Les initiatives de la Famille Vincentienne en France

Les initiatives de la Famille Vincentienne en France

Le pape François a créé chaque 33e dimanche du temps ordinaire, une journée dédiée aux pauvres. A cette occasion, la Famille Vincentienne présente ses initiatives au service des pauvres.

«Un pauvre crie; le Seigneur entend.» (Ps33, 7) est la citation biblique que le Pape François a retenu pour cette deuxième journée mondiale.

« Les pauvres sont nos seigneurs et nos maitres » disait Saint Vincent. Aujourd’hui, les vincentiens creent des espaces de partage où les plus fragiles retrouvent le goût d’être debout et de partager la confiance par les échanges fraternels vécus dans les diverses structures. Les divers espaces ouvert essaient de répondre à leurs appels.

 

Que regroupe la Famille Vincentienne ?

En France, la Famille Vincentienne regroupe une quinzaine de congrégations et associations s’enracinant dans la spiritualité de Saint Vincent de Paul. Elles œuvrent dans des services de proximité (personnes âgées, enfants en difficultés, sans abris et les migrants), dans des institutions de santé (centre de post-traitements, maisons de retraite –EHPAD-, maisons d’enfants à caractère social-MECS-) et dans des établissements d’enseignement (écoles, collèges et lycées techniques).

 

Parmi les principales

– Les Équipes Saint Vincent – AIC France, environ 2000 femmes en 90 équipes développent des actions en direction des femmes ou des enfants : soutien scolaire, cours de français et de multiples initiatives invitant les personnes reçues à développer leur esprit d’initiatives, certaines aident des familles lors des visites auprès de leurs enfants en centre de détention.

– Les Filles de la Charité de la Province Belgique-France-Suisse regroupent 75 communautés. Elles portent le souci de la formation au charisme vincentien des laïcs qui assurent les services qu’elles leur ont confiés dans le domaine éducatif, sanitaire et social.

– Les Confrères et consœurs de Saint Vincent, quelques 17000 personnes dans plus de 90 départements déploient divers services auprès de personnes fragiles : partageant les compétences par des tables ouvertes pour aider à retrouver des emplois, créant des ateliers théâtres pour redonner confiance et promouvant de multiples initiatives qui redonnent à chacun de repartir dans la vie.

Les congrégations masculines des pères lazaristes et des religieux de saint Vincent proposent des services d’accueil de jeunes étudiants, des locaux qu’ils mettent au service des personnes en réinsertion sociale avec habitat et Humanisme (Amiens), l’APA (Paris) et IDEFORIS (Dax) et déploient aussi des actions auprès de jeunes sans grandes ressources ainsi que des activités dans des centres de jeunesses : patronages.

– Les Jeunesses Mariales Vincentiennes (J.M.V.), une association de jeunesse, née des apparitions de la Vierge Marie à Sainte Catherine Labouré (à la rue du Bac). Elle rejoint des enfants et des jeunes et leur permet de vivre en équipe, de contempler la vie et de s’engager au service de leurs frères.

P. Bernard MASSARINI, CM 🔸

« Les pauvres sont nos seigneurs et nos maitres » disait Saint Vincent. Aujourd’hui, les vincentiens creent des espaces de partage où les plus fragiles retrouvent le goût d’être debout et de partager la confiance par les échanges fraternels vécus dans les diverses structures. Les divers espaces ouvert essaient de répondre à leurs appels.

POUR ALLER PLUS LOIN :

www.famvin.org

Qui suis-je pour juger ? « TVU ‘Tendre Vers l’Unification’ »

Qui suis-je pour juger ?

« TVU (Tendre vers l’unification) »

Groupe de partage, de fraternité,
destiné aux prêtres ou religieux concernés par l’homosexualité qui souhaitent retrouver la joie d’un célibat chaste et continent

C’est l’Association « Devenir un En Christ » (groupe des catholiques concernées directement ou indirectement par l’homosexualité existant depuis 30 ans) qui m’a sollicitée pour faire naitre cette initiative. L’expérience a commencé en établissant des contacts par mail avec les prêtres qui demandaient de l’aide spirituelle face à cet aspect de leur personnalité.

À partir de ces échanges une proposition de retraite spirituelle a vu le jour. Ce temps de méditation et de prière a été préparé avec la collaboration d’une psychologue laïque thérésienne, il a été bâti sous le thème : « re choisir le Christ ». Sept prêtres ont répondu à cette proposition. Malheureusement, à la suite du texte de la Congrégation de l’Education Catholique interdisant l’accès au sacerdoce aux hommes homosexuels, tous ont décliné leur participation.

