”

Bienheureux Ramose Lucien Botovasoa : “La sainteté est le visage le plus beau de l’Église”

Vohipeno est un chef-lieu de district de la région sud est de Madagascar et il se trouve dans le diocèse de Farafangana, à 42km de Manakara la ville la plus proche. Un évènement exceptionnel a eu lieu dans cette bourgade de plus de 10 000 habitants.

Vohipeno a vu en trois jours quadrupler sa population ! Pour quelle raison? Aucun mot ne peut qualifier cet événement qui a vu converger cette affluence venue des quatre coins de l’île et même du monde, composé de catholiques, de non catholiques, de religieux, de non religieux, de croyants, de non croyants, de politiciens de tous bords, de journalistes avides de sensationnel, de simples curieux… a vécu ce dimanche 15 Avril 2018. Plus de 80 000 personnes se sont rassemblées à Vohipeno pour ne pas rater un évènement qui marquera d’une pierre blanche l’histoire de cette capitale du pays Antemoro déjà bien connue par les historiens et les anthropologues habituée à des évènements historiques…Toutefois, jamais n’a eu lieu une béatification dans la région !

La petite colline de Tanjomoha se trouve à l’entrée de Vohipeno. Le Père Deguise, un lazariste devenu moine, premier Postulateur de la cause de Lucien Botovasoa du temps du premier Evêque du diocèse de Farafangana Mgr Chilouet, Lazariste (1964) a élu Tanjomoha pour vivre en ermite… Coïncidence ou bien grâce, c’est cette colline qui a été choisie par les organisateurs 50 ans plus tard pour célébrer la béatification de Lucien Botovasoa !

La colline de Tanjomoha est devenue pour les 80 000 pèlerins un véritable « Mont Thabor » (Mont de la transfiguration Mc 9). Pourquoi ? Pendant quelques heures, le temps de la célébration de la Béatification de Lucien Botovasoa, les pèlerins ont vécu ce que les trois disciples ont expérimenté au Mont Thabor lors la transfiguration de Notre Seigneur. Comme Pierre, chacun a connu un moment très intense et personne n’a voulu le quitter…. Ce fut une véritable Pentecôte également… Les coeurs brûlaient en entendant la belle homélie du Cardinal Piat, Légat du Pape, en participant aux beaux chants et en suivant ensemble les gestes liturgiques bien rythmés… Comme les disciples d’Emmaüs ayant rencontré le Seigneur ressuscité et rentrant à Jérusalem pour annoncer la joie de Pâques, ces foules heureuses d’avoir été touchées par la grâce, après avoir vu les merveilles de Dieu souhaitent maintenant ensemble tous et chacun, à la suite du nouveau Bienheureux Lucien Botovasoa être maintenant des artisans de paix, des réconciliateurs et pourquoi pas appelés à être des témoins de la justice, de la vérité…. en ce moment où le pays en a tant besoin.

Ce que dit le Pape à partir de l’Exhortation : Gaudete et exsultate » . En faisant cette relecture de la vie de Bx Lucien Botovasoa les paroles du Pape dans son exhortation publiée juste la semaine de la béatification (9 avril) « Gaudete et exultate » me viennent en tête car elles semblent être « écrites » pour notre nouveau Bienheureux donc nous interpellent également. Il a voulu être saint, martyr dès le jour de sa conversion pour répondre à sa vocation. : « Soyez dans la joie et l’allégresse » (Mt 5, 12), dit Jésus à ceux qui sont persécutés ou humiliés à cause de lui. Le Seigneur demande tout ; et ce qu’il offre est la vraie vie, le bonheur pour lequel nous avons été créés. Il veut que nous soyons saints et il n’attend pas de nous que nous nous contentions d’une existence médiocre, édulcorée, sans consistance. En réalité, dès les premières pages de la Bible, il y a, sous diverses formes, l’appel à la sainteté. Voici comment le Seigneur le proposait à Abraham : « Marche en ma présence et sois parfait » (Gn 17, 1)…. (Plus loin le Pape de continuer que tout le monde est appelé à la sainteté)… Pour être saint, il n’est pas nécessaire d’être évêque, prêtre, religieuse ou religieux. Bien des fois, nous sommes tentés de penser que la sainteté n’est réservée qu’à ceux qui ont la possibilité de prendre de la distance par rapport aux occupations ordinaires, afin de consacrer beaucoup de temps à la prière. Il n’en est pas ainsi. Nous sommes tous appelés à être des saints en vivant avec amour et en offrant un témoignage personnel dans nos occupations quotidiennes, là où chacun se trouve. (Justement Lucien Botovasoa est un baptisé aspirant toujours à être « saintmartyr »).

