Jésus le bon pasteur ou le pédagogue par excellence

Jésus le bon pasteur ou le pédagogue par excellence

Le terme pédagogie est souvent utilisé aussi bien par les pasteurs que par les théologiens en lien avec l’économie du salut. Dans ce sens, on parle souvent de pédagogie divine ou de pédagogie christique. Cependant, en quoi consiste effectivement la pédagogie du Christ ? Jésus en se présentant comme le bon pasteur dans l’évangile de Jean au chapitre 10, ne nous révèle-t-il pas en même temps quelques traits caractéristiques de sa pédagogie ? En nous limitant à un extrait de l’évangile johannique (Jn 10, 1-11), nous allons tenter de montrer comment Jésus fait œuvre de pédagogue non sans dégager quelques grands principes d’éducation qui en découlent. En effet, comme nous le savons, l’éducation est une dimension constitutive de l’évangélisation. Car, en réalité, évangéliser n’est rien d’autre qu’éduquer les hommes et les femmes à la foi en Jésus-Christ.

  • « il entre par la porte » (Jn 10, 1-2)

En effet, il y a plusieurs manières d’entrer dans l’enclos de la personne humaine. Il se trouve que certaines personnes ne respectent pas la liberté de la personne humaine, tandis que d’autres la respectent et la promeuvent. Dans la première catégorie, il s’agit effectivement du voleur ou du dictateur qui entre par le jeu de la force, de l’intimidation ou de la menace qui vise à provoquer la peur. Dans la seconde catégorie, celui qui entre convenablement par la porte, il y a là l’expression de l’hospitalité et la marque de la liberté personnelle de l’autre. Autant dire que c’est Dieu qui donne l’exemple du respect de la liberté. Malgré son omnipotence, il frappe et attend qu’on lui ouvre. Il est comme impuissant par amour devant les libertés individuelles puisqu’il accepte parfois qu’on lui fasse attendre longtemps. Le premier principe de toute éducation est donc le respect de la liberté.

  • « Il les appelle chacune par leur nom » (Jn 10, 3)

Le pédagogue est celui qui connaît l’enfant ou l’apprenant. Appeler quelqu’un par son nom, c’est le signe qu’on le connaît personnellement. Comment pourrait-on conduire quelqu’un qu’on ne connaît pas ? Un autre principe de l’éducation qui se dégage ici est celui de la connaissance de l’autre. S’il est vrai en effet que l’éducation est une œuvre d’amour, il faut souligner que la connaissance de l’apprenant vient renforcer cet amour.

  • « Il les mène dehors » (Jn 10,3)

L’être humain se trouve toujours entre deux mondes. En évoquant l’Ancien Testament, on pourrait dire la terre d’Egypte où il est esclave et la terre promise où il sera libre. Pour arriver à la terre promise, il va sans dire qu’il doit sortir de l’Egypte en affrontant l’expérience des risques et des incertitudes du désert. Le développement de l’homme exige toujours une libération de tout ce qui entrave l’épanouissement, un courage pour entrer en relation avec Dieu, les autres et le monde. Mais plus encore, il faut avoir un guide, un maître qui nous dirige en nous protégeant durant les moments d’épreuves. D’où le troisième principe qui est la libération et la protection de l’homme dans son ouverture au monde.

  • « Il marche à leur tête » (Jn 10,4)

L’éducateur chrétien doit montrer la voie. Il doit comme Jésus le bon pasteur, marcher à la tête du troupeau, des apprenants. Il doit par sa vie exemplaire être une lampe placée sur la table pour éclairer les gens de la maison. Toutefois, marcher à la tête signifie aussi diriger, exhorter, contrôler, corriger les erreurs, ramener des égarements. Dans la fonction pastorale d’un prêtre, c’est ce qu’on appelle généralement la fonction de gouvernement. Mais, cela peut s’étendre à tout éducateur en général, et en particulier à tout éducateur dans la foi. Il y a comme une transcendance entre l’éducateur et l’éduqué en ce sens que  le premier se distancie du second pour mieux  appréhender ses problèmes. Un quatrième principe que nous pouvons dégager à ce niveau est celui de l’exemplarité de l’éducateur. En langage ecclésial, on parlerait du témoignage de vie.

  • « Enfin, il donne sa vie pour ses brebis » (Jn 10,11)

L’éducateur doit avoir le courage comme le maître par excellence d’aller jusqu’à la pâque, comme le grain qui meurt pour donner beaucoup de fruits (cf. Jn 12, 24). En d’autres termes, l’éducateur doit par amour, s’effacer devant l’apprenant pour lui permettre de prendre sa liberté en main, de faire fructifier ses acquis pour construire son devenir. D’où un cinquième principe d’éducation que nous pouvons retenir qui n’est autre chose que celui de l’effacement de l’éducateur par amour. Ce dernier principe est étroitement lié au premier que nous avons précédemment évoqué qui est celui du respect de la liberté.