Après deux ans de réflexion et avec la collaboration d’un prêtre diocésain de Toulouse, nous avons créé ce service qui porte le nom de TENDRE VERS L’UNIFICATION et a pour objectif de venir en aide aux prêtres ou aux frères religieux  en situation de crise en les invitant à vivre la joie de consacrés dans le célibat continent.

Le Visiteur de la province Lazariste de Toulouse à l’époque, le père Yves Bouchet, CM nous a invité à aller rencontrer Mgr Giraud, évêque auxiliaire Lyon et responsable de la commission de la Conférence Episcopale chargée des prêtres à ce moment-là : Mgr GIRAUD qui a manifesté son intérêt pour une telle initiative. Nous avons commencé à bâtir ce projet et par la suite nous avons pris l’habitude d’envoyer nos compte-rendu à ces successeurs en ce service : Mgr Bouilleret (alors évêque d’Amiens) et Mgr Beau (alors évêque auxiliaire de Paris).

Le groupe de réflexion a commencé en 2011, co-animé par le prêtre diocésain, du Diocèse de Toulouse, qui connaissait aussi l’Association « Devenir Un En Christ ». Nous l’avons mis sous le patronage de la Congrégation de la Mission, pensant que le service d’accompagnement des prêtres était un service vincentien. Le groupe s’est retrouvé à Paris trois fois les deux premières années, suite à cela et avec le souci d’une plus grande stabilité des vies personnelles nous avons abouti à quatre rencontres annuelles. Les rencontres ont lieu au 67, rue de Sèvres dans le 6e arrondissement.

Normalement nos rencontres commencent le dimanche soir et finissent le lendemain dans l’après-midi. Ils comportent trois axes fondamentaux : la prière liturgique (complies le dimanche soir, laudes et messe le lundi matin). Le partage du « quoi de neuf » (ce qui est advenu dans les mois passés) le dimanche soir et un moment de formation autour des textes ou des petits ouvrages le lundi matin et l’après-midi pour finir avec un moment d’échange de perspectives.

Tous les participants disent que nous sommes devenus une « fraternité » et pour aller plus loin nous avons constitué un groupe whats’app qui est devenu une manière de nous soutenir.

Ordinairement le groupe est constitué par 18 membres (prêtres ou frères) ; quatre ont décidé d’arrêter pour différentes raisons. D’autres sont en lien avec le groupe mais ils ne parviennent pas à faire le pas de venir “s’exposer” avec d’autres prêtres  ou frères pour vivre le partage. A chaque fois nous sommes entre 10 et 14 prêtres et frères par rencontre.

Nous nous sommes donnés à connaître par le « bouche-à-oreille ». Nous nous présentons aussi aux évêques avec lesquels nous sommes en lien et quelques abbayes ou centres spirituels dont nous sommes proches (Solesmes, Tamie, Leyrins, En Calcat, Notre Dame du Désert, Maylis, Grottes Saint Antoine).

Pour aller plus loin dans la communication nous désirons constituer un blog ou dans l’avenir bâtir un site internet. Cet article se veut une manière humble de vous partager l’existence de cette expérience évangélique et d’Église en ce temps de difficulté dans notre communauté ecclésiale.

Nous bénéficions de l’attention des quelques évêques de la Conférence Épiscopale Française, et tenons informé le responsable de la Commission épiscopale pour les ministres ordonnés et les laïcs en mission ecclésiale de ladite Conférence. Nous informons régulièrement nos supérieurs de nos activités (bien sûr en gardant la discrétion) pour qu’ils comprennent l’importance de ce service et nous aident à avancer dans nos recherches de stabilité spirituelle et humaine pour mieux servir l’Église que nous appelle chaque jour.

Nous nous retrouvons tous les trois mois à Paris, et nous espérons être des bons instruments à l’écoute de nos confrères prêtres et frères….

P. Bernard MASSARINI, CM 🔸

L’homosexualité est difficile à aborder parce qu’elle touche aux profondeurs de l’humain et qu’elle a des effets socio-politiques. Nous avons souhaité nous laisser provoquer par l’interrogation du pape et, au-delà des « pré-jugés », ré-ouvrir la réflexion sur l’homosexualité.