Pour un chrétien, il n’est pas possible de penser à sa propre mission sur terre sans la concevoir comme un chemin de sainteté, car « voici quelle est la volonté de Dieu : c’est votre sanctification » (1 Th 4, 3). Chaque saint est une mission ; il est un projet du Père pour refléter et incarner, à un moment déterminé de l’histoire, un aspect de l’Évangile….C’est dans la vie quotidienne, ordinaire que Lucien a témoigné sa foi… N’aie pas peur de viser plus haut, de te laisser aimer et libérer par Dieu. N’aie pas peur de te laisser guider par l’Esprit Saint. La sainteté ne te rend pas moins humain, car c’est la rencontre de ta faiblesse avec la force de la grâce. Au fond, comme disait Léon Bloy, dans la vie « il n’y a qu’une tristesse, c’est de n’être pas des saints »

Enfin, le chemin qu’a pris Lucien Botovasoa est celui que le Pape nous préconise dans le troisième chapitre de l’exhortation : le chemin de la béatitude : … Jésus a expliqué avec grande simplicité ce que veut dire être saint, et il l’a fait quand il nous a enseigné les béatitudes (cf. Mt 5, 3-12 ; Lc 6, 20-23). Elles sont comme la carte d’identité du chrétien. Donc, si quelqu’un d’entre nous se pose cette question, “comment fait-on pour parvenir à être un bon chrétien ?”, la réponse est simple : il faut mettre en œuvre, chacun à sa manière, ce que Jésus déclare dans le sermon des béatitudes. À travers celles-ci se dessine le visage du Maître que nous sommes appelés à révéler dans le quotidien de nos vies. Le mot “heureux” ou “bienheureux”, devient synonyme de “saint”, parce qu’il exprime le fait que la personne qui est fidèle à Dieu et qui vit sa Parole atteint, dans le don de soi, le vrai bonheur.

Je conclus cette relecture de l’exhortation à partir de la belle figure de Lucien Botovasoa par ce « cri » du Pape que chaque pèlerin de Vohipeno a bien saisi, et qui résonne encore dans le cœur de chacun: « La sainteté est le visage le plus beau de l’Église »…. Et tout le monde de continuer… non seulement de l’Eglise mais du monde…

 + Marc Benjamin RAMAROSON, CM 🔸

Pour un chrétien, il n’est pas possible de penser à sa propre mission sur terre sans la concevoir comme un chemin de sainteté, car « voici quelle est la volonté de Dieu : c’est votre sanctification » (1 Th 4, 3). Chaque saint est une mission ; il est un projet du Père pour refléter et incarner, à un moment déterminé de l’histoire, un aspect de l’Évangile…

Pape François
Pour plus d’information :

OLO-ARAIKY ‘SIKA JIABY(16) SPECIAL LUCIEN BOTOVASAO BULLETIN DE LIAISON DE L’ARCHIDIOCESE D’ANTSIRANANA

Tel : (261) 32 11 539 39 BP 415 5 Boulevard Le Myre de Villers 201 ANTSIRANANA Madagascar