En définitive, alors que nous cheminons progressivement vers la XVe Assemblée Générale ordinaire du Synode des Évêques, qui aura lieu en octobre prochain et sera consacrée aux jeunes, en particulier au rapport entre jeunes, foi et vocation, puissions-nous espérer que ces principes éducatifs dégagées à partir de la figure de Jésus le bon pasteur puissent être de quelque utilité dans l’implémentation de ce que le Supérieur Général a appelé dans sa lettre à l’occasion de la clôture du 400e anniversaire du charisme vincentien, une culture renouvelée des vocations en vue d’un avenir radieux de la famille vincentienne au bénéfice des pauvres, nos maîtres et seigneurs.

Martial TATCHIM FOTSO, CM 🔸

L’éducateur doit par amour, s’effacer devant l’apprenant pour lui permettre de prendre sa liberté en main, de faire fructifier ses acquis pour construire son devenir.

Interreligieux

Interreligieux

Il m’est proposé d’écrire cet article à partir d’une expérience de dialogue vécue durant 25 ans à l’étranger. Il n’est pas question de rédiger la chronique du temps qui passe, mais d’exposer succinctement les repères pédagogiques qui ont jalonné cette histoire. Pour plus de clarté, on distinguera dans l’approche de ce thème, ce que peut représenter l’humble quotidien du dialogue (1) puis la partie officielle de ce dialogue engagé entre les religions (2).

(1) Lorsque Saint Vincent a envoyé des confrères en Barbarie, il commençait par leur faire entrevoir les richesses vécues par les gens du pays, notamment quant à la prière. Pour anecdotique qu’elle soit, cette vision, orientée vers les valeurs de l’autre, commandait une approche bienveillante, contrastant singulièrement avec les positions manichéennes souvent véhiculées. Nous n’étions pas tout blancs. Ils n’étaient pas tout noirs… Le sujet missionnaire ne pouvait partir qu’en état de modestie. Précieuse recommandation originelle qui peut nous délivrer de la tentation permanente de juger selon notre mesure. Par cet exercice imposé, saint Vincent plaçait l’évangélisateur en état d’être évangélisé. Comme Jésus, qui pousse les apôtres à être évangélisé par un samaritain quant à la charité, et par un centurion quant à la foi. Le dialogue peut alors évangéliquement démarrer sur de bonnes bases.

Saint Vincent recommande encore aux confrères de ne pas « entrer en dispute » au sujet des religions. C’est ce qui explique sans doute la continuité de la présence des lazaristes en Barbarie depuis 1646. Pour ne pas entrer en dispute, il ne s’agit cependant ni de se replier, ni de se dissoudre dans le milieu ambiant. C’est la voie étroite. La relecture de ce que nous avons vécu sur une aussi longue période montre que les véritables bénéfices se recueillent en dehors de nos citadelles (qui se sont écroulées), tout comme les meilleurs échanges émergent lorsque nous ne sommes pas des éponges. On pourrait appeler « citadelles » nos œuvres transplantées (écoles, dispensaires…), répliques fidèles d’une culture ou d’une religion. On pourrait appeler « éponges » les comportements émasculés au nom d’une certaine compréhension de l’inculturation. Comment accepter d’être algérien avec les algériens, si c’est pour en tromper quelques-uns…et se perdre soi-même.

Ce « ni-ni » appelle une autre posture dialogale que saint Jacques nous propose de vivre et que nous tentons d’adopter : « Moi, c’est par mes actes que je te montrerai ma foi ». Nous ne sommes plus là dans l’articulation précise d’un credo ou la déclamation d’un catéchisme systématique, censément universel. Jacques nous contraint à une expression non verbale de la foi, mais lisible dans nos vies. Ce sont mes actes qui deviennent le livre ouvert. Ce dialogue inaugure une histoire sans parole, que les bavards redoutent. La sainteté devient l’état quotidien du missionnaire, dans une économie de mots. C’est sur cette lisibilité que peut se nouer un authentique dialogue, débarrassé de toute arrière-pensée stratégique. On est bien loin du compte, évidemment ! Il y aurait des conséquences pratiques à tirer : comme on voudrait nous le faire croire trop souvent, ce n’est plus un apprentissage de la langue du pays qui est le sésame du missionnaire, mais l’acceptation de sa propre conversion. A ce premier niveau, le dialogue n’est pas d’abord le fait des théologiens orientalistes. Il faudrait songer à l’introduire avec les saints du quotidien.

(2) Pour ce qui constitue la partie officielle de ce dialogue engagé entre les religions, je ne l’aborde qu’habité par la conviction de l’inutilité d’écrire à ce sujet. A l’expérience, ces rencontres venues d’ailleurs n’ont jamais laissé de fruits visibles sur place. La communauté chrétienne locale en ressort toujours cocufiée. Les délégations vaticanes ou diocésaines se succédaient sans qu’il n’y ait jamais de véritables préparations avec les églises locales ; sans qu’il n’y ait jamais de visées communes. Au mieux, nous étions conviés à fournir des chambres d’hôte aux fonctionnaires labellisés du dialogue interreligieux. Ceux-ci ne trouvaient jamais assez de mots flatteurs pour remercier le pays et la qualité de son accueil et les promesses de ce dialogue. La télévision d’état relayait les éloges des naïfs. Les journaux publiaient les discours. Soyons juste : ce type de dialogue assure tout de même à peu de frais une solide propagande. Chaque rencontre avec une délégation d’église restaure l’image du pays en mettant en relief la liberté religieuse… que l’on serait bien en peine de trouver en dehors de ces grandes messes. Quand passera-t-on enfin de ces mondanités à l’interpellation ? L’interpellation est une autre forme de dialogue laissée en jachère par les orientalistes. Ces mêmes auraient sans doute reproché à Jésus d’engager le dialogue avec les pharisiens sur le mode de l’interpellation. Ce n’est pas correct. Pour goûter à ce nectar, mieux vaut s’adresser aux poètes qu’aux pontifes, aux prophètes qu’aux savants. Il souffle sur Chiraz un vent rafraichissant. Ici les bréviaires se sont tus, mais les fabliaux circulent sous le manteau. On se ressource dans les parcs mieux que dans les mausolées. La poésie dit tout haut ce que la religion fait tout bas.