François EUVÉ, revue ETUDES n. octobre 2014

Pour toute information ou pour prendre contact :

 

P. Bernard MASSARINI, CM

par courriel (click) :

waranaka@hotmail.com

Portable (mobile ) :

(0033) (0) 6 26 01 45 70

 

Armistice. 11 novembre 2018. Homélie – Chapelle Saint Vincent de Paul (Maison-Mère) – 32e dim. B.

Armistice. 11 novembre 2018. Homélie – Chapelle Saint Vincent de Paul (Maison-Mère) – 32e dim. B

La 2e lecture tirée de l’épitre aux Hébreux, nous indique la supériorité du culte et du sanctuaire du Christ-Prêtre, indépendamment du péché, de la haine et des luttes entre les hommes qui s’appellent la guerre.

Son sacrifice, Jésus l’offre, non dans un sanctuaire humain ou sur un champ de bataille, mais dans le ciel où il se présente pour nous devant son Père (24 ; cf. 7,25)

C’est le Christ lui-même qui s’offre pour détruire le péché de la multitude (26-28).

Son sacrifice est unique, non réitérable, fait « une fois pour toutes» (25.26.28 ; cf. 7,27). Nous, nous avons refait la guerre.

Venu dans la chair, le Christ a pris sur lui le péché de la multitude pour le détruire, l’enlever (cf. Rm 8,3 ; 2 Co 5,21). Lorsqu’il se manifestera de nouveau, ce sera dans la gloire divine, « non plus à cause du péché et de la guerre », mais pour le salut de ceux qui l’attendent (28).

La guerre… – En ce triste dimanche de novembre nous commémorons et la victoire des alliés qui mit fin à la première guerre mondiale, dans le wagon de la forêt de Compiègne et le rappel des millions de morts de cette guerre ; il y a 100 ans… Les média nous en parlent abondamment. En France, presque toutes les familles conservent la mémoire de cette immense boucherie, ne serait-ce que par le souvenir d’un lointain parent tué au combat. Faisons de ce dimanche le dimanche de la paix.

On parle de plusieurs millions de morts de tous les camps et de tous les pays. En circulant en France il m’arrive de m’arrêter devant le monument aux morts d’une commune ou dans l’église devant la plaque où sont inscrits ceux du village qui sont tombés au combat. Liste épouvantable de longueur, même dans de tout petits villages.

En ce jour de victoire et de deuil, nous sommes invités à une double réflexion :

  1. Tout d’abord, la prière pour toutes les victimes des guerres, les deux guerres du XXe siècle, et la résolution de faire tout ce qui est en notre pouvoir en tant que citoyens pour que de pareilles catastrophes ne se reproduisent pas, car elles se sont reproduites, vingt ans après la première, ce fut la deuxième guerre mondiale, qui fut peut-être plus terribles encore.

Pour exprimer cela, souvenons-nous du cri du pape Paul VI à l’O.N.U. le 5 octobre 1965 :

«Et ici Notre Message atteint son sommet. Négativement d’abord : c’est la parole que vous attendez de Nous et que Nous ne pouvons prononcer sans être conscient de sa gravité et de sa solennité : jamais plus les uns contre les autres, jamais, plus jamais ! […] Il suffit de rappeler que le sang de millions d’hommes, que des souffrances inouïes et innombrables, que d’inutiles massacres et d’épouvantables ruines sanctionnent le pacte qui vous unit [l’ONU], en un serment qui doit changer l’histoire future du monde : jamais plus la guerre, jamais plus la guerre ! C’est la paix, la paix, qui doit guider le destin des peuples et de toute l’humanité !»

  1. Et voici la seconde réflexion. Loin de moi le désir de parler politique dans cette aula. Je veux parler de l’Europe. Le 11 novembre 1918, dans le wagon de la forêt de Compiègne, qui l’eut cru possible cette Europe ? Elle a bien du mal à se construire, on la quitte si elle n’apporte pas tous les avantages qu’on en attendait, on s’en désintéresse, on néglige les intuitions et les convictions qui habitaient ses fondateurs. Mais pouvons-nous espérer la paix, la vraie paix, sans le soutien de l’Europe ? Il est difficile de se faire une opinion ; car on entend tout et son contraire. Des dangers nous menassent, l’Europe nous aidera-t-elle à les éloigner ? Le Pape nous rappelle que nous devons avoir en tant que chrétiens une posture et une action citoyennes.

Pour terminer, je vous propose de prier pour la paix et pour l’Europe, avec cet hymne du Cardinal MARTINI, Archevêque de Milan, mort en 2012 ; il est du 26 mai 2005.