SITE : http://www.dioceseantsiranana-oloraiky.com

Homélie 200e anniversaire de l’arrivée des confrères à l’actuelle “Maison-Mère”. Fête de la Conversion de Saint Paul et fondation de la Congrégation de la Mission

Homélie 200e anniversaire de l’arrivée des confrères à l’actuelle “Maison-Mère”. Fête de la Conversion de Saint Paul et fondation de la Congrégation de la Mission

Homélie prononcée lors de la messe à la chapelle saint Vincent de Paul le 25  janvier 2018. A cette occasion les Lazaristes de la Province de France célébraient la clôture de l’Année Jubilaire Vincentienne

 

Lectures : Ac 22, 3-16 ou Ac 9, 1-22 ; Mc 16, 15-18.

Chapeau

Nous sommes réunis aujourd’hui pour célébrer le 200ème anniversaire de l’arrivée des confrères dans cette maison, peu de temps après le rétablissement de la Congrégation, après la Révolution française. Je suis heureux de savoir que vous allez marquer ce bicentenaire par d’autres événements et festivités. La Congrégation de la Mission est présente ici, à la rue de Sèvres, depuis 200 ans, et je suis certain que ceux qui fréquentent cette Chapelle voudront participer à quelques-unes de ces activités.

Nous clôturons aussi l’année jubilaire, durant laquelle nous avons célébré le 400ème anniversaire du charisme vincentien. Avec l’Église, nous marquons la fête de la Conversion de Saint Paul. Comme vous le savez tous, Saint Vincent de Paul a toujours considéré ce jour comme étant celui de la fondation de la Congrégation, parce qu’à cette date, il y a 401 ans, il a prêché ce qu’il appelait le premier sermon de la mission.

La première lecture d’aujourd’hui nous donne un compte rendu de la conversion de Saint Paul. Luc inclut trois versions dans ses Actes. Dans la première, Luc se rappelle le moment où cela s’est passé, peu de temps après la mort d’Etienne et la persécution qui a suivi. Pendant cette période, Paul, alors Saul, s’efforçait de détruire le nouveau Chemin. Cependant, à cause de sa rencontre avec Jésus sur la route vers Damas, il cessa de persécuter les adeptes du Seigneur pour devenir le plus grand missionnaire de l’Église, l’Apôtre des Gentils.

Paul, lui-même, raconte les deux dernières versions de cet événement, d’abord dans son procès devant les Juifs et ensuite au roi Agrippa quand il fut emprisonné à Césarée. Pourquoi Paul répète-t-il cette histoire ? Je crois que c’est parce que cette rencontre personnelle avec Jésus a été le tournant de sa vie. Il désirait le garder toujours frais dans son esprit. Il pouvait bien s’en être rappelé à plusieurs reprises, et l’avoir partagé avec d’autres plus souvent que les trois fois racontées dans les Actes des Apôtres. Cette rencontre personnelle avec Jésus signifiait tout pour lui. Elle a littéralement changé sa vie.

Vincent de Paul a eu deux moments semblables dans sa vie. Le premier, nous le célébrons aujourd’hui, c’est l’anniversaire de son sermon dans l’église de Folleville, qu’il donna, à la demande insistante de Madame De Gondi, après avoir reconnu la pauvreté spirituelle de la population rurale. Le deuxième, comme nous le savons, se passa sept mois plus tard, dans la ville de Châtillon-les-Dombes, quand il se rendit compte de leur pauvreté matérielle. Ces deux événements ont transformé sa vie et il racontait fréquemment ce qui était arrivé. Il rappelle l’histoire de la confession du paysan de Gannes quatre fois dans les conférences aux confrères et une fois dans une conférence aux Filles de Charité. Il raconte l’histoire de Châtillon deux fois aux premières Sœurs. Ces moments-là sont ceux que nous connaissons, mais on pourrait dire avec certitude que ce ne furent pas les seuls moments où il se souvint de l’histoire de ces deux expériences. Elles étaient beaucoup trop importantes dans sa vie pour ne pas se les rappeler fréquemment.