La rue sera l’ultime temple où la vérité jaillira.

François HISS, CM 🔸

Ce dialogue inaugure une histoire sans parole, que les bavards redoutent. La sainteté devient l’état quotidien du missionnaire, dans une économie de mots. C’est sur cette lisibilité que peut se nouer un authentique dialogue, débarrassé de toute arrière-pensée stratégique.

Vincent et les vocations de la Congrégation de la Mission

Vincent et les vocations de la Congrégation de la Mission

Tous les jours, après la prière pour les vocations, le fameux Expectation Israël, les lazaristes du monde entier invoquent st Joseph. Excellente tradition qui plonge ses racines dans l’expérience de st Vincent. En cette st Joseph 2018, nous vous communiquons des lettres de notre fondateur, significatives à cet égard :

 

 

A MONSIEUR DE SAINT MARTIN

Monsieur,

Je vous envoie, par l’occasion de Monsieur Touschard, qui se rend à Aqcs (Dax), le petit tableau que j’ai commandé à Monsieur Brentel faire à votre intention[1]. Le présent est de peu de conséquence ; mais j’ai espérance que vous le tiendrez de quelque prix, venant d’une personne qui est de si longtemps le tant obligé de votre maison. Le voyant devant vos yeux, n’oublierez en vos prières le plus humble de vos serviteurs.

VINCENT DEPAUL

De Paris, ce 16 août 1636.

Lettre 233. ­ Archives de la Mission, copie prise sur l’original, qui était en entier de la main du saint. –

 

 

***

A Etienne Ozenne, supérieur à Varsovie

De Paris ce 20 è mars 1654

Grâces à Dieu, nous n’en avons point de mauvaises de deçà. Il est vrai qu’à Gênes toute la maison quasi a été incommodée, qui d’une sorte, qui d’une autre ; mais à présent tous se portent mieux, quoique quelques-uns ne soient pas tout à fait guéris. Ils vont recommencer un séminaire interne et continuer une dévotion qu’ils ont commencée, et nous avec eux, pour demander à Dieu, par les mérites et les prières de saint Joseph, dont nous célébrions hier la fête, qu’il envoie de bons ouvriers en la compagnie pour travailler à sa vigne. Jamais nous n’en avons connu le besoin au point que nous le ressentons à présent, à cause que plusieurs cardinaux et évêques d’Italie nous pressent pour leur donner des missionnaires. (V, 102)

 

 

***

12 novembre 1655.

A CHARLES OZENNE, SUPÉRIEUR, A VARSOVIE

De Paris, ce 20e mars 1654.

Monsieur,

La grâce de Notre-Seigneur soit avec vous pour jamais !

Je n’ai rien à vous dire de particulier, n’ayant encore reçu vos lettres, quoique l’on soit allé deux fois les demander chez Madame des Essarts, qui m’a mandé n’être pas encore arrivées. Dieu veuille qu’elles ne nous apportent que de bonnes nouvelles ! Je rends grâces à Dieu des dévotions extraordinaires que vous vous êtes proposé de faire pour demander à Dieu, par le bienheureux saint Joseph, la propagation de la compagnie. Je prie sa divine bonté qu’elle les ait agréables. J’ai été plus de vingt ans que je n’ai  osé demander cela à Dieu, estimant que, la congrégation été son ouvrage, il fallait laisser à sa providence seule le soin de sa conservation et de son accroissement; mais à force de penser à la recommandation qui nous est faite sans l’Evangile, de lui demander qu’il envoie des ouvriers à sa moisson, je suis demeuré convaincu de l’importance te de l’utilité de cette dévotion (V, 462-463)

 

 

***

­ A JACQUES PESNELLE

De Paris, ce 23 mai 1659.

Monsieur,

La grâce de N.-S. soit avec vous pour jamais !

…/…

Je suis consolé de la dévotion que vous faites à l’honneur de saint Joseph pour obtenir de Dieu de bons missionnaires. Si le prêtre de Chiavari ne s’accommode pas aux exercices de votre séminaire, après quelque temps de patience et de semonces, vous pourrez le prier de faire place à un autre. ..

 

 

Conclusion : redoublons de constance et de piété pour prier st Joseph pour les vocations.