 

Prière pour l’Europe

 

Père de l’humanité,

Seigneur de l’histoire,

Regarde ce continent auquel tu as envoyé

des philosophes, des législateurs et des sages,

précurseurs de la foi en ton Fils mort et ressuscité.

 

Regarde ces peuples évangélisés

par Pierre et Paul,

par les prophètes, les moines et les saints.

Regarde ces régions baignées

par le sang des martyrs

et touchées par la voix des réformateurs.

 

Père de l’humanité,

Seigneur de l’histoire,

Regarde les peuples unis par de multiples liens

et divisés par la haine et la guerre.

 

Donne-nous de nous engager

pour une Europe de l’Esprit de Jésus,

fondée non seulement sur des accords économiques

mais aussi sur des valeurs humaines et éternelles :

une Europe capable de réconciliations

ethniques et œcuméniques,

prompte à accueillir le pauvre et l’étranger,

respectueuse de toute dignité de la naissance à la mort.

 

Père de l’humanité,

Seigneur de l’histoire,

Donne-nous de regarder avec confiance notre devoir

de susciter et promouvoir une entente entre les peuples

qui assure pour tous les continents

la justice et le pain,

la liberté et la paix.

 

Cardinal MARTINI (1927-2012), Archevêque de Milan – 26 mai 2005

Claude LAUTISSIER, CM 🔸

En ce triste dimanche de novembre nous commémorons et la victoire des alliés qui mit fin à la première guerre mondiale, dans le wagon de la forêt de Compiègne et le rappel des millions de morts de cette guerre il y a 100 ans…

POUR SAVOIR DAVANTAGE ou PRENDRE CONTACT AVEC L’AUTEUR

www.docsvincentiens.fr

 

Adresse :

Chapelle Saint Vincent de Paul – Maison-Mère (Congrégation de la Mission)

95 rue de Sèvres – 75006 PARIS

Métro Vaneau (Ligne 10)

 

En marche vers une Culture “Vocationnelle” Vincentienne

En marche vers une Culture “Vocationnelle” Vincentienne

En réponse aux nouveaux scénarios de la jeunesse et en tant que partie essentielle du cœur missionnaire de la Congrégation, nous nous sentons appelés aujourd’hui à construire une Culture de la Vocation à partir de la richesse du charisme vincentien.

La Pastorale des Vocations doit répondre à la fois au défi du manque de personnel et au problème de désertion et d’instabilité, tout en orientant la vie et l’œuvre de la Congrégation vers la fidélité créative du suivi de Jésus-Christ Évangélisateur des pauvres.

Que comprend-on par Culture Vocationnelle?

La Culture Vocationnelle est la manière de comprendre la vie de l’Église, tout comme celle de la Congrégation, à la lueur de l’appel à la Nouvelle Évangélisation; laquelle génère progressivement chez les missionnaires et dans chaque communauté un tel ensemble de principes et de convictions (état d’esprit) que chaque personne en vient à interpréter sa propre existence en fonction de ces valeurs (sensibilité) et devient ainsi un mode de vie qui donne une identité à toute la congrégation (praxis).

La Congrégation de la Mission a devant elle le défi qui découle de sa mission, l’Évangélisation des pauvres, parce que la pastorale des vocations consiste à apprendre le style de Jésus, qui passe dans les lieux de la vie quotidienne, s’arrête sans hâte et, regardant les frères avec miséricorde, les conduit à la rencontre avec Dieu le Père. (Pape François, discours du 21/10/16).

 

Comment marche-t-on vers une culture vocationnelle?

La formation permanente est le premier maillon de la Culture Vocationnelle. Nous serons à même de vocationaliser la Congrégation de la Mission dans la mesure où nous entendons la Pastorale des Vocations comme un apostolat qui certainement consiste à encourager ceux qui ont été désignés pour ce ministère; bien que nous devons tous le prier d’envoyer de bons ouvriers à sa moisson et de vivre si bien que nos exemples leur donnent plus d’envie que de réticence à travailler avec nous (VIII, 284-285).

Concrétiser les itinéraires et les projets vocationnels à la lumière de chaque réalité provinciale, souligner l’aptitude des responsables de la Pastorale des Vocations, accompagner les jeunes dans leur discernement et ouvrir de nouveaux espaces pour confronter leurs projets de vie, sont quelques-uns des moyens qui peuvent nous aider à trouver une pédagogie vocationnelle affirmée.