Avons-nous une histoire semblable à raconter ? Avons-nous eu une rencontre personnelle avec Jésus, une conversion qui a marqué significativement qui nous sommes et ce que nous faisons de notre vie ? Je suis certain que oui, bien que peut-être elles ne soient pas aussi spectaculaires que celles de Paul et de Vincent. Néanmoins, nous devons aussi continuer à nous souvenir de ce moment, à le partager peut-être avec d’autres, comme une manière de le revivre, de louer et remercier Jésus de son action dans notre vie.

Pour nous en tant que missionnaires, l’Évangile d’aujourd’hui est tout à fait approprié puisqu’il est précisément l’envoi en mission des apôtres par Jésus, après sa résurrection, « Allez dans le monde entier et proclamez la Bonne Nouvelle à toute la création » (Mc 16, 15). Parce que nous sommes appelés à suivre Jésus Christ, Evangélisateur des pauvres, notre mission est de leur annoncer la Bonne Nouvelle. Si Vincent n’avait pas choisi, pour notre devise, la citation d’Isaïe, qui se trouve dans Luc 4, 18, il pourrait avoir choisi cette citation de Marc. Il nous rappelle certainement notre appel missionnaire.

Notre année jubilaire a commencé à des dates différentes dans plusieurs pays du monde, et donc, elle s’est clôturée à diverses dates. Cependant, nous considérons aujourd’hui, 25 janvier 2018, la date officielle de clôture. Par conséquent, aujourd’hui marque également le début du cinquième siècle du charisme vincentien. L’histoire des quatre siècles passés nous laisse à croire que, si nous sommes fidèles, le Seigneur Jésus ne manquera pas de bénir la Congrégation de la Mission et la Famille vincentienne tout entière. Il y a eu, bien sûr, beaucoup de hauts et de bas, des joies et des peines pendant les 400 années passées. Néanmoins, Dieu continue de susciter des missionnaires selon son esprit. Vincent lui-même a encouragé ses confrères à cet égard :

« Donnons-nous à Dieu, Messieurs, pour aller par toute la terre porter son saint Evangile ; et en quelque part qu’il nous conduise, gardons-y notre poste et nos pratiques jusqu’à ce que son bon plaisir nous en retire. Que les difficultés ne nous ébranlent pas ; il y va de la gloire du Père éternel et de l’efficacité de la parole et de la passion de son Fils. Le salut des peuples et le nôtre propre sont un bien si grand, qu’il mérite qu’on l’emporte, à quelque prix que ce soit ; et n’importe que nous mourions plus tôt, pourvu que nous mourions les armes à la main ; nous en serons plus heureux, et la Compagnie n’en sera pas plus pauvre, parce que sanguis martyrum semen est Christianorum [le sang des martyrs est la semence des chrétiens]. Pour un missionnaire qui aura donné sa vie par charité, la bonté de Dieu en suscitera plusieurs qui feront le bien qu’il aura laissé à faire »[1].

Prions donc pour que nous, ainsi que ceux qui suivent nos pas, puissions rester fidèles à notre appel pour un autre 100, 200, 400 ans et au-delà, aussi longtemps que Jésus continuera de nous envoyer porter la Bonne Nouvelle aux pauvres (cf. Lc 4, 18).

Tomaž Mavrič, CM – Supérieur Général 🔸

L’histoire des quatre siècles passés nous laisse à croire que, si nous sommes fidèles, le Seigneur Jésus ne manquera pas de bénir la Congrégation de la Mission et la Famille vincentienne tout entière. Il y a eu, bien sûr, beaucoup de hauts et de bas, des joies et des peines pendant les 400 années passées. Néanmoins, Dieu continue de susciter des missionnaires selon son Esprit.

NOTES :

[1] SV XI p. 412-413, Extrait d’Entretien n° 170.