Jean-Pierre RENOUARD, CM 🔸

Tous les jours, après la prière pour les vocations, le fameux Expectation Israël, les lazaristes du monde entier invoquent st Joseph. Excellente  tradition qui plonge ses racines dans l’expérience de st Vincent.

NOTE :

[1] Voici la description que nous en fait Firmin-Joussemet, qui l’a eu sous les yeux (Lettre de saint Vincent de Paul sur sa captivité à Tunis dans la Revue des provinces de l’Ouest, septembre 1856, p. 230 et suiv.) : «Cette peinture très finement touchée a été exécutée sur parchemin par un artiste nommé François Brentel. Elle représente la fuite en Égypte. La Vierge, assise à l’ombre de grands arbres, allaite l’enfant Jésus, tandis que saint Joseph les contemple. Plus loin l’âne cherche sa nourriture. Dans le fond du paysage est une ville décorée de beaux édifices et bâtie au milieu d’un site sévère. Deux anges en prière, portés sur des nuages, occupent le haut de la composition. Autour règne une bordure noire et or, et au bas se trouve une bande pourpre, sur laquelle on lit en caractères romains : Aimez Dieu et votre prochain, légende qui résume la doctrine du donateur. Au-dessous est la signature de l’artiste et la date 1636. L’ensemble a 0 m. 14 de haut sur 0 m. 10 de large. Ce petit tableau, d’une conservation parfaite, se recommande surtout par l’extrême finesse de la touche. Il semble être la copie d’une oeuvre d’un artiste de l’école des Carrache.» Arthur Loth l’a reproduit   dans son bel ouvrage Saint Vincent de Paul et sa mission sociale, Paris, 1880, in-8, p. 74. Celui que Firmin-Joussemet appelle François Brentel n’est autre vraisemblablement que le Strasbourgeois Frédéric Brentel, mort à Augsbourg en 1651, artiste de grand talent, au dessin correct, au coloris brillant et agréable, auteur de divers tableaux d’histoire, de portraits, de plusieurs gravures et des miniatures d’un manuscrit intitulé : Officium B. Mariae Virginis, in-8, 1647. (Bibl. Nat. f. l. 10.567-10.568.) (Cf. Schreiber, Das Mûnster zu Strassburg, Carlsruhe, 1828.

Je témoigne de la présence bienheureuse de Dieu dans ma vie

Je témoigne de la présence bienheureuse de Dieu dans ma vie

Le 25 Janvier 2018, jour éminemment important pour la congrégation de la Mission et toute la Famille Vincentienne puisqu’il marque l’anniversaire su sermon de Folleville, le Père Christian MAUVAIS, Visiteur de la Province de France m’a fait, dans le courant de la matinée, une annonce qui m’a réjoui le cœur et pour laquelle je rends vraiment grâce au Seigneur.

Je suis Auxiliaire du Clergé et la décision avait été prise par le conseil provincial de m’affilier à la Famille Vincentienne. Comme il était tout à fait opportun de le faire ce jour-là, la concrétisation de cette décision a été prise dans l’Action de Grâce du Christ au cours de la célébration Eucharistique de la fin de matinée.

L’histoire des relations entre la Congrégation de la Mission et ma fraternité est déjà longue. La collaboration entre le Frère Jean-Claude MOINIER et le Père Daniel LAMERAND au temps où ce dernier était en poste à Saint Riquier dans le cadre de ce qu’ils appelaient les haltes spirituelles a porté des fruits à la saveur desquels nous sommes nombreux à avoir goûté. Pendant de nombreuses années, nous avons fait appel aux grandes qualités de prédicateur du Père Daniel LAMERAND pour animer nos journées de spiritualité dans le cadre de nos rassemblements annuels de Fraternité. Le Frère Jean-Claude MOINIER prête ses belles qualités d’artiste à la mise en page de la lettre de l’association de la Médaille Miraculeuse.

En ce qui me concerne, je suis arrivé au 95 rue de Sèvres en Septembre 2008. Une convention a été signée par le Père Elie DELPLACE, Visiteur de la Province de Paris à l’époque, le Supérieur Général de ma Fraternité, le Frère Bernard ISRAËL et moi-même. Cette convention a été remise à jour avec le Père Christian MAUVAIS. Je rends divers services dans la maison, à la porterie, à la boutique de la chapelle, dans la chapelle même lorsque je guide des groupes de jeunes ou de moins jeunes. Il m’arrive aussi de conduire des Pères âgés à leurs rendez-vous médicaux ou d’aller visiter ceux qui sont hospitalisés. Je suis également engagé au service des pèlerins dans l’animation des chapelets ou des chemins de croix et au bureau d’écoute rue du Bac. Depuis quelques années déjà je fais partie de la Conférence Saint Vincent de Paul de la paroisse Saint Antoine de Padoue dans le 15ème arrondissement. Le Vendredi soir, de 17h à 19h, depuis le mois d’Octobre dernier, j’accompagne deux enfants, une petite fille sénégalaise, Hawa et un petit garçon marocain, Zakaria dans leur soutien scolaire et Vendredi dernier, je m’en suis vu confier un troisième, Yassen dont je ne sais pas encore très bien de quel pays il est car je n’ai pas encore eu l’occasion de rencontrer les parents.