En résumé, les signes des temps nous appellent aujourd’hui à croire, à former et à investir tous nos efforts pour marcher vers une Culture Vocationnelle Vincentienne avec la certitude que c’est Dieu qui nous a appelés et qui de toute éternité nous a destinés à être missionnaires ( Saint Vincent de Paul, XI, 33).

Rolando GUTIERREZ, CM – Vice-Province Costa Rica🔸

La Pastorale des Vocations doit répondre à la fois au défi du manque de personnel et au problème de désertion et d’instabilité, tout en orientant la vie et l’œuvre de la Congrégation vers la fidélité créative du suivi de Jésus-Christ Évangélisateur des pauvres.

Explications :

Article publié sur le site de la Congrégation de la Mission : www.cmglobal.org

 

Publication : « Récit du salut et de l’intégration des étrangers dans les Actes des Apôtres. Analyse narrative et interprétation théologique d’Ac 10, 1-11, 18 »

Publication :

« Récit du salut et de l’intégration des étrangers dans les Actes des Apôtres. Analyse narrative et interprétation théologique d’Ac 10, 1-11, 18 »

Thèse doctoral. Présentation. Résumé

Comment se concrétise et s’actualise l’universalité du salut, dans la diversité ethnique des peuples, aux origines du christianisme ? Peut-on séparer la sotériologie, la missiologie et l’ecclésiologie dans le récit lucanien ? L’intégration ecclésiale de tous les sauvés, dans leurs différences ethnique et culturelle, est-elle une invention postérieure au christianisme primitif ?

La thèse, intitulée « Récit du salut et de l’intégration des étrangers dans les Actes des Apôtres. Analyse narrative et interprétation théologique d’Ac 10, 1-11, 18 » s’inscrit dans la perspective de cette problématique. La lecture narrative du texte lucanien esquisser dans ce travail de recherche ouvre des horizons nouveaux à partir du texte historiographique.

L’existence des communautés chrétiennes, formées sur la base des origines ethniques, constitue un défi à l’universalité du salut, à l’activité missionnaire auprès des étrangers et à l’intégration de tous les sauvés. Ainsi interroge-t-elle la capacité des communautés chrétiennes à sortir d’elles-mêmes et à accueillir ceux qui sont différents. En effet, hier comme aujourd’hui, les particularités ethniques et culturelles justifient parfois les divisions et les exclusions entre les peuples et entre les Églises.

Grâce aux apports de la critique historique, de la linguistique et de la sémiotique, l’étude de la mise en récit du cadre, des personnages, de l’intrigue et du point de vue, permet de découvrir comment Ac 10, 1-11, 18 construit une identité chrétienne, sur la base de l’unité profonde entre la sotériologie, la missiologie et l’ecclésiologie. Dans la séquence narrative étudiée, l’intégration ecclésiale est constitutive de l’universalité du salut. Le récit ne propose pas un christianisme formé de communautés ethnicisées, vivant en parallèle. Il ne suggère pas des communautés mono-ethniques ou mono-culturelles. L’histoire de Pierre et de Corneille construit plutôt une identité ecclésiale inclusive et respectueuse des différences ethniques et culturelles.

À ce titre, le texte de Luc est capable de contribuer à la réflexion sur le « vivre-ensemble » dans les sociétés et dans les Églises contemporaines marquées par la multi-culturalité et confrontées aux questions d’identité.

Mots clés : Christianisme primitif, Juif, Gentil, Pierre, Corneille, Salut, Intégration, Identité, Etranger, Narration, Mise en récit, Cadre, Caractérisation, Intrigue, Point de Vue, Narrateur, Lecteur.

Diffusion ANRT * Résumé thèse P. Guénolé FEUGANG CM 🔸

Grâce aux apports de la critique historique, de la linguistique et de la sémiotique, l’étude de la mise en récit du cadre, des personnages, de l’intrigue et du point de vue, permet de découvrir comment Ac 10, 1-11, 18 construit une identité chrétienne, sur la base de l’unité profonde entre la sotériologie, la missiologie et l’ecclésiologie.

ANRT
Pour savoir davantage ou commander la publicatoin :
Thèse de FEUGANG Guénolé
Réf ANRT : 70558
RÉCIT DU SALUT ET DE L’INTÉGRATION DES ÉTRANGERS DANS LE LIVRE DES ACTES DES APÔTRES. ANALYSE NARRATIVE ET INTERPRÉTATION THÉOLOGIQUE D’ACTES 10,1–11,18

Identifiant BU : 14 – 630 pages – ISBN : 9782729588540

Prix : 62 euros

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