 

TOUTES LES CONFÉRENCES ET PARTAGES DE CES JOURNÉES DE CÉLÉBRATION (24 ET 25 JANVIER 2018) APPARAÎTRONT DANS LE PROCHAIN CAHIERS SAINT VINCENT – BULLETIN DES LAZARISTES DE FRANCE DU MOI DE MAI 2018
Pout toute information vous pouvez envoyer un courrier au P. Benoît Kitchey CM à l’adresse mail : benoitkitchey@hotmail.com

Homélie 400e anniversaire de la Mission Paroissiale de Villepreux. 24 janvier 2018

Homélie 400e anniversaire de la Mission Paroissiale de Villepreux.

Homélie prononcée lors de la messe à l’église paroissiale de Villepreux le 24  janvier 2018. A cette occasion les Lazaristes de la Province de France célébraient la clôture de l’Année Jubilaire Vincentienne

Chers sœurs et frères en saint Vincent, aujourd’hui nous sommes rassemblés ici à Villepreux, pour célébrer le 400e anniversaire de la mission paroissiale où notre saint Fondateur a prêché. Durant cette mission, il établit la seconde des Confréries de Charité, après celle de Châtillon-les-Dombes en août 1617. C’est ce qu’il racontait, environ 30 ans plus tard, dans une conférence aux Filles de la Charité. Après avoir relaté les circonstances entourant l’établissement de la première Charité, qu’il appelait souvent les Confraternités de Charité, il dit : « Je fus appelé pour venir ici ; et après quelque temps, allant en mission à Villepreux, qui est un village à cinq ou six lieues de Paris, nous eûmes l’occasion d’y établir la Charité ; c’était la seconde »[1]. C’était également la première fondation d’une charité pendant une mission paroissiale.

Vous le savez peut-être, ce village était très familier à saint Vincent : il l’avait souvent visité lorsqu’il vivait avec les Gondi. Tout au long de sa vie, il a continué ses visites, du moins jusqu’à la fin de 1652. Il s’intéressait beaucoup à cette Charité, envoyant sainte Louise de Marillac au printemps 1630 pour résoudre quelques problèmes. Un an et demi plus tard, à l’automne 1631, il avait envoyé Marguerite Naseau, cette jeune femme considérée la première Fille de la Charité ; ayant déjà enseigné ici, elle revenait temporairement pour instruire les petites filles durant la maladie de l’enseignante habituelle.

Aujourd’hui, c’est la fête d’un très bon ami de Vincent, saint François de Sales. Saint Vincent n’hésitait pas à parler aux confrères et aux Filles de la Charité de ce saint évêque de Genève, leur rappelant les vertus qu’il admirait chez lui. Je pourrais citer d’innombrables références de notre saint Fondateur à son sujet, mais permettez-moi de n’en mentionner qu’une : « …je me plaisais à me rappeler sa douceur et son exquise mansuétude, et redisais souvent ces mots : « Oh ! que Dieu est bon, puisque si bon est l’évêque de Genève ! »[2]

Notre jubilé marquant le 400e anniversaire du Charisme vincentien se termine. Ayant débuté à différentes dates dans divers pays, il s’est donc terminé à différentes dates dans le monde. Toutefois, nous considérons le 25 janvier 1918 comme date officielle de clôture.

Permettez-moi de profiter de l’occasion pour réviser les quatre initiatives choisies par le Comité exécutif de la Famille vincentienne internationale pour célébrer cette année jubilaire : le Pèlerinage du cœur de saint Vincent, le Symposium de la Famille vincentienne internationale, l’Alliance mondiale avec les personnes sans abri, et le Festival du film vincentien.

Il y aura un an demain, quelques Filles de la Charité et des confrères de nos maisons mères à Paris ont fait un pèlerinage avec le Cœur de saint Vincent à Folleville, où tout a commencé. Depuis, le cœur de Vincent a voyagé partout en France et même à Rome durant le symposium. Partout il a été reçu avec grande vénération et il aura certainement été une source abondante de grâces pour de nombreuses personnes.