Les activités dans lesquelles je me sens plus vincentien sont les conduites de visites dans la chapelle et au musée, les animations de chapelet et de chemins de croix, l’écoute rue du Bac et le soutien scolaire au local de la rue des Périchaux dans le 15ème.

 

Les visites de la chapelle et du musée

Dans les conduites de visites à la chapelle et au musée, j’aime à rappeler que Saint Vincent de Paul n’est pas un humanitaire au sens que l’on donne d’ordinaire à ce mot. C’est vraiment un de mes leitmotivs. Il a parfaitement compris que l’homme ne peut pas se prendre en charge lui-même et se conduire à son plein épanouissement, qu’il ne peut rien faire au service de l’autre qui ne soit pas inspiré par la puissance divine enfin que ce qu’il fait pour venir en aide aux plus pauvres, il le fait forcément au service de l’Autre avec un « A » majuscule. Sa vie, à partir des deux évènements majeurs de l’année 1617, n’a plus été qu’un fidèle écho de Matthieu 25 : « Ce que vous avez fait aux plus petits d’entre les miens, c’est à moi que vous l’avez fait. » Dieu est le créateur et même s’il compte, pour agir, sur l’homme et sa foi parce qu’il a une confiance inébranlable en lui et qu’il ne veut pas l’ignorer, son action est absolument indispensable pour combattre et en être vainqueur la puissance du mal qui entraîne l’homme dans les situations de souffrance morale, spirituelle et corporelle. S’il n’attend, pour agir, que l’ouverture du cœur de tout homme comme de celui du meunier de Gannes ou de celui de ces personnes généreuses qui sont venus trouver Saint Vincent pour l’éveiller à l’urgence de la situation de détresse matérielle et corporelle de la famille de Châtillon, c’est son action conjuguée à la confiance qu’elle lui accorde qui fait retrouver à la personne, touchée et sanctifiée dans sa globalité par sa miséricorde infinie, sa véritable dignité. Le pauvre est un sacrement parce que Jésus s’y reconnait, parce que l’on voit Dieu dans le cœur du pauvre et qu’il nous évangélise mais aller à sa rencontre, c’est aussi aller à la rencontre de Dieu « qu’on peut si fort blesser en blessant l’homme. » comme dit le cantique célèbre « Qui donc est Dieu ? »

 

Les animations de chapelet et de chemin de Croix

Dans les animations de chapelet et de chemin de croix, je déploie toute l’énergie que je peux pour transmettre toutes les grâces que je reçois dans la méditation des textes proposés le jour même de l’animation par la Liturgie. Je pense qu’il est très important de mettre en lien ces pratiques avec la célébration de l’Eucharistie pour ne pas en faire de simples actes de dévotion et de faire passer cette conviction que la Parole de Dieu est vraiment une Parole vivante qui peut transformer, transfigurer le cœur. J’ai eu des témoignages de gens touchés et qui m’ont demandé de leur donner mes textes. J’ai eu le sentiment que le Seigneur avait opéré quelque chose d’important en eux. D’autres m’ont simplement interpellé et quelquefois à des mois de distance. J’ai eu maintes fois l’occasion de me rendre compte de la force de ces temps de prière. Lorsque j’étais plus jeune, je n’étais pas très attiré par le chapelet. Je trouvais que c’était un peu répétitif. Je pense que j’ai trouvé le moyen d’être un serviteur de la Parole. C’est une grâce pour laquelle je remercie le Seigneur.

Au bureau d’écoute, également rue du Bac, j’essaye de délivrer aux personnes qui sont en détresse morale, corporelle ou spirituelle une réponse la plus fidèle possible à la Parole de Dieu. J’ai la profonde conviction que Dieu rejoint tous les êtres humains dans toutes les situations de peine ou de joie où ils se trouvent, dans tous les problèmes de conscience qu’ils peuvent se poser par la Parole qui nous est parvenue par les psalmistes et les prophètes de l’Ancien Testament, par les auteurs de tous les textes du Nouveau Testament et éminemment par les évangélistes qui ont rendu pérenne jusqu’à la fin des temps la présence du Christ Parole par excellence. Dans cette Parole, Dieu a toujours quelque chose à dire à la personne que j’ai en face de moi pour la faire grandir.

 

La Conférence Saint-Vincent-de-Paul de Saint Antoine de Padoue

Nous nous réunissons une ou deux fois par mois. Nos réunions commencent toujours par un apport spirituel. Un commentaire de l’Évangile du jour ou du Dimanche suivant est toujours très enrichissant. C’est le diacre Jean-Michel MORIN qui l’assure. J’apporte aussi le fruit de ma méditation. Nous partageons librement. Il y a ensuite une communication du président sur des sujets divers. Nous faisons le tour des personnes visitées ou d’autres activités comme le soutien scolaire et nous terminons par une prière.

 

Le soutien scolaire

Le soutien scolaire me semble aussi être une mission extrêmement importante. Ma conviction profonde à ce propos-là est qu’il s’inscrit dans le combat que l’on a mission de mener avec les enfants dont on a la charge en vue, bien évidemment de leur développement intellectuel mais surtout d’en faire des êtres qui s’aiment, qui aiment Dieu et les autres parce qu’on les aide à se découvrir des talents, des possibilités intellectuelles, à les développer et à comprendre que ces possibilités leur sont données par leur créateur qui veut qu’ils en tirent de la joie et qu’ils peuvent aussi les mettre au profit des autres. Ce qui donne toute sa hauteur à cette mission c’est que les bénévoles qui s’y engagent peuvent parvenir à ce que les enfants découvrent qu’ils sont des êtres étonnants et qu’ils peuvent entrer dans la louange qui est le milieu naturel dans lequel ils peuvent s’épanouir comme tout être humain est appelé à le faire. Je ne suis certainement pas auprès d’eux pour ne faire avec les enfants que de la grammaire, de l’orthographe ou du calcul, des soustractions, des additions ou des divisions. Il doit se passer quelque chose de transcendant. Toutes les personnes qui sont engagées dans ce service-là sont signes du désir irrésistible de Dieu de faire descendre sa miséricorde pour sauver les enfants de la dépréciation d’eux-mêmes, du découragement face à leur faiblesse. Il y a, je pense, un gros travail à faire avec les parents. Certains parents et certains bénévoles de l’association « Eveil pour tous » pensent qu’il faut bien séparer le milieu familial du soutien scolaire. Ce n’est pas ma conviction. Sans doute faut-il rester discret, ne pas s’infiltrer trop dans la vie des gens qui préfèrent garder des distances mais il faut progressivement faire com-prendre aux parents que c’est solidairement que nous sommes missionnés au service des enfants et il me semble bon que nous voyions ensemble ce qu’il est bon de faire en vue de la réalisation du projet divin. Le soutien scolaire est un lieu de Mission parce que c’est un lieu de libération.

 

Ma fraternité : ” Les auxiliaires du Clergé “

Ma Fraternité : « Les Auxiliaires du Clergé » a le statut canonique de Société de vie Apostolique. Elle a été fondée en 1948 par un prêtre du diocèse d’Amiens : le Père Paul DENTIN. Il était professeur au petit séminaire de l’époque et a repéré qu’un certain nombre de jeunes auraient bien accepté de se lancer généreusement au service de l’Eglise et de sa Mission dans le monde sans pour autant être appelés au Sacerdoce. Il s’est alors dit qu’il serait bien dommage de ne rien leur proposer. Telle a été son intuition. Il voyait déjà à l’époque baisser la courbe des vocations et monter celle de la charge pastorale des curés de paroisses. L’idée lui est donc venue de proposer à ces jeunes de prendre des services paroissiaux ne relevant pas du ministère presbytéral (catéchèse, sacristie…) et de se retrouver régulièrement pour assurer la cohésion de leur groupe avec des temps de vie commune et de prière. Notre première maison a été la maison familiale de Picquigny puis, nous sommes allés, non loin de là, au château de Cavillon. Ensuite, signe du dynamisme de notre fondateur qui ne ménageait pas son énergie pour que grandisse sa fondation, nous sommes devenus trop nombreux et avons été contraints d’intégrer la célèbre et immense Abbaye de Saint Riquier dont nombre d’entre nous a gardé un souvenir impérissable. Nous y sommes restés jusqu’en 1974 année où nous avons déménagé pour une autre Abbaye : L’Abbaye Notre Dame du Gard située entre Amiens et Abbeville. Cette Abbaye, ancienne Abbaye cistercienne avait été occupée depuis 1137, date de sa fondation, successivement par des cisterciens, des Spiritains du Père Libermann et des chartreuses. La loi de 1905 avait contraint les chartreuses à partir précipitamment et l’Abbaye était tombée aux mains de marchands de matériaux qui s’était chargés de la désosser de fond en combles. En 1963, elle est devenue un parc zoologique avec pour magnifique décor les ruines des corps de bâtiments et du cloître. C’est donc dans cet état là que notre fondateur en a fait l’acquisition. Nous y sommes restés jusqu’en l’an 2000. A ce moment-là, nous avons quitté le diocèse d’Amiens pour nous installer à Lyon au 10 rue du Commandant CHARCOT.

Notre Saint Patron est Saint Jean-Baptiste, le Précurseur. Nous avons devancé, dans le temps, le Concile Vatican II qui a mis en valeur le laïcat parce que des Frères se sont vus attribuer des tâches et des missions accomplies et remplies par des prêtres alors qu’elles ne relevaient pas forcément du ministère presbytéral. C’était nouveau. Ils ont pu, en dehors du Sacerdoce, réaliser leur vocation baptismale et aider, dans la même démarche, d’autres laïcs non religieux à découvrir qu’ils pouvaient, eux aussi mettre leurs dons et leurs talents au service de la mission de l’Église, de l’Évangélisation, à comprendre qu’ils pouvaient ne pas seulement être des consommateurs mais qu’ils avaient leur place pleine et entière. D’une certaine manière, nous avons été un temps d’avant-garde. Au fil des années, nos activités se sont diversifiées et nous nous sommes engagés dans la pastorale de la santé, en milieu scolaire, en centres d’accueil et de pèlerinage (Saint Walfroy, dans les Ardennes où nous avons mis nos pas dans ceux de quelques Prêtres de la Mission venus au XIXème siècle relever de la déchéance qui le guettait ce lieu de pèlerinage où l’Ermite Walfroy est venu apporter, avec quelques compagnons, la première annonce de l’Évangile dans la campagne ardennaise.