La mi-octobre nous a apporté le grand événement du Symposium international de la Famille vincentienne, qui accueillait à Rome durant trois jours, quelque 12 000 personnes de 99 pays, venant de toutes les branches. Ce fut une expérience extraordinaire, à laquelle quelques-uns d’entre vous, peut-être, ont eu la chance de participer, tandis que d’autres se sont joints à nous virtuellement, grâce aux médias.

En m’adressant au Saint-Père au cours de l’audience papale du 14 octobre, je l’ai assuré que nous souhaitions approfondir son appel à être des disciples missionnaires, à sortir de nos zones de confort, à aller dans les périphéries géographiques et existentielles du monde. Nous avons voulu également nous engager à être une Famille qui prie et qui veut continuer à chercher des façons nouvelles et créatives de répondre aux besoins des pauvres. Comme moyen de remplir cette dernière promesse, nous avons lancé, ce jour-là, deux initiatives : l’Alliance mondiale avec les personnes sans abri et le Festival du film vincentien.

L’annonce officielle de l’Alliance mondiale avec les personnes sans abri a eu lieu au Parlement européen le 18 juin 2017. Cette initiative de la Famille vincentienne internationale a pour but de réduire et d’éliminer, où cela est possible, l’itinérance dans ses multiples formes. Le travail a commencé par une première rencontre de la Commission Famvin avec les personnes sans abri à Chicago les 20 et 21 novembre 2017.

Le Festival du film vincentien, intitulé « Finding Vince 400 (FV400) », est une compétition et un festival pour des gens de tous horizons. Son but est de couronner des créateurs d’œuvres cinématographiques du 21e siècle et d’offrir aux spectateurs des films qui changent notre perspective sur la pauvreté dans nos communautés. Nous espérons enflammer les imaginations en partageant notre charisme avec des œuvres inspirées par la mission vincentienne afin de mondialiser la charité. Jusqu’ici, la réponse pour cette compétition a été extraordinaire, et elle  se tiendra à Castel Gandolfo du 18 au 21 octobre 2018.

Saint Vincent, dans la conférence aux Sœurs déjà mentionnée, leur disait en racontant les origines de leur Compagnie : « Et voilà, mes filles, quel a été le commencement de votre Compagnie ; comme elle n’était pas à cette heure-là ce qu’elle est à présent, il est à croire qu’elle n’est pas encore ce qu’elle sera, quand Dieu l’aura mise au point où il la veut »[3].

Nous sommes au début du cinquième centenaire du Charisme vincentien. Il nous offre une occasion unique de réfléchir, de décider et d’agir. Il nous donne l’occasion de continuer nos efforts pour faire de la Famille vincentienne ce que Dieu veut qu’elle soit.

Tomaž Mavrič, CM – Supérieur Général 🔸

Nous sommes au début du cinquième centenaire du Charisme vincentien. Il nous offre une occasion unique de réfléchir, de décider et d’agir. Il nous donne l’occasion de continuer nos efforts pour faire de la Famille vincentienne ce que Dieu veut qu’elle soit.

NOTES :

[1] COSTE, Vincent de Paul, Correspondance, Conférences, Documents, Édition1923, Volume IX, Conférence 24,    « Amour de la vocation et Assistance des pauvres », 13 février 1646, p. 244.

[2] Ibid., Volume VII, p. 586,  Lettre 2862 au pape Alexandre VII, 6 juin 1659.

[3] Op. cit., p. 245.

 

Toutes les conférences et partages de ces journées de célébration (24 et 25 janvier 2018) apparaîtront dans le prochain CAHIERS SAINT VINCENT – Bulletin des Lazaristes de France du moi de Mai 2018
Pout toute information vous pouvez envoyer un courrier au P. Benoît Kitchey CM à l’adresse mail : benoitkitchey@hotmail.com