 

Notre livre de vie

Nous avons – cela va sans dire – un livre de constitutions auquel nous avons ajouté un livre de vie imprimé en 2002 et auquel nous faisons souvent référence dans nos rencontres de fraternité. Nous devons le premier article au Père Bernard KOCH qui nous y rappelle que c’est dans la contemplation et uniquement là que le Frère peut trouver la force pour l’action missionnaire. Je le cite : « Le Frère, comme monsieur Vincent, cherche à unir, dans un même courant de vie intense, action et contemplation, mission, vie spirituelle et vie communautaire. C’est sa vie spirituelle profonde et intense qui le stimule pour la mission. Ses rencontres et ses activités dans la vie apostolique nourrissent sa vie spirituelle en harmonie avec son union à Dieu et sa contemplation. »

A l’heure actuelle, nous sommes devenus trop peu nombreux pour toucher tous nos milieux d’évangélisation mais à l’époque de la rédaction de ce livre, nous avions défini un projet missionnaire avec trois milieux à privilégier : Les jeunes en aumôneries de collèges et Lycées, en recherche de vocation, en mouvement, en associations, en loisirs et en milieux défavorisés. Les pauvres en aumôneries, service des malades, personnes âgées, handicapés, marginaux, drogués, chômeurs, prisonniers. La formation des laïcs animation pastorale, liturgie, Écriture Sainte, catéchèse, mouvements.

 

Ma vocation personnelle

En ce qui concerne ma vocation personnelle. J’ai entendu très clairement l’appel à m’engager au service de l’évangélisation du monde au plein cœur de mon activité professionnelle. Je vendais des encyclopédies et je me suis rendu compte du mépris que l’on pouvait avoir, dans ce milieu-là, de l’être humain. Dans cette prise de conscience, je crois que l’Esprit Saint était très efficacement à l’œuvre. Le vendeur n’était qu’une machine à vendre dont il fallait bien entretenir les rouages en lui offrant un café le matin ou en lui payant un repas de temps en temps et l’acheteur, lui, il était réduit à l’état de machine à fournir du fric. Les relations ne pouvaient pas être simplement et en vérité amicales et fraternelles. Le week-end, j’étais très engagé en paroisse au service de la Liturgie. Le Seigneur me donnait de vivre quelque chose de très fort au plan spirituel qui était en totale contradiction avec ce que je vivais dans la semaine. J’ai donc ressenti une tension, un malaise très profond et, en même temps, le désir, de plus en plus ardent jusqu’à ne plus tenir et m’adresser à un prêtre que je connaissais, de communiquer l’étonnante joie dans laquelle Dieu pouvait faire à l’être humain la grâce d’entrer pourvu bien sûr, qu’il choisisse de vivre en vérité avec Dieu, avec lui-même et avec les autres dans l’amour le plus véritable qui soit. J’avais compris que cela valait infiniment plus que ce pour quoi le monde se mobilisait c’est-à-dire l’argent. J’avais compris que la grâce divine m’avait fait toucher du doigt le péché pour lequel Jésus s’était offert en sacrifice. J’avais compris combien il était urgent de participer à l’œuvre confiée au Christ de l’évangélisation du monde. J’étais quelque fois très étonné d’être brusquement envahi d’une joie que je n’avais jamais connue jusque- là. C’était parfois en méditant un texte de la Parole de Dieu mais aussi d’autres fois dans la rue. Je n’étais pas très au clair sur ce que le Seigneur me demandait. Était-ce de m’engager dans le Sacerdoce ou dans la Vie Religieuse ? Je lui ai ouvert mon cœur. Je me suis offert. J’ai pris le temps du discernement. C’est la porte de la Vie Religieuse dans la société de Vie Apostolique des « Auxiliaires du Clergé » qui s’est ouverte. Je ne pouvais pas ne pas donner ma vie en action de grâce pour les immenses joies dont le Seigneur avait investi mon cœur.

Je vous demande maintenant d’unir vos prières pour moi à celles de la Vierge Marie, de Saint Vincent et de tous les Saints qui ont jalonné la longue histoire de la famille vincentienne afin que reste digne de la grâce qui m’a été faite.

Frère Jacques ROVILLAIN, auxiliaire du clergé 🔸

Les activités dans lesquelles je me sens plus vincentien sont les conduites de visites dans la chapelle et au musée, les animations de chapelet et de chemins de croix, l’écoute rue du Bac et le soutien scolaire au local de la rue des Périchaux dans le 15ème.

Pour comprendre :

FRÈRES AUXILIAIRES DU CLERGÉ

La famille vincentienne poursuit sa marche vers une plus grande collaboration

La famille vincentienne poursuit sa marche vers une plus grande collaboration

Rencontre Nationale à Strasbourg, 14 mars 2018

Ce fut notre première rencontre en province, à la maison mère des sœurs de la Charité de Strasbourg. Une belle journée dont nous n’avons malheureusement gouté les rayons de soleil que derrière les larges baies vitrées de notre salle de réunion.

Dès 9h30 nous étions au travail dans un ordre du jour en trois points : le partage de nouvelles, construire la famille vincentienne et nous faire connaitre.

  • Le premier point nous a donné beaucoup de joie grâce à l’avancée du travail entre les Equipes St Vincent et la Société St Vincent de Paul (SSVP) qui ont créé quatre commissions pour avancer le projet d’accueil de jour de femmes à la rue qui se tiendra au 97 rue de Sèvres à Paris. Ils travaillent avec la collaboration d’une ancienne femme ayant connu la rue. Les pères lazaristes ont souhaité pouvoir participer à l’écoute de ces femmes…
  • Puis nous avons entendu parler de l’espace d’accueil de jour pour personnes à la rue sur Pantin (93). Est en train de se constituer l’équipe qui va intégrer des pères et des Filles de la Charité.
  • Ensuite nous sommes informés de l’accueil d’une famille chrétienne syrienne à Paris : un service conjoint des Filles de la Charité, des Equipières et de la Société Saint Vincent.

Tous se réjouissent de ces nouvelles voies de collaboration en famille. Nous passons ensuite à nos projets pour édifier la famille : le projet de formation des accompagnateurs vincentiens est longuement discuté et il est proposé que l’équipe intègre une personne ayant une compétence en coaching et en psychologie pour aider à brosser un parcours plus complet.

Nous rejoignons alors la chapelle pour célébrer l’Eucharistie puis rejoignons une agréable salle où ensemble nous partageons le repas dans un climat fraternel.

Dès 13h30 nous reprenons, et nous continuons à évoquer la construction de la famille : la SSVP nous redit qu’elle organise une rencontre entre bénévoles et accueillis de l’association du 18 au 21 octobre 2018 à Lourdes. Elle a choisi de faire connaitre la famille vincentienne en donnant la parole aux Filles de la Charité, aux Lazaristes et aux Religieux. Le reste de la famille fournira des tracts qui permettront à tous de découvrir la grande richesse de toutes ces traditions et notre famille en France. Il est suggéré que les jeunes de la section accueil du lycée du Berceau soient intégrés à l’équipe d’accueil.

Est ensuite évoqué de construire un projet de concert entre les élèves des établissements scolaires vincentiens et l’équipe d’artistes du Gen Verde qui a animé la partie spectacle de l’audience privé avec le pape lors du symposium de la famille vincentienne à Rome en octobre dernier. Il est proposé de rencontrer le délégué de tutelle pour lui soumettre ce projet et voir si des établissements scolaires seraient favorables. L’équipe Gen Verde propose la période fin novembre début décembre 2019. Nous sommes enthousiastes et plusieurs représentants de la famille vincentienne pensent que ce pourrait être l’occasion de prolonger l’année suivante par un festival des jeunes vincentiens en regroupant les membres jeunes des équipes saint Vincent et les 120.000 jeunes des établissements scolaires.

Puis nous nous sommes demandé comment marquer la journée mondiale du pauvre que la pape François a instituée et qui a lieu tous les ans au mois de novembre (le 33ème dimanche du temps ordinaire). La SSVP veut en profiter pour frapper aux portes des paroisses pour créer des évènements et nous retenons la réalisation d’un petit montage audio que pourrait monter une section audiovisuelle d’un des lycées grâce à de courtes vidéos sur des réalisations des différentes branches de la famille vincentienne.

Nous terminons en cherchant comment améliorer notre présentation sur le net : nous allons uniformiser nos pages famille vincentienne.  Puis il est rappelé qu’au Berceau on renouvelle les propositions de visites circuits en invitant toute personne ou groupe de personnes à  participer à l’accueil d’avril à octobre (logement et nourriture fournis). Il est également rappelé que l’organisme Vincent de Paul réseaux et formation a mis à disposition deux tours vincentiens sur Paris : l’un de l’ancien St Lazare au Saint Lazare contemporain et l’autre un parcours Ozanam. Ils seront signalés sur le site de Famille Vincentienne.

La prochaine réunion des représentants de la famille vincentienne aura lieu le 15 novembre 2018 chez les Equipes St Vincent au 67 rue de Sèvres à Paris.

Nous avons regretté l’absence du Père Danjou de l’archiconfrérie de la sainte Agonie, le père Planchot de l’Association de la Médaille Miraculeuse, le Père Pelletier des Religieux de Saint Vincent de Paul, le Père Hiss de la Maison du Missionnaire, le Père Marionneau des Lazaristes, Sœur Danièle Relion des Sœurs de Gethsémani et Aurélie Madrid de Jeunesse Mariale Vincentienne

Bernard MASSARINI, CM – Coordinateur de la Famille Vincentienne de France 🔸

Tous se réjouissent de ces nouvelles voies de collaboration en famille

Pour connaître davantage :

Article journal LA CROIX : https://www.la-croix.com/Religion/Spiritualite/La-famille-vincentienne-_NG_-2010-05-27-552084

Site Famille VINCENTIENNE : https://famvin.org/